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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En mars 1911, à la suite de nombreuses plaintes déposées par des commerçants de l'avenue des Gobelins et du boulevard Saint-Marcel. M. Yendt, commissaire de la Salpêtrière, arrêtait et envoyait au dépôt, sous l'inculpation de vol, les nommés Auguste Doré dit Godard, vingt-quatre ans, demeurant en garni rue Grange-aux-Belles, et Pierre Debosse, vingt-six ans, sans domicile.


Abel Hovelacque (1843-1896), linguiste et anthropologue, fut député du XIIIème arrondissement de 1889 à 1894. Il fut aussi président du conseil municipal de Paris en 1887-1888.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc - 1905

Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc

Le Figaro — 3 septembre 1905

Un ouvrier cordonnier, Charles Trubert, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 73, rue Jeanne-d'Arc, feignait hier soir, à onze heures, de chercher querelle à un militaire retraité, M. Paul Cezille, qui descendait l'escalier de sa maison et qui venait de dîner chez des amis. Tout à coup, après quelques mots échangés, il sortait un couteau de sa poche et en frappait le vieillard dans la région du cœur.

M. Paul Cezille tomba. Il avait été tué, sur le coup. Charles Trubert a été arrêté par M. Yendt, commissaire de police, qui a établi que M. Paul Cezille avait touché 295 francs dans la journée, et que quand on releva son cadavre, il n'avait plus que 20 francs sur lui.

Le vol serait donc le mobile du crime. Trubert a été envoyé au Dépôt ainsi que sa femme et un nommé Mouzol, qu'on suppose complices.


 Accident de la rue - 1931

Accident de la rue

Le Petit-Parisien ― 7 janvier 1931

Circulant à motocyclette porte d'Italie, le garçon de café Georges Waster , trente-trois ans, demeurant 11, rue du Moulinet, renverse le brigadier d’octroi Robert Charles, quarante-sept ans, demeurant 15,  rue des Cinq-Diamants, qui, grièvement blessé, succombe deux heures après son admission à la Pitié.


 Les Chasseurs de Cabots - 1868

Les voleurs de Paris

Les Chasseurs de Cabots

Le Petit-Journal — 2 février 1868

En ma qualité de Chevalier du Guet je m'occupe tout spécialement de la recherche et de la découverte de certains mystères de la vie parisienne.

Un jour, j'entre au marché... aux chiens, situé sur le boulevard de l'Hôpital. Il y avait environ cent-cinquante ou deux cents de ces intéressants animaux les uns aboyaient, les autres jappaient, quelques-uns mêmes gémissaient.

Le marché aux chiens s'installait le dimanche dans l'enceinte du marché aux chevaux situé boulevard Saint-Marcel et boulevard de l'Hôpital

Il y avait, parallèlement à la ligne occupée par ces quadrupèdes, une galerie composée de bipèdes on ne saurait plus hétérogènes, depuis l'ouvrier à la blouse gauloise jusqu'à l'opulent bourgeois l'ample pardessus. Le tout entremêlé de jeunes gens aux courts vestons et aux pantalons collants. On voyait, de plus, bon nombre de ménagères coiffées du mouchoir jaune ou rouge, et, à l'écart ou ne s'avançant dans les groupes qu'avec précaution, on remarquait quelques dames jetant de vrais regards de connaisseurs sur une collection de chiens de luxe.

Un amateur avec lequel je liai conversation entra complaisamment dans certains détails sur les us et coutumes du lieu.

— Le propriétaire de chaque chien, me dit-il, paye ici un léger droit d'entrée pour le loyer de la muselière ; quant à l'animal, il est admis en franchise, avantage précieux pour certains industriels.

— Ah! et lesquels ?

— Les chasseurs de cabots, autrement dit les voleurs de chiens. — Comment, il y a des gens qui font métier de voler les chiens ?

— Mais c'est une industrie très productive, pour le nommé B… surtout.

— Qu'est-ce donc que ce B… ?

— C'est le plus habile de tous les chasseurs de cabots un vrai personnage légendaire. Il a son quartier général dans les environs du marché, mais il pratique sur tous les points des vingt arrondissements. Il est surtout connu personnellement de la Glacière à Ivry et de la place Maubert à Bicêtre on l'appelle le tueur de chiens, d'autres le nomment le chasseur de cabots, mais ces circonscriptions n'entrent dans son commerce que comme chasses ordinaires. Aux grands et nobles faubourgs sont réservées les chasses extraordinaires.

— Comment l'entendez-vous ?

— C'est facile à expliquer. B… vole ou assassine, du matin au soir, des chiens. Ceux des pauvres diables sont tués, mais ceux des grands seigneurs sont soigneusement gardés à vue pour être restitués… avec récompense honnête. B… vole ou assassine avec une aisance et une facilité vraiment surprenantes. C'est le prestidigitateur du genre. Et ainsi que le pauvre oiseau perché sur la branche va de lui-même, invisiblement, se jeter dans la gueule du hideux serpent qui le fixe; de même un chien, qu'il soit caniche ou mouton, et serait-il dogue, se sent fatalement attiré par le bissac du terrible homme.

— Comment cela ?

— B… porte un long bissac, qu'il laisse, en marchant, presque traîner à terre. Or, ce bissac renferme une composition alimentaire dont le chasseur de cahots a le secret, et dont l'odeur attire infailliblement l'animal qui s'acharne à suivre B... Celui-ci le conduit dans une allée obscure, l'étrangle si c'est une bête ordinaire, le fourre dans son bissac vivant si c'est un chien de prix.

Quoi qu'il en soit, les chasses de B… ont des débouchés productifs.

D'abord la fabrique X... à la Glacière, où tout chien mort lui est payé convenablement car de la graisse de ces chiens on compose un très beau noir animal. De leurs os, chose étrange à Paris, où l'on tire parti de tout, on ne peut rien faire, pas même des boutons de guêtres, aussi les os de chiens ne sont-ils point cotés sur la place.

Un des plus importants débouchés du chasseur de cabots est celui que lui offrent certains marchands de chiens chez lesquels il conduit en tapinois quelque svelte lévrier ou quelque robuste chien de montagne découvert, soit sous la porte cochère d'un hôtel, soit aux environs d'une somptueuse habitation. Que voulez-vous ? les chiens s'attachent à lui, il faut bien s'en débarrasser, à moins cependant que sur les murs de Paris, on ne lise ces mots, les seuls que B. sache bien lire

CHIEN PERDU
Deux cents francs de récompense, etc.

Dans ce cas, le chasseur de cabots a toujours sous la main un ami qui a indubitablement trouvé le chien.

Plus de dix fois, pour des vols de ce genre B... a été condamné à la prison par la police correctionnelle. Dès qu'il est libre, il recommence.

— Que voulez-vous, dit-il, c'est mon métier je n'en ai pas d'autre, et d'ailleurs il me plaît. Tout le monde a ses désagréments dans la vie.

Le Chevalier du Guet.

Le marché aux chevaux

A lire également

La ramasseuse de crottes (1893)

Fabriques d'asticots (1883)

Le marché aux chevaux (1890)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Rivalité d'amour. - 1895

Combat de dames dans un bal public de l'avenue de Choisy

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Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908

Une scène sanglante, qui a eu pour épilogue la mort d'un homme, s'est déroulée, hier soir, rue de Tolbiac.

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Le drame de la rue Corvisart - 1905

Un drame particulièrement navrant s'est déroulé hier, rue Corvisart, 4, dans le quartier Croulebarbe.

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Tentative d’assassinat - 1903

Il est certains quartiers excentriques de Paris où il est dangereux de s'aventurer passé minuit. Les rôdeurs et malfaiteurs de toute espèce s'y conduisent comme en pays conquis ils dévalisent sans vergogne le passant attardé et, si celui-ci leur oppose la moindre insistance, ils ont vite fait de lui imposer silence en le frappant avec leurs armes.

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Lu dans la presse...

Élection de la reine de l'Association artistique du treizième arrondissement

Cinq cents personnes environ assistaient, hier soir, à l'Eden des Gobelins, à l'élection de la reine de l'Association Artistique du treizième arrondissement. (1911)

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Une visite à la Manufacture des Gobelins

Nous avons visité les Gobelins à onze heures. C'est le moment le plus propice pour recueillir une impression personnelle. À cette heure matinale, en effet, la foule des touristes n'a pas accès dans la manufacture ; le travail bat son plein dans la cité, et le chantier et l'atelier présentent leur physionomie réelle que n'a pas encore altérée la fatigue d'une demi-journée de labeur. (1900)

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Le 14 juillet des miséreux

Nous nous sommes rendu à l'asile Nicolas-Flamel, 71, rue du Château-des-Rentiers, un asile modèle, d'une extraordinaire propreté, disons le mot d'une belle coquetterie. (1896)

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Hôtel particulier rue du Château-des-Rentiers

Le Refuge Nicolas-Flamel, asile de nuit, est installé rue du Château-des-Rentiers. Délicate attention du hasard. Tout auprès, rue de Tolbiac, il est une gare, munie de ce fronton : Entrée — CEINTURE — Sortie. On s'étonne qu'il n'y ait point, ajoutés par un pauvre, cinq lettres de réponse : «Merci ! » (1922)

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La chapelle Bréa

Là-bas, tout au bout de l'avenue d'Italie, près de la barrière de Fontainebleau, s'élevait une toute petite chapelle, mystérieusement fermée, et dans laquelle, depuis 1893, personne n'avait prié. Les habitants disaient en passant : c\'est la « chapelle Bréa », beaucoup sans comprendre le sens de cette dénomination. (1901)

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Une tournée apostolique à la Maison-Blanche

L'abbé Garnier a fait cette semaine une tournée apostolique à la Maison Blanche C'est un bon coin de Paris, plein d'honnêtes travailleurs, mais, hélas ! aussi, un pauvre nid à misère. (1891)

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L'aménagement du XIIIè arrondissement

Les grands percements ne font point défaut au XIIIe arrondissement; on peut même dire que l'importance des voies dont il est sillonné est hors de proportion avec les ressources et les mœurs de la population qui l'habite. L'administration municipale n'a donc que peu de chose à faire pour compléter son œuvre au point de vue de la viabilité. (1869)

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Au treizième arrondissement

Rue du Moulin-des-Prés, treizième arrondissement, quartier de la Maison-Blanche, il a été ouvert, il y a un certain temps, une immense décharge, en vue de remblayer la vallée de la Bièvre. Dans cette décharge ont été apportées toutes sortes d'immondices. On y a même apporté des terres provenant de cimetières... (1890)

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A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Tandis que Paris se trouve condamné à boire de l'eau contaminée, on a accueilli, avec bonheur, la nouvelle de l'inauguration du fameux puits artésien de la Butte aux Cailles.
La chose vaut qu'on s'y arrête, car il ne s'agit pas de moins de dix mille mètres cubes, ou de dix millions de litres d'eau pure qui vont être donnés, chaque jour, aux Parisiens. Par ces temps de fièvre typhoïde, d'eau de Seine filtrée, voire non filtrée, ce n'est pas là quantité négligeable. (1904)

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Les grands travaux de l’édilité parisienne

Dans le XIIIe arrondissement, quartier de la Butte-aux-Cailles, c'est toujours de la grande voie de transit que l'on s'occupe. (1877)

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L'épidémie de la Maison-Blanche.

Malgré les défenses qui leur sont faites et avec l'insouciance de leur âge, les enfants du quartier s'introduisent actuellement dans la décharge et ils s'y amusent avec les fémurs et les tibias qu'ils découvrent à chaque pas. (1890)

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La Peste

La Bièvre est un ruisseau tout noir
Qui sent comme un goût d'urinoir…

chantait ce pauvre Rivoire, qui chantait si lugubrement la triste épopée d'un grelotteux de la Glacière. (1890)

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L’épidémie de la Bièvre

Nous sommes retournés hier soir aux abords du charnier de la Bièvre.
Voici les nouveaux renseignements que nous y avons recueillis. (1890)

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Le plan d'assainissement du quartier Maison-Blanche

Il existe dans le XIIIe arrondissement (quartier de la Maison-Blanche), un immense quadrilatère de plus de 60 hectares de superficie, qui laisse presque tout à désirer sous le rapport des communications et de la salubrité. (1881)

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