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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Un bureau de poste auxiliaire ouvrit le 1er octobre 1894 au 80 du boulevard de la Gare.


La retraite du 21e régiment d'infanterie coloniale qui, le 22 mars 1913, passa par les rues de Patay, Jeanne d'Arc, le boulevard de la Gare, les rues Pinel, de Campo Formio, les avenues des Gobelins et de Choisy ne donna lieu à aucun incident.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés - 1909

Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés

Le Journal 20 janvier 1909

Un fiacre conduit par le cocher Henri Terrier, demeurant 13, rue Barrault, et dans lequel avaient pris place M. Paul Frébault. infirmier, 10, impasse Damesme ; Mme Marie Fournier, soixante-quatre ans, 88, rue de la Voie-Verte, et Mlle Angèle Leconte, 4 bis, rue Ernest-Cresson, a été se jeter, l'autre nuit, .dans un chantier  non éclairé de la rue Martin-Bernard.

La voiture renversa et ses trois voyageurs, ainsi que le cocher. ont eu plus ou moins à souffrir de la terrible chute. Les blessés, après avoir reçu des soins dans une, pharmacie voisine, ont été reconduits leurs domiciles respectifs.

M. Delanglade commissaire de police du quartier  de la Maison Blanche a ouvert une enquête sur ce bizarre accident.


 Aux fortifs 1896

Aux fortifs

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Un individu, paraissant âgé de quarante à quarante-cinq ans, vêtu proprement, a été trouvé, hier matin, mourant dans le fossé des fortifications près de la porte de Choisy.

Comment était-il là? Était-il un de ces pauvres honteux qui sont, hélas ! plus nombreux qu'on ne le croit ? Dans ce cas, on serait en présence d'un de ces drames de la misère qui sont une éloquente protestation contre l'absence de réformes sérieuses.

Transporté à l'hôpital Cochin, le malheureux y est mort dans la nuit sans avoir pu prononcer une seule parole.

Son identité n'ayant pas été établie, M. Remongin, commissaire de police, a envoyé son corps à la Morgue, où il est exposé


 Les Chasseurs de Cabots - 1868

Les voleurs de Paris

Les Chasseurs de Cabots

Le Petit-Journal — 2 février 1868

En ma qualité de Chevalier du Guet je m'occupe tout spécialement de la recherche et de la découverte de certains mystères de la vie parisienne.

Un jour, j'entre au marché... aux chiens, situé sur le boulevard de l'Hôpital. Il y avait environ cent-cinquante ou deux cents de ces intéressants animaux les uns aboyaient, les autres jappaient, quelques-uns mêmes gémissaient.

Le marché aux chiens s'installait le dimanche dans l'enceinte du marché aux chevaux situé boulevard Saint-Marcel et boulevard de l'Hôpital

Il y avait, parallèlement à la ligne occupée par ces quadrupèdes, une galerie composée de bipèdes on ne saurait plus hétérogènes, depuis l'ouvrier à la blouse gauloise jusqu'à l'opulent bourgeois l'ample pardessus. Le tout entremêlé de jeunes gens aux courts vestons et aux pantalons collants. On voyait, de plus, bon nombre de ménagères coiffées du mouchoir jaune ou rouge, et, à l'écart ou ne s'avançant dans les groupes qu'avec précaution, on remarquait quelques dames jetant de vrais regards de connaisseurs sur une collection de chiens de luxe.

Un amateur avec lequel je liai conversation entra complaisamment dans certains détails sur les us et coutumes du lieu.

— Le propriétaire de chaque chien, me dit-il, paye ici un léger droit d'entrée pour le loyer de la muselière ; quant à l'animal, il est admis en franchise, avantage précieux pour certains industriels.

— Ah! et lesquels ?

— Les chasseurs de cabots, autrement dit les voleurs de chiens. — Comment, il y a des gens qui font métier de voler les chiens ?

— Mais c'est une industrie très productive, pour le nommé B… surtout.

— Qu'est-ce donc que ce B… ?

— C'est le plus habile de tous les chasseurs de cabots un vrai personnage légendaire. Il a son quartier général dans les environs du marché, mais il pratique sur tous les points des vingt arrondissements. Il est surtout connu personnellement de la Glacière à Ivry et de la place Maubert à Bicêtre on l'appelle le tueur de chiens, d'autres le nomment le chasseur de cabots, mais ces circonscriptions n'entrent dans son commerce que comme chasses ordinaires. Aux grands et nobles faubourgs sont réservées les chasses extraordinaires.

— Comment l'entendez-vous ?

— C'est facile à expliquer. B… vole ou assassine, du matin au soir, des chiens. Ceux des pauvres diables sont tués, mais ceux des grands seigneurs sont soigneusement gardés à vue pour être restitués… avec récompense honnête. B… vole ou assassine avec une aisance et une facilité vraiment surprenantes. C'est le prestidigitateur du genre. Et ainsi que le pauvre oiseau perché sur la branche va de lui-même, invisiblement, se jeter dans la gueule du hideux serpent qui le fixe; de même un chien, qu'il soit caniche ou mouton, et serait-il dogue, se sent fatalement attiré par le bissac du terrible homme.

— Comment cela ?

— B… porte un long bissac, qu'il laisse, en marchant, presque traîner à terre. Or, ce bissac renferme une composition alimentaire dont le chasseur de cahots a le secret, et dont l'odeur attire infailliblement l'animal qui s'acharne à suivre B... Celui-ci le conduit dans une allée obscure, l'étrangle si c'est une bête ordinaire, le fourre dans son bissac vivant si c'est un chien de prix.

Quoi qu'il en soit, les chasses de B… ont des débouchés productifs.

D'abord la fabrique X... à la Glacière, où tout chien mort lui est payé convenablement car de la graisse de ces chiens on compose un très beau noir animal. De leurs os, chose étrange à Paris, où l'on tire parti de tout, on ne peut rien faire, pas même des boutons de guêtres, aussi les os de chiens ne sont-ils point cotés sur la place.

Un des plus importants débouchés du chasseur de cabots est celui que lui offrent certains marchands de chiens chez lesquels il conduit en tapinois quelque svelte lévrier ou quelque robuste chien de montagne découvert, soit sous la porte cochère d'un hôtel, soit aux environs d'une somptueuse habitation. Que voulez-vous ? les chiens s'attachent à lui, il faut bien s'en débarrasser, à moins cependant que sur les murs de Paris, on ne lise ces mots, les seuls que B. sache bien lire

CHIEN PERDU
Deux cents francs de récompense, etc.

Dans ce cas, le chasseur de cabots a toujours sous la main un ami qui a indubitablement trouvé le chien.

Plus de dix fois, pour des vols de ce genre B... a été condamné à la prison par la police correctionnelle. Dès qu'il est libre, il recommence.

— Que voulez-vous, dit-il, c'est mon métier je n'en ai pas d'autre, et d'ailleurs il me plaît. Tout le monde a ses désagréments dans la vie.

Le Chevalier du Guet.

Le marché aux chevaux

A lire également

La ramasseuse de crottes (1893)

Fabriques d'asticots (1883)

Le marché aux chevaux (1890)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Le mystère de l'avenue d'Italie - 1899

Un crime dont les mobiles restent encore mystérieux a été commis hier soir, à six heures et demie, au numéro 23 de l'avenue d'Italie, dans une petite boutique habitée par un brocanteur, âgé de soixante-trois ans, nommé Estault.

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Cette jeune femme s'est-elle donné la mort ? - 1925

Les époux Sallandre, demeurant 36, rue des Moulinets, quartier de la Maison-Blanche, ne s'entendaient guère.

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Agression contre un encaisseur - 1912

Un jeune homme de dix-huit ans, M. Louis Hédoux, encaisseur, demeurant rue de la Colonie, passait avant-hier soir avenue d'Italie...

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Sur les bords de la Bièvre - 1874

Il y a entre la place d'Italie et le parc de Montsouris, tout un quartier inconnu plus étranger aux Parisiens, que la Sibérie ou la Chine. Les rues y sont irrégulières, montueuses, peu ou mal pavées, absolument privées de gaz. À peine, la nuit, de distance en distance, la lueur fumeuse d'un antique réverbère, perce-t-elle le brouillard de la Bièvre, qui y roule sinueusement ses eaux puantes et noires.

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Lu dans la presse...

La Butte-aux-Cailles

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles. (1877)

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La Place Paul Verlaine

Une délibération municipale, approuvée par un arrêté préfectoral que ratifia, le 28 juillet dernier, un décret présidentiel, a donné le nom de Paul Verlaine à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement, à l'intersection des rues Bobillot, du Moulin-des-Prés et de la Butte-aux-Cailles. (1905)

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Avis à la population

Il est établi dans le 13e arrondissement des cantines pour le service des militaires qui montent la garde sur les remparts. (1870)

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Le futur boulevard Saint-Marcel

Un arrêté du préfet de la Seine vient d'ouvrir une enquête à la mairie du douzième arrondissement pour le percement d'un nouveau tracé qui, sous le nom de boulevard Saint-Marcel, doit relier le boulevard Montparnasse au boulevard de l'Hôpital (1857)

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L'élargissement de la rue Mouffetard et l'aménagement de la place d'Italie

L'administration vient de faire déposer à la mairie du 13e arrondissement le plan parcellaire des propriétés dont la cession est nécessaire en tout ou en partie pour exécuter l'élargissement de la rue Mouffetard et la transformation d ela place d'Italie. (1867)

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Un nouveau boulevard pour le 12e arrondissement ?

Cette voie s'ouvrira en face la place de la Collégiale et viendra déboucher sur le boulevard extérieuraprès avoir coupé le faubourg Saint-Jacques. (1858)

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Le percement du boulevard Arago

Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris. (1868)

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Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres. (1868)

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Le percement du boulevard Saint-Marcel

Le plus ancien vestige des édifices religieux encore debout en ce moment, mais qui disparaîtra au premier jour, est le porche de la chapelle Saint-Clément, qui date du quatrième siècle, et dans laquelle fut inhumé en 383 saint Marcel, évoque, de Paris, sous le règne de Théodose. (1868)

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Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel

Les travaux qui s'exécutent dans le quartier Saint-Marcel ont amené des découvertes fort importantes au point de vue archéologique. (1868)

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Nouvelles dénominations de voies

On donne à la rue de la Croix-Rouge la dénomination de Domrémy. village du département des Vosges, où naquit Jeanne d'Arc; la route de Fontainebleau devient route d'Italie, la place de la barrière d'Ivry devient la place Pinel... (1868)

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Les palais des Reines Blanche aux Gobelins

Si le vieil hôtel de Sens est, sur la rive droite de la Seine, un édifice curieux à voir, deux hôtels non moins anciens et tout aussi intéressants s'offrent sur la rive gauche, dans le quartier des Gobelins, aux yeux des amateurs du gothique. (1878)

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Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel

Le boulevard Saint-Marcel prend naissance au boulevard, de l'Hôpital, vis-à-vis la Salpêtrière, et va aboutir en ligne directe à l'avenue des Gobelins, où il se rencontre avec les boulevards Arago et Port-Royal pour former un spacieux rond-point. (1882)

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La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone. (1932)

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