Les difficultés de la circulation

Pour la sécurité des enfants

Le Matin — 10 mai 1933

Deux petites filles ont été écrasées l'autre jour par des tramways l'une boulevard de la Gare, l'autre sur un passage clouté de l'avenue de Choisy, à la sortie d'une école, et dans des conditions si lamentables que M. Gélis, conseiller municipal, a cru devoir adresser à ce sujet une question au préfet de police. Hier encore, deux jeunes enfants ont été blessés sur la chaussée et il ne se passe presque pas de jour, hélas, qu'on n'ait à déplorer des accidents de la circulation dont sont victimes de jeunes enfants.

Le boulevard de la Gare (Vincent-Auriol) vue en direction de la rue Jenner depuis la rue Jeanne d'Arc

Aucune, raison ne saurait justifier l'absence d'un ou de deux agents à l'entrée et à la sortie de toutes les écoles et de tous les établissements d'enseignement publics et privés.

Il serait utile, d'autre part, que le panneau de signalisation informant les conducteurs du voisinage d'une école et les invitant à ralentir fût sans exception apposé aux approches dans les deux sens de tous les établissements d'enseignement publics et privés. Nous ne saurions trop souhaiter également que les maîtres d'école consacrent régulièrement un certain temps de classe à faire aux enfants leur éducation de jeunes piétons. Des tracts, des images représentant la manière la plus prudente de traverser les voies ont été édités. Qu'ils soient distribués fréquemment et commentés dans tous les établissements d'enseignement.

Et il faut enfin faire appel au cœur de tous les automobilistes, motocyclistes, cyclistes, conducteurs de tous véhicules pour leur demander de ralentir et de faire preuve du maximum de prudence et de bienveillante attention chaque fois qu'ils rencontrent ou aperçoivent à proximité un ou plusieurs enfants, avec l'inexpérience et l'étourderie desquels il faut toujours compter.

Et un lecteur nous signale enfin quel trop souvent les autobus et tramways de la S. T. C. R. P. ne respectent pas les règlements relatifs aux passages cloutés et les traversent sans laisser la priorité aux piétons engagés.

La question de la sécurité des piétons, et surtout des enfants, est de celles qui, — services publics et particuliers — ne peut laisser personne indifférent.

Pour un meilleur emplacement du terminus du tramway 82

Le lecteur qui nous a suggéré plusieurs des réflexions qui précèdent nous signale, d'autre part, la situation inadmissible créée par le terminus du tramway 82 en haut et à gauche du boulevard de la Gare, entre la place des Alpes et la rue de Gentilly.

En effet, à cet endroit, où se trouva un aiguillage, les tramways à l'arrêt non seulement obstruent complètement le passage clouté, ne permettant pas ainsi aux piétons de l'employer comme ils le doivent, mais encore occupent une partie du boulevard de la Gare et de la place des Alpes, et, gênant ainsi à leur croisement la visibilité et le passage pour les voitures automobiles et autres, rendent la circulation des plus dangereuses à cet endroit.

Il importe que les mesures nécessaires soient prises pour remédier à cet état de choses.

Vu dans la presse...

1873

La gare d’Orléans et les quais de la Seine

Le bruit court que la compagnie d'Orléans est en instance pour obtenir du ministère des travaux publics un décret d'utilité publique qui lui permette d'exproprier certains terrains qu'elle désire annexer à la gare des marchandises intra-muros. (1873)

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1865

Les vestiges de l’église Saint-Hippolyte

Malgré les larges et bienfaisantes percées opérées à travers les quartiers du vieux Paris, les monuments d’un autre âge sont loin d’être rares sur le sol de la cité. C’est ainsi qu’on trouve encore dans le 13e arrondissement, au n° 8 de la rue Saint-Hippolyte, des restes curieux d’un édifice qu’on croit généralement disparu depuis longtemps. (1865)

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1889

La cité Doré

La cité Doré est située au cœur même du treizième arrondissement, que les statisticiens nous donnent comme le plus misérable de Paris, entre la rue Jenner et la place Pinel. Figurez-vous, entre deux murailles nues, un long boyau s’ouvrant ... (1889)

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1896

Le cuiseur de cadavres

Si, par hasard, vous vous aventurez tout là-bas, là-bas, près des fortifications, dans le quartier de la Gare, vous pourrez, si vous passez rue des Chamaillards, voir, paisible, fumant sa pipe au seuil d'une grande porte peinte en marron, un homme frisant la soixantaine... (1896)

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1905

Un matin à la poterne des Peupliers

Six heures et demie du matin. Le gardien de la paix Louis Roupillon, du treizième arrondissement, vient de prendre son service à la poterne des Peupliers, tout là-bas, là-bas, derrière la Butte-aux-Cailles, sous le boulevard Kellermann. (1905)

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1932

Rue Cantagrel, des ateliers de nickelage gênent considérablement les voisins

Il existe rue Cantagrel, au 86, presque à l'angle de la rue de Tolbiac, des ateliers de chromage et nickelage. Le bruit et les odeurs qui en émanent sont tels qu'il est pénible d'habiter dans les parages. (1932)

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1901

Une Descente imprévue

Le ballon « Le Rêve » partait dans l'après-midi d'hier de l'usine à gaz de la Plaine-Saint-Denis, pour exécuter une ascension libre. Pris dans un courant circulaire, l'aérostat, plana longtemps sur Paris, sans pouvoir s'élever. Vers huit heures du soir il se trouvait à une faible hauteur au-dessus du quartier de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement... (1901)

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1932

La ligne métropolitaine n° 10 doit être prolongée jusqu'à Austerlitz

En parlant, l'autre jour, du projet de prolongement de la ligne métropolitaine n° 10, actuellement arrêtée à la station Jussieu, vers la gare d'Orléans, terminus envisagé, nous notions que les organisations consultées n'avaient opposé aucune objection à l'administration préfectorale.
Le Syndicat de défense des intérêts généraux du quartier de la Gare, cependant, nous prie de déclarer qu'il a protesté contre le parcours projeté dès qu'il en a eu connaissance. Le quartier de la Gare est le seul qui n'ait point le métro. (1932)

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1859

De la difficulté d’être le treizième arrondissement

Décidément, la ville de Paris n'aura pas de treizième arrondissement.
Hélas ! ce treizième arrondissement, il est partout, et on n'en veut nulle part. (1859)

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1872

L’impresario des mendiants

Dans le quartier de la Butte-aux-Cailles s'est installé un impresario qui cultive une spécialité plus que bizarre. Il a centralisé là toutes les monstruosités capables d'attendrir le passant. (1872)

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1928

Les derniers mohicans de Paris : Avec les Algériens du boulevard de la Gare

Sous la ligne aérienne du métro dont la longue perspective s'étend à l'infini, le boulevard de la Gare monte doucement vers la place d'Italie. À droite et à gauche, des maisons basses s'alignent, coupées par de petites rues pavées, à l'angle desquelles sont nichés de ridicules et ternes jardinets. Çà et là un immeuble neuf qui usurpe des allures de building, un magasin dont l'étalage déborde le trottoir, des bars, des hôtels, des restaurants, puis encore, sur la gauche, le cube uniforme et sans fantaisie de la raffinerie Say. (1928)

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1930

La mystérieuse petite ceinture : De Vincennes aux Batignolles en faisant le grand tour

Entre Belleville et la Seine, c'est la zone des sifflets désespérés. Si les « Circulaires » qui vont leur petit bonhomme de route ne s’inquiètent guère du parcours à horaires fixes, les autres trains, messageries, rapides et autres, ont sans cesse besoin de demander leur route aux distributeurs de voie libre.
Cris brefs qui courent tout au long de cette frontière illusoire de Paris, cris impatients de ceux qui ne peuvent attendre ou qui s’étonnent des disques et des feux rouges. (1930)

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