entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

La voie qui prit le nom d'avenue Edison en 1932, devait, initialement relier la place Nationale et la place d'Italie.


Initialement, le boulevard Arago devait s'appeler Boulevard de la Santé.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

menu-nouveautés sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 La bande des deux moulins - 1894

La « bande des deux moulins »

Le Gaulois — 14 novembre 1894

Une véritable bataille s'est livrée, l'avant-dernière nuit, boulevard de la Gare, entre ouvriers et rôdeurs qui sortaient d'un bal-musette de l'avenue de Choisy.

Les rôdeurs mirent bientôt le couteau à la main, et le sang coulait déjà quand les agresseurs sortant des revolvers firent usage de leurs armes.

Une femme qui passait a dix mètres de là était blessée à la cuisse par une balle mais la police accourait et parvenait arrêter un des malfaiteurs, nommé Jean Bouhain.

Cet individu, qui est blessé, a déclaré faire partie d'une bande dite la « Bande des deux moulins » à laquelle étaient affiliés la plupart des agresseurs.

L'état d'un des ouvriers nommé Émile Bonnet est désespéré. Il a été frappé d'une balle à l'œil gauche et d'un coup de couteau au cou. Un ébéniste, Joseph Verdoneck, a été également atteint d'un coup de couteau au côté gauche.


 Deux oeufs cuisaient - 1915

Deux oeufs cuisaient.

Le Matin — 6 juin 1915

Deux œufs cuisaient dans la poêle, et le porteur aux Halles Adolphe Vialard, âgé de quarante ans, allait se mettre à table, hier matin, dans la modeste chambre qu'il occupe 166 bis, rue Nationale.

— Décidément, j'en ai assez ! déclarât-il soudain sa maitresse, Maria Monteiller, âgée de trente-quatre ans. Je sais que tu as remis à la maitresse de mon père une partie des outils qui me servent à « bricoler », et je t'en veux à mort !

La menace n'était pas vaine, car le coltineur — il est réparateur de parapluies, à l'occasion — s'empara d'un long poignard, et, à six reprises, le planta dans le flanc de sa compagne. Puis avec la même arme, toute ruisselante de sang, il se porta une douzaine de coups dans la poitrine. Prévenu aussitôt, M. Prodhon, commissaire de police du quartier de la Gare, fit transporter le couple à l'hôpital de la Pitié. L'état de Maria Monteiller n'inspire pas d'inquiétude. Par contre, on désespère de sauver le porteur aux Halles.


 Percement du boulevard Arago - 1868

Percement du boulevard Arago

La place de la Collégiale

Le Monde Illustré ― 13 juin 1868
Les ruines de l'église Saint-Marcel, sur la place de la Collégiale, mises à découvert par le percement du boulevard Arago

Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint-Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris.

Au milieu d'un réseau de ruelles aboutissant à la rue Mouffetard, et tout contre la rue des Francs-Bourgeois, existait une petite place d'un aspect étrange, de forme irrégulière et plantée de quelques arbres; c'était la place de la Collégiale. On voyait percer çà et là, à travers le plâtre et le mortier moderne, tantôt une ogive gothique, tantôt des débris de maçonnerie romane. L'enseigne d'un marchand de vins était peinte sur une arcade du onzième siècle et des giroflées sauvages étaient installées, sans scrupules, dans des niches à saint.

Du reste cette place était très fréquentée, c'était l'endroit favori des réunions de la jeunesse du quartier.

La place de la Collégiale occupait un emplacement sur lequel étaient jadis bâties deux églises : la grande Collégiale Saint-Marcel et l'église paroissiale de Saint-Martin.

Saint Marcel ou Marceau, un des premiers évêques de Paris mourut vers 436 et fut enterré dans le lieu nommé Mont-Cétard. Une chapelle fut bâtie sur la tombe du saint; un bourg se forma à l'entour et prit le nom de Montcétard, d'où, par corruption, est venu le mot Mouffetard. Plus tard, ce bourg se rappelant son origine, reprit la dénomination de Saint-Marcel et fut érigé en ville indépendante jusqu'à l'époque de son internement dans les murs de Paris.

La chapelle qui, d'après une tradition que rien ne vient appuyer, du reste, avait été élevée par le paladin Roland, fut entièrement dévastée par les Normands.

On la rebâtit, en l'augmentant considérablement dans le onzième siècle, et elle ne fut définitivement démolie qu'en 1806.

L'église Saint-Martin, quoique moins importante, avait le titre de paroisse et existait déjà dans le douzième; elle fut rebâtie aux quinzième et seizième siècles, et garda son titre paroissial jusqu'en 1790.

Vendue en 1802, elle fut démolie en 1808, et une partie du portail subsista jusque dans ces dernières années.

La collégiale Saint-Marcel possédait le tombeau de Pierre Lombard, savant docteur en philosophie et en théologie, qui mourut en 1164, et dont une rue voisine porte encore le nom.

On a trouvé dans un des angles du clocher un bas-relief antique, représentant un taureau couché, ce bas-relief est actuellement au musée des Thermes. Plusieurs chapiteaux du chœur ont été transférés à l'Ecole des Beaux-Arts.

En démolissant les maisons formant la place, on a dégagé une partie importante de cette église, qui paraît être l'extrémité d'un des transepts.

Ce monument est recouvert de dalles de pierre au milieu desquelles il a poussé quelques petits arbres.

Il est question de conserver le tout, en bordure du boulevard Arago, et de l'entourer d'un jardin.


A lire également

Un nouveau boulevard pour le 13e arrondissement ? (1858)

L'élargissement de la rue Mouffetard et l'aménagement de la place d'Italie (1867)

La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard (1868)

Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel (1868)

Mille ans sous la terre (1871)

L'ancienne nécropole Saint-Marcel (1913)

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Le drame de la rue Jenner n°6 - 1893

Des cris déchirants, partant d'un logement du deuxième étage, mettaient eu émoi, hier, vers deux heures de, l'après-midi, les locataires de la maison portant le numéro 6 de la rue Jenner.

Lire

Le drame de la rue des Tanneries - 1932

Cet après-midi, à 13 h. 30, dans un petit logement, 4, rue des Tanneries, s'est déroulé un rapide drame de l'amour.

Lire

Le drame des Gobelins - 1904

Il y a trois ans, les époux Vey louaient un appartement d'un loyer annuel de 185 francs, au rez-de-chaussée d'un immeuble sis 28, rue des Cordelières, dans le quartier des Gobelins.

Lire

Le crime de la rue de Tolbiac - 1902

Hier soir, vers huit heures et demie, un drame de la jalousie s'est déroulé dans le treizième arrondissement.

Lire

Menu article

Lu dans la presse...

Un nouveau boulevard pour le 12e arrondissement ?

Cette voie s'ouvrira en face la place de la Collégiale et viendra déboucher sur le boulevard extérieuraprès avoir coupé le faubourg Saint-Jacques. (1858)

Lire


Le percement du boulevard Arago

Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris. (1868)

Lire


Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres. (1868)

Lire


Le percement du boulevard Saint-Marcel

Le plus ancien vestige des édifices religieux encore debout en ce moment, mais qui disparaîtra au premier jour, est le porche de la chapelle Saint-Clément, qui date du quatrième siècle, et dans laquelle fut inhumé en 383 saint Marcel, évoque, de Paris, sous le règne de Théodose. (1868)

Lire


Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel

Les travaux qui s'exécutent dans le quartier Saint-Marcel ont amené des découvertes fort importantes au point de vue archéologique. (1868)

Lire


Nouvelles dénominations de voies

On donne à la rue de la Croix-Rouge la dénomination de Domrémy. village du département des Vosges, où naquit Jeanne d'Arc; la route de Fontainebleau devient route d'Italie, la place de la barrière d'Ivry devient la place Pinel... (1868)

Lire


Les palais des Reines Blanche aux Gobelins

Si le vieil hôtel de Sens est, sur la rive droite de la Seine, un édifice curieux à voir, deux hôtels non moins anciens et tout aussi intéressants s'offrent sur la rive gauche, dans le quartier des Gobelins, aux yeux des amateurs du gothique. (1878)

Lire


Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel

Le boulevard Saint-Marcel prend naissance au boulevard, de l'Hôpital, vis-à-vis la Salpêtrière, et va aboutir en ligne directe à l'avenue des Gobelins, où il se rencontre avec les boulevards Arago et Port-Royal pour former un spacieux rond-point. (1882)

Lire


La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone. (1932)

Lire


Les jardins des Gobelins menacés ?

Les jardins des Gobelins forment dans un quartier populeux une oasis de fraîcheur et de verdure. Ils couvrent près de trois hectares et constituaient naguère une île entre deux bras de la Bièvre. (1933)

Lire


Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement, déclare son fondateur, M. Chartrain de la rue Vaqndrezanne. (1927)

Lire


L'ancienne nécropole Saint-Marcel

Une large tranchée est actuellement creusée, pour l'établissement d'une conduite cimentée, sur le trottoir, à l'extrémité du boulevard St-Marcel, près de l'avenue des Gobelins. (1913)

Lire


La reconstitution des Gobelins

On sait que la reconstitution partielle des Gobelins fut entreprise, il y a près de deux ans, sous l'habile direction de MM. Formigé et Jossely.
La façade du nouveau, bâtiment est déjà en partie débarrassée, de ses échafaudages. (1913)

Lire


La passerelle de la Maison-Blanche

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre. (1907)

Lire


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte