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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Buot située à la Butte-aux- Cailles a une longueur de 125 mètres pour 10 mètres de largeur. Elle porte le nom du propriétaire de terrains voisins.


C'est en 1888 que le conseil municipal de Paris décida que la rue située entre la place de Rungis et la place du Nouveau Puits-Artésien, de la Butte-aux-Cailles, prendrait le nom de rue du sergent Bobillot.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Agression d’un marchand de frites - 1906

Agression d’un marchand de frites

Le Journal — 16 juillet 1906

Un marchand de « frites » ambulant, M. Louis Garnier, trente ans, épluchait tranquillement des pommes de terre, hier soir vers six heures, au seuil de sa cabane, installée avenue des Gobelins. Il reçut soudain une balle de revolver dans l'œil gauche. M. Garnier est soigné à l'hôpital Cochin. M. Yendt, commissaire de police du quartier Croulebarbe, fait activement rechercher l'individu qui a fait feu.


 L'affaire de l'avenue de Choisy - 1897

L'affaire de l'avenue de Choisy

Le Rappel — 28 juillet 1897

Un camelot, âgé de dix-huit ans, nommé François Palisse, demeurant 31, rue Mouffetard, sortait cette nuit du bal de l'Alcazar, avenue de Choisy quand il fut attaqué par une bande d'individus qui le frappèrent de huit coupe de couteau.

Le blessé, qui fut transporté à l'hôpital de la Pitié, put dénoncer ses agresseurs que des agents de la Sûreté recherchèrent.

A la suite de ces recherches, on parvint à arrêter les individus dont les noms suivent : Louis Champonier, dix-sept ans, rue Clisson ; Louise Guillier, dite Charlotte, seize ans ; Léon Débris, vingt ans, 75, rue Jeanne-d'Arc, et André Daviou, seize ans, chiffonnier, 68, rue Clisson.

Tout ce joli monde a été envoyé au Dépôt.


 Construction d'un groupe scolaire rue Küss. - 1931

Construction d'un groupe scolaire rue Küss.

Bulletin municipal officiel du 20 juillet 1931

M. Rebeillard, au nom de la 4e Commission. — Messieurs, par une délibération en  date du 19 décembre dernier, vous avez autorisé l'Administration à poursuivre l'acquisition d'un terrain situé rue Küss, en vue de l'édification d'un groupe scolaire.

En conséquence les services d'Architecture ont établi un avant-projet du groupe scolaire à construire sur le terrain en question.

Ce groupe comportera une école de garçons et une école de filles, de dix classes chacune, et une école maternelle de cinq classes.

Outre les classes, il est prévu à l'école de garçons des ateliers pour le travail du fer et du bois et à l'école de filles une salle d'enseignement ménager.

Tous les locaux seront pourvus du chauffage central et de l'éclairage électrique.

Le montant du devis s'élève à 10.700,000 francs.

D'autre part, le crédit de 1,500,000 francs que vous avez alloué par votre délibération du 19 décembre 1930 pour l'acquisition du terrain de la rue Küss s'est révélé insuffisant pour faire face à la dépense, Un crédit complémentaire de 50 000 francs sera nécessaire pour le paiement des frais.

La dépense totale, soit 10,750.000 francs, dont une partie sera vraisemblablement couverte par une subvention de l'État, pourrait être prélevée sur le produit de l'emprunt de 100 millions à émettre pour la réalisation du programme de constructions scolaires.

Je vous propose en conséquence :

1° D'approuver dès à présent l'avant-projet de construction d'un groupe scolaire rue Küss, sous réserve des modifications que l'Administration jugera nécessaire d'y apporter, sans qu'il puisse en résulter une augmentation de dépense ;

2° D'autoriser l'Administration à solliciter la subvention de l'État et à prendre à cet effet les engagements nécessaires,

M. Louis Gélis. - Je remercie tout particulièrement M. Rébeillard et aussi, je dois le dire, M. le Préfet de la Seine, d'avoir bien voulu donner enfin satisfaction à mon quartier.

Je n'émettrai qu'un vœu, c'est que les travaux soient poussés le plus activement possible et que l'école de la rue Küss, soit la plus moderne de notre capitale.

M. le Président. — Je mets aux voix les conclusions de la Commission.

Il n'y a pas d'opposition ?

Adopté


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M. Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss -1941

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« Entends-tu ma voix qui t'invite ? » - 1905

Jean Rousseau, dit « Guibollard », dix-neuf ans, et Lucien Fraisier, dit le « Petit-Rat », seize ans, avaient résolu d'offrir à leurs amis de la poterne des Peupliers un repas à l'instar de ceux que s'offrent les bourgeois.

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Une page d'amour - 1906

À l'extrémité de la rue de Tolbiac, entre les chantiers de la Compagnie du gaz et l'église Sainte-Anne de Paris, se trouvent d'immenses terrains vagues, parsemés de tessons, d'orties, parfois aussi de passeroses et de mauves sauvages, où se dressent, d'ici, de là, de petites guinguettes, derniers vestiges d'une époque où la butte aux Cailles était un rendez-vous de promenade pour les Parisiens du temps de Louis-Philippe. Au n° 178 se trouve une de ces antiques guinguettes...

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Lu dans la presse...

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Chronique électorale

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Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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