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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »


La rue Küss honore le dernier maire français de la capitale alsacienne en 1871, année de sa mort, le jour même où les députés de l'Assemblée nationale décidèrent de céder l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne. Émile Küss était un savant physiologiste de la faculté de Strasbourg.


C’est en juillet 1938 que fut posée, par le Ministre Jean Zay, la première pierre du stadium universitaire qui allait prendre place à l’angle du boulevard Kellermann et de la porte de Gentilly et qui, plus tard deviendrait le stade Charletty.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Suicide - 1911

Suicide

Le Matin — 4 octobre 1911

A la station du Métro « Corvisart », M. François Geffroy, vingt-six ans, palefrenier à la Compagnie des omnibus, demeurant 5, passage Guillaumot, se précipite sous une rame en marche, qui lui broie le crâne.


 Un Trésor dans la Bièvre - 1895

Un Trésor dans la Bièvre

Le Petit-Parisien ―  14 septembre 1895

Hier matin, à cinq heures, M. Guillou, teinturier, demeurant 2, passage Moret, apercevait, flottant sur la Bièvre, devant Guillet, une serviette en cuir noir.

Le teinturier repêcha l'épave, et grande fut surprise en constatant qu'elle contenait pour 6.000 francs environ de valeurs diverses.

La précieuse trouvaille a été déposée par M. Guillou au bureau de M. Perruche, commissaire de police, qui a ouvert une enquête.


 L'épidémie de la Maison-Blanche - 1890

L'épidémie de la Maison-Blanche

Le Figaro ― 7 septembre 1890

Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi.

Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre. L'épidémie, qui a frappé surtout les enfants en bas âge, tient à la fois, dit-on, de la variole et de la dysenterie. Un certain nombre de victimes ont succombé et il y a encore beaucoup de malades.

Quelle a été la cause de cette épidémie ? Les habitants l'ont attribuée ― et ils ont quelque apparence de raison ― à un dépôt de gravats et d'immondices situé dans un ancien lit desséché de la Bièvre, rue du Moulin-des-Prés.

Les travaux de remblaiement de la vallée de la Bièvre  entre la rue de la Providence et la rue du Moulin-des-Prés
Cliché - Charles Marville - 1875

A ce dépôt étaient apportés, non seulement des terres et des détritus, mais des tombereaux de terre provenant de cimetières.  Ainsi, par exemple, lorsqu'on a fait dans le cimetière de Clamart des fouilles pour rechercher les cendres de Mirabeau, lorsque pour construire l'école du boulevard Saint-Marcel, on a creusé l'emplacement de l'ancien cimetière Sainte-Catherine, où pendant la Terreur avait été établie la fosse commune, les ouvriers ont déterré un grand nombre d'ossements et de débris de cercueils Les fragments de squelettes ainsi exhumés ont, selon les usages, été livrés aux Pompes funèbres pour être transportés aux Catacombes, mais le triage de la terre a été fait avec négligence et cette terre est restée mélangée d'ossements et de débris.

Cet état de choses dure depuis longtemps. Dès l'an dernier il a été constaté, à la requête de. M. Texier, administrateur du bureau de bienfaisance, par M. Paul Brillié, huissier.

Je me suis transporté aujourd'hui, six heures du matin, rue du Moulin-des-Prés, 77, et j'ai parcouru les terrains servant de décharge à la Ville. J'ai constaté notamment, malgré la température peu élevée, que la puanteur y est tellement grande qu'il n'y a rien d'étonnant que le voisinage soit insalubre. De certains endroits, des vapeurs s'échappent du sol où pourrissent toutes sortes de matières.

J'ai même vu et ramassé un crâne et plusieurs ossements que j'ai portés dans la maison de mon requérant, ce qui indiquerait que les terres rapportées proviendraient d'un cimetière quelconque. Ayant cherché, en interrogeant les voituriers qui amenaient les déblais, à découvrir quelle était la provenance de ces déblais, je n'ai pu obtenir aucun éclaircissement à ce sujet, chacun d'eux se renfermant dans le silence à cet égard. Ayant interrogé de plus différents habitants du quartier, je les ai trouvés tous unanimes dans leur juste plainte, plusieurs même très affectés, tant des nombreux décès récents du quartier que des lugubres découvertes d'ossements que leurs enfants font chaque jour dans l'endroit où j'étais.

En même temps, les habitants adressaient au préfet de la Seine une pétition ainsi motivée :

Les soussignés ont l'honneur de porter à votre connaissance qu'il a été déchargé des tombereaux contenant une très grande quantité d'ossements humains à dix mètres de nos immeubles, et le nombre en était si grand que les enfants jouaient continuellement à la boule avec des crânes.

Constat et pétition restèrent sans effet. Il a fallu l'apparition d'une épidémie qui a emporté une dizaine d'enfants pour attirer l'attention sur les plaintes des habitants.

Sur leur demande, M. Siadoux, commissaire de police, s'est rendu rue du Moulin-des-Prés. Il a constaté que les plaintes n'étaient pas exagérées.

Dans la dépêche qu'il a adressée au préfet de police, il fait connaître que le quartier est infecté par l'apport d'ossements humains et par le brûlage de cercueils et suaires opéré sur le terrain même. Il a vu des décharges de tombereaux dans lesquelles étaient des ossements, des débris humains, et même des crânes d'enfants dont l'un avec un bonnet intact.

Il a remarqué la présence de mouches charbonneuses.

Beaucoup d'enfants, dit-il, sont malades dans le quartier. L'émoi est vif.

A  la suite de cette communication, le préfet de police a écrit au préfet de la Seine, pour s'entendre avec lui au sujet des mesures nécessaires. Dès hier des tombereaux d'autre terre ont été versés sur les détritus suspects, de façon à les enfouir profondément et à éviter tout nouveau danger.


A lire également

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement. (Le Figaro - 19 aout 1867)

La Butte aux Cailles (1877)

La Lanterne du 19 juillet 1890

La Peste (La Lanterne - 6 septembre 1890)

L'épidémie de la Maison-Blanche (Le Matin - 7 septembre 1890)


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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Amours séniles - 1904

Subissant l'influence de l'été de la Saint-Martin, Paul Perrotel le « père Paul » comme on l'appelle dans le quartier des Gobelins bien qu'âgé de cinquante-huit ans, déclara sa flamme à une marchande de pommes de terre frites de la rue de Tolbiac, Louise Fléchel, qui compte, elle, cinquante-cinq ans.

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Lu dans la presse...

La Place Paul Verlaine

Une délibération municipale, approuvée par un arrêté préfectoral que ratifia, le 28 juillet dernier, un décret présidentiel, a donné le nom de Paul Verlaine à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement, à l'intersection des rues Bobillot, du Moulin-des-Prés et de la Butte-aux-Cailles. (1905)

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Avis à la population

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Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris. (1868)

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