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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est le dimanche 30 septembre 1934 que fut inauguré le groupe scolaire construit rue Küss en présence de M. Villey, préfet de la Seine et des élus et notabilités de l'arrondissement.
Des discours furent été prononcés par MM. Villey, Gelis et Deslandres.


Gustave Geffroy, administrateur de la manufacture nationale des Gobelins, était aussi l'un des dix membres fondateurs de l'Académie Goncourt.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Jetée dans le fossé - 1897

Jetée dans le fossé

Le Figaro — 28 juin 1897

Des gardiens de la paix ont trouvé, hier matin, à quatre heures, dans le fossé des fortifications, en face de la rue du Château-des Rentiers, une femme Augustine Jourdan, âgée de trente-huit ans, demeurant avenue d'Italie. Cette femme a dit, d'abord, aux agents qu'elle avait fait une chute accidentelle puis, se ravisant, elle a déclaré qu'elle avait été précipitée dans le fossé par deux hommes et une femme parce qu'elle avait refusé de leur donner l'argent qu'elle avait sur elle.

La femme Jourdan qui se plaignait de vives douleurs internes a été conduite à l'hôpital Cochin.


 Drame de la jalousie - 1923

Drame de la jalousie.

L'Humanité ― 21 décembre 1923

Hier matin, Mme Aubry, 14, rue du Moulin-de-la-Pointe, a tué d'un coup de revolver son mari Léon Aubry, égoutier, qui dilapidait son salaire avec une maîtresse et menaçait de quitter sa femme et ses trois enfants.


 M. Félix Faure à l’École Estienne

M. Félix Faure à l’École Estienne (suite)

Le Figaro - 2 juillet 1896

M. Baudin est assis sur une estrade à côté de M. Félix Faure. Il se lève et prononce un long discours qui est écrit, paraît-il, avec une compétence absolue bien qu'il contredise le Larousse : 

Monsieur le Président,

Au nom de Paris, je vous remercie d'avoir accepté notre invitation. Votre présence ici honore grandement les représentants de la cité elle est aussi une haute adhésion aux idées et au programme du Conseil municipal en matière d'enseignement professionnel. Il y a un an environ, vous assistiez à l'inauguration de l'école du Meuble; aujourd’hui, vous allez inaugurer l'école du Livre. Les enseignements diffèrent, mais l'idée dont ils procèdent est la même; ils ont pareille signification et pareille portée.

Ces fondations consacrent la manifestation d'une même pensée et si l'expression ne vous paraît pas trop prétentieuse je dirai d'une même politique économique toutes participent d'un même sentiment de protestation contre la tendance du patron et de la famille ouvrière à sacrifier l'apprentissage au gain immédiat; toutes sont une tentative de réaction contre le nivellement du machinisme, l’invasion croissante du mercantilisme dans la production d'art, la spécialisation à outrance dont l'engourdissante monotonie énerve toute intelligence et toute initiative.

Susciter des personnalités, éveiller des vocations par une instruction générale agréablement variée, stimuler et développer les aptitudes professionnelles par des méthodes techniques pondérées, préparer aux industries de luxe des générations d'ouvriers, de praticiens, d'artistes amoureux de leur profession, épris des belles choses et respectueux des règles d'esthétique inspiratrices des grandes traditions, sauvegarder ainsi de la concurrence étrangère l'universelle suprématie de goût et de savoir-faire de la production parisienne et, du même coup, défendre l'intégrité du patrimoine intellectuel de notre race, tel est, monsieur le Président, le programmé que poursuit depuis une quinzaine d'années l'effort énergique et patient du Conseil municipal.

Eh bien, voilà un programme que ne saurait désavouer le Figaro. Par malheur, le Conseil municipal n'a pas que celui-là. Puis après avoir retracé l'histoire du livre, M. Pierre Baudin conclut ainsi  :

Sans doute, les convenances modernes, les nécessités contemporaines ont des exigences que n'ont pas connues les imprimeurs du seizième siècle. La vapeur, aidée de la chimie et de l'électricité, a révolutionné l'industrie, la presse et toutes les habitudes sociales une fièvre de production, un prodigieux tumulte de pensée et d'art; mènent le monde depuis un demi-siècle, et nous vivons un de ces moments de l'histoire où l'humanité rajeunie marche à de nouveaux destins, plus confiante, meilleure et plus belle.

Jeunes gens, dont la tâche sera de donner à la pensée écrite la forme matérielle et la durée, soyez donc de votre temps. Vous devrez pouvoir travailler vite et à bon compte.

Mais l'éducation professionnelle que vous recevez ici serait une duperie si vous n'y puisiez pas le savoir solide et la probité artistique qui ont distingué de tout temps les produits de l'industrie parisienne.

Sachez à la fois profiter des ressources du progrès et garder le culte de vos grands ancêtres sans aller pourtant jusqu'à imiter complètement ce moine enlumineur du quinzième siècle qui, à la fin de certains manuscrits, œuvres, admirables, poussait cette exclamation, suprême contentement d'une âme candide et d'un cœur pur « Explici hoc totum. Per Christum, da mihi potuin ! .» Enfin mon œuvre est terminée. Par le Christ, qu'on me donne à boire !

Je plains le pauvre moine s'il ne s'est jamais désaltéré qu'après chacune de ses œuvres, mais je vous plaindrais bien davantage si, à son exemple, vous deviez arroser les milliers de livres qui sortiront de vos presses. A coup sûr, vous détiendriez le record de l'intempérance.

En d'autres termes, jeunes gens, soyez curieux des choses du passé et des recherches nouvelles. C'est à cette double condition que vous pourrez suffire aux exigences de l'art 'moderne; non qu'il hésite vers des concepts jadis florissants il est avide au contraire des naïves et fortes sensations du passé mais, en y touchant, il les transforme, il les déforme pour se les assimiler.

Conciliez la science et l'art, et que par vos mains, prestigieux outils au service du verbe, se perpétue l'évolution sans terme de la raison et soit transmis parmi les hommes aujourd'hui et toujours, le génie de Paris, notre bien-aimée cité, prodigue de gloire et de beauté.

 

A son tour, le préfet de la Seine prend la parole. Après avoir remercié de sa visite le Président de la République, il raconte cette plaisante anecdote.

Un de vos prédécesseurs ayant besoin d'un livre, ne put l'obtenir de la bibliothèque royale qu'après avoir donné en gage sa vaisselle d'argent. Aujourd'hui, il est permis à tout le monde de lire sans passer par les exigences qu'a subies… Louis XI.

Puis M. Lampué, président de la commission de surveillance, expose éloquemment les résultats déjà obtenus par cette école.

M. Félix Faure, Président de la RépubliqueM.Félix Faure répond aux trois orateurs en les félicitant de donner leurs soins à l'enseignement qu'il considère comme le plus pratique, le plus utile au bien de la France.

On l'applaudit chaleureusement et, après que le ministre de l'instruction publique a décoré de ses rubans l'architecte, M. Menjet de Dammartin, et trois professeurs, on offre au chef de l'État un superbe livre composé, tiré, relié dans la maison: « La séance du 17 janvier 1895, où il a été élu Président de la République», et on l'invite à visiter les classes et les ateliers.

Promenade des plus intéressantes, surtout pour nous qui voyons une imprimerie modèle.

M. Félix Faure nous invite à emporter pour notre metteur en pages un souvenir matériel de la journée, les remerciements imprimés par les élèves pour les personnes qui les ont visités. C'est vraiment fort joliment fait.

Charles Chincholle.

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît - 1932

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

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Au bas de la pente - 1911

Hier matin, à deux heures, il soufflait un vent violent. Dans sa chambre du premier étage, donnant sur la rue de l'Amiral-Mouchez, numéro 18, Mme Baugrand entendait ses enfants se plaindre du froid qui entrait par de trou d'un carreau brisé...

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La rupture d'une conduite d'eau - 1930

Avenue de la Porte-d'Italie, sur la zone récemment annexée, une conduite d'eau s'est rompue hier matin, vers 9 heures. (Cet accident en répétait un autre, identique, qui se produisit là, il y a dix-huit mois.)

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Une usine incendiée - 1911

Le feu éclatait, la nuit dernière vers quatre heures, dans une usine de dégraissage de chiffons appartenant à M. Figueros, située tout au fond du treizième arrondissement, 14, rue Brillat-Savarin.

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Lu dans la presse...

Une inondation boulevard Kellermann

Dans la soirée d'hier, vers six heures et demie, une conduite d'eau passant à la poterne des Peupliers, près du boulevard Kellermann, dans le treizième arrondissement, s'est rompue brusquement. (1912)

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Mort de M. Ernest Rousselle

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville. (1896)

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La suppression de la Bièvre

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains... (1907)

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La villa des chiffonniers

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu\'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre. (1897)

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Nouvelle ligne d'autobus

A dater du 28 octobre 1923, la S. T. C. R. P. mettra en service une nouvelle ligne d’autobus dénommée AI bis, « Place d’Italie-Gare Saint-Lazare » (1923)

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Nécrologie : Eugène Bonneton

Une triste nouvelle nous arrive du front. Eugène Bonneton, le peintre
délicat du vieux Paris, de la Bièvre et des hivers parisiens, vient de s'éteindre dans une ambulance de l'Argonne. (1915)

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L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc. (1934)

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Un éboulement aux fortifications

Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau. (1912)

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Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement ! (1911)

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Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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Le monument d'Ernest Rousselle

L'inauguration du monument élevé à la mémoire de M. Ernest Rousselle, qui fut président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, a eu lieu hier dans le jardin du dispensaire de la Maison-Blanche. (1901)

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Décentralisation artistique

Peu de lecteurs du Journal soupçonnaient qu’une exposition rassemblât, à la mairie du treizième, des œuvres exquises de fraîche beauté. Qu'ils fassent voyage. Ils connaîtront un vieux quartier de Paris dont il est aisé d'apprendre le charme. (1912)

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M. Félix Faure à l’École Estienne

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.
C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne. (1896)

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Inauguration d'habitations à bon marché dans le XIIIè arrondissement

L'Office public des habitations de la Ville de Paris a entrepris, il y a quelques années, la construction de plusieurs groupes d'habitations à bon marché dans divers quartiers populeux de la capitale.
L'un de ces groupés, sis dans le XIIIè arrondissement et dont la construction a été commencée en 1930, vient d'être terminé. (1933)

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