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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

10.000 voitures passaient par journée de 24 heures sur le Pont d'Austerlitz au début des années 1880. Les omnibus sont naturellement compris dans ce nombre.


La rue de Lourcine a pris le nom de rue Broca en 1890.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 À coups de rasoir

À coups de rasoir

Le Petit-Parisien ― 4 octobre 1927

Après avoir vécu pendant quelque temps avec Mlle Gabrielle Hardy, vingt-six ans, demeurant 166 avenue de Choisy, le commissionnaire en pommes de terre, René Le Rouzic, même âge, informait hier son amie qu'il avait décidé de reprendre sa liberté. Vainement, la jeune fille essaya de le faire revenir sur sa détermination. Toute la nuit, Gabrielle Hardy songea cette séparation imminente, Puis, le jour venu, elle prit une décision. Se levant sans bruit et s'armant d'un rasoir, elle en porta un coup furieux à la gorge de celui qui voulait la quitter.

Le Rouzic a été transporté à la pitié, où son état a été jugé peu grave. La meurtrière a été arrêtée par M. Fauvel, commissaire de police de la Maison-Blanche.


 Accident mortel d’un cambrioleur - 1898

Accident mortel d’un cambrioleur

Le Gaulois — 4 mars 1898

Hier, dans l'après-midi, un sieur Moniat entrait, avenue de Choisy, dans une boutique d'épicerie et profitant de l'absence du patron tentait de s'emparer du tiroir-caisse.

Surpris par le propriétaire, il réussissait à monter par l'escalier au premier étage de la maison et de là sur les toits. Mais en voulant sauter d'une maison à l'autre il tomba dans la rue de la hauteur d'un cinquième étage et se brisa les deux jambes. Moniat a été transporté à l'hôpital Cochin. Son état est désespéré.


 La Fête Nationale du 30 juin 1878

La Fête Nationale du 30 juin 1878

Treizième arrondissementfeu

Le Gaulois ― 2 juillet 1878

La place d'Italie a été, dans le règlement des réjouissances publiques, un des points les plus favorisés. Pour diviser autant que possible l'immense quantité de promeneurs et pour éviter qu'ils ne se portent tous du même côté, on a cherché à en attirer une partie dans ce quartier lointain.

Au coin de la rue Jenner, on a dressé un superbe arc-de-triomphe, et la place est ornée de tous côtés de mâts, d'oriflammes, d'écussons et de drapeaux.

La fanfare de la Renaissance, joue dans l'après-midi, pendant qu'on gonfle le ballon le Vainqueur. Ce spectacle qui a toujours le privilège de plaire aux foules, attire une affluence considérable qui réclame, vers 5 heures, l'aéronaute, M. Petit, dont l'ascension se fait sans aucun accident.

Ce n'est pas tout, l'illumination du soir est splendide. Toutes les rues sont pavoisées de lanternes. A neuf heures, un feu d'artifice monstre est tiré par Honoré sur la place d'Italie.


Le 30 juin, Le XIXe Siècle publiait la composition du feu d'artifice devant être tiré le soir même. (NdE)

Voici la composition du quatrième feu d'artifice qui sera tiré à la place d'Italie par les soins et sous l'habile direction de M. Honoré :

Annonce du feu, par 20 bombes à double détonation.

Premier coup de feu : Une grande torsade à ailes doubles, précédée par des rosaces tournantes en feux brillants et rayonnants.

Intermède de bombes tricolores et fusées volantes nationales.

2e coup de feu : L'hélicosophie, grande pièce pyrique à variation de feux diamantés.

Intermèdes.

3e coup de feu : Une grande pièce parsemée de guiilochés doubles à feux variés et à transformations, précédée par des rosaces tricolores.

Intermèdes.

4e coup de feu : Une grande cascade à trois révolutions de feux diamantés, composée de jets chinois et terminée par un berceau d'étoiles tricolores.

Intermèdes.

5e coup de feu : Un grand bouquet de 108 bombes à pluie d'or, pluie d'argent et tricolore.

6e coup de feu : Une grande décoration en lances de couleur, avec légende :

Paix, République, Travail.

Au centre, les armes de la ville de Paris et, de chaque côté, les initiales R. F. appliquées sur deux grands palmiers surmontés d'oriflammes.

Le tout accompagné de bombes, volcans, marrons, chandelles romaines couleur, saucissons chinois et coups de canon.

7e coup de feu : Embrasement de flammes de bengale vertes.

8e coup de feu : Un grand bouquet de fusées volantes blanches, or, argent et tricolores, avec un accompagnement formidable de 300 coups de canon.

99e coup de feu : Embrasement de flammes rouges et un adieu de bombes tricolores.


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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Un soir à la Porte d'Italie - 1895

Les nombreux flâneurs qui vont chaque soir, au soleil couchant, respirer un peu d'air sur les glacis des fortifications, à la porte d'Italie, ont assisté hier à une véritable bataille.

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Drame de la jalousie - 1897

Un nommé Jean Siégen, dit « Jean-Jean » âgé de vingt-six ans, demeurant rue de la Pointe-d'Ivry, a tiré cinq coups de revolver, la nuit dernière, passé la porte d'Ivry, sur Mlle Marie Berthot, âgée de vingt et un ans, ouvrière lingère, rue de la Butte-aux-Cailles.

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Chronique du feu - 1879

Hier soir, à dix heures quarante-cinq, un incendie s'est déclaré dans le grenier à fourrages de M. Brancourt, grainetier, boulevard de la Gare, 187. La cause de ce sinistre n'est pas encore connue.

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Les habitants de la rue du Dessous-des-Berges, dans le quartier de la Gare, ont été fortement impressionnés hier soir par un drame présentant un côté mystérieux, qui s'est déroulé dans l'immeuble situé au numéro 78. Une mère, Marie Pouquet, âgée de trente-deux ans, est venue s'abattre vers minuit sur le pavé de la cour, elle portait, attaché autour du corps, son enfant âgé de vingt mois.

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Lu dans la presse...

La cité des Kroumirs

II y a un an, les Kroumirs étalent absolument inconnus en France ; aujourd’hui, comme les Cosaques et les Bédouins, ils ont pris place dans le vocabulaire populaire. Kroumir est passé expression de mépris. La cité des Kroumirs n’est donc pas bien vielle, et son aspect n’a rien qui puisse exciter l’envie. (1882)

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On reconstruit l'Hôpital de la Pitié

M. Justin Rochet, l'architecte chargé des travaux, nous explique dans quelles conditions sera construit le nouvel établissement... (1906)

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M. Poincaré a présidé ce matin l'inauguration du nouvel hôpital de la Pitié. (1913)

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L'achèvement de la rue Jeanne d’Arc

Le Bulletin Municipal a enregistré l'expropriation, pour cause d'utilité publique, d'un certain nombre de maisons du 13° arrondissement, situées rue Jenner, boulevard de l'Hôpital, rue Esquirol, passage Crouin, place Pinel, cité Doré, avenue Constance, avenue Constant-Philippe et boulevard de la Gare. (1914)

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Une promenade à l’ancienne Butte-aux-Cailles

Ce serait un petit concours à ouvrir : « Quel est le quartier de Paris, qui a le plus changé depuis quinze ans ? » Et il y a gros à parier que le quartier de la Glacière, alias de la Butte-aux-Cailles, se rangerait dans le peloton de tête. (1923)

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L'oasis et le cloaque

Il y a des quartiers de Paris qui n'ont vraiment pas de chance ! Le quartier de la Gare, dans le treizième arrondissement, par exemple... (1934)

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Un métier inconnu

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La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ?

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Les on-dit

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