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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

600 partisans de la désaffectation du mur d'enceinte de Paris et de la suppression des servitudes militaires se réunirent, le dimanche 6 mai 1894 en plein air à la Porte d'Italie pour défendre leurs revendications.


En 1863, un marché aux chiens se tenait tous les dimanches sur l'emplacement du marché aux chevaux du boulevard de l'hôpital. Il y avait peu de choix.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Accident à  la raffinerie Say - 1886

Accident à  la raffinerie Say

Le Figaro  ― 24 août 1886

Un accident des plus graves est arrivé hier, à la raffinerie Constant Say, boulevard de la Gare.

Au moment où un violent orage éclatait sur Paris, à trois heures et quelques minutes, une détonation stridente, suivie de cris de douleur, jetait l'alarme dans toute l'usine. Par une cause que l'on n'a pu définir sur le moment, un bouilleur s'est subitement déchiré, projetant au dehors un énorme jet de vapeur.

Cinq ouvriers se trouvaient près du générateur lorsque l'explosion s'est produite : ils ont tous été atteints. Ce sont les nommés Dominique Raveras,  Appino, Genglar, Oberto, italiens, et Paul Perré, français. Tous sont des jeunes gens de vingt à vingt-cinq ans.

Les médecins et pharmaciens habitant le voisinage de l'usine sont accourus immédiatement et ont prodigué leurs soins aux blessés qui ont été transportés ensuite à l'hôpital de la Pitié.

Dans la soirée, deux des blessés ont succombé.

Une enquête a été ouverte immédiatement sur les causes, de cet accident.


 La bande des deux moulins - 1894

La « bande des deux moulins »

Le Gaulois — 14 novembre 1894

Une véritable bataille s'est livrée, l'avant-dernière nuit, boulevard de la Gare, entre ouvriers et rôdeurs qui sortaient d'un bal-musette de l'avenue de Choisy.

Les rôdeurs mirent bientôt le couteau à la main, et le sang coulait déjà quand les agresseurs sortant des revolvers firent usage de leurs armes.

Une femme qui passait a dix mètres de là était blessée à la cuisse par une balle mais la police accourait et parvenait arrêter un des malfaiteurs, nommé Jean Bouhain.

Cet individu, qui est blessé, a déclaré faire partie d'une bande dite la « Bande des deux moulins » à laquelle étaient affiliés la plupart des agresseurs.

L'état d'un des ouvriers nommé Émile Bonnet est désespéré. Il a été frappé d'une balle à l'œil gauche et d'un coup de couteau au cou. Un ébéniste, Joseph Verdoneck, a été également atteint d'un coup de couteau au côté gauche.


 La cité des Kroumirs - Réponse assistance publqiue

La cité des Kroumirs.

Le Temps ― 25 février 1882

L'Assistance publique nous adresse une note au sujet de l'article que nous avons publié sur la cité des Kroumirs. Après avoir expliqué que la location du terrain sur laquelle la cité est bâtie avait été faite, à la condition qu'elle cesserait de plein droit six semaines après un avertissement, et que par conséquent le locataire principal ne pouvait pas donner aux sous-locataires plus de droits qu'il n'en avait lui-même, la note continue ainsi :

« Si donc il est regrettable que de pauvres ouvriers aient mis leur travail et leurs économies à se créer un abri qui doit disparaître aujourd'hui, la faute ne saurait en être imputée à l'administration, qui est restée complètement étrangère aux conventions intervenues, et auprès de laquelle les intéressés auraient, trouvé les renseignements nécessaires pour éviter la déception qui les frappe aujourd'hui.

En présence des réclamations réitérées de la commission des logements insalubres, l'Assistance publique fut forcée, comme propriétaire du sol, de mettre son locataire en demeure de faire disparaître les causes d'insalubrité signalées.

Ce dernier déclara ne pouvoir le faire.

Un seul parti restait à l'administration elle donna congé pour le 1er avril.

Mais un, devoir d'humanité lui restait à remplir.

Elle fit connaître à son locataire qu'il pourrait conserver la jouissance du terrain, sans avoir de loyer à payer, jusqu'au mois d'octobre prochain, mais à la condition expresse que lui-même ne pourrait rien recevoir pendant ce temps des sous-locataires avec lesquels il avait traité, et ces derniers furent également informés de cette condition.

L'administration espère que, pendant ces six mois, les habitants de la cité des Kroumirs, n'ayant aucune charge de loyer, pourront démolir les constructions leur appartenant et se pourvoir de nouvelles habitations plus stables et moins insalubres.

Dans tous les cas, c'est une indemnité de six mois de loyer que l'administration de l'Assistance publique leur accorde. »

Ces six mois de loyer représentent fort peu de chose, vingt à trente francs par ménage. Et nous le répétons, certains habitants de la cité des Kroumirs avaient dépensé jusqu'à 1,200 fr. pour édifier leur petite maison. La compensation est donc tout à fait insignifiante. L'Assistance publique a évidemment le, droit absolu de son côté, en stricte justice allé n'est tenue à rien envers les pauvres expulsés. Mais c'est ici le cas de dire ou jamais : Qui n'est que juste est dur, et il nous semble qu'en se plaçant au point de vue de l'humanité il lui reste encore quelque chose à faire. Elle a été instituée non pas pour créer des misères, mais au contraire pour soulager celles qui existent, et la mesure qu'elle a été obligée de prendre est incontestablement une aggravation de misère pour ceux qu'elle atteint. Au lieu de garder le caractère d'une administration de charité, elle apparaît ainsi sous l'aspect d'un simple propriétaire qui se débarrasse de locataires qui le gênent sans se soucier autrement de ce qu'ils peuvent devenir.

Ce n'est pas notre faute, dit-elle, de sorte que ce sera aux petits à payer. Elle serait plus équitable en considérant l'expulsion des habitants de la cité des Kroumirs comme une espèce d'expropriation publique et en agissant en conséquence.


A lire également

L'article du Temps en date du 23 février 1882

Une lettre de M. Doré

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Lu dans la presse...

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La reconstitution des Gobelins

On sait que la reconstitution partielle des Gobelins fut entreprise, il y a près de deux ans, sous l'habile direction de MM. Formigé et Jossely.
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Une masure s'effondre au « Camp marocain »

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