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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La ruelle des Reculettes reliait le 49 de la rue Croulebarbe au 28 de la rue Abel-Hovelacque, ancienne rue de Gentilly. Sa largeur variait de 2 à 7 mètres. Elle était éclairée par des quinquets. Sa suppression fut décidée en 1910 mais celle-ci ne fut totalement effective que dans les années trente...


Au sein de l'hôpital de la Salpétrière, on remarque la jolie chapelle surmontée d'un dôme, que l'architecte Libéral Bruant bâtit en 1687.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le drame de la rue Gandon - 1894

Le drame de la rue Gandon

Le Radical — 3 décembre 1894

Des cris partant d'une maison composée seulement d'un rez-de-chaussée, habité par les époux Jouy, âgés, le mari de cinquante-neuf ans et la femme de cinquante-six, mettaient en émoi ; hier, vers huit heures du soir, les habitants de la rue Gandon.

Quelques-uns se précipitèrent dans le logement et aperçurent M. Jouy, qui est estropié, étendu sans connaissance sur le plancher, portant au crâne une profonde blessure, et Mme Jouy, que son fils Joseph, âgé de dix-huit ans, maintenait sur le sol, la frappant avec rage.

Le misérable qui était ivre, avait eu une discussion avec son père qui lui reprochait de ne jamais travailler. Furieux, il lui avait porté en pleine poitrine un coup de pied qui l'avait fait choir à la renverse, la tête sur l'angle d'une commode.

À ce moment, Mme Jouy étant intervenue, le forcené s'était rué sur elle.

Cet ignoble personnage est au Dépôt.

M. Joux, qui a, en outre, plusieurs côtes brisées, a été transporté, à l'hôpital de la Pitié. Son État est désespéré.


 Singulier pari - 1891

Singulier pari

Le Figaro  ― 25 août 1891

Nous doutons fort que le pari suivant soit du goût des baigneurs du high life. Il faut en effet n'être pas très dégoûté pour accepter de faire la planche en pleine Bièvre, à la hauteur du n° 65 de la rue Croulebarbe. A cet endroit, le pauvre ruisseau, large au plus d'un mètre cinquante, sert de dépotoir aux mégissiers qui travaillent sur ses bords.

Bravement le parieur, un Belge, nommé Benoit Bydekerke, bronzier de son état, s'est mis hier, à deux heures de l'après-midi, dans le costume primitif de notre père Adam, et, pour gagner l'enjeu - cinq francs, pas davantage - a plongé dans la Bièvre.

Il en sortait triomphant lorsqu'un agent de police a surgi du milieu des spectateurs et l'a conduit au poste.

Benoît n'avait pas pensé que, des fenêtres voisines, plus d'un œil pudibond pouvait le contempler  !


 La cité des Kroumirs - Réponse assistance publqiue

La cité des Kroumirs.

Le Temps ― 25 février 1882

L'Assistance publique nous adresse une note au sujet de l'article que nous avons publié sur la cité des Kroumirs. Après avoir expliqué que la location du terrain sur laquelle la cité est bâtie avait été faite, à la condition qu'elle cesserait de plein droit six semaines après un avertissement, et que par conséquent le locataire principal ne pouvait pas donner aux sous-locataires plus de droits qu'il n'en avait lui-même, la note continue ainsi :

« Si donc il est regrettable que de pauvres ouvriers aient mis leur travail et leurs économies à se créer un abri qui doit disparaître aujourd'hui, la faute ne saurait en être imputée à l'administration, qui est restée complètement étrangère aux conventions intervenues, et auprès de laquelle les intéressés auraient, trouvé les renseignements nécessaires pour éviter la déception qui les frappe aujourd'hui.

En présence des réclamations réitérées de la commission des logements insalubres, l'Assistance publique fut forcée, comme propriétaire du sol, de mettre son locataire en demeure de faire disparaître les causes d'insalubrité signalées.

Ce dernier déclara ne pouvoir le faire.

Un seul parti restait à l'administration elle donna congé pour le 1er avril.

Mais un, devoir d'humanité lui restait à remplir.

Elle fit connaître à son locataire qu'il pourrait conserver la jouissance du terrain, sans avoir de loyer à payer, jusqu'au mois d'octobre prochain, mais à la condition expresse que lui-même ne pourrait rien recevoir pendant ce temps des sous-locataires avec lesquels il avait traité, et ces derniers furent également informés de cette condition.

L'administration espère que, pendant ces six mois, les habitants de la cité des Kroumirs, n'ayant aucune charge de loyer, pourront démolir les constructions leur appartenant et se pourvoir de nouvelles habitations plus stables et moins insalubres.

Dans tous les cas, c'est une indemnité de six mois de loyer que l'administration de l'Assistance publique leur accorde. »

Ces six mois de loyer représentent fort peu de chose, vingt à trente francs par ménage. Et nous le répétons, certains habitants de la cité des Kroumirs avaient dépensé jusqu'à 1,200 fr. pour édifier leur petite maison. La compensation est donc tout à fait insignifiante. L'Assistance publique a évidemment le, droit absolu de son côté, en stricte justice allé n'est tenue à rien envers les pauvres expulsés. Mais c'est ici le cas de dire ou jamais : Qui n'est que juste est dur, et il nous semble qu'en se plaçant au point de vue de l'humanité il lui reste encore quelque chose à faire. Elle a été instituée non pas pour créer des misères, mais au contraire pour soulager celles qui existent, et la mesure qu'elle a été obligée de prendre est incontestablement une aggravation de misère pour ceux qu'elle atteint. Au lieu de garder le caractère d'une administration de charité, elle apparaît ainsi sous l'aspect d'un simple propriétaire qui se débarrasse de locataires qui le gênent sans se soucier autrement de ce qu'ils peuvent devenir.

Ce n'est pas notre faute, dit-elle, de sorte que ce sera aux petits à payer. Elle serait plus équitable en considérant l'expulsion des habitants de la cité des Kroumirs comme une espèce d'expropriation publique et en agissant en conséquence.


A lire également

L'article du Temps en date du 23 février 1882

Une lettre de M. Doré

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Lu dans la presse...

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Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude... (1872)

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La Fête Nationale du 30 juin 1878 dans le 13e arrondissement

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