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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'Hôpital de la Vieillesse pour femmes, autrement dit la Salpétrière, comptait, en 1860, 4422 lits dont 1341 pour les aliénées. En moyenne, par an, dans les années 1850-60 , 2100 aliénées y faisaient leur entrée et 800 y mourraient.


En 1929, le 13e comptait 11 cinémas : Le Bobillot, le Cinéma des Bosquets, le Clisson-Palace, l'Éden des Gobelins, le Cinéma des Familles, le Jeanne d'Arc, le cinéma Moderne, le Palais des Gobelins, le Royal-Cinéma, le Sainte-Anne et le Saint-Marcel.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Est-ce un empoisonnement - 1894

Est-ce un empoisonnement ?

Le Petit-Parisien — 28 décembre 1894

Hier, à trois heures de l'après-midi, M. Ferdinand Wendertieffoff, âgé de cinquante-cinq ans, journalier, et Mme veuve Henriette Masillier, âgée de cinquante-deux ans, demeurant avenue d'Ivry, 67, se présentaient chez M. Cornet, pharmacien, rue Coypel, et lui disaient qu'ils souffraient de douleurs d'estomac et de nausées dont ils ne pouvaient s'expliquer la cause. Envoyés à l'hôpital de la Pitié par M. Perruche, commissaire de police, Mme Masillier déclara, après avoir reçu quelques soins, qu'en sortant d'un restaurant où ils avaient déjeuné, son compagnon et elle s'étaient trouvés subitement malades.

Une enquête est ouverte à l'effet de savoir si le restaurateur désigné n'a pas commis l'imprudence de faire cuire des aliments dans une casserole en cuivre mal étamée.


 Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés - 1909

Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés

Le Journal 20 janvier 1909

Un fiacre conduit par le cocher Henri Terrier, demeurant 13, rue Barrault, et dans lequel avaient pris place M. Paul Frébault. infirmier, 10, impasse Damesme ; Mme Marie Fournier, soixante-quatre ans, 88, rue de la Voie-Verte, et Mlle Angèle Leconte, 4 bis, rue Ernest-Cresson, a été se jeter, l'autre nuit, .dans un chantier  non éclairé de la rue Martin-Bernard.

La voiture renversa et ses trois voyageurs, ainsi que le cocher. ont eu plus ou moins à souffrir de la terrible chute. Les blessés, après avoir reçu des soins dans une, pharmacie voisine, ont été reconduits leurs domiciles respectifs.

M. Delanglade commissaire de police du quartier  de la Maison Blanche a ouvert une enquête sur ce bizarre accident.


 La cité des Kroumirs - Réponse assistance publqiue

La cité des Kroumirs.

Le Temps ― 25 février 1882

L'Assistance publique nous adresse une note au sujet de l'article que nous avons publié sur la cité des Kroumirs. Après avoir expliqué que la location du terrain sur laquelle la cité est bâtie avait été faite, à la condition qu'elle cesserait de plein droit six semaines après un avertissement, et que par conséquent le locataire principal ne pouvait pas donner aux sous-locataires plus de droits qu'il n'en avait lui-même, la note continue ainsi :

« Si donc il est regrettable que de pauvres ouvriers aient mis leur travail et leurs économies à se créer un abri qui doit disparaître aujourd'hui, la faute ne saurait en être imputée à l'administration, qui est restée complètement étrangère aux conventions intervenues, et auprès de laquelle les intéressés auraient, trouvé les renseignements nécessaires pour éviter la déception qui les frappe aujourd'hui.

En présence des réclamations réitérées de la commission des logements insalubres, l'Assistance publique fut forcée, comme propriétaire du sol, de mettre son locataire en demeure de faire disparaître les causes d'insalubrité signalées.

Ce dernier déclara ne pouvoir le faire.

Un seul parti restait à l'administration elle donna congé pour le 1er avril.

Mais un, devoir d'humanité lui restait à remplir.

Elle fit connaître à son locataire qu'il pourrait conserver la jouissance du terrain, sans avoir de loyer à payer, jusqu'au mois d'octobre prochain, mais à la condition expresse que lui-même ne pourrait rien recevoir pendant ce temps des sous-locataires avec lesquels il avait traité, et ces derniers furent également informés de cette condition.

L'administration espère que, pendant ces six mois, les habitants de la cité des Kroumirs, n'ayant aucune charge de loyer, pourront démolir les constructions leur appartenant et se pourvoir de nouvelles habitations plus stables et moins insalubres.

Dans tous les cas, c'est une indemnité de six mois de loyer que l'administration de l'Assistance publique leur accorde. »

Ces six mois de loyer représentent fort peu de chose, vingt à trente francs par ménage. Et nous le répétons, certains habitants de la cité des Kroumirs avaient dépensé jusqu'à 1,200 fr. pour édifier leur petite maison. La compensation est donc tout à fait insignifiante. L'Assistance publique a évidemment le, droit absolu de son côté, en stricte justice allé n'est tenue à rien envers les pauvres expulsés. Mais c'est ici le cas de dire ou jamais : Qui n'est que juste est dur, et il nous semble qu'en se plaçant au point de vue de l'humanité il lui reste encore quelque chose à faire. Elle a été instituée non pas pour créer des misères, mais au contraire pour soulager celles qui existent, et la mesure qu'elle a été obligée de prendre est incontestablement une aggravation de misère pour ceux qu'elle atteint. Au lieu de garder le caractère d'une administration de charité, elle apparaît ainsi sous l'aspect d'un simple propriétaire qui se débarrasse de locataires qui le gênent sans se soucier autrement de ce qu'ils peuvent devenir.

Ce n'est pas notre faute, dit-elle, de sorte que ce sera aux petits à payer. Elle serait plus équitable en considérant l'expulsion des habitants de la cité des Kroumirs comme une espèce d'expropriation publique et en agissant en conséquence.


A lire également

L'article du Temps en date du 23 février 1882

Une lettre de M. Doré

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Rixe - 1899

Une vingtaine d'habitants de la cité Jeanne-d'Arc, qui nourrissaient depuis quelque temps des projets de vengeance contre des locataires de la cité Doré, rencontraient quelques-uns de ceux-ci place Pinel et les provoquaient.

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Un crime atroce qui ne peut être que celui d'un sadique ou d'un fou a été découvert l'avant-dernière nuit, au cinéma « Madelon », 174, avenue d'Italie.

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Son corps, coupé en huit morceaux, est retrouvé sous la scène d’un cinéma de l’avenue d’Italie

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Longue et dure journée, hier, pour la police, et pour les journalistes, qui ont couru, fouillé, interrogé, sans que, jusqu'à présent, un résultat appréciable paraisse avoir été obtenu.

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Lu dans la presse...

M. Poincaré inaugure le nouvel hôpital de la Pitié

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L'achèvement de la rue Jeanne d’Arc

Le Bulletin Municipal a enregistré l'expropriation, pour cause d'utilité publique, d'un certain nombre de maisons du 13° arrondissement, situées rue Jenner, boulevard de l'Hôpital, rue Esquirol, passage Crouin, place Pinel, cité Doré, avenue Constance, avenue Constant-Philippe et boulevard de la Gare. (1914)

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L'oasis et le cloaque

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Un métier inconnu

Rue Xaintrailles, derrière l'église Jeanne d'Arc, demeure une pauvre vieille grand'maman qui nourrit sa fille et ses petites-filles de crottes de chiens cueillies à l'aube sur les avenues qui rayonnent de la place d'Italie. (1893)

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La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ?

Près de la place d'Italie, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, la cité Jeanne-d'Arc forme une sorte de boyau gluant, sombre, bordé de mornes bâtisses de cinq ou six étages aux murs zébrés de longues moisissures. Dès la tombée de la nuit, le coin n'est pas sûr... (1931)

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La cité Jeanne-d'Arc a été nettoyée de ses indésirables

La Cité Jeanne-d'Arc, cet îlot lépreux et insalubre qui, dans le 13e arrondissement, groupe autour de quelques ruelles ses immeubles sordides, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, a vécu aujourd'hui un véritable état de siège. (1935)

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L'inauguration de la rue Jeanne-d'Arc (prolongée) dans le XIIIe arrondissement

La municipalité parisienne a inauguré, ce matin dans le 13e arrondissement, le prolongement de la rue Jeanne-d'Arc qui relie ainsi le quartier des Gobelins à celui de la Gare. (1936)

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Les on-dit

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Élection de la reine de l'Association artistique du treizième arrondissement

Cinq cents personnes environ assistaient, hier soir, à l'Eden des Gobelins, à l'élection de la reine de l'Association Artistique du treizième arrondissement. (1911)

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Nous avons visité les Gobelins à onze heures. C'est le moment le plus propice pour recueillir une impression personnelle. À cette heure matinale, en effet, la foule des touristes n'a pas accès dans la manufacture ; le travail bat son plein dans la cité, et le chantier et l'atelier présentent leur physionomie réelle que n'a pas encore altérée la fatigue d'une demi-journée de labeur. (1900)

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Le 14 juillet des miséreux

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