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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est par un décret impérial du 27 février 1867 que la rue de la Barrière des Gobelins prit le nom de rue Fagon et que la rue des Deux-Moulins prit celui de rue Jenner.


En 1930, la piscine de la Butte-aux-Cailles, l'une des rares piscines municipales de l'époque, exigeait de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Paris la nuit … - 1894

Paris la nuit …

Le Figaro ― 24 octobre 1894

M. Potut, professeur, suivait hier soir, vers minuit, la rue Lebrun, dans le quartier des Gobelins, lorsqu'il fut assailli par cinq rôdeurs qui, pour le dévaliser mieux à leur aise, l'accablèrent de coups. A moitié assommé, incapable d'opposer aucune résistance,. M. Potut dut se résigner à voir passer entre les mains des malfaiteurs sa montre et sa chaîne en or, son portefeuille renfermant des papiers de famille, son porte-monnaie contenant une centaine de francs et même son foulard.

Mais des gardiens de la paix qui étaient survenus avant que les agresseurs aient songé à prendre la fuite, ont pu arrêter trois d'entre eux. Ils ont été envoyés au Dépôt.

M. Potut a été transporté à son domicile dans un état alarmant.


 On ne peut pas tout prévoir - 1909

On ne peut pas tout prévoir

Le Journal — 29 juillet 1909

Un employé de commerce, M. Julien Pichet, âgé de 24 ans et demeurant 12, rue des Peupliers, qui regagnait son domicile, passait la nuit dernière vers onze heures rue de Tolbiac quand, à l'angle de l'avenue d'Ivry, il fut accosté par trois individus qui, sans plus de façon, lui réclamèrent son porte-monnaie. Le jeune homme mit bien la main à la poche, mais pour en retirer un revolver qu'il braqua sur les rôdeurs en les invitant à prendre le large

Comme l'un des apaches esquissait un geste menaçant, l'employé fit feu, et le malandrin roula sur la chaussée, atteint à la jambe gauche.

Des agents, accourus, relevèrent le blessé, dont les compagnons s'étaient prestement enfuis.

Celui-ci, un nommé Gaston Moreau, dix-huit ans, dit le « Frisé de la Glacière », a été transporté à l'hôpital Cochin, à la disposition de M. Delanglade, commissaire de police du quartier.


 La Cité des Kroumirs. R"ponse de M. Doré

La Cité des Kroumirs.

Le Temps 1er mars 1882

Nous recevons la lettre suivante :

Paris, le 27 février 1882.

Monsieur le directeur,

Je viens de lire par hasard deux articles récents parus sous forme de chronique dans votre journal, et concernant une prétendue cité des Kroumirs, élevée dans un terrain appartenant à l'administration de l'Assistance publique. Je ne comprends pas pourquoi, dans son récit, votre rédacteur fait jouer à la cité Doré un rôle qui ne lui appartient pas : il affirme que c'est elle qui a dénoncé à la commission des logements insalubres sa prétendue rivale. J'estime qu'il convient de rétablir la vérité des faits.

II est vrai que je possède une cité, qui porte mon nom ; elle a son entrée principale rue Jenner ; elle donne par un passage sur le boulevard de la Gare et forme un quadrilatère de 10,000 mètres superficiels environ un des côtés est bordé par la place Pinel, le second par le boulevard de la Gare, sur une longueur de 220 mètres environ, le troisième par la rue Jenner, et le quatrième par le passage Doré. Ce passage, qui relie la rue Jenner à la place Pinel, est large, pavé et bien éclairé ; il donne accès à une cité qui a une superficie de 3,000 mètres et qui est adossée à mon jardin, dont la jouissance n'est peut-être pas aussi désagréable que paraît le croire votre rédacteur.

Voulez-vous savoir maintenant de quoi se compose la cité Doré ? Elle a trois ou quatre avenues représentant une superficie de 1,200 mètres environ ; le pavé y est entretenu, et votre rédacteur, s'il y avait pénétré, aurait constaté l'existence de ruisseaux qui portent jusqu'à la rue Jenner un écoulement d'eau ne répandant aucune odeur, et provenant d'une concession de, la Ville sise à la porte, de mon jardin.  Le soir, l'éclairage se fait par une dizaine d'appareils à gaz et à pétrole, et la police, je vous en réponds, se charge de s'assurer que les mesures de sécurité pour-les passants sont bien prises. Le matin, le balayage est régulièrement opéré et les ordures sont enlevées par un tombereau enfin une douzaine de cabinets d'aisances, adossés à des tonneaux de vidange mobile, empêchent toute odeur nauséabonde de se répandre dans ma cité. Nous sommes bien loin, vous le voyez, de la cité des Kroumirs, et de ce cloaque boueux, immonde, manquant de lumière, dont votre rédacteur a fait un si noir tableau !

La dénonciation à la commission des logements insalubres, si dénonciation il y a, provient tout simplement de la mairie du 13e arrondissement, M. le maire, ainsi que son devoir lui ordonnait, a appelé l'attention de la commission d'hygiène sur la situation anormale de la cité des Kroumirs.

Agréez, etc.

Doré,
Chevalier de la Légion d'Honneur,
ancien fonctionnaire à l'École polytechnique.

A lire également

L'article du Temps en date du 23 février 1882

La réponse de l'Assistance Publique

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

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Lu dans la presse...

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Dans la soirée d'hier, vers six heures et demie, une conduite d'eau passant à la poterne des Peupliers, près du boulevard Kellermann, dans le treizième arrondissement, s'est rompue brusquement. (1912)

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Mort de M. Ernest Rousselle

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville. (1896)

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La suppression de la Bièvre

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains... (1907)

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La villa des chiffonniers

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu\'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre. (1897)

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Nouvelle ligne d'autobus

A dater du 28 octobre 1923, la S. T. C. R. P. mettra en service une nouvelle ligne d’autobus dénommée AI bis, « Place d’Italie-Gare Saint-Lazare » (1923)

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Nécrologie : Eugène Bonneton

Une triste nouvelle nous arrive du front. Eugène Bonneton, le peintre
délicat du vieux Paris, de la Bièvre et des hivers parisiens, vient de s'éteindre dans une ambulance de l'Argonne. (1915)

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L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc. (1934)

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Un éboulement aux fortifications

Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau. (1912)

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Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement ! (1911)

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Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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Le monument d'Ernest Rousselle

L'inauguration du monument élevé à la mémoire de M. Ernest Rousselle, qui fut président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, a eu lieu hier dans le jardin du dispensaire de la Maison-Blanche. (1901)

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Décentralisation artistique

Peu de lecteurs du Journal soupçonnaient qu’une exposition rassemblât, à la mairie du treizième, des œuvres exquises de fraîche beauté. Qu'ils fassent voyage. Ils connaîtront un vieux quartier de Paris dont il est aisé d'apprendre le charme. (1912)

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M. Félix Faure à l’École Estienne

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.
C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne. (1896)

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L'Office public des habitations de la Ville de Paris a entrepris, il y a quelques années, la construction de plusieurs groupes d'habitations à bon marché dans divers quartiers populeux de la capitale.
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