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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 7 avril 1897, M. Félix Faure, Président de la République accompagné de M. Barthou, ministre de l’intérieur; du général Tournier, de M. Le Gall et du commandant Meaux Saint-Marc, visitait l’hôpital de la Salpêtrière. Avant de se retirer, M. Félix Faure avait remercié les médecins des soins qu’ils donnent aux malades et avait laissé mille francs pour améliorer l’ordinaire des malades.


En mars 1897, M. Yendt, officier de paix, était nommé commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe, en remplacement de M. Perruche, admis à faire valoir ses droits à la retraite.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Agression d’un marchand de frites - 1906

Agression d’un marchand de frites

Le Journal — 16 juillet 1906

Un marchand de « frites » ambulant, M. Louis Garnier, trente ans, épluchait tranquillement des pommes de terre, hier soir vers six heures, au seuil de sa cabane, installée avenue des Gobelins. Il reçut soudain une balle de revolver dans l'œil gauche. M. Garnier est soigné à l'hôpital Cochin. M. Yendt, commissaire de police du quartier Croulebarbe, fait activement rechercher l'individu qui a fait feu.


 Paris la nuit

Paris la nuit

Le Figaro — 12 aout 1902

A la suite d'une discussion survenue au bal de l'Alcazar d'Italie, avenue de Choisy, un jeune homme, nommé Albert Delagarde, âgé de dix-neuf ans et demeurant, 7, rue Watteau, a frappé d'un coup de couteau, l'épaule gauche, une nommée Elisabeth Charpentier, couturière, demeurant rue Champollion.

La blessée a. été reconduite chez elle. Le meurtrier a été arrêté.


 Les mères sublimes - Labbé

Les mères sublimes

Par M. Edmond Labbé,
commissaire général
de l'Exposition internationale de 1937
 
 
Le Matin — 30 septembre 1935

La loi de la maternité, c'est le sacrifice, le sacrifice sous toutes ses formes, les plus modestes, les plus exquises, le sacrifice de tous les jours, de toutes les saisons, de toutes les années, de toute la vie. Ici le normal, c'est le sublime. Par sa pureté, sa profondeur, sa constance, son intensité, le sentiment maternel l'emporte sur toutes les autres affections humaines. Sur l'humanité, il étend un réseau de liens invisibles qui unissent les générations aux générations, le passé de l'espèce, de la race, de la nation à leur avenir.

Au fond de notre cœur, en face des souvenirs poignants ou tendres, nous célébrons le culte de notre mère et de toutes les mères.

À l'amour maternel répond l'amour filial, voix plus faible, hélas ! Trop de bienfaits, depuis le don initial de la chair et du sang jusqu'aux menus dévouements domestiques pour notre capacité de reconnaissance.

En lançant, dans le Matin du 17 août, ce mot d'ordre les mères sublimes doivent être citées à l'ordre de la nation, M. Lucien Klotz, secrétaire général de l'Exposition nationale du travail, a fait une bonne action. « Nous avons conscience d'accomplir une pauvre salutaire, déclarait-il à bon droit, en proposant aujourd'hui, à l'admiration publique, les mères françaises qui se sacrifient pour leurs enfants et, particulièrement, celles qui, de condition modeste, se privent et travaillent pour que leurs fils puissent s'élever aux destinées des grands serviteurs de la collectivité ».

C'est avec joie que j'ai offert au Matin et à M. Klotz de joindre mes efforts aux leurs pour faire triompher cette bonne et belle idée à laquelle M. Lebrun a donné la consécration du chef de l'État. Les témoignages d'intérêt, de sympathie, d'encouragement, ne se sont d'ailleurs pas fait attendre. M. Edouard Herriot, M. Mario Roustan, ont répondu les premiers à l'appel de M. Klotz. M. Jean Chiappe, président du conseil municipal de Paris et M. Calmels, président du conseil général de la Seine, ont adhéré sans hésiter à une si généreuse initiative.

M. Ernest Lafont, ministre de la santé publique et de l'éducation physique, qui s'intéresse vivement aux questions de la famille et de la maternité, a bien voulu promettre de mettre au point avec nous les conditions et les modalités d'application de cette idée d'une haute portée sociale.

Les deux difficultés principales auxquelles nous nous heurtions ont été bien vite surmontées. Il s'agissait 1° de définir les Mères sublimes qui représenteraient aux yeux du public la foule innombrable des mères sans reproche, celle à qui s'adresserait directement l'hommage de la Patrie reconnaissante 2° de préciser aussi la forme que prendrait cet hommage.

On a vu plus haut comment M. Klotz avait, dès l'abord, résolu le premier problème nous voulons attirer l'attention sur l'aspect le plus fécond au point de vue social du dévouement maternel, partant le plus respectable. Nous voulons honorer les humbles femmes qui se sacrifient pour que leurs fils deviennent de bons serviteurs du pays.

Pour les signaler à la reconnaissance nationale, nous élèverons un monument aux mères sublimes peut-être pourrons-nous lui donner un caractère à la fois moral et utilitaire.

Nous voulons honorer les mères à qui la démocratie doit ses réputations et ses gloires les plus pures : les fils du peuple qui constituent l'élite intellectuelle et l'élite morale du pays. Ces mères, un comité dont feront partie les personnalités le plus marquantes, les désignera aux pouvoirs publics. Et pour les signaler à la reconnaissance nationale, nous élèverons un monument aux mères sublimes peut-être pourrons-nous lui donner un caractère à la fois moral et utilitaire. Nous organiserons une fête annuelle, officielle du travail. Le produit de ces manifestations sera réparti entre les bonnes et braves femmes choisies par le comité. Les mères sublimes tiendront dans la fête du travail de l'Exposition de 1937 la place qu'elles méritent la première, je m'en porte garant.

Bien entendu, nous ne voulons pas substituer un enthousiasme de commande aux émotions les plus intimes qui soient et donner pour temple à la religion filiale, au lieu du fonds de l'âme, le forum. Ceci peut et doit compléter cela. Nous avons pour dessein principal l'assainissement, la purification de l'opinion publique. Les trompettes de la Renommée moderne ne sonnent pas toujours pour d'honorables causes. Le crime même bénéficie à notre époque d'une trouble et périlleuse célébrité. Nous voulons apprendre au peuple à ne fixer les yeux que sur les visages qui sont dignes de son attention, à ne méditer que sur des attitudes et sur des gestes exemplaires, à respecter la hiérarchie des valeurs sentimentales. Aucune figure n'est plus noble et plus riche d'enseignements que celle de la travailleuse penchée sur ses petits qui, franchissant le marécage des vies difficiles, échappe à toute souillure, qui n'a jamais les mains ni le cœur vides.

Edmond Labbé,
commissaire général de l'Exposition internationale de 1937.

A lire également

Les mères sublimes, seront honorées (1936)

Le compte-rendu de l'inauguration du monument (1938)

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En sortant du théâtre. - 1903

En sortant du théâtre, hier soir, un négociant du quartier des Gobelins, M. Léon Xavier, accompagné de sa femme, entrait dans un café du boulevard Saint-Marcel et entamait, avec un ami, une partie de jacquet.

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La chapelle Bréa

Là-bas, tout au bout de l'avenue d'Italie, près de la barrière de Fontainebleau, s'élevait une toute petite chapelle, mystérieusement fermée, et dans laquelle, depuis 1893, personne n'avait prié. Les habitants disaient en passant : c\'est la « chapelle Bréa », beaucoup sans comprendre le sens de cette dénomination. (1901)

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L'aménagement du XIIIè arrondissement

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Au treizième arrondissement

Rue du Moulin-des-Prés, treizième arrondissement, quartier de la Maison-Blanche, il a été ouvert, il y a un certain temps, une immense décharge, en vue de remblayer la vallée de la Bièvre. Dans cette décharge ont été apportées toutes sortes d'immondices. On y a même apporté des terres provenant de cimetières... (1890)

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A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Tandis que Paris se trouve condamné à boire de l'eau contaminée, on a accueilli, avec bonheur, la nouvelle de l'inauguration du fameux puits artésien de la Butte aux Cailles.
La chose vaut qu'on s'y arrête, car il ne s'agit pas de moins de dix mille mètres cubes, ou de dix millions de litres d'eau pure qui vont être donnés, chaque jour, aux Parisiens. Par ces temps de fièvre typhoïde, d'eau de Seine filtrée, voire non filtrée, ce n'est pas là quantité négligeable. (1904)

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Les grands travaux de l’édilité parisienne

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L'épidémie de la Maison-Blanche.

Malgré les défenses qui leur sont faites et avec l'insouciance de leur âge, les enfants du quartier s'introduisent actuellement dans la décharge et ils s'y amusent avec les fémurs et les tibias qu'ils découvrent à chaque pas. (1890)

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La Peste

La Bièvre est un ruisseau tout noir
Qui sent comme un goût d'urinoir…

chantait ce pauvre Rivoire, qui chantait si lugubrement la triste épopée d'un grelotteux de la Glacière. (1890)

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Voici les nouveaux renseignements que nous y avons recueillis. (1890)

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