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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue du Banquier, ancienne rue, doit son nom au banquier Patouillet qui avait déjà donné son nom au territoire compris entre la rive droite de la Bièvre et les terres de St-Marcel sur le chemin d'Ivry. (Clos Patouillet.)


L'Eglise Sainte-Anne de la Maison Blanche, de style romano-byzantin, est due à l'architecte Bobin.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Victimes des autos - 1923

Victimes des autos

Le Gaulois —7 octobre 1923

M. Auguste Vandecrane, 27, rue Vandrezanne, traversait l'avenue des Gobelins, la nuit dernière vers deux heures et demie, et voulut passer entre deux voitures, mais il ne remarqua pas que l'une était remorquée par l'autre et non éclairée. Pris dans la, corde qui reliait les deux voitures, il a été grièvement blessé à l'épaule droite.

Hier matin, boulevard de l'Hôpital, en face le 121, un taxi conduit par Joseph Boury, 8, ruse des Portes-Blanches, a été heurté par une voiture attelée d'un cheval et conduite par le nommé Clozeau de Linas (Seine-et-Oise). M. François Daubée, étudiant, vingt-deux ans, qui occupait le taxi a été blessé par des éclats de verre. Il est à la Charité.


 Précoce voleur - 1896

Précoce voleur

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Le jeune Hippolyte Couteux, âgé de quinze ans et demi, demeurant chez ses parents, 166, rue Nationale, dérobait hier matin, sans être aperçu, une casquette d'une valeur minime, à l'étalage d'un magasin situé, 53, avenue des Gobelins. La casquette ne lui allant pas, le petit filou eut l'audace de la rapporter au magasin où il l'avait prise, demandant à l'échanger contre une autre à sa pointure. Le vol fut reconnu et le jeune escroc fut conduit au commissariat de M. Perruche, qui l'a envoyé au Dépôt.


 L'inauguration du monument aux Mères Françaises - 1938

L'inauguration du monument aux Mères Françaises

L'Ouest-Eclair — 24 octobre 1938

Paris, [dimanche] 23 octobre. Cet après-midi, à 15 heures, a eu lieu, boulevard Kellermann, près de la porte d'Italie, l'inauguration du monument érigé à la gloire des mères françaises. La cérémonie s'est déroulée en présence du président de la République et de Mme Albert Lebrun, et de hautes personnalités. Il s'agissait de magnifier de façon durable l'abnégation, le sacrifice des mères de chez nous oui, en élevant leurs enfants dans les principes d'honneur et de devoir, contribuent à la grandeur de la Patrie.

Le monument, dû au ciseau des sculpteurs Bouchard et Descatoire, est d'harmonieuse proportion.

Dans la pierre, sont gravés ces mots que prononça M. Albert Lebrun, en donnant sa haute approbation au comité chargé d'élever cette œuvre de reconnaissance « Je pense que le dévouement et l'abnégation des mères françaises qui se sacrifient pour leurs enfants, particulièrement celles qui, de condition modeste, se privent et travaillent pour que leurs fils puissent s'élever aux destinées des très hauts serviteurs de la collectivité, ne sauraient plus longtemps rester soustraits à la reconnaissance nationale ».

Lorsque, accompagné du capitaine de vaisseau Krantz, de sa maison militaire, M. Albert Lebrun arrive boulevard Kellermann, il est accueilli par de nombreuses personnalités au premier rang desquelles on remarque MM. Le Provost de Launay, président du conseil municipal; Villey. préfet de la Seine; Langeron, préfet de police Labbé, président du comité d'organisation; Mgr Chaptal. représentant du cardinal Verdier; MM. Julien Weill, grand rabbin; Max Boegner, président de la Fédération protestante de France; le maréchal Pétain, les généraux Billotte, gouverneur militaire de Paris, Nollet, grand chancelier de la Légion d'honneur; Gouraud, etc.

Les discours

M. Edmond Labbé prend la parole. Après avoir remercié ceux qui ont collaboré à la réalisation du monument, l'orateur adresse un salut admiratif et ému à ces mères que l'on glorifie aujourd'hui. Une minute de silence est observée et M. Labbé conclut « Que demain, devant ce monument des mères françaises, défilent, sans souci de parti ni de confession, tous les Français dont le cœur aura battu à la pensée du sacrifice maternel et aussi tous ceux qui sentent qu'un peu d'optimisme et d'idéal est plus que jamais nécessaire pour combattre trop de réalités déprimantes. Il y a trop de sensibilité dans le cœur des mères pour que le monument élevé à leur gloire ne signifie pas « Haut les cours

M. Villey, préfet de la Seine, déclare que Paris se sent profondément honoré de pouvoir offrir au pays l'obole fervente de sa part contributive et de son ardent dévouement. Il ajoute: Comment la Patrie dont nous tirons toutes nos raisons de vivre, toutes nos manières de sentir et qui nous marque tous du sceau d'une indéfinissable ressemblance, pourrait-elle être mieux comprise et mieux aimée qu'en méditant l'exemple de celles qui donnent tant d'elles-mêmes à la continuité de la race, à sa volonté de défense et de vie ? L'hommage rendu aux mères est la race, a sa volonté de défense et de même temps à d'inébranlables espérances ».

M. Le Provost de Launay dit notamment : « Il convient qu'aujourd'hui le pays se recueille et se rappelle. La ville de Paris par ma voix s'associe à ce pieux hommage. Lorsque devant nous, les mères laborieuses se trouvent citées à l'ordre de la Nation, je suis particulièrement heureux de leur dire, an nom de la ville de Paris, notre infinie gratitude ».

Ayant exalté l'amour maternel qui a su inspirer poètes et écrivains, M. Marc Rucart énumère les titres que se sont acquis les mères. Il définit ce qu'il appelle l'héroïsme maternel et poursuit « Nous devons honorer et protéger les mères, françaises. Elles sont la sauvegarde du pays qui repose sur la famille et sur l'enfant. Elles sont les gardiennes du patrimoine de la nation, assurant avec la transmission de la vie le maintien de nos forces sociales. Elles sont un gage de paix, de concorde et de fraternité ».

Après le discours du ministre de la Santé publique, les délégations des anciens combattants, les enfants des écoles, et de nombreuses associations, défilent devant le monument.


A lire également

Les mères sublimes, par M. Edmond Labbé, commissaire général de l'Exposition internationale de 1937 (1935)

Les mères sublimes, seront honorées (1936)

L'inauguration du monument aux mères dans Excelsior

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Drame de la jalousie - 1897

Un nommé Jean Siégen, dit « Jean-Jean » âgé de vingt-six ans, demeurant rue de la Pointe-d'Ivry, a tiré cinq coups de revolver, la nuit dernière, passé la porte d'Ivry, sur Mlle Marie Berthot, âgée de vingt et un ans, ouvrière lingère, rue de la Butte-aux-Cailles.

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Chronique du feu - 1879

Hier soir, à dix heures quarante-cinq, un incendie s'est déclaré dans le grenier à fourrages de M. Brancourt, grainetier, boulevard de la Gare, 187. La cause de ce sinistre n'est pas encore connue.

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Le drame du quartier de la Gare - 1896

Les habitants de la rue du Dessous-des-Berges, dans le quartier de la Gare, ont été fortement impressionnés hier soir par un drame présentant un côté mystérieux, qui s'est déroulé dans l'immeuble situé au numéro 78. Une mère, Marie Pouquet, âgée de trente-deux ans, est venue s'abattre vers minuit sur le pavé de la cour, elle portait, attaché autour du corps, son enfant âgé de vingt mois.

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Le drame de la rue Dunois - 1892

Le nommé Duchefdelaville, maraîcher, demeurant 20, rue Dunois, se présentait hier dans la matinée au commissariat de police de la rue Jeanne-d'Arc.

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Lu dans la presse...

Arsène Lupin à l’Eden des Gobelins

A l'Éden des Gobelins, l'entr'acte passe en grande vedette, vers 10 h. 20. (1933)

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Les on-dit

Mais je vous jure que je n'ai jamais mis les pieds aux Gobelins, Comme tout vrai Parisien, je connais mal Paris. Je serais aussi dépaysé aux Gobelins que dans l'Arkansas. (1904)

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Élection de la reine de l'Association artistique du treizième arrondissement

Cinq cents personnes environ assistaient, hier soir, à l'Eden des Gobelins, à l'élection de la reine de l'Association Artistique du treizième arrondissement. (1911)

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Une visite à la Manufacture des Gobelins

Nous avons visité les Gobelins à onze heures. C'est le moment le plus propice pour recueillir une impression personnelle. À cette heure matinale, en effet, la foule des touristes n'a pas accès dans la manufacture ; le travail bat son plein dans la cité, et le chantier et l'atelier présentent leur physionomie réelle que n'a pas encore altérée la fatigue d'une demi-journée de labeur. (1900)

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Le 14 juillet des miséreux

Nous nous sommes rendu à l'asile Nicolas-Flamel, 71, rue du Château-des-Rentiers, un asile modèle, d'une extraordinaire propreté, disons le mot d'une belle coquetterie. (1896)

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Hôtel particulier rue du Château-des-Rentiers

Le Refuge Nicolas-Flamel, asile de nuit, est installé rue du Château-des-Rentiers. Délicate attention du hasard. Tout auprès, rue de Tolbiac, il est une gare, munie de ce fronton : Entrée — CEINTURE — Sortie. On s'étonne qu'il n'y ait point, ajoutés par un pauvre, cinq lettres de réponse : «Merci ! » (1922)

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La chapelle Bréa

Là-bas, tout au bout de l'avenue d'Italie, près de la barrière de Fontainebleau, s'élevait une toute petite chapelle, mystérieusement fermée, et dans laquelle, depuis 1893, personne n'avait prié. Les habitants disaient en passant : c\'est la « chapelle Bréa », beaucoup sans comprendre le sens de cette dénomination. (1901)

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Une tournée apostolique à la Maison-Blanche

L'abbé Garnier a fait cette semaine une tournée apostolique à la Maison Blanche C'est un bon coin de Paris, plein d'honnêtes travailleurs, mais, hélas ! aussi, un pauvre nid à misère. (1891)

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L'aménagement du XIIIè arrondissement

Les grands percements ne font point défaut au XIIIe arrondissement; on peut même dire que l'importance des voies dont il est sillonné est hors de proportion avec les ressources et les mœurs de la population qui l'habite. L'administration municipale n'a donc que peu de chose à faire pour compléter son œuvre au point de vue de la viabilité. (1869)

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Au treizième arrondissement

Rue du Moulin-des-Prés, treizième arrondissement, quartier de la Maison-Blanche, il a été ouvert, il y a un certain temps, une immense décharge, en vue de remblayer la vallée de la Bièvre. Dans cette décharge ont été apportées toutes sortes d'immondices. On y a même apporté des terres provenant de cimetières... (1890)

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A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Tandis que Paris se trouve condamné à boire de l'eau contaminée, on a accueilli, avec bonheur, la nouvelle de l'inauguration du fameux puits artésien de la Butte aux Cailles.
La chose vaut qu'on s'y arrête, car il ne s'agit pas de moins de dix mille mètres cubes, ou de dix millions de litres d'eau pure qui vont être donnés, chaque jour, aux Parisiens. Par ces temps de fièvre typhoïde, d'eau de Seine filtrée, voire non filtrée, ce n'est pas là quantité négligeable. (1904)

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Les grands travaux de l’édilité parisienne

Dans le XIIIe arrondissement, quartier de la Butte-aux-Cailles, c'est toujours de la grande voie de transit que l'on s'occupe. (1877)

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L'épidémie de la Maison-Blanche.

Malgré les défenses qui leur sont faites et avec l'insouciance de leur âge, les enfants du quartier s'introduisent actuellement dans la décharge et ils s'y amusent avec les fémurs et les tibias qu'ils découvrent à chaque pas. (1890)

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La Peste

La Bièvre est un ruisseau tout noir
Qui sent comme un goût d'urinoir…

chantait ce pauvre Rivoire, qui chantait si lugubrement la triste épopée d'un grelotteux de la Glacière. (1890)

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