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 L'ancienne nécropole Saint-Marcel - 1913

L'ancienne nécropole Saint-Marcel

Le Journal des débats politiques et littéraire — 9 décembre 1913

Une large tranchée est actuellement creusée, pour l'établissement d'une conduite cimentée, sur le trottoir, à l'extrémité du boulevard St-Marcel, près de l'avenue des Gobelins.

À l'angle de la rue de la Collégiale, les fouilles ont mis à découvert de nombreux sarcophages en plâtre et en pierre, et des sépultures à même le sol.

M. le docteur Capitan et M. Charles Magne se sont rendus sur place ces jours-ci pour examiner ces fouilles ; deux sarcophages de pierre, trouvés à deux mètres à peine de la chaussée, ont été ouverts dans le fond de la tranchée. Recouverts d'un lourd couvercle de forme thoracique, ils renfermaient deux squelettes complets. L'un surtout attira l'attention du docteur Capitan, squelette féminin, portant des traces très apparentes de lésion de l'omoplate et possédant un tibia portant une ancienne fracture soudée de façon primitive.

Ces sépultures appartiennent, à n'en pas douter, à l'ancienne nécropole Saint-Marcel, dont les origines remontent au quatrième siècle.

Elle s'étendait, en effet, sur un vaste emplacement limite par la rue Le Brun (ancienne rue des Fossés-Saint-Marcel), la rue des Gobelins, la rue des Marmousets, la rivière de Bièvre, la rue du Fer-à-Moulin et la rue Scipion occupant, on le voit, un quadrilatère à cheval sur les voies nouvelles, qui sont l'avenue des Gobelins, le boulevard de Port-Royal, le Boulevard Arago et le boulevard Saint-Marcel.

Trois églises s'y élevaient, et c'est autour de chacune d'elles que se groupaient les tombes : Saint-Marcel, du côté de la rue de la Reine-Blanche ; Saint-Hippolyte, du côté de la rue des Gobelins et Saint-Martin rue de la Collégiale, entre la rue Vésale et le boulevard Saint-Marcel.

Extrait du plan de Paris dit Plan de Turgot réalisé entre 1734 et 1739.

Les restes mis à jour par centaines dans les fouilles actuelles proviennent des inhumations de l'église Saint-Martin.

C. Y.

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Saviez-vous que... ?

Dans son numéro du 19 mars 1872, le Petit Journal signalait à ses lecteurs la vaillante conduite d'une jeune fille-de douze ans, l'aînée de six enfants, dont la mère, demeurant rue Buot, 17, quartier de la Butte aux Cailles (13° arrondissement) était malade à ce moment.
Levée à trois heures du matin, elle allait travailler dehors et gagnait 1 fr. 50 c., pour nourrir toute la famille ; en rentrant de son ouvrage, elle soignait ses frères et sœurs comme l’aurait fait la meilleure des mères.

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En 1879, les écoles chrétiennes de la rue du Moulin des Prés, de la rue Jeanne d'Arc et du boulevard de l'hôpital furent laïcisées à la suite de la décision du conseil municipal. Elles furent remplacées par les écoles libres des 61 rue Dunois, 93 avenue de Choisy et 43 rue Corvisart. Une école chértienne tenue par des soeurs fut laicisée et remplacée par une école libre située 35 rue Jenner.

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Le 1er mars 1932, l'usine de chaussures (qui répandait aux alentours de manière permanente une odeur de vernis) installée boulevard Kellermann (au 10) était ravagée par un incendie.

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La rue Baudricourt honore Robert de Baudicourt, capitaine de Vaucouleurs, compagnon de Jeanne d'Arc.

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La mairie du XIIIe

Le premier bâtiment de la Mairie en façade de la place d'Italie est dû à Paul-Henri Bonnet, architecte né en 1828, grand prix de Rome. Les travaux commenèrent en 1873. Bonnet les suivit jusqu'à sa mort en 1881. Des extensions de la mairie furent peu à peu constuites et elle occupa finalement, à la fin du XIXe siècle, tout le quadrilatère formé par la place d'Italie, l'avenue des Gobelins, la rue Philippe de Champaigne et le boulevard de l'Hôpital.