entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 21 août 1881, M. Cantagrel fut élu député du 13ème arrondissement au Corps législatif.


La maison qui, en 1900, était située au 68 du boulevard d'Italie, servait de dépôt au sculpteur Rodin.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

menu-nouveautés sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame rue Bourgon - 1899

Un drame rue Bourgon

Le Figaro — 3 janvier 1899

Un ouvrier plombier, Alphonse Roinville, habitant, dans le treizième arrondissement, la rue Bourgon, au n°8, recevait, hier matin, la visite d'une femme Eugénie Hergot, âgée de trente-quatre ans, blanchisseuse.

Une demi-heure après l'arrivée de cette femme des cris perçants partant de la chambre de Roinville attirèrent l'attention des voisins, qui pénétrèrent chez le plombier et trouvèrent Eugénie Hergot étendue sur le parquet et portant à l'épaule une blessure d'où le sang s'épanchait en assez grande abondance. Elle venait de recevoir un coup de couteau.

Le meurtrier a été arrêté et conduit chez M. Remongin, commissaire de police, qui l'a envoyé au Dépôt.

La victime, dont l'état est grave, a été transportée à l'hôpital Cochin.


 Le vin triste - 1923

Le vin triste

Paris-Soir ― 2 décembre 1923

Avenue des Gobelins, en face du 51, des agents ont surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.


 La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures - 1921

La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

Le Petit-Journal — 20 aout 1921
Piscine en construction, place Paul Verlaine, à la Butte aux Cailles

La recherche d'eau potable pour l'alimentation de Paris fut toujours la préoccupation constante de ceux qui eurent la Charge d'administrer la capitale elle l'est encore aujourd'hui — parce que parallèlement à l'augmentation de la population, les besoins d'hygiène et de salubrité se manifestent plus impérieux ; chaque Parisien a besoin d'une plus grande quantité d'eau que son prédécesseur.

Pour conquérir le précieux liquide les moyens les plus divers tarent employés : prise d'eau directe à la Seine (pompe de Chaillot), amenée de l'Ourcq, dont les premières eaux jaillirent de la fontaine des Innocents le 15 août 1809, au milieu de l'émerveillement public, puits artésiens (1830), et enfin captation des sources lointaines.

Le puits artésien qui nous intéresse aujourd'hui était une façon de créer la source â l'endroit même où elle devait être consommée ; on en creusa donc à Grenelle, Passy, la Villette, -et enfin à la Butte- aux-Cailles, objet de cet article.

Les résultats furent appréciables en quantité, bien que les géologues aient manifesté la crainte d'un débit décroissant, mais l'eau ainsi captée avait 28 degrés et sa nature était particulière, ferrugineuse notamment à Passy et à la Butte-aux-Cailles. Les puits artésiens ne rendirent donc pas les services qu'on en attendait. Leur eau était pour ainsi dire inconsommable. Ce n'est que beaucoup plus tard que M. Ernest Rousselle, président du Conseil municipal, émit l'idée de l'utiliser pour des bains-douches et des piscines, rendant ainsi féconds les travaux de nos prédécesseurs, qui paraissaient avoir été inutiles. Erreur pour la consommation, le puits artésien devint un bienfait pour l'hygiène, et si l'exécution du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été une longue suite d'efforts et de déceptions, bientôt Paris se félicitera de le posséder.

Commencé en 1866, sa profondeur atteignait 532 mètres en 1872, époque à laquelle on abandonnait les travaux, faute de crédits, d'une part, et, d'autre part, cause non avouée, parce que la conception des puits artésiens, étant donnés les résultats, n'était plus dans l'esprit du jour. A quoi servaient en effet le puits de Grenelle et le puits de Passy ? De quelle utilité serait alors le puits de la Butte-aux-Cailles ?

Vingt ans plus tard M. Ernest Rousselle faisait reprendre les travaux, car ainsi que nous le disions plus haut, il prévoyait l'utilisation des eaux ainsi captées. En 1897 on atteignait 571 mètres de profondeur, mais un accident se produisit aux machines à perforer et on abandonna à nouveau le travail. « Il fallut, dit le ministre qui inaugura, en 1904, le puits de la Butte aux Cailles, toute l'énergie et la persévérance de M. Ernest Rousselle pour qu'en 1901 on reprit la lutte contre les éléments. » Enfin en 1903, l'eau jaillit à raison de 6.000 mètres cubes par jour, et en 1910 des bains- douches fonctionnaient sur son emplacement.

M. Ernest Rousselle n'avait pas eu la joie de voir le résultat de son énergique persévérance, mais son fils, qui le remplaça à l'Hôtel de Ville, continua son œuvre. C'est à lui que nous devons les bains-douches, c'est à lui que nous devrons la piscine, à la veille de sa réalisation, grâce à la nouvelle direction de l'esprit du Conseil municipal vers les sports.

Le premier coup de pioche a été donné dernièrement, en présence de nombreux conseillers municipaux et des membres de la commission sportive, car on attache une grande importance a cette piscine qui sera le type des piscines futures.

Avant d'en dresser les plans définitifs, des études ont été faites à l'étranger, par des architectes de la Ville de Paris, ce qui a permis de concevoir une installation comportant tous les perfectionnements généralement acquis et les améliorations que nos techniciens ont su y apporter.

La piscine étant un centre d'hygiène et de sport mais non, ainsi que certains le croient, un lieu pour prendre des soins de propreté, les bains-douches seront conservés pour les soins de propreté et la piscine sera uniquement affectée à la natation, d'où la création d'un bassin ayant des dimensions en rapport avec les nécessités des matches qui pourront y être disputés, soit 33 mètres 33 de longueur sur 12 mètres de large ; des tribunes pour le public et le jury seront édifiées.

D'une architecture utilitaire, le bâtiment accolé aux bains-douches, place Paul-Verlaine, aura son entrée spéciale conduisant à trois étages de 50 cabines chacun. Chaque étage aura sa couleur particulière, à laquelle répondront les couleurs des caleçons. Ceci pour permettre, les jours d'affluence, le passage régulier et mathématique des équipes de nageurs, sans encombrement.

Les porteurs de caleçons d'une couleur unique occupant ensemble la piscine, on aura ainsi une utilisation constante de l'eau dans les conditions suivantes : une équipe qui vient de se baigner se rhabille, pendant qu'une autre équipe prend possession de la piscine et que la troisième se déshabille, s'apprêtant à entrer dans l'eau, à son tour, en passant par la salle de propreté, obligation pour tous, à laquelle personne ne pourra échapper, étant donnée la distribution des locaux.

L'eau arrivant à la température d'environ 28 degrés, pour éviter toute déperdition de chaleur, les murs et les voûtes seront construits à doubles parois ; enfin une machinerie puissante assurera la récupération et l'épuration des eaux usées (de manière à avoir une eau très courante) la ventilation des locaux, le séchage du linge, etc...

C'est, on le voit, une organisation très importante, pour laquelle un crédit de quatre millions et demi a été prévu. On espère que les dépenses ne l'atteindront pas et on compte inaugurer cette piscine modèle en 1923. Attendons avec patience le jour de l'inauguration et surtout la mise en œuvre des travaux nécessaires à la construction de piscines sœurs.

Émile Willème

A lire également

Le puits artésien de la Butte aux Cailles (1868)

1898, les travaux ne sont toujours pas terminés...

La Butte aux Cailles se modernise (1924)

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Mutilé par son amie - 1914

Malgré cinq ans de vie commune, Émile Daucourt, polisseur, âgé de trente ans, et sa maîtresse, Marie Pécret, une forte femme de trente-cinq ans, ne formaient pas un couple parfait.

Lire

Un Agent parachute - 1894

La jeune Louise Cardon, âgée de quatre ans, demeurant chez ses parents, rue Broca,était montée, sur une chaise...

Lire

Inondation boulevard Kellermann - 1901

A la hauteur du numéro 26 du boulevard Kellermann, entre la porte de Bicêtre et la poterne des Peupliers, se trouve l'accès d'une double rampeaboutissant d'une part à la rue du Moulin-de-la-Pointe et d'autre part à la rue Damesme.

Lire

Une femme tue son amant - 1911

Hier, vers une heure de l'après-midi, la concierge de l'immeuble, 198, rue de Tolbiac, voyait descendre, échevelée, un revolver à la main, une de ses locataires...

Lire

Menu article

Lu dans la presse...

Les eaux thermales de la Butte-aux-Cailles

Nous avons pu rencontrer ce matin le sympathique conseiller municipal du treizième arrondissement, M. Henri Rousselle, sur l'initiative de qui les travaux avaient été poursuivis et qui, tout heureux du résultat obtenu, nous a donné sur le puits artésien de la Butte-aux-Cailles les renseignements suivants... (1903)

Lire


Le dispensaire Emile-Loubet

Le quartier de la Gare était en fête hier, et la population de travailleurs qui l'habite a chaleureusement manifesté au Président de la République les sentiments de gratitude qu'elle nourrit à son égard pour la nouvelle preuve de sollicitude qu'il vient de lui donner en faisant édifier l'établissement philanthropique qui portera désormais son nom. (1905)

Lire


Trois îlots à détruire d'urgence

Avant que d'être un égout, la Bièvre, semblable en cela à tant d'autres cours d'eau avait eu ses caprices, et avait formé, entre ce qui est maintenant le boulevard Arago et l'avenue des Gobelins, un îlot coquet, au milieu duquel poussait, au hasard des apports du vent, une flore des plus variées. (1923)

Lire


L'inauguration du monument aux Mères Françaises

En présence de M. et Mme Albert Lebrun a été inauguré hier, boulevard Kellermann, près de la porte d’Italie, le monument élevé à la gloire des mères françaises, œuvre des sculpteurs Bouchard et Dalcatone et des architectes Greber et Bigot. (1938)

Lire


Une nouvelle église paroissiale à Paris

Le quartier populeux de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement, était hier en fête. (1900)

Lire


La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

D'une architecture utilitaire, le bâtiment accolé aux bains-douches, place Paul-Verlaine, aura son entrée spéciale conduisant à trois étages de 50 cabines chacun. Chaque étage aura sa couleur particulière, à laquelle répondront les couleurs des caleçons. (1921)

Lire


Un syndicat d'indigents

La cour des Miracles était hier soir en grand émoi ; elle avait transporté cahin-caha, béquillant et gesticulant, ses pénates dans le quartier de la Gare, rue Nationale, tout là-bas, au bout de Paris, près de la barrière d'Italie. Il faut dire que le 13° arrondissement a un maire, M. Thomas, « qui fait des économies sur les fonds alloués par la Ville au service de bienfaisance, et qui, cette année, a rendu 50,000 francs à l'Assistance publique ». (1897)

Lire


L'épidémie de la Maison-Blanche

Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi. Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre. (1890)

Lire


La reconstruction des Gobelins

Il paraît décidé qu'on conservera pieusement les ruines de la Cour des Comptes, comme souvenir de 1871. Mais il est un autre monument, également ruiné par la Commune et dont la vue séduit beaucoup moins : la façade de la manufacture des Gobelins « provisoirement » remplacée par une construction en platras et une palissade en planches. (1891)

Lire


Sauvons les Gobelins !

Dans la pénurie lamentable des crédits affectés aux beaux arts, le budget des Gobelins est peut-être le plus précaire. (1912)

Lire


La voiture de la Mie de Pain

Souvent nous avons parlé de cette gentille œuvre la Mie de Pain, qui a rendu depuis six ans de si grands services aux pauvres de la Maison-Blanche. (1897)

Lire


Les travaux à réaliser dans le XIIIè

La revue "Les Annales industrielles" a dressé la liste des travaux de voirie à réaliser dans le XIIIè arrondissement (1893)

Lire


Les prochains grands travaux de Paris

Sur l'emprunt de 900 millions, dont la majeure partie doit servir à exécuter dans Paris de grands travaux de voirie (ce qui n'exclut pas ceux qui ont été décidés antérieurement à l'adoption de ce vaste plan de campagne), les quatre quartiers du treizième arrondissement auront une assez forte part. (1910)

Lire


La crue persiste

Au service hydrométrique, on escompte la cote de 5m. 20 à Paris-Austerlitz d'ici
à lundi matin et on espère qu'elle ne sera pas sensiblement dépassée. (1910)

Lire


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte