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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.


La couverture de la Bièvre, à l'angle de l'avenue des Gobelins, fut décidée lors de la séance du conseil municipal du 12 juillet 1893.


C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Arrestation d'un dangereux malfaiteur - 1930

Arrestation d'un dangereux malfaiteur

Le Petit Parisien — 15 mars 1930

Depuis quelques mois, les quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe étalent le théâtre de nombreux cambriolages. À la suite d'une enquête, les inspecteurs Sergent et Belmadi, de la brigade nord-africaine, ont arrêté le nommé Roland Morges, vingt-trois ans, imprimeur, sans domicile fixe, qui avait le 12mars commis un vol dans un hôtel meublé, 101, boulevard de l'Hôpital. On recherche un complice qui l'aida dans cette affaire. Morges avoua être l'auteur de multiples méfaits ; six fois condamné depuis 1924, il est Interdit de séjour.


 Un soldat blesse une jeune fille

Un soldat blesse une jeune fille d'un coup de revolver

Il est lynché par la foule

Au cours d'une discussion, avenue des Gobelins, le soldat Charles Schaffer, du 516e régiment de chars d'assaut, a blessé d'une balle de revolver à la jambe droite Mlle Renée Lendeau, couturière, demeurant 28 bis, rue Pascal. La jeune fille a été admise à la Pitié.

Le soldat, lynché par la foule, a dû être transporté au Val-de-Grâce.

Le Matin —15/11/1926

 La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures - 1921

La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

Le Petit-Journal — 20 aout 1921
Piscine en construction, place Paul Verlaine, à la Butte aux Cailles

La recherche d'eau potable pour l'alimentation de Paris fut toujours la préoccupation constante de ceux qui eurent la Charge d'administrer la capitale elle l'est encore aujourd'hui — parce que parallèlement à l'augmentation de la population, les besoins d'hygiène et de salubrité se manifestent plus impérieux ; chaque Parisien a besoin d'une plus grande quantité d'eau que son prédécesseur.

Pour conquérir le précieux liquide les moyens les plus divers tarent employés : prise d'eau directe à la Seine (pompe de Chaillot), amenée de l'Ourcq, dont les premières eaux jaillirent de la fontaine des Innocents le 15 août 1809, au milieu de l'émerveillement public, puits artésiens (1830), et enfin captation des sources lointaines.

Le puits artésien qui nous intéresse aujourd'hui était une façon de créer la source â l'endroit même où elle devait être consommée ; on en creusa donc à Grenelle, Passy, la Villette, -et enfin à la Butte- aux-Cailles, objet de cet article.

Les résultats furent appréciables en quantité, bien que les géologues aient manifesté la crainte d'un débit décroissant, mais l'eau ainsi captée avait 28 degrés et sa nature était particulière, ferrugineuse notamment à Passy et à la Butte-aux-Cailles. Les puits artésiens ne rendirent donc pas les services qu'on en attendait. Leur eau était pour ainsi dire inconsommable. Ce n'est que beaucoup plus tard que M. Ernest Rousselle, président du Conseil municipal, émit l'idée de l'utiliser pour des bains-douches et des piscines, rendant ainsi féconds les travaux de nos prédécesseurs, qui paraissaient avoir été inutiles. Erreur pour la consommation, le puits artésien devint un bienfait pour l'hygiène, et si l'exécution du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été une longue suite d'efforts et de déceptions, bientôt Paris se félicitera de le posséder.

Commencé en 1866, sa profondeur atteignait 532 mètres en 1872, époque à laquelle on abandonnait les travaux, faute de crédits, d'une part, et, d'autre part, cause non avouée, parce que la conception des puits artésiens, étant donnés les résultats, n'était plus dans l'esprit du jour. A quoi servaient en effet le puits de Grenelle et le puits de Passy ? De quelle utilité serait alors le puits de la Butte-aux-Cailles ?

Vingt ans plus tard M. Ernest Rousselle faisait reprendre les travaux, car ainsi que nous le disions plus haut, il prévoyait l'utilisation des eaux ainsi captées. En 1897 on atteignait 571 mètres de profondeur, mais un accident se produisit aux machines à perforer et on abandonna à nouveau le travail. « Il fallut, dit le ministre qui inaugura, en 1904, le puits de la Butte aux Cailles, toute l'énergie et la persévérance de M. Ernest Rousselle pour qu'en 1901 on reprit la lutte contre les éléments. » Enfin en 1903, l'eau jaillit à raison de 6.000 mètres cubes par jour, et en 1910 des bains- douches fonctionnaient sur son emplacement.

M. Ernest Rousselle n'avait pas eu la joie de voir le résultat de son énergique persévérance, mais son fils, qui le remplaça à l'Hôtel de Ville, continua son œuvre. C'est à lui que nous devons les bains-douches, c'est à lui que nous devrons la piscine, à la veille de sa réalisation, grâce à la nouvelle direction de l'esprit du Conseil municipal vers les sports.

Le premier coup de pioche a été donné dernièrement, en présence de nombreux conseillers municipaux et des membres de la commission sportive, car on attache une grande importance a cette piscine qui sera le type des piscines futures.

Avant d'en dresser les plans définitifs, des études ont été faites à l'étranger, par des architectes de la Ville de Paris, ce qui a permis de concevoir une installation comportant tous les perfectionnements généralement acquis et les améliorations que nos techniciens ont su y apporter.

La piscine étant un centre d'hygiène et de sport mais non, ainsi que certains le croient, un lieu pour prendre des soins de propreté, les bains-douches seront conservés pour les soins de propreté et la piscine sera uniquement affectée à la natation, d'où la création d'un bassin ayant des dimensions en rapport avec les nécessités des matches qui pourront y être disputés, soit 33 mètres 33 de longueur sur 12 mètres de large ; des tribunes pour le public et le jury seront édifiées.

D'une architecture utilitaire, le bâtiment accolé aux bains-douches, place Paul-Verlaine, aura son entrée spéciale conduisant à trois étages de 50 cabines chacun. Chaque étage aura sa couleur particulière, à laquelle répondront les couleurs des caleçons. Ceci pour permettre, les jours d'affluence, le passage régulier et mathématique des équipes de nageurs, sans encombrement.

Les porteurs de caleçons d'une couleur unique occupant ensemble la piscine, on aura ainsi une utilisation constante de l'eau dans les conditions suivantes : une équipe qui vient de se baigner se rhabille, pendant qu'une autre équipe prend possession de la piscine et que la troisième se déshabille, s'apprêtant à entrer dans l'eau, à son tour, en passant par la salle de propreté, obligation pour tous, à laquelle personne ne pourra échapper, étant donnée la distribution des locaux.

L'eau arrivant à la température d'environ 28 degrés, pour éviter toute déperdition de chaleur, les murs et les voûtes seront construits à doubles parois ; enfin une machinerie puissante assurera la récupération et l'épuration des eaux usées (de manière à avoir une eau très courante) la ventilation des locaux, le séchage du linge, etc...

C'est, on le voit, une organisation très importante, pour laquelle un crédit de quatre millions et demi a été prévu. On espère que les dépenses ne l'atteindront pas et on compte inaugurer cette piscine modèle en 1923. Attendons avec patience le jour de l'inauguration et surtout la mise en œuvre des travaux nécessaires à la construction de piscines sœurs.

Émile Willème

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Un mari qui tue sa femme - 1897

Un brave égoutier, M. Pierre S... demeurant 27, rue Harvey, dans le quartier de la Gare, donnait, ces jours derniers, asile à sa nièce, une gamine, de seize ans et demi, Pauline Ohlmann, qui avait épousé, quelques mois auparavant, un charretier nommé Patural et l'avait quitté pour se soustraire à ses brutalités.

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On sait peut-être que la cité Doré, près de l’ancienne barrière des Deux-Moulins, est un quartier composé de cahutes singulières, habitées par des chiffonniers. Quartier modèle s'il en fut... Sa population tient à ce que tout s'y passe pour le mieux, à ce que rien ne vienne entacher la réputation d'esprit pacifique...

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Subissant l'influence de l'été de la Saint-Martin, Paul Perrotel le « père Paul » comme on l'appelle dans le quartier des Gobelins bien qu'âgé de cinquante-huit ans, déclara sa flamme à une marchande de pommes de terre frites de la rue de Tolbiac, Louise Fléchel, qui compte, elle, cinquante-cinq ans.

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Lu dans la presse...

L'inauguration du monument aux Mères Françaises

En présence de M. et Mme Albert Lebrun a été inauguré hier, boulevard Kellermann, près de la porte d’Italie, le monument élevé à la gloire des mères françaises, œuvre des sculpteurs Bouchard et Dalcatone et des architectes Greber et Bigot. (1938)

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La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

D'une architecture utilitaire, le bâtiment accolé aux bains-douches, place Paul-Verlaine, aura son entrée spéciale conduisant à trois étages de 50 cabines chacun. Chaque étage aura sa couleur particulière, à laquelle répondront les couleurs des caleçons. (1921)

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Effondrement d'une maison place Pinel

Mercredi matin, vers dix heures, a eu lieu un accident qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe.
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L'on sait que l'Assistance Publique a racheté la cité Jeanne-d'Arc pour faire démolir les noires masures qui la composent et édifier à leur place, sur les cinq mille mètres carrés qui s'étendent là, au fond de ce populeux quartier de la Gare, entre les rue Jeanne-d'Arc et Nationale, des maisons ouvrières à bon marché, gaies, saines et claires. (1912)

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Cet après-midi, à 15 heures, boulevard de la Gare, s'est disputée une originale compétition : la course des « rouleurs de futailles ». (1923)

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