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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1929, le 13e comptait 11 cinémas : Le Bobillot, le Cinéma des Bosquets, le Clisson-Palace, l'Éden des Gobelins, le Cinéma des Familles, le Jeanne d'Arc, le cinéma Moderne, le Palais des Gobelins, le Royal-Cinéma, le Sainte-Anne et le Saint-Marcel.


En 1882, un poste-vigie dit encore poste avertisseur, c'est à dire un local où un pompier serait toujours présent afin d'y recevoir la déclaration des personnes venant faire connaître un incendie était installé au numéro 26 de la rue des Cinq-diamants. Chaque poste avertisseur était en communication avec la caserne des pompiers la plus voisine à l'aide d'un télégraphe à cadran


C'est le 9 juin 1936 que fut inauguré le dernier tronçon de la rue Jeanne d'Arc entre le boulevard de l'Hôpital et le boulevard de la Gare. L'ouverture de ce tronçon avait été décidé en 1910.

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C'est arrivé dans le 13ème

 A bon chat… - 1923

A bon chat…

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Mme veuve Pestre, 55 ans, 16, avenue des Gobelins s’est présentée au commissariat du quartier Croulebarbe et a déclaré qu’elle avait été griffée aux jambes et mordue à la main par un chat qui se trouvait devant une boulangerie, 26, avenue des Gobelins. On abattra sans doute le minet si on le retrouve.


 Lugubre trouvaille - 1914

Lugubre trouvaille

Le Rappel ― 28 février 1914

Le premier janvier dernier, un rentier de la rue Clisson, recevait une grande botte de bonbons et en partageait la plus grande partie de son contenu avec des voisins et amis.

Quelle ne fut pas sa stupéfaction, hier, en voulant ouvrir la dite boite pour y prendre les derniers bonbons restants, lorsque en soulevant le couvercle, il aperçût, couché dans la boite, le petite cadavre d'un nouveau-né qui paraissait y avoir été placé depuis seulement quelques heures.

Se rappelant que la veille, leur bonne, Yvonne Porte, 19 ans, s'était plainte d'une indisposition, il la mit en présence de sa lugubre trouvaille et la jeune domestique avoua, avoir accouché clandestinement, de l'enfant que l'on venait de la boite.

Le docteur Paul a été commis à l'effet de savoir si le dit enfant était né viable.


 M. Poincaré inaugure le nouvel hôpital de la Pitié

M. Poincaré inaugure le nouvel hôpital de la Pitié

Le Matin — 20 mars 1913

Le Président de la République qu’accompagnaient le général Beaudemoulin et le lieutenant-colonel Pénelon, a inauguré hier le nouvel hôpital de la Pitié.

Dans l'assistance, extrêmement nombreuse, on remarquait MM. Galli, président du conseil municipal Delannoy, préfet de la Seine, Mesureur, directeur de l'Assistance publique, Léon Bourgeois, Paul Strauss, Ranson, sénateurs F. Buisson et Leboucq, députés, et un très grand nombre de conseillers municipaux et de hauts fonctionnaires.

Résultat d’images pour raymond poincaréTout d'abord, M. Poincaré visita les divers pavillons de l’établissement, qui constituent, avec ses larges allées, ses arbres et ses gazons, une véritable cité. Partout le président de la République s'intéressa à la perfection des aménagements, dont il félicita chaleureusement l'éminent ingénieur, M. -Desbrochers des Loges, regrettant de ne pouvoir y associer l'architecte, M. Rocher, prématurément disparu.

Dans l'amphithéâtre des cours, où s'entassait tout le personnel, plusieurs discours furent prononcés. Successivement et en des termes fort éloquents, MM. Henri Galli, Dellannoy et Mesureur remercièrent le président de la République de l'honneur qu'il faisait à la Ville de Paris et du réconfort qu'il apportait aux déshérités de la vie en inaugurant le nouvel hôpital de la Pitié.

Et pour leur répondre, M. Poincaré ne se contenta pas de décerner aux uns et aux autres des éloges mérités. Son discours, qui fit sur l'assistance une impression profonde, constitue la monographie la plus éloquente, la plus vivante de l'hôpital de la Pitié, dont il retraça en un raccourci saisissant la pittoresque histoire.

Le poète, dit le président, qui, sur des pensers nouveaux, faisait des vers antiques, cherchait à concilier avec les progrès de l'esprit humain les impérieuses traditions de la beauté En construisant, sous un nom très vieux, ce nouvel hôpital, l'administration de l'Assistance publique et la Ville de Paris ont rattaché à des souvenirs vénérables une institution toute moderne et ont voulu conserver, au sein d'une société transformée, ce que le passé nous a légué d'immortel dans l'idée de justice et dans le sentiment du bien.

Cette inauguration solennelle prend ainsi une sorte de caractère symbolique.

Notre âge et notre civilisation ne peuvent se flatter d'avoir inventé la bienfaisance ; mais ils l'ont renouvelée, élargie et mieux ordonnée. Ils n'ont pas créé la pitié, qui est, suivant le beau mot de M. Mesureur, vieille comme l'humanité ; mais ils lui ont offert des moyens plus sûrs et plus efficaces d'exercer son action.

Et c'est alors tout le passé de la vieille maison qu'évoque — et avec quel art M. Poincaré — qui termine ainsi :

Cette visite, dont je garderai une impression profonde, m'aura fourni de nouvelles, raisons d'admirer et d'aimer la Ville de Paris, mère des idées généreuses, conseillère de bonté fraternelle, maîtresse de douceur et de « pitié ».

De chaleureux applaudissements saluent cette péroraison.


A lire également

On reconstruit l'Hôpital de la Pitié

M. Poincaré inaugure le nouvel hôpital de la Pitié (Le Temps)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Les crimes d'un alcoolique - 1898

La rue des Malmaisons, inconnue de bien des Parisiens, est située avenue de Choisy, le long du chemin de fer de ceinture. À part quelques commerçants de détail, elle est habitée presque exclusivement par des ménages de chiffonniers.

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Esclave de sa Colère - 1895

Bien que Sénèque ait dit « La colère est une courte folie », elle n'est pas toujours excusable, surtout lorsqu'elle se manifeste par des accès trop fréquents.
C'est le cas de la nommée Augustine Couffier, âgée de trente-huit ans, ménagère, demeurant rue des Malmaisons.

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L'alcoolisme - 1895

Le boulevard de la Gare a été mis en émoi hier soir par un nommé Léon Marisson, âgé de trente-sept ans, terrassier, demeurant rue Xaintrailles.

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Un bien triste individu - 1896

Les gardiens de la paix Déom et Métayer étaient de service l'avant-dernière nuit, vers trois heures et demie, dans la rue du Moulin-des-Prés, lorsque les cris « Au secours ! à l'assassin ! » poussés par une voix de femme, retentirent soudain dans la rue Gérard.

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Lu dans la presse...

Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

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La Butte aux Cailles se modernise

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis. (1924)

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Rue Charles-Bertheau plusieurs immeubles menacent maintenant de s'effondrer

Dimanche, dans la nuit, un craquement sinistre a éveillé les locataires d'un des vieux immeubles de cette rue. une maison d'un étage, portant le numéro 10. D'un coup la maison s'était lézardée du haut en bas. menaçant de s'effondrer. (1929)

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54 habitants de la rue Charles Bertheau sont sans logis

Le quartier de la Gare est en émoi. A la suite de perturbation du sol, peut-être aussi de fissures de conduites d'eau et d'infiltrations, la plupart des immeubles de la rue Charles-Bertheau, dont certains sont neufs, menacent ruine (1937)

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Les sinistrés de la rue Charles-Bertheau attendent en vain un logement et des secours

Les 84 sinistrés de la rue Charles-Bertheau ont manifesté pour obtenir de la ville de Paris des logements ou un secours suffisant. (1937)

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Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude... (1872)

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La Fête Nationale du 30 juin 1878 dans le 13e arrondissement

Il faudrait tout notre journal pour être complet sur le treizième arrondissement. (1878)

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Le bal des Quat'z'Arts

C'est derrière la mairie du treizième arrondissement, dans le vieux marché des Gobelins, que la jeunesse des Beaux-arts avait organisé hier soir le bal annuel des Quat'z'Arts. (1914)

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Des ossements humains découverts par des terrassiers

Une rumeur étonnante et capable d’alimenter toutes les conversations circulait, hier après-midi vers 5 heures, dans le quartier de la Maison-Blanche. Des terrassiers, en creusant pour faire une cour, avaient découvert des ossements... (1923)

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Expulsion de zoniers à la Porte de Gentilly

Espérons que la rudesse et la brutalité avec lesquelles la main de l'autorité militaire vient de s'abattre sur les pauvres zoniers de la porte de Gentilly, aura pour résultat de ramener cette importante question à l'ordre du jour, et de lui faire faire un pas vers une solution impatiemment attendue. (1895)

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La Fondation Singer-Polignac

La fondation Singer-Polignac est une maison ouvrière. La maison a été construite en un an. Il y a trois mois, une bande de calicot tendue sur la façade annonçait que soixante-quatre logements étaient à louer dans cet immeuble. Deux cent quatre-vingt-dix-sept postulants se présentèrent. Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf. (1911)

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Les fêtes de Jeanne d'Arc dans le 13e

Il semble que dans ce lointain faubourg parisien le peuple ait voulu fleurir avec plus de ferveur la fille du peuple, la petite bergère de Domrémy qui sauva la France. (1913)

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