entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 26 avril 1939 une distribution de sacs de sables était organisée dans le quartier Croulebarbe par la préfecture de la Seine.


En septembre 1896, M. Perruche, commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe était amené à enquêter sur le vol d'un perroquet.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

menu-nouveautés sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc - 1905

Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc

Le Figaro — 3 septembre 1905

Un ouvrier cordonnier, Charles Trubert, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 73, rue Jeanne-d'Arc, feignait hier soir, à onze heures, de chercher querelle à un militaire retraité, M. Paul Cezille, qui descendait l'escalier de sa maison et qui venait de dîner chez des amis. Tout à coup, après quelques mots échangés, il sortait un couteau de sa poche et en frappait le vieillard dans la région du cœur.

M. Paul Cezille tomba. Il avait été tué, sur le coup. Charles Trubert a été arrêté par M. Yendt, commissaire de police, qui a établi que M. Paul Cezille avait touché 295 francs dans la journée, et que quand on releva son cadavre, il n'avait plus que 20 francs sur lui.

Le vol serait donc le mobile du crime. Trubert a été envoyé au Dépôt ainsi que sa femme et un nommé Mouzol, qu'on suppose complices.


 Un Trésor dans la Bièvre - 1895

Un Trésor dans la Bièvre

Le Petit-Parisien ―  14 septembre 1895

Hier matin, à cinq heures, M. Guillou, teinturier, demeurant 2, passage Moret, apercevait, flottant sur la Bièvre, devant Guillet, une serviette en cuir noir.

Le teinturier repêcha l'épave, et grande fut surprise en constatant qu'elle contenait pour 6.000 francs environ de valeurs diverses.

La précieuse trouvaille a été déposée par M. Guillou au bureau de M. Perruche, commissaire de police, qui a ouvert une enquête.




L'assainissement général du quartier de la Glacière et de la Bièvre et le dessèchement des marais

Extrait d'un rapport présenté par Ernest Rousselle
au Conseil Municepila de Paris len date du 26 juillet 1881

[...]

Pour mettre le Conseil à même d'apprécier la portée de ce traité, il convient de lui exposer que cette opération n'est que la mise en œuvre d'un plan plus important ayant pour but l'assainissement général du quartier de la Glacière et de la Bièvre et le dessèchement des marais qui rendent cette région à peu près inhabitable.

Il existe encore en effet, dans le XIIIe arrondissement (quartier de la Maison-Blanche), un immense quadrilatère de plus de 60 hectares de superficie, qui laisse presque tout à désirer sous le rapport des communications et de la salubrité.

Fragment d'un plan du 13e arrondissement en 1881

Le territoire très-accidenté est traversé par les deux bras de la Bièvre à des altitudes variant entre les cotes 34m et 36m et se relève du côté de la Butte-aux-Cailles et de la rue Damesme à des altitudes approchant de 60m.

Les parties basses sont couvertes de marais et d'étangs insalubres, les parties hautes ne peuvent être atteintes qu'au moyen de pentes excessives. Le périmètre dont il s’agit est limité au nord par la rue de Tolbiac, au sud par les fortifications, à l'Ouest par la rue de la Glacière et à l'Est par la rue Damesme. La surface comprise dans ces limites n'est presque pas percée, et les quelques voies qui existent ne sont pas classées et forment, en hiver des bourbiers impraticables.

Pour remédier à la situation que nous venons d'exposer, et pour permettre à la nouvelle gare des marchandises de Gentilly et à la nouvelle route départementale aboutissant à la poterne des peupliers, de rendre tous les services qu'on est en droit d'en attendre, l'Administration nous propose un plan de travaux dont elle demande au Conseil l'adoption en principe, sans solliciter de crédits autres que le précité pour cet exercice.

Ce plan peut se résumer comme suit :

Il s'agit de rendre salubre et habitable tout un quartier qui, aujourd'hui, est de 10 à 15 mètres trop bas et n'est presque pas percé. Les rues à y ouvrir seront généralement établies en grand remblai et formeront un réseau dans les mailles duquel l'industrie privée apportera les remblais nécessaires ; mais ces remblais, qui seront pendant plusieurs années formés des décharges d'une grande partie de Paris, ne peuvent s'exécuter qu'à la condition préalable que les rues dont il va être question servent d'accès et de directrices pour ces remblais. La nouvelle surface ainsi surélevée au-dessus de la vallée actuelle de la Bièvre se couvrira aux abords de la gare de Gentille de hangars, de magasins, d'installations pour usines. Le quartier aujourd'hui occupé par les étangs inutiles et insalubres deviendra industriel.

Les deux points d'où devront converger les rues projetées sont évidemment : 1° l'entrée de la future gare de Gentilly. 2° la poterne des peupliers à raison de l'établissement prochain d'une nouvelle route départementale entrant à Paris par ce point.

En conséquence, il faut deux réseaux de rues combinés de manière à se raccorder entre eux et à établir un système complet répondant au programme suivant :

- Faire disparaître l'insalubrité ;
- Créer des voies nouvelles mettant en valeur des surfaces énormes aujourd'hui inutiles ou marécageuses ;
- Assurer des accès dans toutes les directions utiles, soit vers la gare de Gentilly vers la porte des Peupliers.

1° Réseau de la gare de Gentilly.

Trois voies principales iront l'une au Centre (rue Barrault), vers la Butte-aux-Cailles et les deux autres à droite et à gauche du contrefort de cette butte vers le XIIIe et vers le XIVe arrondissements. En outre, la gare à marchandises sera reliée à l'Ouest avec la station des voyageurs dite de la Glacière et à l'Est avec la porte des Peupliers.

Sur ces voies praticables se grefferont diverses voies accessoires où se raccorderont diverses rues anciennes qu'il sera nécessaire de classer et de remanier plus ou moins.

2° Réseau de la poterne des Peupliers.

Ici encore l'Administration propose un système analogue.

A partir du carrefour D de la rue des Peupliers, trois rues principales : l'une à droite monte vers le XIIIe arrondissement, l'autre à gauche se dirige vers le XIVe arrondissement ; celle du milieu descend en ligne droite vers la rue du Moulin-des-Prés.

Du même carrefour une quatrième rue se détache à gauche dans la direction de la rue de la Colonie et est justifiée par des considérations que nous établirons plus loin en parlant de la question des égouts, La rue du Pot-au-Lait rectifiée met la porte des Peupliers en communication avec la gare de Gentilly, comme nous l'avons dit : le prolongement de la rue du Tage remplit le même office pour le quartier compris entre l'avenue d'Italie et la rue Damesme.

Ce deuxième réseau s'étend immédiatement par la rue Damesme prolongée jusqu'à la rue de Tolbiac ; il s'étendra ultérieurement dans cette même direction jusqu'aux rues Vandrezanne et du Moulinet.

Le Pont de la rue de Tolbiac au-dessus de la rue du Moulin-des-Prés (vue vers le sud)
Source : Musées de la Ville de Paris (interprétation)

Cette deuxième partie du réseau n'est pas sans soulever de graves et sérieuses objections. Il nous est impossible, quant à nous, d'accepter le système qui consiste à prolonger la rue des Peupliers vers la rue du Moulin-des-Prés. Nous estimons au contraire qu'il convient d'atteindre directement la rue de Tolbiac et de supprimer la rue du Moulin-des-Prés dans sa partie basse. En effet, il suffit de jeter un coup d'œil sur les plans annexés au dossier pour se rendre compte que les projets de l'Administration auront pour résultat sur ce point spécial de créer une rue encaissée, des maisons enfouies par des remblais de 10 à 12m de hauteur, de conserver enfin dans ce quartier un véritable cul-de-sac en bas de fosse, radicalement contraire au principe de l'assainissement qui est la base de tout le système.

Il serait inutile d'opposer le prix des expropriations ; qu'on les fasse à droite ou à gauche, la valeur immobilière n'est pas tellement variable dans ces quartiers qu'il puisse en résulter une différence appréciable ; d'ailleurs, n'aura-t-on pas à craindre les actions en dommages-intérêts des propriétaires dont les maisons seront ainsi ensevelies ?

Mais il y a quelque chose de plus probant pour l'inutilité de ces travaux que les raisons que nous venons d'exposer ; c'est l'aveu même de l'Administration, qui convient que « la rue du Moulin-des-Prés est sans avenir : 1° Parce qu'elle descend à une altitude beaucoup trop basse ; 2° parce qu'elle passe sous le pont de la rue de Tolbiac ».

Nous demandons s'il est sage d'exécuter des travaux sur lesquels on est certain d'avance d'être obligé de revenir.

En résumé, nous proposons au Conseil d'adopter les plans de l'Administration, sous cette réserve que la rue des Peupliers ira rejoindre directement la rue de Tolbiac au point de jonction de la rue du Moulin-des-Prés.

[...]


A lire également

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement. (Le Figaro - 19 aout 1867)

L'aménagement du XIIIe arrondissement (1869)

Les grands travaux de l’édilité parisienne (1877)

La Butte aux Cailles (1877)

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Meurtre et bagarre sanglante - 1902

La cité Jeanne-d'Arc vient d'être une fois de plus le théâtre de scènes sanglantes.

Lire

Le drame de la rue Michal - 1904

Un événement des plus étranges et des plus poignants en même temps vient de survenir au numéro 2 de la rue Michal, dans le treizième arrondissement.

Lire

Drame de la misère et de l'ivrognerie à la Maison-Blanche - 1934

Un drame navrant de la misère et de l'ivrognerie a mis en émoi, à la fin de l'après-midi d'hier, le populeux quartier de la Maison-Blanche.

Lire

Le drame de la rue du Tage : Le parricide condamné à 5 ans de réclusion - 1935

Les Sorel ont abandonné le clair logis de Belleville et sont allés vivre, à l'autre bout de Paris, rue du Tage...

Lire

Menu article

Lu dans la presse...

Les eaux thermales de la Butte-aux-Cailles

Nous avons pu rencontrer ce matin le sympathique conseiller municipal du treizième arrondissement, M. Henri Rousselle, sur l'initiative de qui les travaux avaient été poursuivis et qui, tout heureux du résultat obtenu, nous a donné sur le puits artésien de la Butte-aux-Cailles les renseignements suivants... (1903)

Lire


Le dispensaire Emile-Loubet

Le quartier de la Gare était en fête hier, et la population de travailleurs qui l'habite a chaleureusement manifesté au Président de la République les sentiments de gratitude qu'elle nourrit à son égard pour la nouvelle preuve de sollicitude qu'il vient de lui donner en faisant édifier l'établissement philanthropique qui portera désormais son nom. (1905)

Lire


Trois îlots à détruire d'urgence

Avant que d'être un égout, la Bièvre, semblable en cela à tant d'autres cours d'eau avait eu ses caprices, et avait formé, entre ce qui est maintenant le boulevard Arago et l'avenue des Gobelins, un îlot coquet, au milieu duquel poussait, au hasard des apports du vent, une flore des plus variées. (1923)

Lire


Un syndicat d'indigents

La cour des Miracles était hier soir en grand émoi ; elle avait transporté cahin-caha, béquillant et gesticulant, ses pénates dans le quartier de la Gare, rue Nationale, tout là-bas, au bout de Paris, près de la barrière d'Italie. Il faut dire que le 13° arrondissement a un maire, M. Thomas, « qui fait des économies sur les fonds alloués par la Ville au service de bienfaisance, et qui, cette année, a rendu 50,000 francs à l'Assistance publique ». (1897)

Lire


L'épidémie de la Maison-Blanche

Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi. Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre. (1890)

Lire


La reconstruction des Gobelins

Il paraît décidé qu'on conservera pieusement les ruines de la Cour des Comptes, comme souvenir de 1871. Mais il est un autre monument, également ruiné par la Commune et dont la vue séduit beaucoup moins : la façade de la manufacture des Gobelins « provisoirement » remplacée par une construction en platras et une palissade en planches. (1891)

Lire


Sauvons les Gobelins !

Dans la pénurie lamentable des crédits affectés aux beaux arts, le budget des Gobelins est peut-être le plus précaire. (1912)

Lire


La voiture de la Mie de Pain

Souvent nous avons parlé de cette gentille œuvre la Mie de Pain, qui a rendu depuis six ans de si grands services aux pauvres de la Maison-Blanche. (1897)

Lire


Les travaux à réaliser dans le XIIIè

La revue "Les Annales industrielles" a dressé la liste des travaux de voirie à réaliser dans le XIIIè arrondissement (1893)

Lire


Les prochains grands travaux de Paris

Sur l'emprunt de 900 millions, dont la majeure partie doit servir à exécuter dans Paris de grands travaux de voirie (ce qui n'exclut pas ceux qui ont été décidés antérieurement à l'adoption de ce vaste plan de campagne), les quatre quartiers du treizième arrondissement auront une assez forte part. (1910)

Lire


La crue persiste

Au service hydrométrique, on escompte la cote de 5m. 20 à Paris-Austerlitz d'ici
à lundi matin et on espère qu'elle ne sera pas sensiblement dépassée. (1910)

Lire


L'assainissement de la Bièvre

Le préfet de la Seine a déclaré d'utilité publique l'assainissement de la vallée de la Bièvre aux abords de la rue du Moulin-des-Prés. (1897)

Lire


Une inondation boulevard Kellermann

Dans la soirée d'hier, vers six heures et demie, une conduite d'eau passant à la poterne des Peupliers, près du boulevard Kellermann, dans le treizième arrondissement, s'est rompue brusquement. (1912)

Lire


Mort de M. Ernest Rousselle

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville. (1896)

Lire


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte