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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le puits artésien de la Butte aux Cailles a été foré entre 1866 et 1904 avec quelques interruptions. La fontaine actuelle est alimentée par un forage réalisé en 2000.


Le passage souterrain de la porte d'Italie fut inauguré le vendredi 26 juin 1936 par la Municipalité de Paris en présence de M. Marx Dormoy; sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse - 1931

Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse

Le Petit-Parisien — 6 juillet 1931

Ayant rencontré, l’autre nuit, rue Bourgon une fillette couverte de sang, des passants avertirent l’agent Guillard, du XIIIè arrondissement, qui, aussitôt, conduisit la blessée à la Pitié. La jeune fille qui portait au visage et aux mains des plaies provoquées par des coups de rasoir, déclara se nommer Charlotte Chasselin, âgée de quatorze ans et avoir été frappée par Louis Demayer, amant de sa mère.

Le commissaire de la Maison-Blanche, M. Fauvel, fit aussitôt arrêter Demayer à son domicile, 11, rue Bourgon. Manœuvre, âgé de cinquante-sept ans, celui-ci avoua qu’étant ivre et trouvant la porte de sa maitresse fermée, il l’avait enfoncée. Une querelle ayant aussitôt éclaté entre les deux amants, la jeune Charlotte voulut s’interposer. Demayer s’était aussitôt jeté sur elle, un rasoir à la main et l’avait frappée au visage et aux mains. L’état de la jeune blessée n’est pas grave et elle a pu regagner son domicile.


 Un drame rue Bourgon - 1899

Un drame rue Bourgon

Le Figaro — 3 janvier 1899

Un ouvrier plombier, Alphonse Roinville, habitant, dans le treizième arrondissement, la rue Bourgon, au n°8, recevait, hier matin, la visite d'une femme Eugénie Hergot, âgée de trente-quatre ans, blanchisseuse.

Une demi-heure après l'arrivée de cette femme des cris perçants partant de la chambre de Roinville attirèrent l'attention des voisins, qui pénétrèrent chez le plombier et trouvèrent Eugénie Hergot étendue sur le parquet et portant à l'épaule une blessure d'où le sang s'épanchait en assez grande abondance. Elle venait de recevoir un coup de couteau.

Le meurtrier a été arrêté et conduit chez M. Remongin, commissaire de police, qui l'a envoyé au Dépôt.

La victime, dont l'état est grave, a été transportée à l'hôpital Cochin.


 Promenade électorale - 1927

PROMENADE ÉLECTORALE A TRAVERS PARIS

Dans le XIIIe arrondissement la tendance est d'extrême gauche.

Mais le vétéran Ferdinand Buisson y affrontera tes communistes

Paris-Soir — 16 décembre 1927

Il faut de nouveau traverser les ponts pour passer du douzième au treizième.

L'arrondissement s'étend des quais à la Santé, entre le cinquième et les anciennes fortifications.

Il est peu attrayant. Ce n'est pas sa faute !

Le treizième a toujours été la cité des pauvres.

La Bièvre malodorante a été couverte. Les tanneries et les mégisseries disparaissent peu à peu.

Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe.

Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges.

Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence !

On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche.

Aux dernières élections législatives, les communistes y sont arrivés en tête.

Jadis, il envoyait à la Chambre des républicains d'avant-garde : Louis Blanc, Cantagrel, Abel Hovelacque ; puis les socialistes Gérault-Richard, Cardet, s'installèrent dans le premier siège pour laisser la place, en 1906, à M. Leboucq, alors radical-socialiste.

Le boulangisme avait conquis le deuxième siège avec Paulin Méry, auquel succéda Ferdinand Buisson et, on 1914, le socialiste Navarre.

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Le treizième, en effet, était divisé en deux circonscriptions : Salpêtrière-Croulebarbe, 10.000 votants ; Maison-Blanche-La Gare, 20.000 votants.

Dans l'intention, sans doute, de mieux équilibrer les voix, les législateurs de 1927 ont modifié le découpage.

La première circonscription comprendra, l'an prochain, le quartier de Maison-Blanche, quartier populeux, avec beaucoup de manœuvres, de débardeurs, de cheminots, d'ouvriers municipaux et le quartier Croulebarbe, moins minable ; vers les Gobelins, on y trouve des employés aisés, des artistes.

C'est la moins extrémiste des deux circonscriptions.

En 1924, elle a donné cependant 5.297 voix à la liste communiste contre 964 voix socialistes, 4.438 à la liste des gauches, 3.102 seulement à l'Union nationale.

Unis, socialistes et radicaux pourraient disputer le siège aux communistes.

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Car c'est entre les partis de gauche que se jouera la partie, l'an prochain. M. Leboucq, l'ancien député du treizième, leur laisse le champ libre. La nouvelle répartition des circonscriptions l'a fait fuir vers le septième... On l'a accueilli fraîchement et finalement M. Leboucq s'en va tenter sa chance à Toulon-Hyères.

Le candidat des comités radicaux-socialistes sera M. Ferdinand Buisson.

Le lauréat du -prix Nobel pour la Paix n'est pas un inconnu dans le treizième. Il y fut élu en 1902, en pleine tourmente nationaliste, battant Paulin-Méry à chaque renouvellement jusqu'en 1914 où il devait se retirer au second tour devant le socialiste Navarre.

M. Ferdinand Buisson revint à la Chambre en 1919, élu sur la liste des radicaux du troisième secteur mais il échoua en 1924, arrivant quatrième sur la-liste radicale et socialiste indépendante

Ses amis ont fait appel à lui. Il a répondu présent !

C’est un bel exemple de courage civique donné à 86 ans par le vétéran des luttes républicaines, à ceux qui se détournent de la lutte par crainte d'affronter les communistes.

Ceux-ci lui opposeront un concurrent sérieux. M. Piquemal, député sortant du troisième secteur, était tout désigné, mais on le dit mal en cour avec le « sanhédrin » communiste. On le suspecte, paraît-il, de « travail fractionnel ».

Les socialistes présenteront un journaliste de tarent, R-G. Réau qui, depuis longtemps bataille dans la presse de gauche.

À droite, aucun candidat n'apparaît encore à l'horizon, les chances étant fort réduites de ce côté.

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La deuxième circonscription est la plus extrémiste. Elle groupe le quartier de la Salpètrière, 27.800 habitants et le populeux quartier de la Gare, 50.200 habitants, que le communiste Colly représente à l'Hôtel de Ville.

En 1924, les communistes y obtenaient 6.300 voix contre 1.000 aux socialistes, 4.313 la liste des gauches, et 3.025 à l'Union nationale.

Aussi M. André Berthon, député actuel du troisième secteur, y portera- t-il avec plaisir les couleurs moscoutaires.

Élu comme socialiste en 1919, il était tête de liste en 1924 du « Bloc ouvrier et paysan ».

C'est un prolétaire d'adoption… Il s'adapte fort bien à l'infâme société bourgeoise qu'il vitupère à la Chambre.

M. Berthon ne manie ni le marteau ni la faucille, c'est vrai, mais il a un cabinet d'avocat fort bien achalandé.

Ses goûts bucoliques en ont même fait un gros éleveur d'abeilles. On trouve du miel jusque dans ses discours les plus acides.

Des esprits chagrins, s'indignent parce que, le député prolétarien de Paris possède, sur la délicieuse côte des Maures, quelques villas confortables…

Primum vivere.

Les socialistes n'ont pas désigné encore leur candidat. Les comités républicains et radicaux vont choisir le leur. M. Calmel conseiller socialiste indépendant de la Salpêtrière, préfère son siège à l'Hôtel de Ville à une lutte incertaine. Il est probable que le choix des comités se portera sur M. Hémier, qui obtint 2.500 voix environ aux dernières élections municipales contre M. Colly.

À droite, on cherche toujours une victime…

HENRY PRÊTÉ.
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