Dans la presse...

 Le puits artésien de la Butte-aux Cailles - 1868

Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Le forage atteint les 350 mètres

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 18 septembre 1868

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres.

On sait que lorsque l'eau surgit au puits artésien de Passy, creusé a 580 mètres environ de profondeur, une diminution sensible se manifesta dans le débit du puits artésien de Grenelle. Le nouveau puits de la Butte-aux-Cailles doit être établi dans des conditions telles qu'il n'en résulte aucun appauvrissement dans la nappe aquifère qui alimente les deux premiers puits, et c'est à une autre nappe, située beaucoup plus bas dans le sol, qu'on se propose de demander son alimentation.

Photo Atget - Source : Gallica

Quant au mode de forage adopté pour le puits de la Butte-aux-Cailles, il diffère complément du système qui fut suivi pour creuser le puits de Grenelle, et qui consistait dans l'emploi de sondes ordinaires avec lesquelles on perçait un trou. Dans ce trou étaient successivement descendus des jeux de tubes de retenue eu tôle, qui diminuaient de diamètre à mesure que la pression extérieure exigeait la présence d'un nouveau tube. Les accidents furent nombreux dans le cours de l'opération, et le puits, commencé en 1834, ne fut achevé qu'au bout de sept ans.

Dans le système employé actuellement à la Butte-aux-Cailles l'instrument de forage est un trépan en fer forgé d'un poids considérable et qui est supporté par des tiges en bois de sapin qu'on réunit ou qu'on sépare très facilement au moyen d’armatures en fer fixées à leurs extrémités. Le trépan est assujetti à un déclic qui lui permet de se détacher de sa tige de suspension et, de frapper un certain, nombre de coups par minute sur les roches qu'on attaque.

Lorsque l'instrument a broyé une quantité suffisante de matériaux, ou le remonte et l'on procède au curage au moyen d'une cuiller. Cette cuiller consiste, dans un cylindre en tôle qui s'enfonce dans le sol par son propre poids, et dont le fond mobile se referme lorsqu'on remonte l'instrument, et empêche ainsi la sortie des matériaux dont elle s'est chargée.

Toutes les manœuvres nécessaires pour mettre en action le trépan ainsi que la cuiller sont faites, à l'instar du mode qui fut suivi au puits de Passy, par une machine à vapeur dont on accélère ou on ralentit à volonté la marche, suivant les exigences du travail. En moyenne, la hauteur à laquelle on soulève le trépan pour le laisser retomber n'excède pas 60 centimètres. En dépassant cette hauteur, on risquerait d'amener promptement la rupture des dents d'acier dont cette énorme pièce métallique est armée.



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La rue Duméril s'appela rue du Gros-Caillou au XVIIè siècle, puis fit partie de la rue du Marché-aux-Chevaux. Son nom actuel lui fut donné en 1865 en l'honneur de Constant Duméril, naturaliste (1774-1860). La rue ne communique avec le boulevard que par un escalier.

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C'est en 1868 que la voie latérale au chemin de fer de ceinture entre le chemoin de fer d'Orléans et la rue de Patay reçut le nom de rue Regnault afin d'honorer le baron Jean-Baptiste Regnault, peintre (1753-1829).

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