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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est par un décret impérial du 2 octobre 1865 que le boulevard de Vitry devint la rue de Patay.


Le nom d'Émile Deslandres fut donné en juillet 1936 à un tronçon de l'ancien passage Moret pour que cette rue honore l' ancien conseiller municipal qui représenta le 13e à l'Hôtel de Ville pendant près de 30 ans.


En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame rue Bourgon - 1899

Un drame rue Bourgon

Le Figaro — 3 janvier 1899

Un ouvrier plombier, Alphonse Roinville, habitant, dans le treizième arrondissement, la rue Bourgon, au n°8, recevait, hier matin, la visite d'une femme Eugénie Hergot, âgée de trente-quatre ans, blanchisseuse.

Une demi-heure après l'arrivée de cette femme des cris perçants partant de la chambre de Roinville attirèrent l'attention des voisins, qui pénétrèrent chez le plombier et trouvèrent Eugénie Hergot étendue sur le parquet et portant à l'épaule une blessure d'où le sang s'épanchait en assez grande abondance. Elle venait de recevoir un coup de couteau.

Le meurtrier a été arrêté et conduit chez M. Remongin, commissaire de police, qui l'a envoyé au Dépôt.

La victime, dont l'état est grave, a été transportée à l'hôpital Cochin.


 Victimes des autos - 1923

Victimes des autos

Le Gaulois —7 octobre 1923

M. Auguste Vandecrane, 27, rue Vandrezanne, traversait l'avenue des Gobelins, la nuit dernière vers deux heures et demie, et voulut passer entre deux voitures, mais il ne remarqua pas que l'une était remorquée par l'autre et non éclairée. Pris dans la, corde qui reliait les deux voitures, il a été grièvement blessé à l'épaule droite.

Hier matin, boulevard de l'Hôpital, en face le 121, un taxi conduit par Joseph Boury, 8, ruse des Portes-Blanches, a été heurté par une voiture attelée d'un cheval et conduite par le nommé Clozeau de Linas (Seine-et-Oise). M. François Daubée, étudiant, vingt-deux ans, qui occupait le taxi a été blessé par des éclats de verre. Il est à la Charité.


 A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles - 1904

A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Le Voleur — 24 avril 1904

Tandis que Paris se trouve condamné à boire de l'eau contaminée, on a accueilli, avec bonheur, la nouvelle de l'inauguration du fameux puits artésien de la Butte aux Cailles.

La chose vaut qu'on s'y arrête, car il ne s'agit pas de moins de dix mille mètres cubes, ou de dix millions de litres d'eau pure qui vont être donnés, chaque jour, aux Parisiens. Par ces temps de fièvre typhoïde, d'eau de Seine filtrée, voire non filtrée, ce n'est pas là quantité négligeable.

L'histoire de ce puits est curieuse à plus d'un titre. Elle pourra notamment servir d'exemple mémorable de ce que valent la routine invétérée et la lenteur administrative, puisqu'il n'aura pas fallu moins de trente-huit ans pour mener à bonne fin une entreprise que l'initiative privée eut parachevée en sept ou huit années. Nous espérons bien qu'au fronton du monument, une inscription, aussi concise qu’éloquente, viendra rappeler ce fait aux populations étonnées. Il suffira de graver dans la pierre : 1966-1904.

Le puits artésien de la Butte aux Cailles vers 1900 - Le forage n'est toujours pas terminé.

C'est, en effet, en 1866 que furent commencés les travaux du puits de la Butte aux Cailles par la Ville qui mena le forage jusqu'à cent mètres, puis par un entrepreneur. En 1871, les fédérés brûlèrent le baraquement, mais le matériel resta intact et tout fut remis en état dès le calme revenu.

Les travaux reprirent et furent menés activement par l'entrepreneur qui termina sa tâche en 1872, ayant atteint 530 m. de fond.

La ville rentra encore une fois en possession de l'affaire et… ne fit plus rien pendant vingt ans. En 1892, les populations du quartier d'Italie perdirent patience — on s'impatienterait à moins — et chargèrent leur représentant, M. Rousselle, de secouer un peu la torpeur de l'administration. Les travaux furent repris au mois de juillet de la même année et marchèrent rondement. Il nous fut donné de les visiter, alors qu'ils étaient en pleine activité, grâce à l'obligeance de l'ingénieur, M, Arrault, et de son conducteur des travaux, M. Leroy,

Au premier étage, une puissante machine à vapeur actionnait un énorme treuil sur lequel s'enroulait et se déroulait tour à tour une courroie de grande taille, servant à lancer à toute volée le trépan en acier qui broyait le sol, ou à remonter la cuiller (récipient à soupape) qui rapportait près de dix mille kilos de déblais à chaque voyage. Il est vrai qu'il ne fallait pas moins de deux heures pour accomplir chacun de ces voyages. Nous avons assisté à la montée d'une cuiller chargée et nous avons constaté que le sous-sol parisien, du moins à la profondeur de cinq cent trente mètres, renferme divers minerais. Nous avons, notamment, pris un échantillon de pyrite de fer, très riche en métal.

La nappe d'eau, qui alimente le puits de la Butte aux Cailles vient, paraît-il, du Jura, Elle pourra fournir, nous l'avons dit, sans que les puits de la Chapelle et de Passy soient trop atteints, jusqu'à dix mille mètres cubes d'eau par 24 heures. Ces dix millions de litres d'eau seront utilisés de la façon suivante : Une partie sera dirigée dans une vaste piscine publique, où l'eau, incessamment renouvelée, se maintiendra, hiver comme été, à une température moyenne de 25 degrés au bas mot. Il est bien entendu que l'accès de cette piscine sera entièrement gratuit et que toutes les mesures seront prises pour que les règles de la décence y soient observées. On devine aisément quels services cette création rendra à la population ouvrière de ce quartier excentrique.

Le restant de l'eau, après avoir passé dans deux bassins de refroidissement, sera lancé dans les canalisations servant à alimenter la capitale.

Les Parisiens qui se sont rendus, sur le versant droit de la vallée de la Bièvre, pour assister à l'inauguration du nouveau puits, ont sagement fait de profiter de leur présence dans ces lointains parages pour renouer connaissance avec ce merveilleux coin de Paris, dont l'aspect a bien changé depuis quelque temps. On a comblé, en effet, toute une partie du versant nord pour y établir les rues de Tolbiac et de Bobillot, qui relient deux quartiers jusqu'alors séparés. Il reste encore de beaux points de vue, avec prairies, peupliers, comme en rase campagne tout cela, bien entendu, dans Paris.

Sur la droite, tout près du puits artésien, se dresse une église monumentale, placée sous le vocable de Sainte-Anne et élevée par le curé Miramon avec les seules ressources que lui ont procurées ses fidèles. Elle est destinée à remplacer la petite chapelle Bréa, chantée par Huysmans, et devenue trop étroite pour les besoins du culte de cette paroisse populaire.

Décidément, ce quartier n'est-pas à plaindre. On s'occupe sérieusement de lui, au point de vue spirituel et matériel.

Que n'en est-il de même partout dans la capitale !


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M. Jouin, sous-chef de la Sûreté, était avisé, il y a une quinzaine de jours, par des commerçants du quartier des Gobelins, qu'un ouvrier, occupé dans une usine voisine, vendait à vil prix des liqueurs et notamment de l'absinthe.

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M. Combes, ancien conseiller municipal, dirige une institution de jeunes gens, rue Croulebarbe.

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Lu dans la presse...

Les chasseurs de cabots

Un jour, j'entre au marché... aux chiens, situé sur le boulevard de l'Hôpital. Il y avait environ cent-cinquante ou deux cents de ces intéressants animaux les uns aboyaient, les autres jappaient, quelques-uns mêmes gémissaient. (1868)

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L’ouverture du chemin de fer de ceinture

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Les eaux thermales de la Butte-aux-Cailles

Nous avons pu rencontrer ce matin le sympathique conseiller municipal du treizième arrondissement, M. Henri Rousselle, sur l'initiative de qui les travaux avaient été poursuivis et qui, tout heureux du résultat obtenu, nous a donné sur le puits artésien de la Butte-aux-Cailles les renseignements suivants... (1903)

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Le dispensaire Emile-Loubet

Le quartier de la Gare était en fête hier, et la population de travailleurs qui l'habite a chaleureusement manifesté au Président de la République les sentiments de gratitude qu'elle nourrit à son égard pour la nouvelle preuve de sollicitude qu'il vient de lui donner en faisant édifier l'établissement philanthropique qui portera désormais son nom. (1905)

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Trois îlots à détruire d'urgence

Avant que d'être un égout, la Bièvre, semblable en cela à tant d'autres cours d'eau avait eu ses caprices, et avait formé, entre ce qui est maintenant le boulevard Arago et l'avenue des Gobelins, un îlot coquet, au milieu duquel poussait, au hasard des apports du vent, une flore des plus variées. (1923)

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L'inauguration du monument aux Mères Françaises

En présence de M. et Mme Albert Lebrun a été inauguré hier, boulevard Kellermann, près de la porte d’Italie, le monument élevé à la gloire des mères françaises, œuvre des sculpteurs Bouchard et Dalcatone et des architectes Greber et Bigot. (1938)

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Effondrement d'une maison place Pinel

Mercredi matin, vers dix heures, a eu lieu un accident qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe.
Une maison à plusieurs étages, située place Pinel, près de la barrière d'Italie, et portant le numéro 3, a subi soudain un affaissement assez considérable, et une profonde excavation s'est produite.
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L'on sait que l'Assistance Publique a racheté la cité Jeanne-d'Arc pour faire démolir les noires masures qui la composent et édifier à leur place, sur les cinq mille mètres carrés qui s'étendent là, au fond de ce populeux quartier de la Gare, entre les rue Jeanne-d'Arc et Nationale, des maisons ouvrières à bon marché, gaies, saines et claires. (1912)

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