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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

600 partisans de la désaffectation du mur d'enceinte de Paris et de la suppression des servitudes militaires se réunirent, le dimanche 6 mai 1894 en plein air à la Porte d'Italie pour défendre leurs revendications.


Henri Victor Yendt, commissaire de police de la ville de Paris, chargé des quartiers de la Salpêtrière et Croulebarbe, officier de Police Judiciaire, prit ses fonctions en 1897.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 De singuliers visiteurs - 1923

De singuliers visiteurs

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Vers minuit, Raoul Rouché, 67 ans, 39, rue du Château-des-Rentiers, dormait dans sa chambre lorsque deux inconnus firent irruption dans la pièce. L'un d'eux s'écria : « Dis-moi où est Marguerite, ma femme ? Il M. Rouché leur répondit qu'il l'ignorait. Après le départ des deux hommes, il se rendit au commissariat de son quartier où il porta plainte.


 Il blesse son amie d'un coup de couteau - 1928

Il blesse son amie d’un coup de couteau

Paris-Soir — 26 aout 1928

À minuit, rue du Château-des-Rentiers, numéro 58, Marie Mohnen, âgée de 30 ans, domiciliée 90, rue Regnault, a, au cours d'une discussion avec son amant, Adrien Deretmacher, âgé de 39 ans, été frappée d'un coup de couteau par celui-ci.

Après pansement à l'hôpital de la Pitié, Mme Mohnen a pu regagner son domicile.

Le meurtrier a été arrêté et mis à la disposition du commissaire de police du quartier de la Gare.


 Chez M. Henri Rousselle. — Les eaux thermales de la Butte-aux-Cailles - 1903

Un puits artésien

Chez M. Henri Rousselle. — Les eaux thermales de la Butte-aux-Cailles.

La Presse — Lundi 23 novembre 1903

Paris possède depuis jeudi, dans le Treizième arrondissement, à la Butte-aux-Cailles, un puits artésien, dont le débit et la qualité de l'eau dépassent de beaucoup les puits existants jusqu'alors.

M. Henri Rousselle, conseiller municipal du Treizième arrondissement

Nous avons pu rencontrer ce matin le sympathique conseiller municipal du treizième arrondissement, M. Henri Rousselle, sur l'initiative de qui les travaux avaient été poursuivis et qui, tout heureux du résultat obtenu, nous a donné sur le puits artésien de la Butte-aux-Cailles les renseignements suivants :

— Il y a très longtemps que l'on soupçonnait en cet endroit l’existence de nappes d'eau souterraines et dès l'année 1866, des travaux avaient été entrepris pour la perforation d'un puits.

La guerre, de 1870 les interrompit et ce n'est que vingt-deux ans après, sur la proposition de mon père, M. Ernest Rousselle, alors conseiller municipal du quartier, qu'ils furent repris.

En 1898, un premier résultat fut atteint à la profondeur de 571 mètres 10, on rencontra une nappe d'eau et le débit qui en provint se cubait par 800,000 litres par période de vingt-quatre heures.

C'était là un premier résultat très encourageant et les travaux continuèrent. Jeudi soir, enfin, ils atteignirent la seconde nappe à une profondeur de 582m. 05 et immédiatement l'eau jaillit avec une abondance extraordinaire, de telle façon que le débit se trouva porté à 70 litres par seconde, soit 6,000,000 de litres par jour et non 60,000 litres, comme l'ont indiqué certains journaux. Cette eau, qui atteint 28°, possède des qualités sulfureuses très appréciables ; voici, au reste, sa composition exacte par litre : chaux, 33 grammes ; matières organiques, 0,3 ; chlore, 7 ; azote, nitreux, 0,0, nitrique, 0,0 ; ammoniacal, 0,2 ; oxygène dissout, 3,2 ; résidu sec, 166 ; acide sulfurique 12.

Le puits artésien de la Butte aux Cailles vers 1900 - Le forage n'est toujours pas terminé.

II est inutile de vous dire quels services le puits artésien de la Butte -aux-Cailles va rendre à la population essentiellement ouvrière du quartier. Pour un grand nombre d’ouvriers, l’établissement de bains n’existe pas, d'abord parce qu'il coute trop cher, et, ensuite, parce qu'il n'a pu encore sa faire l’idée de se rendre dans une étroite cabine au confort souvent aléatoire.

La Ville de Paris à qui les travaux ont très peu coûté ; va faire construire une piscine municipale dans laquelle toute la population du Treizième pourra venir, et nul doute que l’hygiène du quartier s’en ressente.

Mais là ne se bornera pas seulement l’utilité de notre puits ; son débit permettra d’adjoindre à la piscine un établissement de douches médicinales, et même à l’aide de canalisations faciles à établir d’amener l’eau ferrugineuse dans les asiles Michelet et Sainte-Anne où elle sera d’un précieux secours

Le débit de notre puits est tel que, depuis sa perforation, le puits artésien de la maison Say débite 102 litres de moins par minute.

En quittant M. Rousselle, nous avons pu, grâce à sa recommandation et à l'amabilité de M. Leroy, chef des travaux, à qui revient une bonne part de la réussite, visiter le puits de la Butte-aux-Cailles.

À quelques mètres du sol, l'eau jaillit avec force et avec une régularité parfaite, et l'odeur qu'elle dégage ne laisse aucun doute sur ses qualités ferrugineuses.



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