entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1889, E. Pion, médecin vétérinaire, inspecteur de la Boucherie à Paris dénombrait 40 chèvres séjournant régulièrement à la Porte d'Italie et 15 à la Poterne des Peupliers.


La rue située entre la rue du Château des Rentiers et la rue Nationale fut dénommée rue Deldroux, en 1888.
Deldroux était un canonnier qui, en 1871, préféra, mourir que de rendre sa pièce.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

menu-nouveautés sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Terrible accident - 1897

Terrible accident.

Le Rappel — 28 juillet 1897

A la brasserie P…, située rue Nationale, un ouvrier brasseur, du nom de Jean Bouschbacher, était occupé hier à vider un sac de houblon dans un bac situé derrière une cuve contenant 6 hectolitres de bière en ébullition, quand il fit un faux pas et tomba dans le liquide bouillant.

Aux cris épouvantables qu'il poussait, ses camarades accoururent et le retirèrent. Le malheureux était cruellement brûlé aux jambes et au ventre, et c'est dans un état désespéré qu'il a été transporté à l'hôpital Cochin.


 Deux satyres corrigés par la foule - 1907

Deux satyres corrigés par la foule

Le Journal — 24 septembre 1907

Deux sexagénaires, Émile Carditz et Lucien Villemard, demeurant en garni, boulevard de la Gare, se livraient, hier soir, vers neuf heures, sur un banc de la place d'Italie. à des actes immoraux des plus répugnants. Les passants intervinrent rapidement et après avoir rossé d'importance let deux sadiques, les conduisirent devant M. Yendt, commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, qui les envoya au Dépôt.


 La Reconstruction des Gobelins

La Reconstruction des Gobelins

Le Figaro — 9 juin 1886

Il paraît décidé qu'on conservera pieusement les ruines de la Cour des Comptes, comme souvenir de 1871 d'abord, et ensuite comme musée de la flore parisienne qui s'y épanouit à loisir. Les habitants du quartier y sont maintenant accoutumés et se désoleraient de ne plus-voir les tiges et les rameaux verts qui, de tous côtés, sortent par les fenêtres, parant de la façon la plus pittoresque les pierres noircies et les fers tordus.

Mais il est un autre monument, également ruiné par la Commune et dont la vue séduit beaucoup moins. Je veux parler de la façade que la manufacture des Gobelins avait autrefois sur l'avenue qui porte son nom, façade « provisoirement » remplacée par une construction en platras et une palissade en planches du plus déplorable aspect.

C'est surtout depuis que la place d'Italie a été nivelée et transformée en un square charmant ; depuis qu'on a démoli le déplaisant bureau d'octroi qui servait de mairie, pour élever un élégant Hôtel de Ville ; depuis que tout le quartier, si affreux et si obscur autrefois, a été percé, aéré et embelli, que la façade actuelle et « provisoire » des Gobelins paraît d'autant plus affreuse.

Longtemps on a attendu, espérant toujours une reconstruction qui serait le couronnement des embellissements de ce quartier rénové. Mais, comme Philis, à force d'espérer toujours, les habitants ont fini par désespérer, et ils viennent de passer de la période d'expectative à la période d'action.

Un comité s'est donc formé, comité composé de propriétaires et de commerçants des cinquième et treizième arrondissements, afin de provoquer un mouvement en faveur de la reconstruction si ardemment désirée. Le bureau se compose de MM. Limay, restaurateur, avenue des Gobelins, président ; Oger, négociant, vice-président ; Bouet, maître d'hôtel, secrétaire-trésorier ; Bidault et Commissaire, négociants, assesseurs.

Par les soins de ces messieurs, la question a été étudiée, et ils sont arrivés à ce résultat fantastique que « la façade peut être reconstruite sans qu'il en coûte rien ou presque rien » !...

En effet, il existe derrière la manufacture d'immenses terrains qui font partie du Domaine. Ces terrains sont depuis longtemps inoccupés, la destination pour laquelle ils avaient été conservés n'existant plus.

Sous l'Empire, des spéculateurs voyant à tirer parti de ces terrains pour y fonder des cités ouvrières, en avaient offert plus de quinze cent mille francs. On peut donc affirmer qu'aujourd'hui, avec la plus value que donnent les embellissements du quartier et celle qu'apportera encore l'assainissement de la vallée de la Bièvre, instamment réclamé par le Conseil de salubrité et le Conseil municipal, on peut affirmer, dis-je, qu'on tirerait de ces terrains de deux à trois millions.

Or, au maximum, il faudrait quatre millions pour refaire en entier la construction détruite. Comme on le voit, l'excédent de dépense ne serait pas considérable.

Le Comité se demande d'ailleurs si sur les neuf à dix millions qu'a rapportés la fameuse Loterie des Arts décoratifs, on ne pourrait pas prélever quelque obole pour ce monument qui touche suffisamment, croit-il, à l'art de la décoration - on pourrait même dire qui en forme la branche principale.

Une pétition, lancée dans les deux arrondissements, s'est rapidement couverte de signatures. Il y en a aujourd'hui plus de dix mille, ainsi qu'on l'a constaté dans la réunion tenue vendredi soir.

Le projet ne rencontre qu'une seule opposition, delà part... des ouvriers de la manufacture !... qui, logés dans les bâtiments, ont installé des jardins dans les terrains qu'on voudrait aliéner et se désespèrent à l'idée de renoncer aux magnifiques artichauts qu'on y récolte en ce moment.

Cette considération prévaudra-t-elle ? Nous espérons que non. Il est temps qu'on remédie à un état de choses qui, vu le nombre des étrangers qui viennent chaque jour visiter les Gobelins, est véritablement une honte nationale.

Georges Grison.

Sur le même sujet

Le verger des Gobelins

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Le crime de l’avenue de Choisy - 1889

L'avenue de Choisy sert de quartier général à des bandes de rôdeurs c'est, le pays par excellence des attaques nocturnes, des rixes, des vols, bref, des exploits variés des escarpes et des chourineurs de la rive gauche.

Lire

Un drame rue de la Maison-Blanche - 1897

Plusieurs individus étaient attablés, avant- hier soir, dans un débit de vin, tenu, rue de la Maison-Blanche, par un nommé Louis P. Une querelle s'éleva entre les consommateurs.

Lire

La bande des deux moulins - 1894

Une véritable bataille s'est livrée hier soir, vers onze heures et demie, boulevard de la Gare, entre ouvriers et rôdeurs.

Lire

Rivalité d'amour. - 1895

Combat de dames dans un bal public de l'avenue de Choisy

Lire

Menu article

Lu dans la presse...

Le futur boulevard Saint-Marcel

Un arrêté du préfet de la Seine vient d'ouvrir une enquête à la mairie du douzième arrondissement pour le percement d'un nouveau tracé qui, sous le nom de boulevard Saint-Marcel, doit relier le boulevard Montparnasse au boulevard de l'Hôpital (1857)

Lire


L'élargissement de la rue Mouffetard et l'aménagement de la place d'Italie

L'administration vient de faire déposer à la mairie du 13e arrondissement le plan parcellaire des propriétés dont la cession est nécessaire en tout ou en partie pour exécuter l'élargissement de la rue Mouffetard et la transformation d ela place d'Italie. (1867)

Lire


Un nouveau boulevard pour le 12e arrondissement ?

Cette voie s'ouvrira en face la place de la Collégiale et viendra déboucher sur le boulevard extérieuraprès avoir coupé le faubourg Saint-Jacques. (1858)

Lire


Le percement du boulevard Arago

Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris. (1868)

Lire


Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres. (1868)

Lire


Le percement du boulevard Saint-Marcel

Le plus ancien vestige des édifices religieux encore debout en ce moment, mais qui disparaîtra au premier jour, est le porche de la chapelle Saint-Clément, qui date du quatrième siècle, et dans laquelle fut inhumé en 383 saint Marcel, évoque, de Paris, sous le règne de Théodose. (1868)

Lire


Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel

Les travaux qui s'exécutent dans le quartier Saint-Marcel ont amené des découvertes fort importantes au point de vue archéologique. (1868)

Lire


Nouvelles dénominations de voies

On donne à la rue de la Croix-Rouge la dénomination de Domrémy. village du département des Vosges, où naquit Jeanne d'Arc; la route de Fontainebleau devient route d'Italie, la place de la barrière d'Ivry devient la place Pinel... (1868)

Lire


Les palais des Reines Blanche aux Gobelins

Si le vieil hôtel de Sens est, sur la rive droite de la Seine, un édifice curieux à voir, deux hôtels non moins anciens et tout aussi intéressants s'offrent sur la rive gauche, dans le quartier des Gobelins, aux yeux des amateurs du gothique. (1878)

Lire


Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel

Le boulevard Saint-Marcel prend naissance au boulevard, de l'Hôpital, vis-à-vis la Salpêtrière, et va aboutir en ligne directe à l'avenue des Gobelins, où il se rencontre avec les boulevards Arago et Port-Royal pour former un spacieux rond-point. (1882)

Lire


La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone. (1932)

Lire


Les jardins des Gobelins menacés ?

Les jardins des Gobelins forment dans un quartier populeux une oasis de fraîcheur et de verdure. Ils couvrent près de trois hectares et constituaient naguère une île entre deux bras de la Bièvre. (1933)

Lire


Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement, déclare son fondateur, M. Chartrain de la rue Vaqndrezanne. (1927)

Lire


L'ancienne nécropole Saint-Marcel

Une large tranchée est actuellement creusée, pour l'établissement d'une conduite cimentée, sur le trottoir, à l'extrémité du boulevard St-Marcel, près de l'avenue des Gobelins. (1913)

Lire


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte