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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1863, le marché aux chevaux du boulebard de l'Hôpital se tenait le mercredi et le samedi de chaque semaine et le premier lundi de chaque mois.


Alfred Léon Gérault, dit Gérault-Richard, né à Bonnétable (Sarthe) le 11 octobre 1860 et mort à Fréjus (Var) le 7 décembre 1911, journaliste et homme politique socialiste, fut élu député du XIIIème arrondissement en janvier 1895. Il fut battu aux élections de 1898, mais fut réélu deux fois (1902-1906 et 1906-1911) en Guadeloupe, dans des conditions qui ne laissent aucun doute sur leur illégalité.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Cris séditieux - 1894

Cris séditieux.

Le Matin — 24 novembre 1894

Un individu qui criait hier soir : Vive l'anarchie ! » dans la rue Nationale a été arrêté par les agents.

Conduit aussitôt devant M. Bolot, commissaire de police du quartier de la Gare, cet homme a dit se nommer Alphonse Chauvel, cordonnier. Il a ajouté qu'il avait proféré ce cri pour ennuyer... sa femme,

Cette excuse n'a pas paru suffisante au magistrat, qui a envoyé Chauvel au Dépôt.


 L'eau est faite pour se laver. - 1913

L'eau est faite pour se laver.

Le Matin — 18 juin 1913

Algérien et musulman, Mohamed Haar a une prédilection marquée pour les bains froids. Il se promenait, hier, paisiblement rue de Tolbiac rêvant sans doute quelque houri du paradis de Mahomet, quand, soudain, il se trouva en face d'une fontaine municipale.

La chaleur était accablante, La tentation fut trop forte pour ce fils du Soleil. Prenant une brusque résolution, il se dépouilla de son burnous, enleva ses chausses et léger de vêture, il s'ablutionna.

Conduit au poste de police, Mohamed déclara être âgé de vingt-huit ans et se trouver actuellement sans domicile. Il manifesta, en outre, beaucoup d'étonnement de se voir l'objet d'une arrestation pour un acte qui, à idée, est banal et naturel. Il ajouta :

— Les roumis sont bien méchants d'empêcher le fidèle croyant de se laver !

Malgré ses protestations, M, Lacroix,  commissaire de police du quartier de la Gare, a envoyé Haar au Dépôt.


 Une nouvelle église paroissiale à Paris - 1900

Une nouvelle église paroissiale à Paris

Le Petit-Journal — 3 avril 1900

Le quartier populeux de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement, était hier en fête.

On célébrait en effet, en grande pompe, l'inauguration de l'église paroissiale de Sainte-Anne, située 186, rue de Tolbiac, et le baptême des trois cloches qui vont habiter les nouvelles tours.

La nouvelle église Sainte-Anne de la Maison-Blanche

Cette église remplace la modeste chapelle Bréa, du nom du général Bréa, tué fin 1848, sur l'emplacement où elle s'élevait, chapelle qui servait jusqu'ici d'église. Elle a été commencée en 1892, sous la direction de M. Bobin, architecte puis construite par à-coups, suivant les résultats-des quêtes.

De l’église ; Sainte-Anne, il n'y a encore que deux superbes tours flanquées de clochetons de style byzantin et une partie seulement de la nef, dans laquelle avait lieu la cérémonie d'inauguration.

Devant le maître autel un immense chevalet soutenait les trois cloches d'argent tout enrubannées et recouvertes de superbes , robes de dentelle.

Lucile, la plus grasse cloche, qui mesure 1 mètre 65 de diamètre à sa base, avait comme parrain et marraine M. et Mme Nolleval qui l'ont donnée à l'église. Sa puissante voix qui donne le do sonnera les événements heureux ou tristes de ce quartier éloigné.

Françoise-Honorine, sœur cadette de Lucile, a été offerte par M. et Mme Lombard qui assistaient à son baptême ; elle donne le , et ses premiers vagissements ont été d'une parfaite sonorité argentine.

Jeanne-Marie enfin, la plus petite des trois Cloches, un mi aigu et joyeux, a été offerte par la comtesse Foucher de Careil et M. Miramont, curé de la paroisse.

La cérémonie religieuse était présidée par Mgr Jourdan de la Passardière, évêque de Roséa, représentant l'archevêque de Paris.

M. Samuel Rousseau, après la visite des tours que l'évêque a bénites, a fait exécuter une cantate fort brillante, Cantate des cloches, composée pour la circonstance.

Le curé de Sainte-Anne nous a déclaré, avec une confiance d'autant plus méritoire qu'il est au milieu d'une population ouvrière et pauvre, qu'il comptait arriver à achever bientôt son église.


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