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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 3 octobre 1923, à 9 h30, le laboratoire municipal faisait enlever un obus de 37 en face du 88 de la rue de la Glacière.


La voie qui prit le nom d'avenue Edison en 1932, devait, initialement relier la place Nationale et la place d'Italie.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Aux fortifs 1896

Aux fortifs

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Un individu, paraissant âgé de quarante à quarante-cinq ans, vêtu proprement, a été trouvé, hier matin, mourant dans le fossé des fortifications près de la porte de Choisy.

Comment était-il là? Était-il un de ces pauvres honteux qui sont, hélas ! plus nombreux qu'on ne le croit ? Dans ce cas, on serait en présence d'un de ces drames de la misère qui sont une éloquente protestation contre l'absence de réformes sérieuses.

Transporté à l'hôpital Cochin, le malheureux y est mort dans la nuit sans avoir pu prononcer une seule parole.

Son identité n'ayant pas été établie, M. Remongin, commissaire de police, a envoyé son corps à la Morgue, où il est exposé


 La « Crème des Gobelins » - 1899

La « Crème des Gobelins »

Le Radical — 10 février 1899

Toto, dit « la Crème des Gobelins », avait pour maitresse une fille qu'on appelait « la Belle » sans plus, comme si, malgré son nez camus, elle représentait l'idéal suprême de la beauté. Un jour, à la fête des Gobelins, il vit « la Belle » payer les chevaux de bois à « Bibi-la-Ripette ». Cela le rendit furieux, et il administra à la fille une correction qui la mit en marmelade.

Le fait a valu, hier, « la Crème des Gobelins », de la part de la dixième chambre correctionnelle, une condamnation à treize mois de prison. C'est la cinquième qui le frappe.


 Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement

PARIS NOUVEAU

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

Le Figaro  ― 19 août 1867

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte.

C'est à se croire
à cent lieues
de chez Brébant.

Entre cette rivière morte et la Bièvre proprement dite, s'étendent des prés de l'aspect le plus pastoral, où les blanchisseuses d'alentour étendent le linge sur des piquets, où des vaches paissent comme en pleine Normandie. C'est à se croire à cent lieues de chez Brébant. Ces prés sont submersibles. Pour peu que l'année soit pluvieuse, et cela arrive souvent, ils disparaissent sous l'eau pendant un laps plus ou moins étendu.

On trouve encore dans ces parages écartés des vestiges de jardins plantés au dix-huitième siècle par les gens de bel air qui y avaient installé leurs petites maisons, où l'on venait se délasser en famille de l'étiquette de la cour.

A cette époque, les tanneries, mégisseries, teintureries, peausseries, fabriques d'acides, de savons et de chandelles, n'envoyaient pas encore leurs émanations délétères sous les ombreuses charmilles des gentilshommes en partie fine ; bien que Jean Gobelin eût déjà, dès le quinzième siècle, apporté son industrie de la teinture des draps sur les bords fleuris de la Bièvre.

 

L'axe de la nouvelle voie à ouvrir, entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers, en face le boulevard du Transit, formera un angle très peu sensible vers la gauche avec l'axe dudit boulevard, coupera les propriétés n° 47, 49 et 59 de la rue de la Glacière, traversera les terrains communaux, la rivière morte, les prés submersibles situés entre cette rivière et la Bièvre, la Bièvre elle-même, la rue de la Providence dont la partie à gauche sera supprimée, la ruelle Barrot, ce cantonnement de chiffonniers dont l'alignement à l'amorce sur la rue du Transit sera rectifié ;  la rue de l'Espérance, celle du Moulin-des-Prés ; supprimera au passage un bâtiment des écoles communales du boulevard d'Italie ; traversera celui-ci, prendra la rue Neuve en biais, et la route de Choisy au carrefour qu'elle forme avec  la route d'Ivry.

De la rue de la Glacière au dernier point, elle n'aura qu'un seul alignement droit. Mais, à partir du carrefour de Choisy, elle s'infléchira de nouveau et légèrement à gauche, traversera le carrefour formé par les rues Baudricourt et du Gaz, coupera à la hauteur de l'impasse des Haute-Formes la rue Nationale projetée, pour aller aboutir, quant à présent, à la rue du Château-des-Rentiers, entre la rue de la Croix-Rouge et le chemin de la Croix-Rouge, mais très près de cette dernière voie.

 

Ce quartier sera doté d'une église dont le projet est à l'étude. L'emplacement qu'occupera cet édifice est situé entre la rue du Moulin-des-Prés et la route d'Italie, derrière les écoles communales. Sa façade se trouvera sur la rue du Transit.

Cette église, provisoirement désignée dans le projet sous le titre d'Église Saint-Marcel de la Maison-Blanche, sera entourée de deux voies d'accès latérales allant de la rue du Transit au chemin du Moulin-des-Prés et de deux plateaux qui l'isoleront complétement.

Hector Pastour

A lire également

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Les grands travaux de l’édilité parisienne (1877)

La Butte aux Cailles (1877)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Un coup raté - 1891

L'avant-dernière nuit, vers trois heures du matin, une veuve Bricot, qui tient un garni 112, boulevard de la Gare, entendait tout à coup des cris provenant d'une chambre inoccupée de l'hôtel.

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Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907

Un inconnu abordait, hier soir, vers quatre heures trois quarts, dans la rue Nationale, le sous-brigadier des gardiens de la paix Honoré Mariton, du treizième arrondissement, et lui déclarait : Je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc. Conduisez-moi en prison.

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Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907

L'homme qui, la veille, avait étranglé, cité Jeanne-d'Arc, le journalier Jean Guérineau, a consenti à dévoiler enfin son identité.

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Haustrate aux Assises -1907

Le 7 avril dernier, dans l'après-midi, le sous-brigadier Mariton, de service rue Nationale, voyait venir à lui un individu en proie à une violente émotion et qui lui déclara :
— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

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Lu dans la presse...

L'achèvement de la rue Jeanne d’Arc

Le Bulletin Municipal a enregistré l'expropriation, pour cause d'utilité publique, d'un certain nombre de maisons du 13° arrondissement, situées rue Jenner, boulevard de l'Hôpital, rue Esquirol, passage Crouin, place Pinel, cité Doré, avenue Constance, avenue Constant-Philippe et boulevard de la Gare. (1914)

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Une promenade à l’ancienne Butte-aux-Cailles

Ce serait un petit concours à ouvrir : « Quel est le quartier de Paris, qui a le plus changé depuis quinze ans ? » Et il y a gros à parier que le quartier de la Glacière, alias de la Butte-aux-Cailles, se rangerait dans le peloton de tête. (1923)

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L'oasis et le cloaque

Il y a des quartiers de Paris qui n'ont vraiment pas de chance ! Le quartier de la Gare, dans le treizième arrondissement, par exemple... (1934)

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Un métier inconnu

Rue Xaintrailles, derrière l'église Jeanne d'Arc, demeure une pauvre vieille grand'maman qui nourrit sa fille et ses petites-filles de crottes de chiens cueillies à l'aube sur les avenues qui rayonnent de la place d'Italie. (1893)

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L'inauguration de la rue Jeanne-d'Arc (prolongée) dans le XIIIe arrondissement

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L'inondation de la Bièvre

La Bièvre, pendant l'orage de mercredi, s'est mise en colère ; terrible colère, dont nous avons déjà signalé hier les principaux effets, et dont je suis allé voir les traces avant qu'elles ne fussent effacées. (1901)

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A l'Éden des Gobelins, l'entr'acte passe en grande vedette, vers 10 h. 20. (1933)

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Mais je vous jure que je n'ai jamais mis les pieds aux Gobelins, Comme tout vrai Parisien, je connais mal Paris. Je serais aussi dépaysé aux Gobelins que dans l'Arkansas. (1904)

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Cinq cents personnes environ assistaient, hier soir, à l'Eden des Gobelins, à l'élection de la reine de l'Association Artistique du treizième arrondissement. (1911)

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Une visite à la Manufacture des Gobelins

Nous avons visité les Gobelins à onze heures. C'est le moment le plus propice pour recueillir une impression personnelle. À cette heure matinale, en effet, la foule des touristes n'a pas accès dans la manufacture ; le travail bat son plein dans la cité, et le chantier et l'atelier présentent leur physionomie réelle que n'a pas encore altérée la fatigue d'une demi-journée de labeur. (1900)

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Le 14 juillet des miséreux

Nous nous sommes rendu à l'asile Nicolas-Flamel, 71, rue du Château-des-Rentiers, un asile modèle, d'une extraordinaire propreté, disons le mot d'une belle coquetterie. (1896)

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Hôtel particulier rue du Château-des-Rentiers

Le Refuge Nicolas-Flamel, asile de nuit, est installé rue du Château-des-Rentiers. Délicate attention du hasard. Tout auprès, rue de Tolbiac, il est une gare, munie de ce fronton : Entrée — CEINTURE — Sortie. On s'étonne qu'il n'y ait point, ajoutés par un pauvre, cinq lettres de réponse : «Merci ! » (1922)

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