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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue de Lourcine a pris le nom de rue Broca en 1890.


Par son vote du 26 mai 1859, la Chambre des députés décidait de porter, à compter du 1er janvier 1860, les limites de Paris jusqu'au pied du glacis de l'enceinte fortifiée. Cette loi désignait le 13ème arrondissement sous le nom d'arrondissement des Gobelins.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame boulevard de l’Hôpital - Le Figaro – 5 mars 1897

Un drame boulevard de l’Hôpital

Le Figaro – 5 mars 1897

M. Edmond Laflesselle, employé dans une Compagnie d'assurances, se mariait il y a trois mois avec une jeune fille de dix-huit ans, Juliette Nassot, avec laquelle il entretenait des relations depuis longtemps déjà.

D'un caractère très jaloux, Laflesselle, se croyant trompé, avait averti sa femme qu'il la tuerait si jamais il apprenait… ce qu'il appelait couramment… son malheur.

En fut-il informé? On ne le sait. Toujours est-il que, rencontrant Juliette, hier soir, à neuf heures, en face du n° 119, du boulevard de l'Hôpital, il lui tira deux coups de revolver. Frappée au front, la jeune femme s'affaissa sans proférer un cri. Elle était morte. Le meurtrier se logea ensuite une balle dans la tempe droite. Il est soigné à l'hôpital de la Pitié. Son état est très grave.

Le corps de la défunte a été transporté d'abord a la Morgue, puis, après qu'on eut établi son identité à l'aide des papiers trouvés sur son mari, au domicile de sa mère.


 Discussion dangereuse - 1897

Discussion dangereuse.

Le Journal — 20 mars 1897

Réunis dans un débit de vins de l'avenue des Gobelins, une douzaine d'Italiens discutaient politique, hier soir. Calmes d'abord, les discoureurs ne tardèrent pas à s'échauffer, et bientôt plusieurs d'entre eux se levaient de table pour en venir aux mains. Une bagarre générale se produisit et, comme entre Italiens le couteau est facile, deux des combattants tombèrent presque aussitôt dangereusement blessés.

L'arrivée des agents mit fin à la rixe. Tout le monde s'enfuit, sauf Jules Rossi et Etienne Zanelli — les deux blessés — qui ont été transportés à la Pitié.


 Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement

PARIS NOUVEAU

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

Le Figaro  ― 19 août 1867

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte.

C'est à se croire
à cent lieues
de chez Brébant.

Entre cette rivière morte et la Bièvre proprement dite, s'étendent des prés de l'aspect le plus pastoral, où les blanchisseuses d'alentour étendent le linge sur des piquets, où des vaches paissent comme en pleine Normandie. C'est à se croire à cent lieues de chez Brébant. Ces prés sont submersibles. Pour peu que l'année soit pluvieuse, et cela arrive souvent, ils disparaissent sous l'eau pendant un laps plus ou moins étendu.

On trouve encore dans ces parages écartés des vestiges de jardins plantés au dix-huitième siècle par les gens de bel air qui y avaient installé leurs petites maisons, où l'on venait se délasser en famille de l'étiquette de la cour.

A cette époque, les tanneries, mégisseries, teintureries, peausseries, fabriques d'acides, de savons et de chandelles, n'envoyaient pas encore leurs émanations délétères sous les ombreuses charmilles des gentilshommes en partie fine ; bien que Jean Gobelin eût déjà, dès le quinzième siècle, apporté son industrie de la teinture des draps sur les bords fleuris de la Bièvre.

 

L'axe de la nouvelle voie à ouvrir, entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers, en face le boulevard du Transit, formera un angle très peu sensible vers la gauche avec l'axe dudit boulevard, coupera les propriétés n° 47, 49 et 59 de la rue de la Glacière, traversera les terrains communaux, la rivière morte, les prés submersibles situés entre cette rivière et la Bièvre, la Bièvre elle-même, la rue de la Providence dont la partie à gauche sera supprimée, la ruelle Barrot, ce cantonnement de chiffonniers dont l'alignement à l'amorce sur la rue du Transit sera rectifié ;  la rue de l'Espérance, celle du Moulin-des-Prés ; supprimera au passage un bâtiment des écoles communales du boulevard d'Italie ; traversera celui-ci, prendra la rue Neuve en biais, et la route de Choisy au carrefour qu'elle forme avec  la route d'Ivry.

De la rue de la Glacière au dernier point, elle n'aura qu'un seul alignement droit. Mais, à partir du carrefour de Choisy, elle s'infléchira de nouveau et légèrement à gauche, traversera le carrefour formé par les rues Baudricourt et du Gaz, coupera à la hauteur de l'impasse des Haute-Formes la rue Nationale projetée, pour aller aboutir, quant à présent, à la rue du Château-des-Rentiers, entre la rue de la Croix-Rouge et le chemin de la Croix-Rouge, mais très près de cette dernière voie.

 

Ce quartier sera doté d'une église dont le projet est à l'étude. L'emplacement qu'occupera cet édifice est situé entre la rue du Moulin-des-Prés et la route d'Italie, derrière les écoles communales. Sa façade se trouvera sur la rue du Transit.

Cette église, provisoirement désignée dans le projet sous le titre d'Église Saint-Marcel de la Maison-Blanche, sera entourée de deux voies d'accès latérales allant de la rue du Transit au chemin du Moulin-des-Prés et de deux plateaux qui l'isoleront complétement.

Hector Pastour

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