entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue de Campo Formio s'est appelée Petite rue d'Austerlitz et, encore avant, rue des Étroites Ruelles.


Le groupe scolaire de la rue Fagon a été inauguré le 5 février 1899.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

menu-nouveautés sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Un affreux accident - 1875

Un affreux accident

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 4 mai 1875

Un affreux accident est venu jeter avant-hier soir l'épouvante dans la rue Damesme. Un jeune garçon, âgé de quatorze ans, était monté sur le parapet du pont du chemin de fer de ceinture, quand, perdant l'équilibre, il tomba sur la voie au moment où le train n° 43 arrivait à la station de la Maison-Blanche. Malgré les signaux de détresse qui furent faits et l'empressement du mécanicien, qui avait renversé la vapeur, le train atteignit ce malheureux et passa, laissant d'un côté le corps, de l'autre les deux jambes.

Relevés par des employés de la ligne, ces débris humains, encore vivants, furent placés sur un brancard et transportés à l'hôpital de la Pitié- Le mourant ne put qu’indiquer la demeure de ses parents et demander un prêtre.


 Les apaches recommencent

Les apaches recommencent

Le Petit-Parisien ― 27 octobre 1915

En rentrant chez lui, avenue de Choisy, la nuit dernière, M. Ernest Rousset, cinquante-trois ans, employé à la boulangerie les hôpitaux, a été assailli par trois inconnus et frappé coups de poing et d'un coup de couteau au côté droit.

A ses cris et à ceux de sa femme, qui, de la fenêtre,  assistait à l'agression, les rodeurs s'enfuirent, emportant le sac à provisions du boulanger.


 Une tournée apostolique à la Maison-Blanche - 1891

Une tournée apostolique à la Maison-Blanche

La Croix — 26 avril 1891

L'abbé Garnier a fait cette semaine une tournée apostolique à la Maison Blanche C'est un bon coin de Paris, plein d'honnêtes travailleurs, mais, hélas ! aussi, un pauvre nid à misère.

— Marche pas toujours, l'ouvrage !

Et il y a là, bien des petites gens que le terme embarrasse et pour qui, quatre fois par an, le 8 du mois est un vrai quart d'heure de Rabelais.

Cela se trouve là-bas là-bas, derrière la montée des Gobelins.

Le clocher de la chapelle Bréa située 76 avenue d'Italie vu depuis la rue de la Providence. Extrait d'une photographie de Charles Marville de 1875.

Sur une grande et large avenue, vous apercevez à peine, entre deux toits plus haut que lui, le clocheton de la petite chapelle Bréa.

Pas grande, la chapelle Bréa ! Et à la première Communion et aux fêtes, il doit rester plus de monde à la porte qu'il n'en entre dans l'église.

Car c'est là toute l'église paroissiale de cette immense fourmilière de 40 000 travailleurs.

Vous croyez que le Conseil municipal s'en émeut ?

Ah ! bien oui ! Ne vaut-il pas mieux, avec l'argent des contribuables, se payer de petits voyages d'inspection en Algérie ou ailleurs, avec de modestes dîners à 30 francs par tête ?

C'est plus fin de siècle que de bâtir une église absolument nécessaire.

Et ne vous y trompez pas, cette petite paroisse-là est une vaillante. Et il y a là de fameux lapins, comme ce Paulin Enfert, qui a su réunir avec le concours d'un homme du monde plein de cœur, et de plusieurs étudiants, plus de 400 enfants des écoles laïques dans un vaste patronage.

Sur l'avenue de Choisy, l'abbé Garnier a pu serrer la main de l'excellent et sympathique directeur de l'école paroissiale, le Frère Abel-Joseph, si populaire que les jeunes gens se sont opposés à un déplacement honorable pour lui.

Il a pu constater, rue Vandrezanne et à la Glacière l'existence de deux florissants patronages de jeunes filles des écoles laïques.

Et je suis sûr que sa parole ardente a trouvé un écho dans le cœur des courageuses Filles de la Charité, qui sont la providence du quartier.

Ah ! il n'y a que l'Église, voyez-vous, pour faire du bon socialisme et du pratique ! La vénérable supérieure, dont on faisait naguère les noces d'or, et qui paraît toute disposée à célébrer bientôt ses noces de diamant, a successivement établi autour d'elle, dans une véritable cité des pauvres une grande école, un patronage, deux ouvroirs, un orphelinat, une pharmacie, un asile enfantin, une crèche (une des plus belles de Paris), enfin, un asile de vieillards.

Sans compter le fourneau économique, où vous pourrez, si vous voulez m'en croire, faire un jour une intéressante causerie, sur la misère du quartier, avec la bonne vieille Sœur Marthe, une fine mouche, comme on dit autour d'elle, et la providence des pauvres, qu'elle sert lit depuis plus de 30 ans.

Mais surtout, il y a là-bas, dans le clergé, un groupe d'hommes énergiques et dévoués, qui n'a jamais craint la fatigue, dont l'action ardente et soutenue a fait la paroisse ce qu'elle est, une des premières de Paris pour l'organisation des œuvres. Pour cela, il a fallu peiner dur et mordre Terme au gâteau de Maison-Blanche, selon l'expression humoristique d'un vieux vicaire.

Il faut vous dire que M. le curé n'a pas les jambes engourdies, ni la bouche close, et qu'il dirige sa petite armée avec une admirable vaillance.

Ah ! messieurs les francs-maçons, d'ici que vous ayez à votre service des gens de cœur comme ceux-là, il aura passé de l'eau sous le Pont-Neuf.

Salut donc à nos amis de là-bas surtout à notre Comité d'action sociale et à nos lecteurs. Mais qu'on ne s'endorme pas.

Il faut qu'à Maison-Blanche et ailleurs, tout ce qu'il y a d'ouvriers chrétiens et qui ont du cœur, s'unissent et s'organisent pour faire face au danger social qui nous menace.

Place aux vaillants ! aux intrépides! que les jeunes rivalisent de courage avec les anciens.

C'est en lisant chaque jour le journal catholique populaire, c'est en en propageant la lecture, que l'on assurera, que l'on décuplera pour l'avenir les succès obtenus.

Et nous ne doutons pas qu'une intelligente et active propagande du journal La Croix, ne soit un des meilleurs fruits de la chaude parole de l'abbé Garnier.

Le Promeneur.

L'immeuble au pied duquel est établie la pharmacie du carrefour Tolbiac existe déjà sur le cliché 1875 ci-dessus.

A lire également

La chapelle Bréa

Sur l'abbé Théodore Garnier

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Attaqué par un lion - 1897

Le dompteur Letort, attaché à la ménagerie de M. Adrien Pezon, vient d'être victime d'un accident qui, heureusement pour lui n'aura pas de suites graves.

Lire

Le crime de la rue des Cordelières - 1879

La rue des Cordelières se trouve dans le treizième arrondissement, près du boulevard Arago, dans un quartier qui, la nuit, est peu éclairé, insuffisamment surveillé, et où les habitations sont assez clairsemées, entre de grands établissements de tannerie et de peausserie.

Lire

Un scélérat - 1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

Lire

En sortant du théâtre. - 1903

En sortant du théâtre, hier soir, un négociant du quartier des Gobelins, M. Léon Xavier, accompagné de sa femme, entrait dans un café du boulevard Saint-Marcel et entamait, avec un ami, une partie de jacquet.

Lire

Menu article

Lu dans la presse...

Un nouveau boulevard pour le 12e arrondissement ?

Cette voie s'ouvrira en face la place de la Collégiale et viendra déboucher sur le boulevard extérieuraprès avoir coupé le faubourg Saint-Jacques. (1858)

Lire


Le percement du boulevard Arago

Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris. (1868)

Lire


Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres. (1868)

Lire


Le percement du boulevard Saint-Marcel

Le plus ancien vestige des édifices religieux encore debout en ce moment, mais qui disparaîtra au premier jour, est le porche de la chapelle Saint-Clément, qui date du quatrième siècle, et dans laquelle fut inhumé en 383 saint Marcel, évoque, de Paris, sous le règne de Théodose. (1868)

Lire


Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel

Les travaux qui s'exécutent dans le quartier Saint-Marcel ont amené des découvertes fort importantes au point de vue archéologique. (1868)

Lire


Nouvelles dénominations de voies

On donne à la rue de la Croix-Rouge la dénomination de Domrémy. village du département des Vosges, où naquit Jeanne d'Arc; la route de Fontainebleau devient route d'Italie, la place de la barrière d'Ivry devient la place Pinel... (1868)

Lire


Les palais des Reines Blanche aux Gobelins

Si le vieil hôtel de Sens est, sur la rive droite de la Seine, un édifice curieux à voir, deux hôtels non moins anciens et tout aussi intéressants s'offrent sur la rive gauche, dans le quartier des Gobelins, aux yeux des amateurs du gothique. (1878)

Lire


Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel

Le boulevard Saint-Marcel prend naissance au boulevard, de l'Hôpital, vis-à-vis la Salpêtrière, et va aboutir en ligne directe à l'avenue des Gobelins, où il se rencontre avec les boulevards Arago et Port-Royal pour former un spacieux rond-point. (1882)

Lire


La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone. (1932)

Lire


Les jardins des Gobelins menacés ?

Les jardins des Gobelins forment dans un quartier populeux une oasis de fraîcheur et de verdure. Ils couvrent près de trois hectares et constituaient naguère une île entre deux bras de la Bièvre. (1933)

Lire


Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement, déclare son fondateur, M. Chartrain de la rue Vaqndrezanne. (1927)

Lire


L'ancienne nécropole Saint-Marcel

Une large tranchée est actuellement creusée, pour l'établissement d'une conduite cimentée, sur le trottoir, à l'extrémité du boulevard St-Marcel, près de l'avenue des Gobelins. (1913)

Lire


La reconstitution des Gobelins

On sait que la reconstitution partielle des Gobelins fut entreprise, il y a près de deux ans, sous l'habile direction de MM. Formigé et Jossely.
La façade du nouveau, bâtiment est déjà en partie débarrassée, de ses échafaudages. (1913)

Lire


La passerelle de la Maison-Blanche

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre. (1907)

Lire


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte