Dans la presse...

 Le marché aux chevaux

Les Travaux de Paris

Le marché aux chevaux

Le Petit-Journal — 3 avril 1870

Depuis les démolitions et les nouvelles percées faites à travers le 13e arrondissement, le quartier des Gobelins, autrefois si populeux comprend de vastes parties désertes.

Une des causes de ce dépeuplement, est l'éloignement du marché aux chevaux, provisoirement transféré à la Halle aux fourrages du boulevard Montparnasse.

Ce marché, ouvert en face la Salpêtrière (sur l'emplacement de l'ancienne Folie-Eschalart), depuis plus de deux siècles, y avait attiré tout une série d'établissements spéciaux, auberges, fabriques de voitures et de harnais, ateliers de charronnage, de serrurerie, de menuiserie, dont la plupart ont été emportés par les expropriations.

Auguste Lançon - Le marché aux chevaux, daté de novembre 1870

Nous trouvons des lettres patentes de cette époque enregistrées au parlement et confirmant cet établissement.

« Vu le placet présenté au Roi, afin d'avoir permission et pouvoir de faire construire et restablir le mercredy de chacune septmaine un marché en l'un des fauxbourgs de cette ville de Paris, comme Saint-Jacques, Saint-Victor de Saint-Marceau, pour y vendre et exposer » chevaux et aultres bestiaux à pied fourché ;

« vu le renvoi à nous faict par sa Majesté,

« sommes d'avis, après avoir faict descente sur les lieux et au fauxbourg Saint-Victor à son bout près la Croix-de-Clamart, que le marché que prestend establir soit faict et construict audit lien et au bout dudit fauxbourg, prosche la Croix de-Clamart.

« Faict au bureau de la ville le 12e jour d'avril 1639. »

Cet établissement avait été concédé à la ville.de Paris par décret impérial du 30 janvier 1811.

Depuis son déplacement il avait été, fortement question de le réinstaller sur les vastes terrains circonscrits par les boulevards de l'Hôpital, Saint. Marcel, et la rue Duméril ancienne rue Maquignonne). Ce choix serait des plus heureux. Néanmoins, l'état provisoire subsiste toujours, et l'on n'entend plus parler de rien.

Quant aux habitants du quartier des Gobelins, ils ont adressé une pétition à la Préfecture pour demander la restitution de ce marché, dont ils regrettent de plus en plus l'éloignement.



Sur le marché aux chevaux

Les dernières années du premier marché aux chevaux du bd de l'Hôpital (1760-1866)

Le marché aux chevaux durant son exil dans le 14e (1866-1878)

Le marché aux chevaux du retour d'exil au déménagement final (1878-1907


Rosa Bonheur, le marché aux chevaux (1852)
On remarquera à gauche le dôme de la chapelle de la Salpêtrière qui constitue un point de repère


L'aménagement du XIIIe

Les années 1860 : projets pour les zones annexées et premiers travaux

Le cadre général

Les projets de voirie

Le chemin de fer de ceinture

Les années 1870-80

Quartier de la Salpêtrière

Quartier de la Maison-Blanche

Les années 1890

Les années 1900-1920

Dans la presse...


Les boulevards extérieurs et le boulevard du Transit dans le 13e arrondissement

La transformation des anciens boulevards extérieurs sur la rive gauche, entre l’ex-barrière d'Enfer et le pont de Bercy, est terminée dans la partie qui traverse le quatorzième arrondissement, et se continue à travers le treizième. (1863)

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L’empoisonnement de Paris

La Bièvre est l'une des causes les plus actives de l'empoisonnement parisien. Ce ruisseau, chanté par les poètes, sur les bords duquel Rabelais aimait à se promener et qui a inspiré des idylles à Benserade, n'est en réalité qu'un égout à ciel ouvert. (1884)

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La catastrophe du boulevard de la Gare

Au sortir du pont de Bercy, sur la rive gauche de la Seine, s'ouvre le boulevard de la Gare qui va de ce pont à l'ancienne barrière d'Italie, au bout de la rue Mouffetard. (1867)

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Fabrique de squelettes

Comme si ce n'était pas assez, pour rendre le treizième arrondissement insalubre, des marécages de la Bièvre et des fabriques de la plaine d'Ivry, on y a laissé s’installer toutes sortes d'industries infectantes. (1885)

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La gare d’Orléans et les quais de la Seine

Le bruit court que la compagnie d'Orléans est en instance pour obtenir du ministère des travaux publics un décret d'utilité publique qui lui permette d'exproprier certains terrains qu'elle désire annexer à la gare des marchandises intra-muros. (1873)

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Saviez-vous que... ?

Bobillot, héros du Tonkin, était prénommé Jules. La rue portant son nom est longue de 1.100 mètres.

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Le premier coup de sonde du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été donné le 28 août 1866.

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La ruelle des Reculettes reliait le 49 de la rue Croulebarbe au 28 de la rue Abel-Hovelacque, ancienne rue de Gentilly. Sa largeur variait de 2 à 7 mètres. Elle était éclairée par des quinquets. Sa suppression fut décidée en 1910 mais celle-ci ne fut totalement effective que dans les années trente...

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Le point culminant du sol naturel du 13e arrondissement dépasse légèrement les 63 mètres. Il est situé au milieu de la rue Vandrezanne. Le point le plus bas est sur les quais de Seine à proximité du pont National. Si l'on prend en compte les espaces situés au delà du périphérique, le point culminant serait situé avenue de la porte de Gentilly en lisièse de cette commune. Les prés submersibles de la Glacière étaient à une côte moyenne de 35,80 mètres.

L'image du jour

Construction de la rue de Tolbiac : franchissement de la Bièvre à la Glacière

La photographie est de Charles Marville et a été prise vers 1876. La rue d'Alésia est déjà achevée. La construction de la rue de Tolbiac subit beaucoup de retard compte tenu de l'ampleur des travaux.