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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 23 juillet 1892, un ouvrier tourneur en bronze, nommé Dubru, se suicidait en se jetant dans la Bièvre, boulevard d’Italie. Son corps fut transporté à la Morgue.


L'actuelle rue Fagon a porté le nom de rue de la barrière des Gobelins.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un soldat blesse une jeune fille

Un soldat blesse une jeune fille d'un coup de revolver

Il est lynché par la foule

Au cours d'une discussion, avenue des Gobelins, le soldat Charles Schaffer, du 516e régiment de chars d'assaut, a blessé d'une balle de revolver à la jambe droite Mlle Renée Lendeau, couturière, demeurant 28 bis, rue Pascal. La jeune fille a été admise à la Pitié.

Le soldat, lynché par la foule, a dû être transporté au Val-de-Grâce.

Le Matin —15/11/1926

 L'Escroc des Pauvres - 1903

L'Escroc des Pauvres

Le Petit-Parisien — 28 mai 1903

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue aussi avait-il sollicité son inscription au bureau de bienfaisance du treizième arrondissement.

Hier, un individu très correct, portant à la boutonnière le ruban de la médaille militaire, se présentait chez le vieillard au nom de la municipalité; il venait au sujet de la demande, affirma-t-il, un supplément d'enquête étant nécessaire, et il lui réclama certains papiers.

Pendant que M. Dion bouleversait tout chez lui pour trouver les pièces réclamées, le faux inspecteur s'emparait des économies du pauvre vieux, une somme de onze francs représentant le maigre gain de sa semaine.

Ce n'est qu'après son départ que le cordonnier a constaté le vol odieux dont il venait d'être victime. Il a été narrer sa mésaventure à M. Pélatan, commissaire de police, qui fait rechercher le malfaiteur. Celui-ci a déjà fait, de la même façon, de nombreuses dupes dans le treizième arrondissement.


 Les travaux de voirie à exécuter en 1893

Les travaux de voirie à exécuter dans le XIIIè

Par la loi du 23 juillet 1892 , la ville de Paris avait été autorisée à emprunter 200 millions de francs dont 120 devaient être consacrés à des opérations de voirie. La revue Les Annales industrielles entreprit de recenser les projets et besoins exprimés en la matière et publia dans ses numéros du premier semestre 1893 les résultats de son travail qu'elle présentait ainsi :

«Avant donc de déterminer les travaux que les nécessités de la circulation, de l'assainissement ou de l'embellissement de Paris indiquent comme urgents, il importait d'avoir sous les yeux un résumé de toutes les opérations déjà projetées, de toutes celles proposées par les conseillers municipaux, et de celles enfin qui ont été réclamées par des pétitionnaires. Nôtre étude est le résultat de ce travail.

Nous croyons que le travail impartial que nous présentons aux lecteurs des Annales industrielles ne sera pas inutile aux édiles de là Ville lumière ; il leur permettra, devant la multiplicité des travaux à exécuter, de se dégager des suggestions locales et des intérêts secondaires pour consacrer les ressources dont ils vont disposer à des œuvres d'un intérêt général indéniable, utiles au budget comme à la population. Les opérations de. voirie que le Conseil, municipal de Paris va voter doivent atteindre ce double but  : assainir la cité et ouvrir des voies nécessaires à son travail, c'est-à-dire à son développement industriel et commercial. »

Pour le treizième arrondissement, la liste suivante fut établie :

Rue Baudricourt. — On demande la rectification des alignements de cette rue, du groupe scolaire, à l'avenue d'Ivry.

Rue Caillaux. — Le prolongement de cette rue, jusqu'à l'avenue d'Italie, est projeté ;  il mettra en communication cette dernière avenue avec l'avenue de Choisy.

Rue Croulebarbe. — Mise en état de viabilité.

Rue de la Fontaine-à-Mulard. — La rectification de cette ruelle se rattache à un ensemble d'opérations relatives à l'assainissement de la vallée de la Bièvre dans Paris.

Rue des Gobelins. — L'alignement de cette voie, entre le boulevard Arago et l'avenue des Gobelins est demandé.

Ruelle des Gobelins.— Mise en état de viabilité.

Rue Bobillot. — Une opération qui s'impose avec une urgence réelle, c'est le prolongement du boulevard de l'Hôpital, sous le nom de la rue Bobillot, entre la place d'Italie et le puits artésien. On créerait ainsi une grande voie reliant directement la place de Rungis et la station de Gentilly et le pont d'Austerlitz.

Rue Jeanne-d'Arc. — La rue Jeanne-d'Arc, ouverte en prolongement de la rue de Patay, entre la rue de Domrèmy et le boulevard de la Gare, est projetée jusqu'au boulevard Saint-Marcel. Cette voie importante, dont l'achèvement est d'un grand intérêt, traversera tout le XIIIe arrondissement, et mettra en communication le centre de la rive gauche avec cet arrondissement et la banlieue.

Boulevard Kellermann. — Boulevard du chemin de ronde, dont la largeur doit être portée à 40 mètres.

Quartier de la Maison-Blanche. — Depuis l'ouverture de la rue de Tolbiac, le Conseil municipal et l'Administration préfectorale poursuivent, avec persévérance, la mise en égout de la petite rivière de la Bièvre et le relèvement successif de toutes les parties basses du quartier. D'importants résultants ont déjà été obtenus ; mais il reste pas mal encore à faire pour achever cette opération considérable, qui coûtera relativement cher, mais qui aura pour effet d'assainir une superficie très importante.

Boulevard Masséna. — Achèvement de ce boulevard du chemin de ronde des fortifications, dont la largeur devra être portée à 40 mètres.

Rue Nationale.— Quelques points de cette voie assez nouvellement ouverte ne sont pas encore à l'alignement.

Rue Nouvelle (1). — Une voie nouvelle assez importante est projetée entre la place de Rungis et le carrefour des rues de la Glacière et de la Santé. Elle prend la rue du Pot-au-Lait à son point de départ sur la place de Rungis et aboutit comme elle au même point, rue de la Glacière; elle est donc destinée à remplacer avantageusement la rue du Pot-au-Lait, tortueuse et impraticable pour la circulation.

Rue Nouvelle (2). — Cette rue est projetée sur les terrains de la Salpêtrière qu'elle traverse du boulevard de l'Hôpital, hauteur du boulevard Saint-Marcel, jusqu'à l'angle des rues Jenner et Bruant; de ce dernier point, elle serait continuée jusqu'au boulevard de la Gare, en passant sur une partie de la cité Doré et en assainissant toutes les petites ruelles qui a voisinent cette cité.

Cette voie entière, prise sur les terrains du jardin de la Salpêtrière, ne rencontre aucune construction, laissant d'un côté les bâtiments de l'hospice et de l'autre le magasin central des hospices; cette opération, très utile, serait donc facilement réalisable.

Rue Nouvelle (3). — Cette voie nouvelle à ouvrir sera latérale à la gare et au chemin de fer d'Orléans, entre le boulevard de l'Hôpital et le boulevard de la Gare. Elle séparera et isolera complètement l'Hospice de la Salpêtrière du chemin de fer.

Rue Pascal. — Achèvement.

Poterne des Peupliers. — Les habitants du quartier ont demandé l'élargissement à 12 mètres de cette poterne du mur d'enceinte et l'aménagement des voies aux abords.

Rue des Peupliers. — L'achèvement de cette rue entre le pont du chemin de fer de Ceinture et le pont de Tolbiac est à l'étude, et se rattache à l'ensemble des opérations relatives à la Bièvre.


Le site de la rue des Peupliers

Rue de la Pointe d'Ivry. — Le prolongement de cette rue, demandé comme l'un des travaux secondaires à exécuter dans le XIIIe arrondissement, serait très utile à la circulation entre l'avenue de Choisy et la rue du Château-des-Rentiers. Toutefois, l'établissement de la gare aux marchandises de la Maison-Blanche, qui est projetée sur ce point, modifierait considérablement le projet actuel.

Rue du Pot-au-Lait. — Voir : rue Nouvelle (1), XIIIe arrondissement.

Rue Régnault. — La rue Régnault est une voie latérale au chemin de fer de ceinture, entre le chemin de fer d'Orléans et l'Avenue d'Ivry ; cette rue est encore en partie inachevée.

Rue du Tage. — Cette rue, ouverte en prolongement de la rue Caillaux, est projetée jusqu'à la rue de la Glacière (station de Gentilly) ; elle empruntera le sol d'une partie de la rue du Pot-au-Lait, près de la place de Rungis.

Rue Vandezanne.— La rue Vandrezanne forme un coude dont l'un des côtés doit être prolongé jusqu'à la rue de Tolbiac.

Rue Watt. — Sous ce nom, on a projeté une voie nouvelle, en prolongement à angle obtus de la rue Watt actuelle, dont le but de relier la rue du Chevaleret avec la rue de Patay, à l'angle de la rue de Tolbiac, et d'établir une communication sur un point complètement déshérité du XIIIe arrondissement.

RAMBAUD.
Annales industrielles ― 2 avril 1893

A lire également

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

Les prochains grands travaux de Paris (1910)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Les crimes d'un alcoolique - 1898

La rue des Malmaisons, inconnue de bien des Parisiens, est située avenue de Choisy, le long du chemin de fer de ceinture. À part quelques commerçants de détail, elle est habitée presque exclusivement par des ménages de chiffonniers.

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Esclave de sa Colère - 1895

Bien que Sénèque ait dit « La colère est une courte folie », elle n'est pas toujours excusable, surtout lorsqu'elle se manifeste par des accès trop fréquents.
C'est le cas de la nommée Augustine Couffier, âgée de trente-huit ans, ménagère, demeurant rue des Malmaisons.

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L'alcoolisme - 1895

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Lu dans la presse...

Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

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La Butte aux Cailles se modernise

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis. (1924)

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Dimanche, dans la nuit, un craquement sinistre a éveillé les locataires d'un des vieux immeubles de cette rue. une maison d'un étage, portant le numéro 10. D'un coup la maison s'était lézardée du haut en bas. menaçant de s'effondrer. (1929)

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54 habitants de la rue Charles Bertheau sont sans logis

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Les 84 sinistrés de la rue Charles-Bertheau ont manifesté pour obtenir de la ville de Paris des logements ou un secours suffisant. (1937)

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Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude... (1872)

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La Fête Nationale du 30 juin 1878 dans le 13e arrondissement

Il faudrait tout notre journal pour être complet sur le treizième arrondissement. (1878)

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C'est derrière la mairie du treizième arrondissement, dans le vieux marché des Gobelins, que la jeunesse des Beaux-arts avait organisé hier soir le bal annuel des Quat'z'Arts. (1914)

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Des ossements humains découverts par des terrassiers

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Expulsion de zoniers à la Porte de Gentilly

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La Fondation Singer-Polignac

La fondation Singer-Polignac est une maison ouvrière. La maison a été construite en un an. Il y a trois mois, une bande de calicot tendue sur la façade annonçait que soixante-quatre logements étaient à louer dans cet immeuble. Deux cent quatre-vingt-dix-sept postulants se présentèrent. Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf. (1911)

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Il semble que dans ce lointain faubourg parisien le peuple ait voulu fleurir avec plus de ferveur la fille du peuple, la petite bergère de Domrémy qui sauva la France. (1913)

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La Butte-aux-Cailles

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles. (1877)

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Une délibération municipale, approuvée par un arrêté préfectoral que ratifia, le 28 juillet dernier, un décret présidentiel, a donné le nom de Paul Verlaine à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement, à l'intersection des rues Bobillot, du Moulin-des-Prés et de la Butte-aux-Cailles. (1905)

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