La fin d'un pavillon du XVIIIe siècle- 1910

Le passé qui meurt

La fin d'un pavillon du XVIIIe siècle

Vue d'ensemble du Clos-Payen après les premières démolitions - Henri Godefroy, photographe - Sans date
CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet

Ça n'est rien qu'une toute petite vieille chose qui fut galante et jolie. Un pavillon de grâce et de plaisir. Jadis on appelait cela gaiement un vide-bouteilles. Ce n'est plus qu'une ruine sur le boulevard Auguste-Blanqui, proche la rue Corvisart, et bientôt il n'en restera qu'un frôle souvenir, car les démolisseurs sont venus déjà avec leurs pioches impitoyables.

Vers le milieu du dix-huitième siècle, un opulent personnage de finance, un héros d'argent, du nom de Payen, avait fait construire ce léger pavillon pour sa joie et celle de ses amis. Des demoiselles de théâtre illustrèrent ce lieu plaisant de leur facile beauté. Pendant que les hommes, en troussant leur jabot de dentelle poudré de tabac répandu, s'extasiaient, galamment autour d'elles, des personnages mythologiques, des bergères enrubannées et des bergers langoureux dressés au long de la façade ou peints en fresque sur les plafonds et les discrètes murailles leur souriaient, les invitant à l'abandon — ce qui d'ailleurs n'était pas absolument nécessaire.

Ces pierres discrètes rappelaient encore un siècle aimable. Demain elles auront disparu. À la place du joyeux vide-bouteilles et des clairs jardins qui l'entouraient, on édifiera une énorme maison de rapport, à moins que ce ne soit une usine. C'est la civilisation qui passe et le passé qui meurt...

Le Matin — 2 janvier 1910
A lire : La « Folie » Neubourg (1929)


Dans la presse

La suppression de la Bièvre

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains... (1907)

Lire la suite

À travers le 13e

rue Nationale

L’ouvrier enseveli dans un puits

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

Un fait-divers de 1879

Lire la suite

Saviez-vous que ...



Au terme du recensement de 1982, la population municipale totale du 13e arrondissement s'établissait à 168.446 habitants pour un total de 2.163.277 pour l'ensemble des 20 arrondissements. Le 13e était le sixième en importance de population.
Pour 2019, la population du 13e s'établissait à 180.005 habitants après avoir atteint 183.713 pour 2013.



Littérature

La détresse d'une mère

de Jules Mary (1908)

 

"Le lendemain, dans le courant de la matinée. Mirador se faisait déposer en voiture non loin de la porte de Bicêtre, renvoyait sa voiture et se dirigeait à pied vers la rue des Peupliers. Il s’assura qu’il n'était pas suivi, s’arrêta à plusieurs reprises, se mit en embuscade. Non, la solitude était presque complète dans ces parages. De rares passants. Aucune figure suspecte. "

Découvrir


Feuilleton
Episode 64

 

« Le feuilleton est à présent terminé. Une nouvelle publication quotidienne de celui-ci commencera bientôt. »

Lire


L'image du jour

L'image du jour
La rue Jonas à la Butte-aux-Cailles

La rue Jonas fut l'une des dernières rues éclairées par des quinquets. Ceux-ci subsistèrent au moins jusqu'en 1913.

Et enfin...

La nouvelle place d’Italie

Les travaux de la nouvelle place d’Italie sont à peu près terminés.
Cette place est à présent un des plus grandes et une des plus belles de Paris.
Un immense bassin, d’une profondeur de 60 centimètres environ et entouré d’une élégante bordure en pierre blanche, en occupe le centre... (1878)

Lire la suite


et aussi ...


Saviez-vous aussi que ...

Lorsque l’on décida irrévocablement, en 1874, de la création d’une gare de marchandises sur le chemin de fer de ceinture entre les gares de Gentilly et de Maison-Blanche, en bordure de la rue du Pot-au-Lait, le destin de la ruelle Barrault changea. Déjà, pour la commune de Gentilly dont elle dépendait avant 1860, elle ne comptait pas et n’avait pas de nom. C’est par la ville de Paris et par un décret en date du 23 mai 1863 que le chemin qui dominait le ravin de la Bièvre devint ruelle et reçut le nom d’un propriétaire riverain.
Avec la création de la gare, la ruelle fut appelée à devenir un axe essentiel du nouveau quartier Maison-Blanche. Les travaux commencèrent par des redressements et des nivellements.
Avant l’exécution des travaux, la ruelle Barrault n’avait, à son entrée du côté du boulevard d'Italie, qu’une largeur de 3m85 ; elle présentait une pente rapide, coupé par plusieurs escaliers, et était impraticable aux voitures. Après ceux-ci, elle avait 12 mètres de largeur (15 mètres au devant de la nouvelle gare) et était devenue accessible aux voitures sur toute l’étendue de son parcours.
1876 vit son prolongement jusqu’à la future place de Rungis acté par décret en date du 21 mars 1876. Et ce fut par arrêté préfectoral du 1er février 1877 que l'ensemble prit sa dénomination actuelle.


Une enquête
du Commissaire Perruche

La chasse aux loups


Le 13e dans la presse...

 


En voir plus...

Derniers faits divers

Le 13e dans les romans...

Le feuilleton
Episode 64

 

« Le feuilleton est à présent terminé. Une nouvelle publication quotidienne de celui-ci commencera bientôt. »

 

Lire

Saviez-vous que ?...

Lorsque l’on décida irrévocablement, en 1874, de la création d’une gare de marchandises sur le chemin de fer de ceinture entre les gares de Gentilly et de Maison-Blanche, en bordure de la rue du Pot-au-Lait, le destin de la ruelle Barrault changea. Déjà, pour la commune de Gentilly dont elle dépendait avant 1860, elle ne comptait pas et n’avait pas de nom. C’est par la ville de Paris et par un décret en date du 23 mai 1863 que le chemin qui dominait le ravin de la Bièvre devint ruelle et reçut le nom d’un propriétaire riverain.
Avec la création de la gare, la ruelle fut appelée à devenir un axe essentiel du nouveau quartier Maison-Blanche. Les travaux commencèrent par des redressements et des nivellements.
Avant l’exécution des travaux, la ruelle Barrault n’avait, à son entrée du côté du boulevard d'Italie, qu’une largeur de 3m85 ; elle présentait une pente rapide, coupé par plusieurs escaliers, et était impraticable aux voitures. Après ceux-ci, elle avait 12 mètres de largeur (15 mètres au devant de la nouvelle gare) et était devenue accessible aux voitures sur toute l’étendue de son parcours.
1876 vit son prolongement jusqu’à la future place de Rungis acté par décret en date du 21 mars 1876. Et ce fut par arrêté préfectoral du 1er février 1877 que l'ensemble prit sa dénomination actuelle.


En 1877, il fut décidé que le nouveau marché aux chevaux reprendrait la place de l'ancien (auparavant transféré sur le boulevard d’Enfer pendant le percement et la construction du boulevard Saint-Marcel), ce fut M. Magne, architecte, qui fut chargé de la direction des travaux.
Il a fallu faire d'immenses travaux de consolidation et de soutènement pour profiter de l'îlot escarpé et montueux compris entre le boulevard Saint-Marcel et celui de l'Hôpital.
La porte principale du marché, flanquée de deux forts jolis pavillons, s’élevait boulevard de l’Hôpital, tandis qu’un mur défendu par des grilles en fer s’étendait sur le boulevard Saint-Marcel.



Abel Hovelacque (1843-1896), linguiste et anthropologue, fut député du XIIIème arrondissement de 1889 à 1894. Il fut aussi président du conseil municipal de Paris en 1887-1888.


La rue Baudricourt honore Robert de Baudicourt, capitaine de Vaucouleurs, compagnon de Jeanne d'Arc.


En 1869, on décida que l’avenue située entre la place d'Italie et la rue de Gentilly, allait devenir avenue Sœur Rosalie, pour perpétuer la mémoire de la femme vertueuse dont le dévouement fut si utile à tant de nos braves soldats. On se souvient que c'est cette héroïque sœur de charité qui, en juin 1848, couvrit de son corps un officier de la garde mobile que les insurgés voulaient massacrer, et qu'elle eut le bonheur de sauver.


Dans le Constitutionnel daté du 21 janvier 1837, on remarquait l’annonce suivante :
« Avis au Public
Le propriétaire des étangs de la Glacière a l'honneur de prévenir MM. les patineurs qu'il laisse libres plusieurs de ses étangs d'une étendue considérable. L'entrée est de 50 centimes, dont une partie est destinée en faveur des pauvres de la commune de Gentilly ; on entre par la rue de la Glacière et rue du Pot-au-Lait, 3 et 5. »

L'image du jour

L'image du jour

La rue Jonas à la Butte-aux-Cailles


La rue Jonas fut l'une des dernières rues éclairées par des quinquets. Ceux-ci subsistèrent au moins jusqu'en 1913.