Une nouvelle gare de marchandises - 1901

Quartier de la Gare

Une nouvelle gare de marchandises

L'entrée de la nouvelle gare sur la rue de Tolbiac

La gare de Tolbiac — Une dépendance d’Orléans-Ceinture — Un quartier qui s’améliore.

L’établissement d’une nouvelle gare — fut-ce une gare de marchandises — dans Paris, est toujours un événement favorablement accueilli par le public.

On attend donc avec impatience dans un quartier de la ville, l'un des plus pauvres, l’inauguration de la gare de Tolbiac, laquelle est prévue, mais pas encore commencée.

Annonçons donc bien vite que les travaux de cette gare viennent d’être mis à adjudication et que l’entrepreneur sera tenu de les terminer dans le délai maximum de quinze mois.

La gare nouvelle, dite « de Tolbiac » gare exclusivement marchande, sera située entre l’avenue d’Ivry et la rue Nationale. Elle aura son entrée rue de Tolbiac en face de l’usine à gaz et elle se reliera à la ligne d’Orléans, au point dit « Orléans-Ceinture » par un tunnel passant sous la rue Henri-Regnault.

La superficie de la gare de Tolbiac est de cinquante-deux mille mètres carrés.

Ajoutons à ce détail, qui a une importance de curiosité : la convention passée avec la ville de Paris par le syndicat de la Ceinture remonte à l’année 1892 ; les formalités administratives ont donc duré la bagatelle de neuf ans.

Mais enfin tout finit bien qui finit. Voilà bientôt chose faite Le quartier « de la Gare » où sera situé la gare de Tolbiac était jusqu’ici, et à très juste titre, considéré comme le plus pauvre et le plus déshérité de tous les quartiers de Paris. Ce n’était guère un bénéfice pour lui de s’appeler par une ironie bien administrative du sort, « le quartier de la Gare » sans avoir d’autre gare qu'une gare en perspective et en espérance. Son nom va être prochainement justifié par la  réalité des faits, par l’existence vraie de la gare désirée ; les habitants du quartier ne s’en plaindront pas et le monde industriel et commercial du voisinage en tirera des avantages très considérables.

Le Français — 2 juin 1901


Dans la presse

Le monument d'Ernest Rousselle

L'inauguration du monument élevé à la mémoire de M. Ernest Rousselle, qui fut président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, a eu lieu hier dans le jardin du dispensaire de la Maison-Blanche. (1901)

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À travers le 13e

Avenue des Gobelins

Les protecteurs du Tsar

Un monsieur, âgé de quarante ans, louait, hier, une chambre meublée avenue des Gobelins.

Un fait-divers de 1896

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Saviez-vous que ...

Le raccordement du boulevard Kellermann aux rues Damesme et du Moulin-de-la-Pointe par des rampes à pente douce et par un escalier vers la vallée de la Bièvre fut décidé en 1882 en même temps que l'on décida de porter sa largeur au cabarit standard de 40 mètres.



Littérature

Le Drame de Bicêtre

de Eveling RamBaud et E. Piron (1894)

 

"— Vous m'avez dit qu'elles étaient descendues de votre voiture en face de la gare de la Maison-Blanche. Savez-vous de quel côté elles se sont dirigées ?
— Tout droit sur la gare, où elles sont entrées."

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Feuilleton
Episode 64

 

« Le feuilleton est à présent terminé. Une nouvelle publication quotidienne de celui-ci commencera bientôt. »

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L'image du jour

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La Poste centrale du XIIIe arrondissement, avenue d'Italie

Et enfin...

La nouvelle place d’Italie

Les travaux de la nouvelle place d’Italie sont à peu près terminés.
Cette place est à présent un des plus grandes et une des plus belles de Paris.
Un immense bassin, d’une profondeur de 60 centimètres environ et entouré d’une élégante bordure en pierre blanche, en occupe le centre... (1878)

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et aussi ...


Saviez-vous aussi que ...

Lorsque l’on décida irrévocablement, en 1874, de la création d’une gare de marchandises sur le chemin de fer de ceinture entre les gares de Gentilly et de Maison-Blanche, en bordure de la rue du Pot-au-Lait, le destin de la ruelle Barrault changea. Déjà, pour la commune de Gentilly dont elle dépendait avant 1860, elle ne comptait pas et n’avait pas de nom. C’est par la ville de Paris et par un décret en date du 23 mai 1863 que le chemin qui dominait le ravin de la Bièvre devint ruelle et reçut le nom d’un propriétaire riverain.
Avec la création de la gare, la ruelle fut appelée à devenir un axe essentiel du nouveau quartier Maison-Blanche. Les travaux commencèrent par des redressements et des nivellements.
Avant l’exécution des travaux, la ruelle Barrault n’avait, à son entrée du côté du boulevard d'Italie, qu’une largeur de 3m85 ; elle présentait une pente rapide, coupé par plusieurs escaliers, et était impraticable aux voitures. Après ceux-ci, elle avait 12 mètres de largeur (15 mètres au devant de la nouvelle gare) et était devenue accessible aux voitures sur toute l’étendue de son parcours.
1876 vit son prolongement jusqu’à la future place de Rungis acté par décret en date du 21 mars 1876. Et ce fut par arrêté préfectoral du 1er février 1877 que l'ensemble prit sa dénomination actuelle.


Une enquête
du Commissaire Perruche

Le drame de la rue Barrault


Le 13e dans la presse...

 


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Derniers faits divers

Le 13e dans les romans...

Le feuilleton
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« Le feuilleton est à présent terminé. Une nouvelle publication quotidienne de celui-ci commencera bientôt. »

 

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Saviez-vous que ?...

Lorsque l’on décida irrévocablement, en 1874, de la création d’une gare de marchandises sur le chemin de fer de ceinture entre les gares de Gentilly et de Maison-Blanche, en bordure de la rue du Pot-au-Lait, le destin de la ruelle Barrault changea. Déjà, pour la commune de Gentilly dont elle dépendait avant 1860, elle ne comptait pas et n’avait pas de nom. C’est par la ville de Paris et par un décret en date du 23 mai 1863 que le chemin qui dominait le ravin de la Bièvre devint ruelle et reçut le nom d’un propriétaire riverain.
Avec la création de la gare, la ruelle fut appelée à devenir un axe essentiel du nouveau quartier Maison-Blanche. Les travaux commencèrent par des redressements et des nivellements.
Avant l’exécution des travaux, la ruelle Barrault n’avait, à son entrée du côté du boulevard d'Italie, qu’une largeur de 3m85 ; elle présentait une pente rapide, coupé par plusieurs escaliers, et était impraticable aux voitures. Après ceux-ci, elle avait 12 mètres de largeur (15 mètres au devant de la nouvelle gare) et était devenue accessible aux voitures sur toute l’étendue de son parcours.
1876 vit son prolongement jusqu’à la future place de Rungis acté par décret en date du 21 mars 1876. Et ce fut par arrêté préfectoral du 1er février 1877 que l'ensemble prit sa dénomination actuelle.


Les batiments anciens de la gare d'Austerlitz ont été construits en 1867 sous la direction de l'architecte Renault.


C'est en 1888 que le conseil municipal de Paris décida que la nouvelle rue située entre la place de Rungis et la place du Nouveau Puits-Artésien, de la Butte-aux-Cailles, prendrait le nom de rue du sergent Bobillot.


C'est le 17 septembre 1901 que fut inauguré le puits artésien de la Butte aux Cailles. L'histoire ne dit pas si ce fut en grande pompe.


Lorsque la gare de marchandises de la rue de Tolbiac entra en fonctionnement en mai 1903, cette ouverture s'accompagna de la création d'une nouvelle porte pour Paris dite « Porte des Gobelins » dotée d'un bureau d'octroi pour surveiller les entrées et sorties des biens et des personnes de la capitale.


Le 2 aout 1929, place d’Italie, les passants observaient un aigle planant majestueusement au-dessus d’eux à une altitude variant de 30 à 50 mètres. Le royal oiseau venait de s'échapper du Muséum d'histoire naturelle. Il n’a pu être rattrapé.

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