La vallée de la Bièvre et la rue de Tolbiac - 1878

La vallée de la Bièvre et la rue de Tolbiac

La Bièvre vue du passage Moret

Quel est le parisien qui n’a connu cette charmante vallée de la Bièvre, autrefois si mouvementée par les nombreuses fabriques qui s’y trouvaient.

On avait là, dans un coin de Paris, un diminutif de ces vallons industrieux comme on en rencontre encore en Normandie, dans le Nord et dans l’Ardèche. Comme fond de décors à ces premiers plans de vieilles bâtisses surplombantes, on avait des rideaux de vigoureux peupliers, et plus loin, les dômes, les tours et les flèches de Paris monumental. C’était à la fois pittoresque et grandiose.

Aujourd’hui ce tableau n'est plus et si l'un de nos dessins nous permet de jeter un dernier regard sur l'ancienne vallée l'autre nous montre ce qu'on en fait les nécessités modernes. Il a fallu créer entre les deux arrondissements, le 13e et le 14e, tous deux éminemment manufacturiers et séparés par le profond encaissement de la vallée, une voie directe coupant la vallée et pour cela construite, qu'on nous permette cette expression, et non plus percée : la rue de Tolbiac. Cette rue part de la rue de la Glacière pour venir rejoindre l'avenue d'Italie au point où s'élève actuellement la chapelle Bréa.

Par cette rue, il a fallu élever un énorme remblai de douze à quinze mètres de hauteur sur certains points et qui, par conséquent, domine tout l'ancien vallon et le coupe en deux.

La Bièvre canalisée passe sous ce remblai en égout dont nous apercevons à droite la voûte surbaissée, pour aller se perdre à la Seine.

Une ancienne rue, celle du Moulin-des-Prés, été coupé par le remblai, une voûte en meulière et pierres de taille lui ouvre passage en même temps que les escaliers de pierre permettent aux piétons de monter de cette rue à celle de Tolbiac. Au loin est Paris et sur la droite la butte aux cailles que couronne son interminable puits artésien.

(Texte et illustrations - 1878)
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Faits divers

Les étrangleurs de Paris

Le treizième arrondissement, par delà les Gobelins, dans les parages de l'avenue et de la barrière d'Italie, est certainement, de tous les coins excentriques de Paris, le plus mal famé et le plus dangereux pour la sécurité des passants attardés.
Il y a dans ces confins reculés, où il ne fait pas bon s'aventurer seul à partir d'une certaine heure, de véritables coupe-gorge, infestés de rôdeurs, de redoutables bandes d'étrangleurs, habiles à pratiquer le fameux coup classique dit « du père François ». Et, surtout depuis quelque temps, il ne se passait pas de nuit qu'on n'eût de nouvelles agressions à enregistrer.

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Dans la presse

La mystérieuse petite ceinture : De Vincennes aux Batignolles en faisant le grand tour

Entre Belleville et la Seine, c'est la zone des sifflets désespérés. Si les « Circulaires » qui vont leur petit bonhomme de route ne s’inquiètent guère du parcours à horaires fixes, les autres trains, messageries, rapides et autres, ont sans cesse besoin de demander leur route aux distributeurs de voie libre.
Cris brefs qui courent tout au long de cette frontière illusoire de Paris, cris impatients de ceux qui ne peuvent attendre ou qui s’étonnent des disques et des feux rouges. (1930)

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Saviez-vous que ...

En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

Dans la presse...

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La mystérieuse petite ceinture : De Vincennes aux Batignolles en faisant le grand tour

Entre Belleville et la Seine, c'est la zone des sifflets désespérés. Si les « Circulaires » qui vont leur petit bonhomme de route ne s’inquiètent guère du parcours à horaires fixes, les autres trains, messageries, rapides et autres, ont sans cesse besoin de demander leur route aux distributeurs de voie libre.
Cris brefs qui courent tout au long de cette frontière illusoire de Paris, cris impatients de ceux qui ne peuvent attendre ou qui s’étonnent des disques et des feux rouges. (1930)

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Les derniers mohicans de Paris : Avec les Algériens du boulevard de la Gare

Sous la ligne aérienne du métro dont la longue perspective s'étend à l'infini, le boulevard de la Gare monte doucement vers la place d'Italie. À droite et à gauche, des maisons basses s'alignent, coupées par de petites rues pavées, à l'angle desquelles sont nichés de ridicules et ternes jardinets. Çà et là un immeuble neuf qui usurpe des allures de building, un magasin dont l'étalage déborde le trottoir, des bars, des hôtels, des restaurants, puis encore, sur la gauche, le cube uniforme et sans fantaisie de la raffinerie Say. (1928)

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L’impresario des mendiants

Dans le quartier de la Butte-aux-Cailles s'est installé un impresario qui cultive une spécialité plus que bizarre. Il a centralisé là toutes les monstruosités capables d'attendrir le passant. (1872)

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De la difficulté d’être le treizième arrondissement

Décidément, la ville de Paris n'aura pas de treizième arrondissement.
Hélas ! ce treizième arrondissement, il est partout, et on n'en veut nulle part. (1859)

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La ligne métropolitaine n° 10 doit être prolongée jusqu'à Austerlitz

En parlant, l'autre jour, du projet de prolongement de la ligne métropolitaine n° 10, actuellement arrêtée à la station Jussieu, vers la gare d'Orléans, terminus envisagé, nous notions que les organisations consultées n'avaient opposé aucune objection à l'administration préfectorale.
Le Syndicat de défense des intérêts généraux du quartier de la Gare, cependant, nous prie de déclarer qu'il a protesté contre le parcours projeté dès qu'il en a eu connaissance. Le quartier de la Gare est le seul qui n'ait point le métro. (1932)

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Une Descente imprévue

Le ballon « Le Rêve » partait dans l'après-midi d'hier de l'usine à gaz de la Plaine-Saint-Denis, pour exécuter une ascension libre. Pris dans un courant circulaire, l'aérostat, plana longtemps sur Paris, sans pouvoir s'élever. Vers huit heures du soir il se trouvait à une faible hauteur au-dessus du quartier de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement... (1901)

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Rue Cantagrel, des ateliers de nickelage gênent considérablement les voisins

Il existe rue Cantagrel, au 86, presque à l'angle de la rue de Tolbiac, des ateliers de chromage et nickelage. Le bruit et les odeurs qui en émanent sont tels qu'il est pénible d'habiter dans les parages. (1932)

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Un matin à la poterne des Peupliers

Six heures et demie du matin. Le gardien de la paix Louis Roupillon, du treizième arrondissement, vient de prendre son service à la poterne des Peupliers, tout là-bas, là-bas, derrière la Butte-aux-Cailles, sous le boulevard Kellermann. (1905)

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Le cuiseur de cadavres

Si, par hasard, vous vous aventurez tout là-bas, là-bas, près des fortifications, dans le quartier de la Gare, vous pourrez, si vous passez rue des Chamaillards, voir, paisible, fumant sa pipe au seuil d'une grande porte peinte en marron, un homme frisant la soixantaine... (1896)

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La cité Doré

La cité Doré est située au cœur même du treizième arrondissement, que les statisticiens nous donnent comme le plus misérable de Paris, entre la rue Jenner et la place Pinel. Figurez-vous, entre deux murailles nues, un long boyau s’ouvrant ... (1889)

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Les vestiges de l’église Saint-Hippolyte

Malgré les larges et bienfaisantes percées opérées à travers les quartiers du vieux Paris, les monuments d’un autre âge sont loin d’être rares sur le sol de la cité. C’est ainsi qu’on trouve encore dans le 13e arrondissement, au n° 8 de la rue Saint-Hippolyte, des restes curieux d’un édifice qu’on croit généralement disparu depuis longtemps. (1865)

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Faits divers

 Caroline n'aime pas les reproches - 1910

Un meurtre Place d'Italie

Caroline n'aime pas les reproches.

Le Matin ― 3 novembre 1911

Malgré la pluie qui, la nuit dernière, tombait à torrents, un chiffonnier, Jules Legrain, vingt-six ans, quittait, vers deux heures, son domicile, 87, rue du Gaz, et mélancoliquement, attelé dans les brancards de sa petite voiture, s'en allait à sa besogne quotidienne. Il traversait la place d'Italie, lorsque, dans l'obscurité, il lui sembla reconnaitre, au bras d'un rival, son ancienne maîtresse, Caroline Berger, vingt et un ans, domiciliée, 6, rue Boutebrie. Il ne se trompait pas. Expulsée depuis un an du territoire français pour complicité de vol, Caroline, s'ennuyant en Belgique, était rentrée à Paris sans prévenir son ancien amant.

Le chiffonnier ne put maîtriser sa colère et, en termes véhéments, fit son ancienne compagne d'amers reproches. Mais pendant son absence, Caroline avait contracté des habitudes d'indépendance. Elle ne put souffrir d'être insultée, et tirant de son corsage un long couteau il, cran d'arrêt, traîtreusement, elle le plongea dans le dos de son ancien amant, puis passa son arme à son compagnon, qui s'enfuit.

Le malheureux « biffin » poussa un grand cri et s'affaissa dans une mare de sang. Des agents, accourus réussirent, après une course échevelée, s'emparer de la meurtrière, pendant qu'on transportait le blessé, dans un état très grave, l'hôpital Cochin.

M. Delanglade, commissaire de police, a envoyé Caroline au Dépôt.


BUVEZ DE L'HYDROMEL

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 Des apaches s'entretuent pour la « Mascotte de Choisy » - 1910

Près de la place d'Italie

Des apaches s'entretuent pour la « Mascotte de Choisy »

Le Petit-Parisien — 4 novembre 1910

Depuis quelque temps, une bande de vauriens du quartier Croulebarbe avait décidé de châtier un jeune mouleur, Gaston Lallemand, âgé de vingt ans, demeurant chez une de ses tantes, 28, rue Damesme. Lallemand avait, à leurs yeux, le grand tort d'avoir su capter le cœur d'une certaine Rose Breton, dite la « Mascotte de Choisy », l'ancienne maîtresse de « Lulu », le chef des apaches de Croulebarbe. Le mouleur se savait en danger aussi ne sortait-il jamais sans avoir, sur lui, un véritable arsenal revolver et poignard voisinaient dans ses poches. Au demeurant, il avait de plus, pour se protéger, un certain nombre d'amis qui ne le quittaient guère.

Hier soir, Lallemand venait d'entrer dans un bal de l'avenue de Choisy, lorsque « Lulu de Croulebarbe » l'aborda.

— Écoute, lui dit-il, je sais que la Mascotte t'aime, je sais aussi que, malgré mes menaces, tu n'as pas voulu la quitter. Donc, il vaut mieux nous expliquer une fois pour toutes et en finir. Si tu n'as pas peur, suis moi, jusqu'au boulevard Fortin…

Lallemand y consentit et sortit du bal avec son rival. Aussitôt, une dizaine d'individus, — des amis de Lulu —, les uns armés de couteaux, les autres de casse-tête, se précipitèrent sur lui. Le combat fut rapide le jeune homme comprit qu'il était perdu.

Sortant son revolver, il fit feu sur ses agresseurs. Trois de ces bandits, parmi lesquels Lulu, furent atteints par des projectiles.

Entraînés par leurs camarades, les blessés furent transportés, en fiacre, dans différents hôpitaux. Quant à Lallemand, qui n'avait que des blessures légères, il fut conduit devant M. Yendt, commissaire du quartier, qui le consigna à sa disposition.

Le magistrat appris que « Lulu » était à l'hôpital Cochin, où il avait subi, dès son arrivée, l'opération de la laparotomie. Il fut impossible à M. Yendt de l'interroger, et par conséquent d'établir son identité.


Les informations parues dans le Journal


LE NORD-SUD

Nous rappelons que c'est aujourd’hui 4 courant qu'aura lieu la cérémonie officielle d'inauguration du chemin de fer Nord-Sud.

Le train spécial mis la disposition des invités partira de la station Notre-Dame- de-Lorette à 2 heures -1/2 précises.

La ligne « Porte de Versailles-Notre-Dame-de-Lorette » sera ouverte au public demain samedi, à 10 heures du matin.


 Les m... essieurs de ces dames

Quartier de la Gare

Les m... essieurs de ces dames

La Justice ― 19 décembre 1892

Une bande de souteneurs et de filles en goguette parcourait, hier soir, vers neuf heures, les rues du quartier de la Gare, chantant des refrains grivois et interpellant les passants grossièrement.

Dana la rue Clisson notamment, comme ils tenaient des propos inconvenants à une jeune ouvrière qui rentrait de son travail, un passant, M. Jacquet, demeurant rue Clisson, 58, intervint ; mal lui en prit, car toute la bande se jeta sur lui et le laissa pour mort sur la chaussée.

Arrivés rue du Château-des-Rentiers, rôdeurs et filles entrèrent dans un débit de boissons tenu par M. Schultz. Ils y burent force rasades, mais quand il fallut payer personne n'avait d'argent. M. Schultz dit alors qu'il allait appeler des agents, maïs il n'en eut pas le temps : il fut roué de coups et la bande prit la fuite, non sans emporter un certain nombre de bouteilles de liqueurs.

Des agents prévenus se mirent à leur poursuite, mais pour les capturer ils durent engager une lutte qui dura plus de vingt minutes.

Six de ces individus ont été arrêtés ; ce sont les nommés Millet, Flety, Fischer, Gaumann, Clevenet, Ribeirolle, tous repris de justice, que M. Bolot, commissaire de police du quartier, a envoyés au Dépôt.


PARIS

Les plug belles étrennes sont les Diamants Lère-CatheIain, Bagues, Boucles d'oreilles, etc., sur or, depuis 20 francs. Seules maisons de vente : 94, boulevard  Sébastopol, et 21, boulevard Montmartre.

Se méfier des contrefaçons

Derniers faits divers

sans titre 1

Les étrangleurs (1894)

Décidément, le treizième arrondissement détient le record des affaires dramatiques, plus particulièrement des affaires nocturnes.
Le garçon limonadier était arrivé à la hauteur de la place des Alpes, qui forme une sorte de rond-point sur la droite du boulevard, lorsque quatre individus se jetèrent sur lui.

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Un enfant mangé par un cheval (1884)

Un épouvantable accident a eu lieu hier dans le quartier de la Butte-aux-Cailles.
Au numéro 14 de la rue de l'Espérance, habitent les époux Hugon ; ils ont trois enfants, deux petites filles de cinq et sept ans, et un garçon de quatorze ans, le petit Jean. Les époux Hugon vont acheter dans les environs de Paris des légumes qu'ils revendent à la Halle.

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La casquette du bossu (1895)

Une scène tragi-comique s’est déroulée, hier soir, à six heures, boulevard de l’Hôpital.
M. Julien Napthe, âgé de quarante-deux ans, demeurant, rue Jenner, garçon de magasin, passait, portant un paquet sous chaque bras, lorsqu’un tourbillon de vent lui enleva tout à coup sa casquette.

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Bataille rangée (1896)

Dernièrement, une demi-douzaine d’individus sans aveu, habitués de la barrière d’Italie, s’étaient rendus en état d’ivresse dans un débit de la place Maubert, et là ils avaient cherché querelle à des souteneurs du quartier qui, n’étant pas en nombre suffisant, durent battre en retraite.

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La veuve Rigolot a malgré tout de la chance (1873)

La dame veuve Rigolot est une bonne vieille qui tient, boulevard de la Gare, 6, une baraque pour la vente des journaux.

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Le Drame de la rue Auguste-Lançon (1897)

Une tentative d'assassinat avec préméditation a été commise hier soir, rue Auguste-Lançon, dans le quartier de la Maison Blanche. Un nommé Albert Villey, âgé de vingt-cinq ans, a lardé de coups de couteau un cordonnier, M. Charles Sander, âgé de trente-cinq ans.
C'est la vengeance qui a provoqué ce drame, dont voici les détails...

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L'oie à lunettes (1915)

Le chant des coqs et le gloussement des poules, parqués dans un terrain vague de la rue Brillat-Savarin, avaient attiré l'attention du chiffonnier Jean Pitallier, âgé de cinquante-sept ans, et de la chiffonnière Emma Truffier, un peu plus jeune.

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La viande meurtrière (1907)

Entre les numéros 26 et 28 de la rue Damesme s'ouvrent, parmi des terrains vagues, plusieurs voies symétriquement alignées où s'élèvent, pittoresques et vétustés, des baraques en planches et des cahutes en torchis. C'est là que vit, grouille et travaille une populeuse colonie de chiffonniers.

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Le crime de la rue Clisson (1872)

Au commencement du mois de septembre de l'année dernière, une odeur nauséabonde s'était répandue dans la maison rue Clisson, 2. Elle augmenta progressivement d'intensité, et finit par devenir insupportable. On en rechercha la cause, et on reconnut qu'elle provenait du logement occupé par le sieur Boucher, commissionnaire en vins.

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Pour guérir sa femme du mal de tête, un ivrogne lui fend le crâne à coup de hache (1935)

Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

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Le drame de la place Pinel : Vingt ans de travaux forcés (1935)

Puisatier âgé de cinquante-trois ans, Louis Pruvot est un ivrogne invétéré. Depuis plus de quinze ans il habitait 17, place Pinel, avec Élise Chavannes, de six ans son aînée.

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Un drame place Pinel (1935)

Je déclare avoir tué ma femme à coup de hache.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary
1908

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau
1868

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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Un gosse

par Auguste Brepson
1928

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau
1869

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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 M. Félix Faure à l’École Estienne

M. Félix Faure à l’École Estienne

par Charles Chincholle

Le Figaro - 2 juillet 1896

Si nous ne sommes pas parmi les plus chauds partisans du développement exagéré de l'instruction primaire et secondaire, développement que la municipalité déplore déjà à cause du nombre de déclassés et de solliciteurs furieux qu'il a créés, nous avons au contraire la sympathie la plus vive pour les écoles professionnelles.

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.

C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne.

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Faits divers

Les étrangleurs

Décidément, le treizième arrondissement détient le record des affaires dramatiques, plus particulièrement des affaires nocturnes.
Le garçon limonadier était arrivé à la hauteur de la place des Alpes, qui forme une sorte de rond-point sur la droite du boulevard, lorsque quatre individus se jetèrent sur lui.

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Dans la presse

Les derniers mohicans de Paris : Avec les Algériens du boulevard de la Gare

Sous la ligne aérienne du métro dont la longue perspective s'étend à l'infini, le boulevard de la Gare monte doucement vers la place d'Italie. À droite et à gauche, des maisons basses s'alignent, coupées par de petites rues pavées, à l'angle desquelles sont nichés de ridicules et ternes jardinets. Çà et là un immeuble neuf qui usurpe des allures de building, un magasin dont l'étalage déborde le trottoir, des bars, des hôtels, des restaurants, puis encore, sur la gauche, le cube uniforme et sans fantaisie de la raffinerie Say. (1928)

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 Les sinistrés de la rue Charles-Bertheau

Quartier de la Gare


Les sinistrés de la rue Charles-Bertheau attendent en vain un logement et des secours

Les locataires de la rue Charles-Bertheau manifestent

Les 84 sinistrés de la rue Charles-Bertheau ont manifesté pour obtenir de la ville de Paris des logements ou un secours suffisant.

Rappelons brièvement les faits. Il y a sept ou huit ans, des infiltrations dues aux égouts se produisaient, menaçant les immeubles et le sol de la « voie privée Charles-Bertheau ». On fit aussitôt des réparations, mais insuffisantes puisqu'il y a eu d'autres alertes.

Aucune vie ne fut sérieusement menacée, jusqu'au 7  novembre dernier, où des affaissements de terrains provoquèrent une panique générale.

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 La disparition de la Bièvre - 1893

Quartier Croulebarbe


La disparition de la Bièvre

Parmi les opérations projetées sur la rive gauche, il faut signaler tout particulièrement la canalisation prochaine de nouveaux tronçons de la Bièvre, déjà voûtée sur la plus grande partie de son parcours dans Paris. Elle sera, couverte, en effet, à l'angle, de la rue de Valence et de l'avenue des Gobelins, sur l'espace qui s'étend du boulevard d'Italie à la rue de Tolbiac et entre la rue Croulebarbe et la ruelle des Gobelins.

La ruelle des Gobelins, aujourd'hui, rue Berbier du Mets, à son débouché sur le boulevard Arago.

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Et aussi ...

Faits divers

Les Amis de « Guibollard » - 1905

Jean Bonneau, âgé de dix-sept ans, dit « Guibollard », avait convié à une petite fête tous ses amis, des rôdeurs qui hantent les fortifications, dans les parages de la porte de Fontainebleau. Ces joyeuses agapes devaient avoir lieu dans un établissement malfamé des environs de la poterne des Peupliers.

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Dans la presse

La catastrophe du boulevard de la Gare

Au sortir du pont de Bercy, sur la rive gauche de la Seine, s'ouvre le boulevard de la Gare qui va de ce pont à l'ancienne barrière d'Italie, au bout de la rue Mouffetard. (1867)

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