Un cloaque en plein Paris - 1924

Un cloaque en plein Paris

La rue Richemond - Cliché Paris-Soir - 24 janvier 1924

Ne croyez pas que cette photographie représente une rue de banlieue après le passage de l'inondation. Non ! Il s'agit de la rue Richemond prolongée qui, dans le treizième arrondissement, relie la rue du Château-des-Rentiers à la rue Nationale.

Les travaux d'aménagement de cette voie ayant été abandonnés, la rue reste sans pavage, sans trottoir, sans lumière et sans égouts et les voitures ont pu tracer de profondes ornières dans une boite qui atteint 0 m. 20 d'épaisseur.

Ceci au centre d'un des quartiers les plus populeux de Paris — ce cloaque débouche, en effet, sur la rue Tolbiac — et ce n'est pas sans inquiétude qu'on se demande où vont les eaux résiduaires provenant des maisons de cette rue si pitoyablement délaissée.

Comment, après cela, s'étonner que le treizième arrondissement détienne un record comme foyer d'épidémie, et que la mortalité y soit particulièrement élevée !

Comment les enfants fréquentant cette savane parisienne n'y récolteraient-ils pas le germe de maladies contagieuses ?

Mais que font les services d'hygiène ? Ne pourraient-ils montrer, auprès des services compétents de la Ville de Paris un peu de cette exigeante sévérité dont ils savent faire preuve parfois dans des cas beaucoup moins graves !

Il y a là un scandale qui doit cesser.

Paris Soir — 24 janvier 1924

La rue Richemond prolongée prit le nom de rue Ponscarme le 13 janvirer 1934. François Joseph Hubert Ponscarme, dit Hubert Ponscarme (1827-1903) était sculpteur et médailleur.

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Faits divers

Une auto qui verse

Quatre jeunes gens avaient, avant-hier, joyeusement fêté la Mi-Carême, à Paris ; l'un d'eux, Maurice Déron; promenait les autres, dans le double phaéton automobile de son patron, M. Rebour, constructeur, avenue de l'Observatoire ; à la fin de la soirée, les quatre camarades voulurent s'arrêter encore une fois dans un café, rue Gay-Lussac, pour boire ensemble un dernier verre avant de se séparer.

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Dans la presse

L’Ecole des Arts-et-Métiers de Paris

Lundi prochain, 14 octobre, l'Ecole des Arts et Métiers ouvrira ses portes. C'est là une victoire due, pour une large part, à la sollicitude agissante de M. Fernand David.
Le ministre du commerce eut la chance de pouvoir triompher des derniers obstacles et de précipiter la réalisation. Visitant lui-même les travaux, boulevard de l'Hôpital, activant les formalités innombrables, il a pu — aidé, d'ailleurs, dans sa tâche ingrate par l'administration départementale et municipale — mettre l'Ecole en état de recevoir, dans quelques jours, la première année des jeunes élèves de la région de Paris. (1912)

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Saviez-vous que ...

C'est le 14 juillet 1863 que le premier coup de pioche, — car les premieres dizaines de mètres ont été creusés à la pioche par des puisatiers et non par un forage — du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été donné.


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L’Ecole des Arts-et-Métiers de Paris

Lundi prochain, 14 octobre, l'Ecole des Arts et Métiers ouvrira ses portes. C'est là une victoire due, pour une large part, à la sollicitude agissante de M. Fernand David.
Le ministre du commerce eut la chance de pouvoir triompher des derniers obstacles et de précipiter la réalisation. Visitant lui-même les travaux, boulevard de l'Hôpital, activant les formalités innombrables, il a pu — aidé, d'ailleurs, dans sa tâche ingrate par l'administration départementale et municipale — mettre l'Ecole en état de recevoir, dans quelques jours, la première année des jeunes élèves de la région de Paris. (1912)

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Explosion à la raffinerie Say

Les deux mille quatre cents ouvriers de la raffinerie Say, 123, boulevard de la Gare, étaient en plein travail, hier matin, vers huit heures et demie, lorsqu'une explosion formidable se produisit dans l'atelier central, d'une superficie de quatre cents mètres carrés ; il y a là sept étages superposés au-dessus du sol et trois galeries souterraines où des hommes, des femmes, des jeunes filles sont occupés au cassage ou à l'empaquetage du sucre, de six heures du matin à six heures du soir… (1908)

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Les travaux de la petite ceinture de l'ancien hameau du Bel-Air au pont Napoléon

Les travaux en cours d'exécution pour l'achèvement du chemin de fer de Ceinture peuvent se diviser en quatre sections dont la quatrième commence au bas de l'ancien hameau du Bel-Air et vient se souder avec la fraction déjà existante au pont Napoléon en amont de Paris.
C'est de cette dernière section que nous allons nous occuper aujourd'hui. (1865)

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Les murs de la Salpêtrière

Le conseiller municipal Paul Bernard, au cours de la dernière session, a réclamé la suppression des murs de la Salpêtrière.
Toute la gauche du boulevard de l'Hôpital est occupée, comme on sait, par des établissements municipaux ou privés qui couvrent une surface très étendue. Il y a l'hospice de la Salpêtrière, le magasin central de l'Assistance publique, deux ou trois maisons, puis les chantiers du charbon de Paris et les abattoirs de Villejuif. (1896)

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L'anniversaire de la mort de Blanqui

Malgré les récentes instructions du préfet de police défendant la formation des cortèges sur la voie publique, les journaux révolutionnaires avaient convoqué leurs amis à plusieurs reprises, pour une heure de l'après-midi, devant la maison où est mort Blanqui l'an dernier, au n° 25 du boulevard d'Italie, au coin de la rue du Moulin-des-Prés. Un temps superbe : pas un nuage au ciel, un chaud soleil et un air vif. (1882)

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Les anciens abattoirs de Villejuif

Séparé seulement par la largeur du boulevard de l’Hôpital de ce vieux quartier des Gobelins où l'on a fait de toutes parts de larges trouées d'air et de lumière, un mur nu, hideux, noirâtre, immense dans toutes ses proportions, se dresse, entourant un espace de vingt-huit mille mètres carrés. (1903)

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Le point sur les travaux dans le 13e arrondissement

La transformation des anciens boulevards extérieurs, commencée l'année dernière sur la rive gauche, entre le quai de la gare et la place de l'ex-barrière d'Enfer, a été entreprise par les deux extrémités en même temps ; ces travaux sont terminés d'un côté jusqu'à proximité de la place d'Italie, et de l’autre jusqu'au boulevard d'Ivry, qu'on va transformer à son tour. (1864)

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Les obsèques de Blanqui

Dès neuf heures du matin, les employés des Pompes funèbres sont venus tendre la porte extérieure de la maison où est mort Blanqui, 25, boulevard d'Italie. Au milieu de la tenture se détache un écusson avec la lettre B. Il n'y a que très peu de monde encore sur le boulevard. Ce n'est que vers dix heures que l'on commence à arriver. (1881)

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L’enterrement de Blanqui

Ce n'est qu'hier soir, à six heures, que l'administration des Pompes funèbres a été informée, par la mairie du treizième arrondissement, de l'heure officielle des obsèques de Blanqui et de la classe choisie par la famille, pour le corbillard et les tentures. (1881)

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Un nouveau dispensaire

Les habitants du XIIIe arrondissement viennent d'être dotés d'un dispensaire spécial pour enfants malades.
Édifié par les soins de la Société philanthropique, cet établissement est dû à la générosité de Mme Edouard André. Il se trouve, 4, rue Jean-Marie-Jégo. Pour ceux qui ne connaissent pas cette rue nouvelle et qui n'est inscrite dans aucun, indicateur, disons qu'elle est située près de la place d'Italie, à la jonction de la rue de la Butte-aux-Cailles et de la rue du Moulin-des-Prés. (1889)

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Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Le puits artésien de la butte aux Cailles, dont nous n'avions pas visité le chantier depuis l'année dernière, est arrivé maintenant à une profondeur de 75 mètres, c'est-à-dire à 13 mètres 50 au-dessous du niveau de la mer. (1865)

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La Mie de Pain

Dans l’un des quartiers les plus déshérités de Paris, au delà de la place d’Italie, derrière la Butte-aux-Cailles, voici quinze hivers que, par l’inlassable dévouement d’un homme de bien, la Mie de Pain vient en aide à des milliers et des milliers de malheureux. (1906)

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Pour la sécurité des enfants

Deux petites filles ont été écrasées l'autre jour par des tramways l'une boulevard de la Gare, l'autre sur un passage clouté de l'avenue de Choisy, à la sortie d'une école, et dans des conditions si lamentables que M. Gélis, conseiller municipal, a cru devoir adresser à ce sujet une question au préfet de police. Hier encore, deux jeunes enfants ont été blessés sur la chaussée et il ne se passe presque pas de jour, hélas, qu'on n'ait à déplorer des accidents de la circulation dont sont victimes de jeunes enfants. (1933)

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Faits divers

 Un Mari gênant - 1892

Le drame de la rue Dunois

Un Mari gênant

Le Petit-Parisien — 14 avril 1892

M. Bolot, commissaire de police du quartier de la Gare, vient d'ouvrir une enquête au sujet d'une tentative d'assassinat dont M. Duchefdelaville, maraîcher, habitant 30, rue Dunois, aurait été victime.

Ce dernier a fait la déclaration suivante :

« J'étais couché, la nuit dernière, quand je sentis qu'on me passait une corde autour du cou et qu'on cherchait à m'étrangler.

L'obscurité qui régnait dans la chambre ne me permit pas de distinguer le visage de mon a agresseur; mais, je reconnus le pas de mon employé, le nommé Émile Prechasson

Au bout d'un instant, il me crut mort sans doute et partit.

J'eus alors la force de me traîner jusqu'à la, fenêtre dont je brisai les carreaux, et je criai « Au secours ! à l'assassin ! »

Mais, quel ne fut pas mon étonnement en reconnaissant, près de la maison, ma propre voiture gardée par ma femme que Prochasson ne tarda pas à rejoindre. »

Mme Duchafdelaville et Prochasson allaient aux Halles vendre les récoltes des maraîchers. À leur retour, ils ont été mis en état d'arrestation.

Dans le quartier de la Gare, on croit généralement que Mme Duchefdelaville et Prochasson ont des relations intimes et qu'ils ont voulu se débarrasser du mari gênant,

L'enquête se poursuit.


Les toutes dernières nouvelles avec Le Radical


A l’Éden-Théâtre, Roknedin sera prochainement encadré de deux numéros, qui vont, non seulement le corser mais encore permettre M. Bouyer, chargé du rôle de Roknedin, qui ne parait qu'à partir du acte du ballet, de jouer simultanément celui du capitaine Grant, au Chatelet.

On sait, en effet, que dans drame tiré du roman de M. Jules Verne, ce personnage ne parait qu'au premier acte et au dernier.


 L'ami de « Nini La Pompe » - 1901

Rue Bobillot

L'ami de « Nini La Pompe »

Le Journal — 14 avril 1901

Un individu de mauvaise mine entrait hier soir, en compagnie d'une femme connue, dans le quartier de la Gare, sous le sobriquet de « Nini la Pompe », dans le débit de M. Antoine Falvine, marchand de vins, 2, rue Bobillot

Le couple, après s'être attablé, consomma force petits verres, si bien qu'à un moment, l'homme, surexcité, chercha querelle à sa compagne, une violente discussion éclata bientôt. Tout à coup, l'ami de « Nini la Pompe » saisit cette dernière et la précipita à travers la devanture du débit.

La glace vola en éclats et la malheureuse alla s'affaler sur le sol, couverte de blessures et criblée d'éclats de verre.

Le marchand de vins voulut intervenir, mais l'irascible consommateur, retournant alors contre lui sa colère, le frappa violemment avec un emporte-pièce dont il était porteur.

Puis il prit la fuite, poursuivi par les agents que l'on était allé prévenir. On parvint à capturer le dangereux individu place d'Italie, après avoir soutenu avec lui une lutte des plus mouvementées.

Les agents conduisirent leur capture au commissariat de M. Yendt, à qui il déclara se nommer Antoine Calmeni.

N'ayant pu obtenir de lui l'adresse de son domicile, le magistrat le fit enfermer dans la chambre de sûreté. Mais là, pris d'un accès de fureur alcoolique, il se dévêtit complètement, jeta ses habits dans le baquet, et complètement nu, se mit à arpenter sa cellule en poussant des cris qui attirèrent les agents.

En les voyant, Calneni, dont l'exaspération était à son comble, saisit un banc et le jeta à la tête d'un de ceux-ci, Pierre Perrichon, qui fut grièvement atteint. Conduit dans une pharmacie, il y fut pansé et regagna son domicile. Pendant ce temps, on ligotait Calmeni, que M. Yendt commissaire de police, expédiait au Dépôt.

L'état de « Nini la Pompe » est assez grave.


Un proverbe dit que l'on se lasse de tout.

Ce n'est pas vrai pour la Tour Eiffel, qui voit tous les jours augmenter le nombre de ses visiteurs ; on l'a vue, on la revoit et on y retournera toujours avec le même plaisir.

Derniers faits divers

sans titre 1

Une auto qui verse (1907)

Quatre jeunes gens avaient, avant-hier, joyeusement fêté la Mi-Carême, à Paris ; l'un d'eux, Maurice Déron; promenait les autres, dans le double phaéton automobile de son patron, M. Rebour, constructeur, avenue de l'Observatoire ; à la fin de la soirée, les quatre camarades voulurent s'arrêter encore une fois dans un café, rue Gay-Lussac, pour boire ensemble un dernier verre avant de se séparer.

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Le meurtre de la rue Harvey (1895)

Il y a quelques mois, un ménage irrégulier, comme il en existe beaucoup à Paris, venait s'établir au numéro 95 de la rue Harvey, une petite voie du treizième arrondissement, qui va de la rue Nationale à la rue du Château-des-Rentiers.

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Arrestation d'un voleur (1903)

En entendant des cris : Au voleur ! qui semblaient partir de la rue du Moulin-de-la-Pointe, la nuit dernière vers une heure du matin, des sergents de ville se sont mis en quête et ont aperçu dans la rue du Bel-Air un individu qui fuyait à toutes jambes dans la direction de la porte de Bicêtre.

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Arrestation d’une bande de voleurs de poules (1882)

Depuis quelque temps déjà, les habitants du 13e arrondissement, surtout ceux qui habitent près de l'avenue d'Italie, aux environs de la manufacture des Gobelins, et de l'abattoir de Villejuif, se plaignaient de la disparition de leurs poules et autres habitants des basses-cours.

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Une vache à l’eau (1882)

On parle souvent de « vache à lait ». Hier, dans le treizième arrondissement, on ne parlait que de la « vache à l'eau. »

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Un Truc de Faux Maquignon (1897)

M. Louis R..., habitant la banlieue de Paris, ayant hérité d'une couple de 1000 francs, résolut de s'établir marchand ambulant.
Il acheta dans ce but une petite voiture, puis il vint à Paris avant-hier pour faire l'acquisition d'une bête de trait au marché aux chevaux.

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Une corida (1894)

M. Wach, marchand de bestiaux, demeurant, 132, boulevard de l'Hôpital, conduisait hier vers quatre heures un jeune taureau aux abattoirs de Villejuif, quand, arrivé dans la cour de cet établissement, l'animal devenu subitement furieux s'échappa, parcourant la place et le boulevard d'Italie qu'il descendit affolé.

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L'affaire de l'avenue des Gobelins (1901)

Une bagarre a eu lieu, dans la soirée d'hier, au concert de l'Eden-d'Italie, avenue des Gobelins.

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Les « Espadrilles de la Butte » (1910)

Depuis quelque temps, plaintes sur plaintes affluaient au commissariat de M. Yendt. Il ne se passait pas de jour où quelque commerçant des environs de la place d'Italie ne vît ses étalages mis en coupe réglée par une bande de malandrins. Cette bande, connue sous le nom de bande des « Espadrilles de la Butte » et admirablement organisée, terrifiait littéralement le quartier.

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Incendie au dépôt des Petites-Voitures de la rue Dunois (1872)

Hier, 1er mai, vers cinq heures du soir, un incendie qui ne tarda pas à prendre des proportions considérables s'est déclaré au dépôt des Petites-Voitures de la Compagnie générale, rue Dunois, 8. Le feu, qui avait pris naissance dans l'aile gauche du bâtiment, s'est bientôt communiqué au grenier à fourrage, et les trente mille bottes de foin qu'il renfermait devinrent bientôt la proie des flammes.

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Un joli monde (1893)

Au n° 1 de la rue Tiers, à côté de la place d’Italie, existait un bouge des plus mal famés, connu sous le nom de la «Treille», et tenu par un individu du nom d'Hallaens, où se réunissaient tous les souteneurs et toutes les filles du quartier.

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À propos d'anarchie (1896)

La théorie anarchiste ne semble pas avoir de bien fervents adeptes en les habitants des rues Gérard et du Moulin-des-Prés, dans le treizième arrondissement. La preuve en est que quelques-uns d'entre eux, qui réunis discouraient sur l'explosion du boulevard Haussmann, ont fait passer un fort mauvais quart d'heure à un énergumène qui par conviction ou en manière de paradoxe, faisait une apologie ampoulée de la propagande par le fait.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Un gosse

par Auguste Brepson
1928

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau
1869

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Le trésor caché

par Charles Derennes
1907

A la butte-aux-cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Sans Famille

par Hector Malot
1878

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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 M. Félix Faure à l’École Estienne

M. Félix Faure à l’École Estienne

par Charles Chincholle

Le Figaro - 2 juillet 1896

Si nous ne sommes pas parmi les plus chauds partisans du développement exagéré de l'instruction primaire et secondaire, développement que la municipalité déplore déjà à cause du nombre de déclassés et de solliciteurs furieux qu'il a créés, nous avons au contraire la sympathie la plus vive pour les écoles professionnelles.

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.

C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne.

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Faits divers

Le meurtre de la rue Harvey

Il y a quelques mois, un ménage irrégulier, comme il en existe beaucoup à Paris, venait s'établir au numéro 95 de la rue Harvey, une petite voie du treizième arrondissement, qui va de la rue Nationale à la rue du Château-des-Rentiers.

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Explosion à la raffinerie Say

Les deux mille quatre cents ouvriers de la raffinerie Say, 123, boulevard de la Gare, étaient en plein travail, hier matin, vers huit heures et demie, lorsqu'une explosion formidable se produisit dans l'atelier central, d'une superficie de quatre cents mètres carrés ; il y a là sept étages superposés au-dessus du sol et trois galeries souterraines où des hommes, des femmes, des jeunes filles sont occupés au cassage ou à l'empaquetage du sucre, de six heures du matin à six heures du soir… (1908)

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 Le crime de la butte aux cailles - 2

Le crime de la butte-aux-cailles


Les deux assassins ont été vus à l'angle de la rue Croulebarbe et de la rue Corvisart

Bien que l'identité de la victime reste encore inconnue, on croit à un meurtre politique

La petite cité aux rues tortueuses qui, village dans la ville, se tasse entre la place Paul-Verlaine et le boulevard Auguste-Blanqui, bourdonne ce matin d'un naturel émoi. À chaque angle de venelle ont poussé de petits groupes qui s'entretiennent de « l'affaire » et les ménagères qui se pressent au marché Corvisart ne parlent que de cela en soupesant des choux- fleurs. Venant après tant de crimes mystérieux, l'assassinat de la rue des Cinq-Diamants mérite une telle rumeur : une victime, dont on ignore non seulement la vie, mais l'identité, des meurtriers présumés « politiques », sept coups de revolver, un acharnement rare à tuer, voilà plus qu'il n'en faut pour que tout un quartier s'agite — et surtout celui-ci où, de tout temps, les commères s'en donnèrent à langue que veux-tu.

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 La Bièvre - paris qui s'en va - 1903

Paris qui s'en va


La Bièvre

Le Journal —15 mars 1903

La Ville de Paris et l'hygiène. — La couverture de la Bièvre. — Propriétaires récalcitrants —  Coins de paysages.

La Ville de Paris lutte présentement contre les derniers mégissiers qui veulent garder quand même quelques tronçons, dont ils sont propriétaires, de la rivière putride mais illustre. La Ville de Paris lutte au nom de l'hygiène, veut la couverture totale de la Bièvre, sa transformation en égout ; les mégissiers luttent au nom également « sacré » de la propriété, et ne veulent être dépossédés que si on consent à leur allouer une indemnité « raisonnable ».

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Et aussi ...

Faits divers

Un pickpocket - 1885

M. Perruche, commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe, avait reçu, depuis une semaine, un certain nombre de plaintes émanant de personnes dont les poches avaient été indiscrètement explorées par des pickpockets à la fête foraine de la place d'Italie.

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Dans la presse

La Fondation Singer-Polignac

La fondation Singer-Polignac est une maison ouvrière. La maison a été construite en un an. Il y a trois mois, une bande de calicot tendue sur la façade annonçait que soixante-quatre logements étaient à louer dans cet immeuble. Deux cent quatre-vingt-dix-sept postulants se présentèrent. Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf. (1911)

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