Le faubourg Saint-Marcel vu en 1865 - 1865

Le faubourg Saint-Marcel vu en 1865

La Bièvre vers le Moulin-des-Prés en 1862
Dubreuil, photographe
CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet

Quand cette grande voie [la future rue Monge] aura rejoint la rue Mouffetard, où elle fera sa jonction avec la rue des Feuillantines, elle se prolongera en ligne droite jusqu’à la petite rue de Gentilly, en mordant à droite et à gauche sur les immeubles de la rue Mouffetard, dont le sinueux parcours sera rectifié, et dont la chaussée sera sous-baissée de plusieurs mètres pour la rendre plus carrossable ; un type de l'alignement futur et du futur niveau de la rue se voit déjà à l'angle de la rue des Fossés-Saint-Marcel.

Par le fait de ces changements, l'hémicycle qui existe en avant de l'entrée principale des Gobelins, sera supprimé, et la pente rapide qu'on voit entre cette entrée et la partie inférieure de la grande cour sera considérablement réduite.

Cette région extrême du vieux Paris possède, entre la rue Fer-à-Moulin et la manufacture des tapis, un cachet qu'on ne retrouve nulle part ailleurs : de vieilles maisons aux allées étroites et sombres y sont encore, pour la plupart, contemporaines de l'ancien bourg Saint-Marcel ; derrière celles de gauche passe la Bièvre, aux eaux paresseuses et infectes.

Mais ce passage y a attiré une foule d'industries qu'on ne voit que là : des tanneries, des corroieries, des usines où les détritus d'animaux sont préparés pour faire de la colle ; enfin on rencontre là une grande quantité d'établissements qui, heureusement, animent ce quartier déshérité et y apportent le peu d'aisance qu'on y trouve.

Il y a cent ans, l'établissement des Gobelins était la dernière maison des faubourgs. Les deux bras de la Bièvre étaient, jusqu’à leur passage sous la rue Mouffetard, bordés de peupliers comme ceux que l’on voit encore aujourd’hui au bas de la butte-aux Cailles, et, à l’endroit où cette rivière est traversée par la rue du Champ de l’Alouette, on voyait un moulin à eau dit "Moulin-de-Notre-Dame".

Entre les Gobelins et le point culminant où s’ouvre la place d’Italie, on ne voyait que moulin à vent : moulin de Saint-Marcel, moulin du chemin de Gentilly, etc. ; il y en avait trois dans la rue du Banquier seulement, et l’on comptait deux carrières dans la rue des Vignes.

Le Siècle — 16 février 1865


Dans la presse

Une inondation boulevard Kellermann

Dans la soirée d'hier, vers six heures et demie, une conduite d'eau passant à la poterne des Peupliers, près du boulevard Kellermann, dans le treizième arrondissement, s'est rompue brusquement. (1912)

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À travers le 13e

rue Nationale

L'Éboulement de la rue Nationale

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

Un fait-divers de 1879

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Saviez-vous que ...

Contrairement à la légende habituellement véhiculée par le parti communiste français, René Le Gall n'est absolument pour rien dans la création du jardin ouvert en 1938 et qui porte son nom depuis 1944.
Le jardin des Gobelins est une résultante de la convention conclue en 1934 entre l'État et la ville de Paris, en vue de la réimplantation du mobilier National dans le 13e arrondissement dont les terrains d'assise, situés en bordure de l'avenue Rapp, devaient être libérés en vue de l'exposition internationale de 1937.
Pour ce faire, l’État cédait à la ville le jardin historique des ouvriers de la manufacture des Gobelins à charge pour elle d’y réaliser une promenade publique sur le surplus du terrain où le nouveau mobilier national trouverait désormais sa place.



Littérature

Madame Gil-Blas

Paul Féval (1856)

 

"Le fiacre tournait court l'angle de la rue du Banquier."

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Feuilleton
Episode 64

 

« Le feuilleton est à présent terminé. Une nouvelle publication quotidienne de celui-ci commencera bientôt. »

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L'image du jour

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Le marché aux chevaux

La vue est prise dans le sens ouest-est. On se repère avec le beffroy de la gare de Lyon et les cheminées de l'usine électrique du quai de la Rapée.

Et enfin...

La nouvelle place d’Italie

Les travaux de la nouvelle place d’Italie sont à peu près terminés.
Cette place est à présent un des plus grandes et une des plus belles de Paris.
Un immense bassin, d’une profondeur de 60 centimètres environ et entouré d’une élégante bordure en pierre blanche, en occupe le centre... (1878)

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et aussi ...


Saviez-vous aussi que ...

Lorsque l’on décida irrévocablement, en 1874, de la création d’une gare de marchandises sur le chemin de fer de ceinture entre les gares de Gentilly et de Maison-Blanche, en bordure de la rue du Pot-au-Lait, le destin de la ruelle Barrault changea. Déjà, pour la commune de Gentilly dont elle dépendait avant 1860, elle ne comptait pas et n’avait pas de nom. C’est par la ville de Paris et par un décret en date du 23 mai 1863 que le chemin qui dominait le ravin de la Bièvre devint ruelle et reçut le nom d’un propriétaire riverain.
Avec la création de la gare, la ruelle fut appelée à devenir un axe essentiel du nouveau quartier Maison-Blanche. Les travaux commencèrent par des redressements et des nivellements.
Avant l’exécution des travaux, la ruelle Barrault n’avait, à son entrée du côté du boulevard d'Italie, qu’une largeur de 3m85 ; elle présentait une pente rapide, coupé par plusieurs escaliers, et était impraticable aux voitures. Après ceux-ci, elle avait 12 mètres de largeur (15 mètres au devant de la nouvelle gare) et était devenue accessible aux voitures sur toute l’étendue de son parcours.
1876 vit son prolongement jusqu’à la future place de Rungis acté par décret en date du 21 mars 1876. Et ce fut par arrêté préfectoral du 1er février 1877 que l'ensemble prit sa dénomination actuelle.


Une enquête
du Commissaire Perruche

L’explosion de l’avenue d’Italie


Le 13e dans la presse...

 


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Derniers faits divers

Le 13e dans les romans...

Le feuilleton
Episode 64

 

« Le feuilleton est à présent terminé. Une nouvelle publication quotidienne de celui-ci commencera bientôt. »

 

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Saviez-vous que ?...

Lorsque l’on décida irrévocablement, en 1874, de la création d’une gare de marchandises sur le chemin de fer de ceinture entre les gares de Gentilly et de Maison-Blanche, en bordure de la rue du Pot-au-Lait, le destin de la ruelle Barrault changea. Déjà, pour la commune de Gentilly dont elle dépendait avant 1860, elle ne comptait pas et n’avait pas de nom. C’est par la ville de Paris et par un décret en date du 23 mai 1863 que le chemin qui dominait le ravin de la Bièvre devint ruelle et reçut le nom d’un propriétaire riverain.
Avec la création de la gare, la ruelle fut appelée à devenir un axe essentiel du nouveau quartier Maison-Blanche. Les travaux commencèrent par des redressements et des nivellements.
Avant l’exécution des travaux, la ruelle Barrault n’avait, à son entrée du côté du boulevard d'Italie, qu’une largeur de 3m85 ; elle présentait une pente rapide, coupé par plusieurs escaliers, et était impraticable aux voitures. Après ceux-ci, elle avait 12 mètres de largeur (15 mètres au devant de la nouvelle gare) et était devenue accessible aux voitures sur toute l’étendue de son parcours.
1876 vit son prolongement jusqu’à la future place de Rungis acté par décret en date du 21 mars 1876. Et ce fut par arrêté préfectoral du 1er février 1877 que l'ensemble prit sa dénomination actuelle.


La rue Berbier-du-Mets tient son nom de Gédéon Berbier du Mets (1626-1709), qui fut le premier Intendant général du Garde-Meuble de la Couronne, ancêtre du Mobilier national.


Ernest Rousselle (1836-1896) -C'est lui ! - et son fils Henri (1866-1925) étaient négociants en vins.


Le boulevard Arago, le boulevard de Port-Royal et le boulevard Saint-Marcel furent inaugurés le 15 aout 1868. Il en fut de même du boulevard Mouffetard qui n'avait pas encore pris le nom d'avenue des Gobelins.


En décembre 1922, la commission du vieux Paris s’intéressait à des fouilles réalisées 54 rue Brillat-Savarin à l’occasion du creusement d’un puits profond et prenait acte qu’au n°79 de cette même rue, qui correspond sensiblement au parcours d’un ancien bras de la Bièvre converti en partie en égout, on pouvait voir très en contrebas, à la cote 36,03, l’ancien sol correspondant à peu près au niveau de la rive gauche de ce bras, le sol de la rue était à cet endroit à la cote 43,73 soit une hauteur de remblai de 7m70.


Le marché aux chevaux du boulevard Saint-Marcel et accessoirement les marchés aux chiens et aux bicyclettes qui s'y tenanient également cessèrent définitivement leurs activités le 24 novembre 1907.

L'image du jour

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Le marché aux chevaux


La vue est prise dans le sens ouest-est. On se repère avec le beffroy de la gare de Lyon et les cheminées de l'usine électrique du quai de la Rapée.