Crues de la Seine et de la Bièvre - 1881

Crues de la Seine et de la Bièvre

Crue de la Seine , quai de la Gare le 3 janvier 1920 - photo Charles Lansiaux
CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris

II s'est produit, hier, un temps d'arrêt dans la crue de la Seine. Le matin, l'étiage du Pont-Royal marquait bien 5m67, soit une hausse de 17 centimètres sur la veille, et l'on prévoyait pour le lendemain la cote 5m85.

Toutefois, à quatre heures du soir, une lé gère baisse a pu être constatée, et les eaux sont revenues à la cote de 5m50.

Il y a malheureusement lieu de croire que cette baisse n'est que momentanée, les affluents étant toujours en croissance.

À propos des affluents de la Seine, disons que l'un des plus modestes d'entre eux, la petite rivière de la Bièvre, se paye le luxe d'une inondation aux portes de Paris.

À l'endroit même où la Bièvre pénètre dans la capitale, à la hauteur du bastion 86, les eaux se sont répandues sur un large espace de terrain et ont inondé un assez grand nombre de jardins et de maisonnettes.

Lorsque l'on sort par la poterne dite des Peupliers, en passant sous le pont du chemin de fer de ceinture ; on se trouve subitement en face d'un véritable petit lac au milieu duquel émerge seule une étroite chaussée à peine suffisante pour deux personnes marchant de front, et par laquelle on peut atteindre les premières maisons de Gentilly.

Intra-muros, la rivière est au niveau de la rue des Peupliers et a près de dix fois sa largeur ordinaire. Tout un établissement de marchand de vins, boutique, bosquets, etc., est à moitié inondé. Çà et là on aperçoit des cloches en verre qui émergent de la rivière et indiquent des terrains exploités par des maraîchers.

Tout ce coin de Paris qui, en temps ordinaire, est déjà, étrangement pittoresque, revêt par suite de cette inondation en miniature, un aspect absolument curieux.

Le Figaro — 1er février 1881

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Un jeune homme de dix-huit ans, M. Louis Hédoux, encaisseur, demeurant rue de la Colonie, passait avant-hier soir avenue d'Italie...

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En 1912, le lit de la Bièvre était couvert et canalisé pour devenir la rue Berbier-du-Mets remplaçant ainsi la vieille ruelle des Gobelins que l'on a trop tendance à confondre avec la rue des Gobelins qui débouche sur l'avenue des Gobelins alors que la ruelle débouché sur le boulevard Arago.



Littérature

Le Drame de Bicêtre

de Eveling RamBaud et E. Piron (1894)

 

"— Vous m'avez dit qu'elles étaient descendues de votre voiture en face de la gare de la Maison-Blanche. Savez-vous de quel côté elles se sont dirigées ?
— Tout droit sur la gare, où elles sont entrées."

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Brillat-Savarin (1755-1826) dont le nom fut donné, par arrêté du 28 décembre 1894, à la rue du Pot-au-Lait dont le parcours suivait un des bras de la Bièvre à proximité des étangs de la Glacière, fut magistrat et député à la Constituante et devint célèbre avec la publication de son livre posthume, la Physiologie du goût. Son prénom était Jean Anthelme.


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Le XIIIème arondissement comptait 72.203 habitants en 1876 et 92.221 en 1881 soit une augmentation de 20.018 habitants. Paris, en totalité en comptait 1.988.806 et 2.225.910, ces mêmes années.


Le rue Esquirol s'appela Grande-Rue-d'Austerlitz. Son nom actuel lui fut donné en 1864 en souvenir de Dominique Esquirol, médecin aliéniste (1773-1840).


La gare de Paris-Gobelins a été mise en service le 15 mai 1903. Elle le demeura jusqu'en 1991. Son ouverture eut pour effet de doter Paris d'une nouvelle porte car il y avait encore un octroi à Paris et la gare des Gobelins était un point d'entrée et de sortie.


En octobre 1936, une épidémie de diphtérie sévissait parmi les enfants fréquentant les écoles de la rue Daviel et habitant dans l’îlot insalubre de la Glacière. Huit cas dont un mortel étaient établis à la date du 31 octobre.


Henri Pape (1789-1875), dont une rue du quartier Maison-Blanche honore la mémoire, était fabricant de pianos. Selon Wikipédia, Henri Pape déposa 137 brevets concernant le piano. Il sera par exemple à l'origine de la garniture des marteaux avec du feutre (1826) et du croisement des cordes, tendues en diagonale, les cordes graves passant au-dessus du plan des autres cordes, afin d'augmenter leur longueur (1828).

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