La fondation Singer-Polignac, 72 rue de la Colonie - 1911

Quartier de la Maison-Blanche

La fondation Singer-Polignac, 72 rue de la Colonie

Les immeubles de la Fondation Singer-Polignac vus de la cour intérieure

Le Figaro — 16 juin 1911

La fondation Singer-Polignac est une maison ouvrière, construite en un an, sur un terrain vague, 72 rue de la Colonie. Il y a trois mois, une bande de calicot tendue sur la façade annonçait que soixante-quatre logements étaient à louer dans cet immeuble. Deux cent quatre-vingt-dix-sept postulants se présentèrent.

Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf, et tout prêts à devenir les clients du propriétaire avisé qui viendra construire d'autres maisons ouvrières, autour et sur le modèle de celle-ci.

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Dans la presse

Ligne de ceinture rive gauche

Nous avons, il y a quelques mois, annoncé que la ligne de ceinture devait être complétée par son prolongement sur la rive gauche ; depuis lors, les études topographiques en ont été faites et plusieurs projets en ont été soumis ; mais en voici enfin l'exposé définitif... (1861)

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Saviez-vous que ...

En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

L'image du jour

Le boulevard de la Gare (Vincent Auriol) vers la rue Jenner


Une enquête du Commissaire Perruche

L’escroc de la rue de Gentilly


Dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 L’affaire du boulevard d’Italie - 1897

Émotion dans le quartier Croulebarbe

L’affaire du boulevard d’Italie

Le Figaro — 7 septembre 1897

Dimanche soir, à onze heures, une bande de quarante souteneurs environ est descendue de la rue de la Glacière et a envahi un bal-musette tenu par M. Rigel et situé boulevard d'Italie.

Après avoir mis littéralement à sac l'établissement, ils s'en sont pris aux danseurs et consommateurs, dont quelques-uns ont été blessés assez sérieusement.

M. Rigel, terrifié par cette agression, fit appel à trois gardiens de la paix, Coppier, Hodot et Braun, qui entrèrent bravement. A la vue des agents, les souteneurs se ruèrent sur eux. Les agents durent dégainer, mais ils auraient infailliblement succombé sans l'aide d'un lieutenant de pompiers attiré par le bruit. L'officier tira son sabre et parvint à maintenir à distance les chenapans, en attendant l'arrivée du renfort qu'un consommateur était allé quérir au poste.

Une escouade d'agents paraissant sur le lieu de la bataille mit en fuite les souteneurs, dont aucun ne put être arrêté. Indépendamment des autres personnes maltraitées plus ou moins gravement, les trois agents ont été blessés. L’un d'eux, Coppier, après avoir été piétiné et fortement contusionné, a été gravement mordu au pouce.

Cette affaire a causé une émotion, considérable dans le quartier.


Paris vient de sceller l'alliance franco-russe par des fêtes d'apothéose, et nous sommes encore tout chauds de joie patriotique. Mais se figure-t-on combien ces fêtes, ces caviars, ces menus incendiaires, ces banquets sans trêve ont dû détraquer d'estomacs et réveiller d'anciennes gravelles ou de gouttes endormies C'est l'ordre ordinaire des choses après la coupe de champagne, le verre d'eau de Contrexéville-Pavillon, et, fort heureusement, comme aurait dit Victor Hugo :« Ceci guérira cela. »


 Des stocks de charbon disparaissaient en gare des Gobelins depuis deux mois - 1929

Quartier de la Gare

Des stocks de charbon disparaissaient en gare des Gobelins depuis deux mois

Le Matin — 20 novembre 1929

Depuis deux mois, d'importantes maisons de charbons du 14e arrondissement et de Villejuif constataient, chaque matin, la disparition de grosses quantités de combustible sur les stocks arrivés à leur adresse en gare des Gobelins. Lundi dernier, notamment, le contenu d'un wagon entier disparaissait.

Les inspecteurs de la brigade nord-africaine Servent et Belmadi, chargés de rechercher les coupables, eurent leur attention attirée par les allées et venues de quatre camions sur lesquels avaient pris place des débardeurs de la gare. Ces camions arrêtés par les inspecteurs, dès qu'ils eurent franchi l'octroi, transportaient plus de sacs de charbon que le nombre indiqué sur les feuilles de livraison. C'est cet excédent qui constituait le stock journalier volé.

Conduits devant M. Frédérique, commissaire de police du quartier de la Gare, les voleurs Mark Yaskot, 29 ans, Polonais, charretier Paul Bateron, 32 ans, débardeur Georges Danger, 50 ans, débardeur Théodore Richler, 37 ans, Polonais, débardeur, Romald Boba, 31 ans, Polonais, débardeur, ainsi que quatre autres charretiers, ont avoué qu'ils volaient ainsi depuis plus de deux mois une moyenne d'une tonne par jour et qu'ils vendaient ce charbon à des marchands du quartier.

Les neuf malfaiteurs ont été envoyés au Dépôt. L'enquête ouverte par M. Frédérique laisse prévoir de nombreuses inculpations pour recel.


Sur les terrains de sport, l'impatience de la foule est souvent la bête noire des organisateurs. Certains sont complètement dégagés de ce souci, depuis qu'ils ont fait appel à « la Voix du géant » sportive de la Société « Philips-Radio Grâce à ses haut-parleurs, d'une pureté absolue et d'une puissance remarquable, le public est constamment tenu en haleine par des concerts de choix et par l'annonce distincte des résultats.


Derniers faits divers

sans titre 1

Rue du Chevaleret : On découvre, dans un terrain vague le corps, horriblement mutilé d'un inconnu... (1938)

L'infortuné, qui a, croit-on, été assassiné, a été à moitié dévoré par les rats et car les chiens.

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L'Escroc des Pauvres (1903)

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue...

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L’absence de Balthazar (1896)

« Balthazar », un magnifique ara gris, queue rouge, était depuis des années dans la famille d'une fruitière de la rue Dolomieu, et il charmait tout le voisinage par ses talents et sa facilité d'élocution.

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Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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Encore le téléphone (1904)

Comment M. B..., fabricant de peinture, rue Campo-Formio, s'est retrouvé devant le juge d'instruction...

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

Lire


L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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L’ouvrier enseveli dans un puits (1879)

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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M. Perruche et le perroquet (1896)

La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

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[+] Derniers faits divers

sans titre 1

Rue du Chevaleret : On découvre, dans un terrain vague le corps, horriblement mutilé d'un inconnu... (1938)

L'infortuné, qui a, croit-on, été assassiné, a été à moitié dévoré par les rats et car les chiens.

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L'Escroc des Pauvres (1903)

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue...

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L’absence de Balthazar (1896)

« Balthazar », un magnifique ara gris, queue rouge, était depuis des années dans la famille d'une fruitière de la rue Dolomieu, et il charmait tout le voisinage par ses talents et sa facilité d'élocution.

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Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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Encore le téléphone (1904)

Comment M. B..., fabricant de peinture, rue Campo-Formio, s'est retrouvé devant le juge d'instruction...

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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L’ouvrier enseveli dans un puits (1879)

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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M. Perruche et le perroquet (1896)

La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary
1908

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau
1868

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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Un gosse

par Auguste Brepson
1928

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau
1869

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Le trésor caché

par Charles Derennes
1907

A la butte-aux-cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Sans Famille

par Hector Malot
1878

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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[+] Les essentiels du jour

 M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss - 1941

L'école modèle de la rue Küss


M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich, est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris.

Le Petit-Parisien — 28 février 1941
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 Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Un drame mystérieux


Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Accrochée au boulevard Blanqui, la rue des Cinq-Diamants escalade la Butte-aux-Cailles. Rue morne et sans fantaisie, elle aligne, le long de maigres trottoirs, une vulgarité perspective de maisons lisses, crises, mornes, trouée, çà et là, par les contrevents vert pomme d'un bar ou par la façade blanchie à la chaux d'un meublé pauvre.

C'est dans l'un de ces hôtels, celui qui étale, au numéro 21, l'enseigne du « Papillon d'Or », que le 1er février dernier, un Yougoslave, Joseph Werner, étudiant, à l'école de journalisme de son pays, élisait domicile. Sa venue ne manqua point de surprendre la patronne, habituée à héberger en majeure partie des couples ouvriers. Jean Werner, un garçon de 25 ans, au visage intelligent, barre d'une petite moustache noire, et porteur de grosses lunettes d'écaille, avait l'air d'un gentleman.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

Zigomar - La femme rousse

par Léon Sazie (1910)

La rue Jonas

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay (1912)

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

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Les mémoires de Rossignol

par Rossignol (1894)

La Cité Jeanne d'Arc

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

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Zizine

par Alexandre Arnoux (1938)

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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Le drageoir aux épices

par Joris-Karl Huysmans (1874)

La rue du Pot-au-Lait

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure (1889)

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron (1894)

La gare de la Maison-Blanche

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina (1877)

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La criminelle

par Jules Lermina (1881)

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay (1912)

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier (1907)

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure (1889)

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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 M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss - 1941

L'école modèle de la rue Küss


M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich, est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris.

Le Petit-Parisien — 28 février 1941
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 Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Un drame mystérieux


Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Accrochée au boulevard Blanqui, la rue des Cinq-Diamants escalade la Butte-aux-Cailles. Rue morne et sans fantaisie, elle aligne, le long de maigres trottoirs, une vulgarité perspective de maisons lisses, crises, mornes, trouée, çà et là, par les contrevents vert pomme d'un bar ou par la façade blanchie à la chaux d'un meublé pauvre.

C'est dans l'un de ces hôtels, celui qui étale, au numéro 21, l'enseigne du « Papillon d'Or », que le 1er février dernier, un Yougoslave, Joseph Werner, étudiant, à l'école de journalisme de son pays, élisait domicile. Sa venue ne manqua point de surprendre la patronne, habituée à héberger en majeure partie des couples ouvriers. Jean Werner, un garçon de 25 ans, au visage intelligent, barre d'une petite moustache noire, et porteur de grosses lunettes d'écaille, avait l'air d'un gentleman.

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Et aussi ...

Faits divers

Le perroquet enlevé

Dans le quartier Croulebarbe vit un perroquet centenaire, nommé Jacquot, magnifique ara gris, à queue rouge-pourpre, comme la trame d'un cardinal. Ce vénérable personnage habite depuis plus de quatre-vingts ans au sein de la même famille.

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Dans la presse

Les chasseurs de cabots

Un jour, j'entre au marché... aux chiens, situé sur le boulevard de l'Hôpital. Il y avait environ cent-cinquante ou deux cents de ces intéressants animaux les uns aboyaient, les autres jappaient, quelques-uns mêmes gémissaient. (1868)

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