Rue de la Fontaine-à-Mulard- 1904

Rue de la Fontaine-à-Mulard.

Rue de la Fontaine-à-Mulard en 1905 par Henri Godefroy, Photographe
image sous licence CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet — paris-treizieme.fr

Rue, ruelle, rote, sente ? On ne pourrait dire. Serrée entre palissades, élargie, resserrée, elle serpente à travers la vallée de la Bièvre, montant, descendant, avec des imprévus et des pittoresques qu’on retrouve dans les vieilles cités ruinées qui s’effritent sous les lézardes du temps.

La fontaine existe encore. Envoûtée, elle est là comme un monument, rouillée, archaïque, stérile, laissant reposer son unique bras de fer sans un geste utile qui puisse expliquer sa présence. Et l’on imagine je ne sais quelle légende de château-fort en regardant autour de cette fontaine abandonnée, les ruines qui pleurent, les bicoques de hameau et les pierres qui tombent.

De l’autre côté, on aperçoit soudain un filet d'eau qui coule, et noir et brunâtre et jaune et violet, multicolore, la Bièvre, que des tanneries utilisent encore et qui, malgré tout, donne à ce paysage provincial un aspect de fraîcheur et de vie.

D'anciennes auberges. Puis des lumignons à l'huile : un ressouvenir, un coin de treizième siècle qui subsiste, tout un poème vieillot quel des mains sacrilèges détruiront vers par vers, maison par maison, pour construire à la place des églises d'architecture douteuse et laide, qui alourdiront ce paysage gothique de leur silhouette encombrante.

Et la Fontaine-à-Mulard disparaîtra et s’en ira où s'en sont allés les derniers vestiges des siècles disparus.

G. B.
La Petite République — 2 avril 1904

Dans la presse

Les nouvelles voies de la rive gauche

On sait que toute la zone annexée de la rive gauche doit être traversée par une grande voie parallèle aux anciens boulevards extérieurs. Cette artère, déjà ouverte, depuis deux ans, entre la place de l'Église de Montrouge et la rue de la Glacière... (1878)

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Saviez-vous que ...

La place des Alpes (boulevard de la Gare, 164, et rue Godefroy, 2) fut ainsi dénommée par arrêté préfectoral du 1er février 1877, à cause du voisinage de la place d'Italie, à laquelle elle est reliée par la rue Godefroy.

L'image du jour

La Bièvre, passage Moret


Une enquête du Commissaire Perruche

Les étrangleurs


Dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 Curieuse chasse aux voleurs - 1883

QUARTIER DE LA GARE

Curieuse chasse aux voleurs

Le Figaro — 27 juin 1883

Le quartier de la Gare a été hier soir le théâtre d'une curieuse chasse aux voleurs. Vers sept heures, deux individus, vêtus en ouvriers aisés, entraient dans un débit de vin du boulevard de la Gare. Ayant probablement d'avance étudié le terrain, ils demandèrent une consommation qui ne se trouvait pas dans la boutique et que le patron fut obligé d'aller chercher à la cave.

C'était ce qu'ils désiraient. À peine était-il descendu qu'ils ouvrirent le tiroir-caisse et prirent ce qu'il contenait environ cent cinquante francs.

Mais, d'en bas, le marchand de vins avait entendu le bruit de l'argent. Il remonta vivement et, à sa vue, les deux voleurs prirent la fuite, chacun d'un côté différent l'un du côté de la place d'Italie, l'autre dans la rue du Chevaleret:

Aux cris du marchand de vins, promeneurs et agents s'étaient mis en chasse. Le premier voleur fut arrêté par le gardien de la paix Chauvet, en face du n° 126. Conduit au poste du passage Ricault, il fut trouvé porteur de la somme volée.

Quant à l'autre, il avait disparu sans qu'on pût savoir où. Mais il ne paraissait pas avoir quitté la rue du Chevaleret. Des traqueurs de bonne volonté s'établirent en faction aux deux bouts.

La fugitif y était, en effet, caché dans un tonneau, en tas avec plusieurs autres; devant une porte. N'entendant plus de bruit, il se hasarda tout à coup à montrer sa tête. On l'aperçut et on courut à lui.

Bondissant alors et, bousculant ceux qui voulaient l'arrêter, il prit la fuite du côté de Bercy. À l'entrée du pont, un monsieur lui barra la route; il le renversa d'un coup de tête dans l'estomac, puis sentant sur ses talons la foule qui allait le rejoindre, il enjamba le parapet et plongea dans la Seine. On se précipita aussitôt vers des bateaux, mais toutes les recherches pour le retrouver ont été inutiles. On croit cependant qu'il n'est pas noyé et qu'à la faveur de la nuit, en nageant entre deux eaux, il a pu gagner les quais.


AVIS à tous ceux souffrant des erreurs ou égarements de jeunesse, de l'affaiblissement des nerfs, d'un dépérissement prématuré, de l'IMPUISSANCE, etc. Je veux envoyer GRATIS le moyen de se guérir. Ce grand remède a été découvert par un missionnaire dans le sud de l'Amérique. Envoyer une enveloppe portant votre adresse au révérend Joseph T. INMAN, station D. New- York, U.S.A


 Un meurtre rue Vandrezanne - 1903

A la Maison-Blanche

Un meurtre rue Vandrezanne

Le Journal — 1er février 1903

Les deux amis de « Lolotte-la-Caille ». ― Une discussion professionnelle. ― Arrestation du coupable.

Deux souteneurs, Ludovic Journet et Paul Richoux, se prenaient de querelle, la nuit dernière, au sujet d'une femme galante, connue sous le nom de « Lolotte-la-Caille », dont ils se partagent les faveurs.

A minuit et demi, ils se rencontrèrent rue Vandrezanne, tout près de l'escalier de pierres conduisant à la rue de Tolbiac. Leur rencontre n'était point fortuite, aussi n'avaient-ils point oublié, en prévision d'une discussion orageuse, de se munir d' « eustaches ».

Journet reprocha à son adversaire de s'attribuer la meilleure part des bénéfices réalisés par «La Caille» ; puis, sur réplique de Richoux, les deux peu intéressants personnages en vinrent aux mains.

Un terrible corps à corps s'engagea. Tout à coup, Richoux, sentant qu'il allait succomber, sortit de sa poche un couteau à cran d'arrêt dont il porta quatre coups à son adversaire.

Celui-ci chancela et s'abattit sur la chaussée, grièvement atteint à la poitrine.

Alors le meurtrier se mit en devoir d'enlever la menue monnaie qu'avait en poche le blessé, puis s'enfuit dans la direction de la rue Bobillot.

Des agents, en service au poste de cette rue, intrigués par l'allure rapide du fugitif, se lancèrent à sa poursuite et purent le rattraper place d'Italie.

Ramené au poste, l'amant de « Lolotte-la-Caille » raconta ce qui venait de se passer rue Vandrezanne. Les gardiens de la paix y allèrent et firent transporter Journet à l'hôpital Cochin, où en raison de la gravité de son état, il fut admis d'urgence. Quant à Richoux, après que M. Pelatan, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, lui eût fait subir l'interrogatoire d'usage, il fut écroué au Dépôt.


Eugène Pirou, le photographe des célébrités contemporaines, 5, boulevard Saint-Germain, vient de créer une installation lui permettant d'opérer à la lumière artificielle par tous les temps, même la nuit. C'est le dernier mot de la Science et de l'Art. Ses ateliers sont situés au rez-de-chaussée.

Derniers faits divers

sans titre 1

Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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Encore le téléphone (1904)

Comment M. B..., fabricant de peinture, rue Campo-Formio, s'est retrouvé devant le juge d'instruction...

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

Lire


L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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L’ouvrier enseveli dans un puits (1879)

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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M. Perruche et le perroquet (1896)

La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

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Le drame de la rue Nationale (1879)

Un événement des plus dramatiques s'est produit hier matin au numéro 7 de la rue Nationale, près du boulevard de la Gare.

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Boutique mise à sac (1896)

M. Chevallier, horloger-bijoutier, établi 40, avenue des Gobelins, à côté du poste de police, fait actuellement ses treize jours à Chartres.

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Le meurtre de la rue Duméril (1895)

Un nommé Émile Bitlebel, âgé de dix-neuf ans, demeurant rue du Château-des-Rentiers, avait séduit une jeune fille, Mlle Amélie R..., âgée de dix-huit ans, journalière, domiciliée rue de la Reine-Blanche.

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[+] Derniers faits divers

sans titre 1

Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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Encore le téléphone (1904)

Comment M. B..., fabricant de peinture, rue Campo-Formio, s'est retrouvé devant le juge d'instruction...

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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L’ouvrier enseveli dans un puits (1879)

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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M. Perruche et le perroquet (1896)

La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

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Le drame de la rue Nationale (1879)

Un événement des plus dramatiques s'est produit hier matin au numéro 7 de la rue Nationale, près du boulevard de la Gare.

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Boutique mise à sac (1896)

M. Chevallier, horloger-bijoutier, établi 40, avenue des Gobelins, à côté du poste de police, fait actuellement ses treize jours à Chartres.

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Le meurtre de la rue Duméril (1895)

Un nommé Émile Bitlebel, âgé de dix-neuf ans, demeurant rue du Château-des-Rentiers, avait séduit une jeune fille, Mlle Amélie R..., âgée de dix-huit ans, journalière, domiciliée rue de la Reine-Blanche.

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Zizine

par Alexandre Arnoux
1938

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

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Le drageoir aux épices

par Joris-Karl Huysmans
1874

La rue du Pot-au-Lait

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

Lire


Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron
1894

La gare de la Maison-Blanche

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

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Le Trésor caché

par Charles Derennes
1907

La butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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[+] Les essentiels du jour

 La sente des Reculettes devient une rue …

Paris qui se modernise...


La sente des Reculettes devient une rue

Parmi tant de travaux poursuivis en ce moment par l'administration de la Ville de Paris pour l'amélioration de sa voirie, il en est de particulièrement intéressants. Tel est le percement de la rue des Reculettes dans le quartier Croulebarbe (13è arrondissement).

Jusqu'ici ladite rue ne méritait ce nom que dans l'amorce pavée qui partait depuis longtemps de la rue Croulebarbe. A ce bout de rue aboutissait à travers une sorte de maquis assez agreste une sente en zigzag, de deux mètres de large, venue des hauteurs de la rue Abel-Hovelacque.

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Le Journal — 28 juin 1932

A lire également, le Treizième, décor de roman ...

Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe et la ruelle des Reculettes à ses lecteurs en 1868

Les Monstres de Paris, de Paul Mahalin (1879)

La petite Miette - Eugène Bonhoure (1889)

 Une promenade dans le 13ème de 1931

Une promenade dans le treizième de 1931


Les vestiges pittoresques du passé de la Butte-aux-Cailles aux Gobelins

Le XIIIe arrondissement a une histoire particulièrement  riche et il est jalonné de souvenirs historiques dont il reste encore de nombreux vestiges.

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 La Tournée

Une promenande dans le Paris de 1930


La Tournée, un récit d'Elie Richard

Entre le 15 mars et le 2 mai 1930, le quotidien Paris-Soir publia en feuilleton (48 publications) un long texte signé Elie Richard intitulé "La Tournée". Ce texte était illustré, notamment, de croquis de Germain Delatousche, le peintre de la rue Croulebarbe.

Cette "Tournée" n'est pas exactement celle des grands-ducs. C'est celle des bas-fonds de Paris. Le Treizieme arrondissement était, une fois de plus, tout désigné pour faire partie des lieux visités.

Selon Elie Richard, " pour qui vit dans ce microcosme de 26.755 hectares qu'est Paris il y a une variété extraordinaire d'espèces humaines, groupées par des lois, des conventions, voire des fictions.

Avec des yeux éduqués, et je ne sais quelle sympathie, un artiste recueille des impressions d'une richesse inouïe. Un philanthrope en revient terrifié ; il est désespéré, s'il méconnaît la force inextinguible de la vie et ces vertus inépuisables des hommes : l'indifférence et l'oubli. "

Deux chapitres de ce texte portent directement sur le XIIIe : " Autour de la Butte-aux Cailles" et " Le Faubourg Souffrant".

Ces deux chapitres vous permettront de faire un plongeon dans le 13ème de 1930.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

Le trésor caché

par Charles Derennes (1907)

A la butte-aux-cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Contes du Journal

par J. H. Rosny (1908)

Un crime passionnel

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

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Sans Famille

par Hector Malot (1878)

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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Contes des mille et un matins

par Gaston Chéreau (1909)

Bouscot

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

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Zigomar - La femme rousse

par Léon Sazie (1910)

La rue Jonas

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay (1912)

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

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Les mémoires de Rossignol

par Rossignol (1894)

La Cité Jeanne d'Arc

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

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Zizine

par Alexandre Arnoux (1938)

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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Le drageoir aux épices

par Joris-Karl Huysmans (1874)

La rue du Pot-au-Lait

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure (1889)

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron (1894)

La gare de la Maison-Blanche

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina (1877)

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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 La sente des Reculettes devient une rue …

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La sente des Reculettes devient une rue

Parmi tant de travaux poursuivis en ce moment par l'administration de la Ville de Paris pour l'amélioration de sa voirie, il en est de particulièrement intéressants. Tel est le percement de la rue des Reculettes dans le quartier Croulebarbe (13è arrondissement).

Jusqu'ici ladite rue ne méritait ce nom que dans l'amorce pavée qui partait depuis longtemps de la rue Croulebarbe. A ce bout de rue aboutissait à travers une sorte de maquis assez agreste une sente en zigzag, de deux mètres de large, venue des hauteurs de la rue Abel-Hovelacque.

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Le Journal — 28 juin 1932

A lire également, le Treizième, décor de roman ...

Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe et la ruelle des Reculettes à ses lecteurs en 1868

Les Monstres de Paris, de Paul Mahalin (1879)

La petite Miette - Eugène Bonhoure (1889)

 Une promenade dans le 13ème de 1931

Une promenade dans le treizième de 1931


Les vestiges pittoresques du passé de la Butte-aux-Cailles aux Gobelins

Le XIIIe arrondissement a une histoire particulièrement  riche et il est jalonné de souvenirs historiques dont il reste encore de nombreux vestiges.

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 La Tournée

Une promenande dans le Paris de 1930


La Tournée, un récit d'Elie Richard

Entre le 15 mars et le 2 mai 1930, le quotidien Paris-Soir publia en feuilleton (48 publications) un long texte signé Elie Richard intitulé "La Tournée". Ce texte était illustré, notamment, de croquis de Germain Delatousche, le peintre de la rue Croulebarbe.

Cette "Tournée" n'est pas exactement celle des grands-ducs. C'est celle des bas-fonds de Paris. Le Treizieme arrondissement était, une fois de plus, tout désigné pour faire partie des lieux visités.

Selon Elie Richard, " pour qui vit dans ce microcosme de 26.755 hectares qu'est Paris il y a une variété extraordinaire d'espèces humaines, groupées par des lois, des conventions, voire des fictions.

Avec des yeux éduqués, et je ne sais quelle sympathie, un artiste recueille des impressions d'une richesse inouïe. Un philanthrope en revient terrifié ; il est désespéré, s'il méconnaît la force inextinguible de la vie et ces vertus inépuisables des hommes : l'indifférence et l'oubli. "

Deux chapitres de ce texte portent directement sur le XIIIe : " Autour de la Butte-aux Cailles" et " Le Faubourg Souffrant".

Ces deux chapitres vous permettront de faire un plongeon dans le 13ème de 1930.

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Et aussi ...

Faits divers

Le mystère du boulevard Masséna

Celui-ci leur dit qu'en effet, la veille au soir, vers 9 heures 1/2, une dame, répondant au signalement donné, lui avait demandé son chemin pour aller boulevard Masséna, numéro 15, mais qu'il ne l'avait plus revue. Ces messieurs suivirent le boulevard Masséna, où ils cherchèrent en vain le numéro 15, qui n'existe pas.

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Dans la presse

L'assainissement de la Bièvre

Le préfet de la Seine a déclaré d'utilité publique l'assainissement de la vallée de la Bièvre aux abords de la rue du Moulin-des-Prés. (1897)

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