La Jalousie d'un Vieillard

La Jalousie d'un Vieillard

Le lieu du drame à la sortie de la ruelle des Reculettes sur la rue Abel Hovelacque

Le Drame de la rue Abel-Hovelacque. — Le Roman du Journalier et de la Marchande « de Frites ». — Tentative de Meurtre et de Suicide.

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps. Ce n'en est pas moins la jalousie qui l'a poussé au suicide, après avoir tenté de tuer, à coups de canne à épée, Mme veuve Fléchel, âgée de cinquante-cinq ans, sous le prétexte fallacieux qu'elle se refusait à reprendre la vie commune.

Les Amours du Père Paul

Depuis plusieurs années, Mme veuve Fléchel est établie dans une échoppe de la rue de Tolbiac, où elle vend des pommes de terre frites.

Au nombre de ses clients, la commerçante comptait un journalier, connu dans tout le quartier sous le sobriquet du père Paul, en réalité Paul Perrotel, âgé de cinquante-huit ans, demeurant 26, rue Bourgon. Malgré son âge, le journalier se plaisait beaucoup en la compagnie de la marchande de frites, à laquelle il aimait à déclarer que jamais il n'avait vu de femme aussi jolie qu’elle.

Il y a deux ans, cet amoureux à cheveux blancs, fit une déclaration en règle :

— Associons-nous, dit-il à Mme veuve Fléchel. Je gagne de bonnes journées, votre petit commerce ne va pas trop mal ce serait le bonheur parfait…

La marchande de frites accepta l'offre du vieux journalier.

C'était une faute, car après six mois de vie commune, elle regretta amèrement d'avoir lié son existence à celle de Paul Perrotel.

Le journalier, d'humeur charmante quand il n'avait pas bu, devenait terrible lorsqu'il s'était un peu trop attardé dans les débits de vin du quartier.

Si sa compagne se permettait alors de lui adresser une observation, il se ruait sur elle et la rouait de coups.

Son vin cuvé, il redevenait aimable et sollicitait son pardon.

Un beau matin, pourtant, lasse d'être sans cesse battue, la veuve Fléchel quitta le logis commun avec l'intention bien arrêtée de n'y plus remettre les pieds et elle se réfugia chez sa sœur, qui habite 26, avenue des Gobelins.

Lorsque le père Paul eut connaissance de cette fuite, il entra dans une colère folle.

— Je te donne quinze jours pour réfléchir, dit-il à la veuve Fléchel si, d'ici là, tu n'es pas revenue rue Bourgon, je te tords le cou comme à un simple poulet.

Pas plus dans quinze jours que dans quinze ans, lui fut-il répondu.

— Je sais alors ce qui me reste faire, s'exclama le vieil amoureux en esquissant un geste de menace.

Trois mois s'écoulèrent.

De temps en temps, le père Paul revenait bien à la charge :

— Est-ce oui ? Est-ce non ? demandait-il.

— C'est non.

— Tout ça te portera malheur ! concluait-il. Aussi, connaissant le tempérament violent du vieillard, la veuve Fléchel se tenait, elle, sur ses gardes et ne rentrait jamais tard le soir chez sa sœur.

Méfiez-vous du vieux !

Hier matin, à sept heures et demie, la marchande de frites se rendait à son échoppe de la rue de Tolbiac, lorsque, rue Abel Hovelacque, elle rencontra une de ses amies :

— Méfiez-vous du vieux, je viens de le voir tout à l'heure, il m'a dit qu'il allait vous saigner.

L'avis était bon. Paul Perrotel, en effet, avait décidé de tuer son ancienne compagne.

Armé d'une canne à épée, il s'était dissimulé sous une porte à l'entrée de la ruelle des Reculettes, une petite voie qui traverse la rue Abel-Hovelacque, et là, attendait. À peine la malheureuse femme avait-elle dépassé la cachette du père Paul que celui-ci surgissait derrière elle et, d'un geste violent, lui enfonçait dans le dos sa canne à épée.

Puis, croyant avoir tué sa victime, il sortait un rasoir de sa poche et tentait de se couper la gorge. L'arme ne fit qu'une horrible entaille d'où le sang gicla à flots. La marchande de frites était allée en courant, malgré sa blessure, se réfugier dans un débit de vin voisin. Ce fut là seulement qu'on put arracher l'arme, restée plantée dans le dos.

Le meurtrier et sa victime furent transportés aussitôt il l'hôpital Cochin, où l'on reconnut que l'état de Paul Perrotel était des plus graves.

Le vieillard a pu néanmoins répondre à l'interrogatoire de M. Yendt, commissaire de police.

Il a déclaré qu'il regrettait de n'avoir pas tué sa maîtresse.

Quant à la veuve Fléchel, on espère qu'elle sera sur pied dans quelques jours, aucun organe essentiel n'ayant été atteint.

Le Petit Parisien — 25 juin 1904

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Une femme récalcitrante.

Le XIXe Siècle ― 21 février 1882

Bougon a une femme qui est jeune et jolie. Malgré cela, elle s'obstine à travailler. C'est le secret de sa rage.

Lui n'a jamais voulu travailler : ce n'est pas son métier, cela ! Seulement, comme sa femme ne veut pas comprendre, la misère règne au logis, les enfants crient, il tape. Car Bougon aime que la soupe soit faite et que les visages soient joyeux.

Il a tant et si bien tapé, que les voisins se sont émus. Le commissaire de police s'est transporté dans la mansarde où vivent la femme et les enfants, avenue d'Ivry, 43, et voici ce qu'il a vu :

« Les époux Bougon sont logés dans une petite pièce au rez-de-chaussée, entièrement dépourvue de meubles, et qui offre l'aspect de la plus navrante misère. Dans cette pièce à peine éclairée, même non carrelée, sont couchés à demi nus, sous des copeaux qui leur servent d'abri contre le froid, la femme Bougon et trois jeunes enfants dont l'aîné a six ans, le cadet deux ans et le plus jeune trois mois ! La femme Bougon paraît extrêmement souffrante, et ce n'est que bien faible et en pleurant à chaudes larmes qu'elle répond aux questions qui lui sont adressées. »

Après le commissaire, le médecin est venu et il a constaté que ces pauvres êtres mouraient d'inanition et de coups.

Cette femme lui dit :

« Je ne porte pas plainte contre mon mari, et je désire qu'il ne soit pas poursuivi; je vous en prie en grâce, faites qu'il ne sache pas que vous êtes venu, il serait capable de me tuer. »

On a poursuivi Bougon, et voici ce que les témoins ont appris :

M. Bouscatel, propriétaire. — Les époux Bougon sont mes locataires depuis un an.

M. le président. — Alors, monsieur, vous pouvez renseigner le tribunal sur leur compte.

Le témoin. — Oh! Parfaitement. Le mari est un paresseux et une brute ; elle, est une femme douce, bonne mère, bonne épouse, travaillant avec un courage extraordinaire. Elle a trouvé à faire des allume-feu et a acheté des outils pour que son mari puisse travailler avec elle ; ils avaient beaucoup de commandes et auraient pu gagner bien leur vie si le mari avait voulu travailler; mais il n'exécutait pas les commandes et a fini par cesser complètement de travailler.

Le jour de la fête des Gobelins, entendant crier : « Au secours ! » je suis sorti et j'ai trouvé Mme Bougon étendue dans la cour ; lui, était là ; elle m'a dit qu'il venait de la battre.

Quinze jours après, les voisins viennent m'avertir qu'on entendait des plaintes chez les époux Bougon ; j'y suis allé, et la femme Bougon m'a raconté que son mari venait de lui donner des coups dans le sein. Il prétendit que c'était faux.

J'ai su que, souvent, il avait jeté aux ordures la nourriture de sa femme et de ses enfants, pour les empêcher de manger ; on leur avait donné des vêtements, il les a déchirés.

Un jour, la femme Bougon m'a dit qu'il avait pris le petit enfant dans son berceau et qu'il voulait le tuer en le jetant à terre. Il parlait aussi d'aller le jeter dans les lieux.

La femme Saucy. ― J'ai, dit-elle, été chercher le médecin ; elle n'a pas voulu parler des coups au sein, disant que si son mari savait ça, il la tuerait.

Un jour que je demandais à M. Bourgon s'il n'avait pas honte de ne rien faire et de laisser sa femme travailler jour et nuit, elle qui allaitait un enfant, il m'a répondu qu'il n'aimait pas le travail, qu'il aimait la bonne nourriture, qu'il était un « mangeur de blanc ».

On ne s'étonnera pas que ce misérable ait été condamné à deux ans de prison.

Mais qui secourra cette misère ?

F. DUCUING.

Le beau temps fait déjà songer à la campagne et par conséquent à LA MÉNAGÈRE et à son magnifique rayon d’articles de jardins. Matériel de parc, décoratif et autres, tout est réuni là d’une façon aussi complète que le sont les meubles, dans la galerie du second étage où le mobilier est exposé en appartement.

N’oublions pas le rayon des bronzes d’art, les écuries modèles du rez-de-chaussée, qui font si grandiose effet dans un château, ni le rayon de maroquinerie et d’articles de voyage déjà si connu et apprécié des touristes intelligents.


 Une Descente imprévue -1901

Emotion à la Butte-aux-Cailles

Une Descente imprévue

Le Petit-Parisien — 5 juin 1901

Le ballon « Le Rêve », d'une contenance de mille mètres cubes, monté par M. le comte Henry de la Vaulx et M. et Mme Dugué de la Fauchonnerie, partait dans l'après-midi d'hier de l'usine à gaz de la Plaine-Saint-Denis, pour exécuter une ascension libre.

Pris dans un courant circulaire, l'aérostat plana longtemps sur Paris, sans pouvoir s'élever. Vers huit heures du soir il se trouvait à une faible hauteur au-dessus du quartier de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement, quand le comte de la Vaulx, remarquant dans l'enveloppe quelques symptômes de dégonflement, décida l'atterrissement.

L'aéronaute, profitant du passage au-dessus de terrains sans habitations, ouvrit la soupape, et bientôt, après quelques secousses, le ballon touchant terre dans le jardin de Mme veuve Dubois, situé au n°3 de l'impasse Simon, dans la rue du Moulin-des-Prés.

En quelques minutes, toute la population du quartier reflua vers le point de la chute, et il fallut que M. Maillot, officier de paix, organisât un service d'ordre pour protéger et le ballon, qu'on avait commencé à tirailler, et les jardins, dans lesquels de nombreux dégâts ont été commis.

L'agent Poutrier, aidé de MM. Henri et Jean Dumenil, marchands des quatre-saisons, et de nombreux curieux procédèrent au dégonflement de l'aérostat, qu'ils remisèrent chez M. Jousset, entrepreneur de travaux publics au numéro 36 de la rue du Moulin-des-Prés.

En procédant au dégonflement, M. André Payeur, charretier demeurant 24, rue de la Butte-aux-Cailles, fut surpris par les émanations du gaz, qui le suffoquèrent. Ce n'est qu'après un quart d'heure de soins qu'il put reprendre connaissance et regagner son domicile,

Les aéronautes purent se remettre de leur émotion chez M. Jousset qui s'employa il leur faire oublier les inquiétudes que leur avait causé cette descente inopportune, que Mme Dugué de la Fauconnerie, le premier moment d'émoi passé, a déclaré fort originale.


CONCERTS ET DIVERTISSEMENTS

Exquisément blonde, Lucy Manon, qui a débuté aux Folies-Bergère, a remporté un grand succès — succès d'artiste, à la diction nette et précise ; succès de jolie femme, dont la joliesse n'a pas besoin de se rehausser d'un million de francs de bijoux. M. Marchand vient d'ajouter d'ailleurs à son merveilleux programme deux autres attractions nouvelles Holokoff, le transmetteur de pensée, et un quadrille naturaliste d'une fantaisie outrancière.


 La catastrophe de la rue de Tolbiac


Dernières nouvelles


La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Temps — 22 octobre 1915

La préfecture de police n'a pas encore pu fournir exactement la liste des victimes mortes dans la catastrophe de la rue de Tolbiac.

Dans la matinée, MM. Laurent, préfet de police, Lescouvé, procureur de la République; Boucard, juge d'instruction ; les docteurs Socquet et Dervieux, médecins légistes, et M. Mouton, directeur de la police judiciaire, se sont rendus à la Morgue. Il y là 43 cadavres. Les deux blessés qui ont succombé à l'hôpital portent 45 le chiffre des morts. On recherche, en outre, le .cadavre du contremaître de l'usine Belland, que M. Delavenne, conseiller municipal, est venu réclamer. Le trouvera-t-on parmi les décombres de l'usine ou bien les restes de l'infortuné doivent-ils être compris parmi les débris humains qui ont été recueillis et non identifiés? On ne, peut se prononcer encore en ce qui le concerne.

D'autre part, on compte 57 personnes blessées grièvement.

C'est donc jusqu'ici 102 victimes que la catastrophe aurait faites, indépendamment de celles dont les blessures légères n'inspirent aucune inquiétude.

A la Morgue, les magistrats ont essayé d'identifier les cadavres, pendant que les médecins légistes se livraient à des constatations médicales et rédigeaient, leur rapport sur les blessures.

Cette identification .est rendue d'autant plus difficile que la plupart des corps sont horriblement carbonisées, et rendus, dès lors méconnaissables, et que beaucoup ont été retrouvés presque nus, leurs vêtements ayant brûlé et s'étant réduits en poussière au moment de la relève. Dans une salle spéciale où les corps ont été déposés et où trente-quatre cercueils seulement contiennent des corps entiers d'autres ne contiennent que des débris, les familles ont été admises à défiler ce matin. Six corps ont pu être reconnus déjà.

Avant de quitter la Morgue, M. Laurent préfet de police, a remis à M. Gayral, commissaire de police du quartier de l'Arsenal, une somme de 1,500 francs, pour être distribuée aux familles des victimes, sans préjudice des sommes qui seront ultérieurement votées par le Conseil municipal et qui seront réparties par les soins de l'Assistance publique. MM. Delanglade, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, et Postaire, son collègue du quartier Notre-Dame, ont été chargés également de distribuer des secours.

Dans le cours de l'après-midi, M. Reymond Poincaré, président de la République, est allé à l'hôpital de la Pitié, où il a rendu visite aux blesses de la rue de Tolbiac.

Le Petit-Parisien 21 octobre 1915

Les cadavres identifiés jusqu'à présent sont ceux de M. Louis Mipot, soldat au 21° colonial, reconnu par son père: Mme Gilles, née Joséphine Duclos, passage Tolbiac, 20, reconnue par son beau-frère et sa sœur; Mme Roy, rue d'Alembert, reconnue par une voisine Mme Lalande, rue de Clisson, 12, reconnue par des voisins et enfin une fillette de treize ans, Blanche Guérin, rue du Banquier, 40.

Le premier article paru dans l'édition du même jour

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La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

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On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.


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13ème arrondissement - 1894Le XIIIe est un arrondissement perdu, au bout de la ville. Il est enfermé entre le fleuve, la montagne Sainte-Geneviève et la vallée de la Bièvre. La Seine aurait pu servir de voie de transport vers le centre, si les dépendances du chemin de fer ne formaient pas, devant le fleuve, comme une barrière qui en défend l'accès. Il n'y a pas de voie directe pour en sortir, parce que l'ensemble du Ve arrondissement se dresse comme un obstacle qu'il faut tourner.

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