La vallée de la Bièvre et la rue de Tolbiac - 1878

Les terrassements de la rue de Tolbiac

Vue, depuis la rue de la Providence, du percement de la rue de Tolbiac en 1875 par Charles Marville (extrait).
Source : © Charles Marville / BHVP / Roger-Viollet

Si de la Butte aux Cailles on veut se rendre à l’une des portes de l’enceinte fortifiée, il faut aujourd'hui traverser à niveau un petit chemin de fer à rails saillants qui se dresse dans la direction transversale, c’est-à-dire de l’ouest à l’est de Paris.

Ce chemin de fer est desservi par de vraies locomotives remorquant de véritables wagons, ce qui achève l’illusion des personnes peu au courant de la transformation du quartier.

En effet, le rôle de ce chemin de fer est simplement de suffire aux terrassements exceptionnels que la fermeture de la rue de Tolbiac entraîne dans la traversée du val de Bièvre.

Ces terrassements dont le cube définitif ne peut encore être estimé quant à présent, consistent surtout en remblais variant jusqu'à 15 mètres de hauteur et dont l'épaisseur moyenne atteint 25 mètres.

Cette voie qui ne tardera plus guère à être achevée, aura coûté presque aussi cher du chef des terrassements que telle autre coûterait du chef des expropriations.

Elle sera, pour la rive gauche de la Seine, ce qu'est la rue de Puebla pour la rive droite, tant au point de vue du rôle assigné qu'à celui des variabilités du niveau.

La France — 8 août 1878

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Faits divers

Les étrangleurs de Paris

Le treizième arrondissement, par delà les Gobelins, dans les parages de l'avenue et de la barrière d'Italie, est certainement, de tous les coins excentriques de Paris, le plus mal famé et le plus dangereux pour la sécurité des passants attardés.
Il y a dans ces confins reculés, où il ne fait pas bon s'aventurer seul à partir d'une certaine heure, de véritables coupe-gorge, infestés de rôdeurs, de redoutables bandes d'étrangleurs, habiles à pratiquer le fameux coup classique dit « du père François ». Et, surtout depuis quelque temps, il ne se passait pas de nuit qu'on n'eût de nouvelles agressions à enregistrer.

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Dans la presse

La mystérieuse petite ceinture : De Vincennes aux Batignolles en faisant le grand tour

Entre Belleville et la Seine, c'est la zone des sifflets désespérés. Si les « Circulaires » qui vont leur petit bonhomme de route ne s’inquiètent guère du parcours à horaires fixes, les autres trains, messageries, rapides et autres, ont sans cesse besoin de demander leur route aux distributeurs de voie libre.
Cris brefs qui courent tout au long de cette frontière illusoire de Paris, cris impatients de ceux qui ne peuvent attendre ou qui s’étonnent des disques et des feux rouges. (1930)

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Saviez-vous que ...

Le 14 juillet 1906, on pouvait aller en métro de la place d'Italie à la gare de Lyon sans changement.
A cette date, la ligne 5 se raccordait à la ligne Porte Maillot- Vincennes.

Dans la presse...

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La mystérieuse petite ceinture : De Vincennes aux Batignolles en faisant le grand tour

Entre Belleville et la Seine, c'est la zone des sifflets désespérés. Si les « Circulaires » qui vont leur petit bonhomme de route ne s’inquiètent guère du parcours à horaires fixes, les autres trains, messageries, rapides et autres, ont sans cesse besoin de demander leur route aux distributeurs de voie libre.
Cris brefs qui courent tout au long de cette frontière illusoire de Paris, cris impatients de ceux qui ne peuvent attendre ou qui s’étonnent des disques et des feux rouges. (1930)

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Les derniers mohicans de Paris : Avec les Algériens du boulevard de la Gare

Sous la ligne aérienne du métro dont la longue perspective s'étend à l'infini, le boulevard de la Gare monte doucement vers la place d'Italie. À droite et à gauche, des maisons basses s'alignent, coupées par de petites rues pavées, à l'angle desquelles sont nichés de ridicules et ternes jardinets. Çà et là un immeuble neuf qui usurpe des allures de building, un magasin dont l'étalage déborde le trottoir, des bars, des hôtels, des restaurants, puis encore, sur la gauche, le cube uniforme et sans fantaisie de la raffinerie Say. (1928)

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L’impresario des mendiants

Dans le quartier de la Butte-aux-Cailles s'est installé un impresario qui cultive une spécialité plus que bizarre. Il a centralisé là toutes les monstruosités capables d'attendrir le passant. (1872)

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De la difficulté d’être le treizième arrondissement

Décidément, la ville de Paris n'aura pas de treizième arrondissement.
Hélas ! ce treizième arrondissement, il est partout, et on n'en veut nulle part. (1859)

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La ligne métropolitaine n° 10 doit être prolongée jusqu'à Austerlitz

En parlant, l'autre jour, du projet de prolongement de la ligne métropolitaine n° 10, actuellement arrêtée à la station Jussieu, vers la gare d'Orléans, terminus envisagé, nous notions que les organisations consultées n'avaient opposé aucune objection à l'administration préfectorale.
Le Syndicat de défense des intérêts généraux du quartier de la Gare, cependant, nous prie de déclarer qu'il a protesté contre le parcours projeté dès qu'il en a eu connaissance. Le quartier de la Gare est le seul qui n'ait point le métro. (1932)

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Une Descente imprévue

Le ballon « Le Rêve » partait dans l'après-midi d'hier de l'usine à gaz de la Plaine-Saint-Denis, pour exécuter une ascension libre. Pris dans un courant circulaire, l'aérostat, plana longtemps sur Paris, sans pouvoir s'élever. Vers huit heures du soir il se trouvait à une faible hauteur au-dessus du quartier de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement... (1901)

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Rue Cantagrel, des ateliers de nickelage gênent considérablement les voisins

Il existe rue Cantagrel, au 86, presque à l'angle de la rue de Tolbiac, des ateliers de chromage et nickelage. Le bruit et les odeurs qui en émanent sont tels qu'il est pénible d'habiter dans les parages. (1932)

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Un matin à la poterne des Peupliers

Six heures et demie du matin. Le gardien de la paix Louis Roupillon, du treizième arrondissement, vient de prendre son service à la poterne des Peupliers, tout là-bas, là-bas, derrière la Butte-aux-Cailles, sous le boulevard Kellermann. (1905)

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Le cuiseur de cadavres

Si, par hasard, vous vous aventurez tout là-bas, là-bas, près des fortifications, dans le quartier de la Gare, vous pourrez, si vous passez rue des Chamaillards, voir, paisible, fumant sa pipe au seuil d'une grande porte peinte en marron, un homme frisant la soixantaine... (1896)

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La cité Doré

La cité Doré est située au cœur même du treizième arrondissement, que les statisticiens nous donnent comme le plus misérable de Paris, entre la rue Jenner et la place Pinel. Figurez-vous, entre deux murailles nues, un long boyau s’ouvrant ... (1889)

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Les vestiges de l’église Saint-Hippolyte

Malgré les larges et bienfaisantes percées opérées à travers les quartiers du vieux Paris, les monuments d’un autre âge sont loin d’être rares sur le sol de la cité. C’est ainsi qu’on trouve encore dans le 13e arrondissement, au n° 8 de la rue Saint-Hippolyte, des restes curieux d’un édifice qu’on croit généralement disparu depuis longtemps. (1865)

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Faits divers

 Un filou de quatorze ans - 1903

MAISON-BLANCHE

Un filou de quatorze ans.

Le Matin — 15 novembre 1903

Ce jeune gamin, Albert Doret, est plein d'imagination. Profitant hier d'un instant d'inattention de son père, qui tient une fruiterie, rue de la Fontaine-à-Mulard, l'enfant plongea sa main dans le tiroir-caisse et prit trois louis de 20 francs Puis, au même instant, il courut vers la porte en criant « Au voleur »

― C'est un homme coiffé d'une casquette noire à visière de crin, déclara-t-il à son père. Je l'ai vu ouvrir la caisse et s'enfuir. Allons le dire au commissaire.

Devant M. Pélatan, le petit Doret renouvela sa déclaration ; mais, habilement questionné par le commissaire de police, bientôt il se troubla et finit par se reconnaître l'auteur du larcin. Sur la demande du père, M. Pélatan se contenta d'admonester vertement le précoce malfaiteur.

En rentrant dans la boutique de fruiterie, Albert Doret, s'attendant à une correction paternelle, se jeta à terre et se roula en hurlant :

— Au secours !  On me frappe ! On va me tuer !

Un passant, M. Charles Vanier, plombier, entra et reprocha au père sa conduite.

— Vous êtes un lâche de frapper ainsi un enfant.

— Dites donc, vous, répondit M. Doret, mêlez-vous donc de vos affaires et laissez-moi régler les miennes comme bon me semble.

Le plombier s'irrita et asséna un formidable coup de poing sur la tête de son interlocuteur. L'autre, trouvant à portée de sa main un énorme coutelas, s'en empara et en porta un coup à Vernier, qui fut atteint au ventre. On juge, à l'hôpital Cochin, l'état du blessé très grave.

Bien que Doret soutienne qu'il se trouvait dans le cas de légitime défense, il a été consigné à la disposition de M. Pélatan.


LE SEVRAGE

Toutes les mères savent combien la crise du sevrage est difficile et dangereuse pour beaucoup d'enfants. Il y a cependant un moyen de préparer et de ménager ce moment de transition, de façon à le rendre inoffensif. Mettez l'enfant, quelque temps avant de le sevrer, à l'usage de l'Émulsion Scott. Ce merveilleux aliment complet, absorbé sans fatigue par les voies digestives, fortifiera l'estomac et le mettra en état de recevoir d'autres aliments que le lait de la nourrice. À lui seul, il suffit pour élever et maintenir la nutrition générale, grâce à ses corps gras et à ses divers sels organiques de fer, de phosphore, de chaux, etc., éléments constitutifs du sang, des muscles, des os et des nerfs. En même temps, l'Émulsion Scott, par ses nombreux ferments hépatiques, favorise la digestion des autres aliments et donne ainsi au suc gastrique le temps de se transformer pour s'accommoder au nouveau régime alimentaire. Grâce à cette précaution, on évite tous les accidents amaigrissement, faiblesse, diarrhée, convulsions, qui accompagnent trop souvent le sevrage. Dr REVEL.


 Le drame de la rue Clisson. - 1896

Dans le quartier de la Gare

Le drame de la rue Clisson.

Le Rappel — 8 décembre 1896

Rue Clisson, numéro 46, habite depuis plusieurs années, un clerc de notaire, M. Charles Grandjon, âgé de quarante ans et sa maîtresse, Mlle Marie de Valtesse, âgée de trente-cinq ans.

La nuit dernière une discussion s'éleva entre eux.

Mlle de Valtesse reprochait à son amant de dépenser ses revenus avec des rivales.

Cette idée fixe poussa la jeune femme à un acte de désespoir, aussi vers cinq heures du matin elle se levait, prenait un revolver et se logeait une balle dans la poitrine.

M. Grandjon, réveillé en sursaut, aperçut la jeune femme inanimée, il la crut morte et prenant le revolver il se tira deux balles dans la tête.

Les voisins accoururent, enfoncèrent la porte et s'empressèrent autour des blessés.

Un médecin a fait transporter les deux blessés à l'hôpital Cochin.

L'état de Mlle de Valtesse est particulièrement grave.

M. Perruche, commissaire de police a ouvert une enquête.


CHOCOLAT PAR EXCELLENCE

On trouve dans cent parties de Cacao Van Houten plus de soixante parties alimentaires utiles : le pain, les pommes de terre, le lait, etc. sont bien loin d'être-aussi riches en substances alibiles.

Et avec cela il est facile à digérer, ne fatigue pas l'estomac et on ne s'en lasse jamais.

Voilà pourquoi il constitue le meilleur et le plus hygiénique des Chocolats à consommer liquides.


 Un « messager du Tsar » égaré boulevard de l’Hôpital - 1896

Quartier de la Salpétrière

Un « messager du Tsar » égaré boulevard de l’Hôpital

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 16 octobre 1896

Les fêtes franco-russes n'ont pas manqué, comme tous les grands événements parisiens, de fournir à la capitale un contingent de fous. Parmi plusieurs autres cas de « folie russe », signalons celui d'Augustin Junian, ouvrier ferblantier, âgé de trente-quatre ans, demeurant rue Pinel.

L'infortuné se figurait être un messager de l'empereur de Russie, poursuivi par une bande de loups au milieu des steppes. Il se trouvait boulevard de l'Hôpital.

C'était hier matin, à quatre heures. La chaussée commençait à peine à blanchir aux premiers rayons de l'aube. Peu ou point de passants. Çà et là, quelques chiffonnières, faisant leur cueillette. Et Augustin Junian tirait des coups de revolver dans le vide, croyant atteindre ses loups. Par malheur, une balle vint frapper à la cuisse une dame Florentine Maphes, chiffonnière, âgée de cinquante-huit ans, demeurant rue des Malmaisons. Aux cris poussés par la malheureuse, des gardiens de la paix accoururent et, non sans peine, s'emparèrent du tueur de loups.

— Laissez-moi, s'écria Junian, il faut que je transporte les ukases du tsar. Il compte sur moi. Aidez-moi plutôt à me débarrasser de ces affreux carnassiers.

M. Perruche, commissaire de police, dans la matinée, a envoyé ce pauvre homme à. l'infirmerie spéciale du Dépôt.


« Union de viticulteurs algériens. — Importation directe de Vins rouges et blancs. Commandes et échantillons gratuits, 45, rue de Rivoli. Agents demandés pour Paris. »

Derniers faits divers

sans titre 1

Les étrangleurs (1894)

Décidément, le treizième arrondissement détient le record des affaires dramatiques, plus particulièrement des affaires nocturnes.
Le garçon limonadier était arrivé à la hauteur de la place des Alpes, qui forme une sorte de rond-point sur la droite du boulevard, lorsque quatre individus se jetèrent sur lui.

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Un enfant mangé par un cheval (1884)

Un épouvantable accident a eu lieu hier dans le quartier de la Butte-aux-Cailles.
Au numéro 14 de la rue de l'Espérance, habitent les époux Hugon ; ils ont trois enfants, deux petites filles de cinq et sept ans, et un garçon de quatorze ans, le petit Jean. Les époux Hugon vont acheter dans les environs de Paris des légumes qu'ils revendent à la Halle.

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La casquette du bossu (1895)

Une scène tragi-comique s’est déroulée, hier soir, à six heures, boulevard de l’Hôpital.
M. Julien Napthe, âgé de quarante-deux ans, demeurant, rue Jenner, garçon de magasin, passait, portant un paquet sous chaque bras, lorsqu’un tourbillon de vent lui enleva tout à coup sa casquette.

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Bataille rangée (1896)

Dernièrement, une demi-douzaine d’individus sans aveu, habitués de la barrière d’Italie, s’étaient rendus en état d’ivresse dans un débit de la place Maubert, et là ils avaient cherché querelle à des souteneurs du quartier qui, n’étant pas en nombre suffisant, durent battre en retraite.

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La veuve Rigolot a malgré tout de la chance (1873)

La dame veuve Rigolot est une bonne vieille qui tient, boulevard de la Gare, 6, une baraque pour la vente des journaux.

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Le Drame de la rue Auguste-Lançon (1897)

Une tentative d'assassinat avec préméditation a été commise hier soir, rue Auguste-Lançon, dans le quartier de la Maison Blanche. Un nommé Albert Villey, âgé de vingt-cinq ans, a lardé de coups de couteau un cordonnier, M. Charles Sander, âgé de trente-cinq ans.
C'est la vengeance qui a provoqué ce drame, dont voici les détails...

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L'oie à lunettes (1915)

Le chant des coqs et le gloussement des poules, parqués dans un terrain vague de la rue Brillat-Savarin, avaient attiré l'attention du chiffonnier Jean Pitallier, âgé de cinquante-sept ans, et de la chiffonnière Emma Truffier, un peu plus jeune.

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La viande meurtrière (1907)

Entre les numéros 26 et 28 de la rue Damesme s'ouvrent, parmi des terrains vagues, plusieurs voies symétriquement alignées où s'élèvent, pittoresques et vétustés, des baraques en planches et des cahutes en torchis. C'est là que vit, grouille et travaille une populeuse colonie de chiffonniers.

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Le crime de la rue Clisson (1872)

Au commencement du mois de septembre de l'année dernière, une odeur nauséabonde s'était répandue dans la maison rue Clisson, 2. Elle augmenta progressivement d'intensité, et finit par devenir insupportable. On en rechercha la cause, et on reconnut qu'elle provenait du logement occupé par le sieur Boucher, commissionnaire en vins.

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Pour guérir sa femme du mal de tête, un ivrogne lui fend le crâne à coup de hache (1935)

Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

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Le drame de la place Pinel : Vingt ans de travaux forcés (1935)

Puisatier âgé de cinquante-trois ans, Louis Pruvot est un ivrogne invétéré. Depuis plus de quinze ans il habitait 17, place Pinel, avec Élise Chavannes, de six ans son aînée.

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Un drame place Pinel (1935)

Je déclare avoir tué ma femme à coup de hache.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary
1908

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau
1868

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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Un gosse

par Auguste Brepson
1928

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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 Le drame de la rue du Moulinet

Quartier de la Maison-Blanche


Le drame de la rue du Moulinet

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

Les époux Pacotte habitaient depuis plusieurs années un petit pavillon dont ils étaient propriétaires 43-45, rue du Moulinet.

La maisonnette, solidement construite, comprend une cuisine et trois pièces surélevées au-dessus de la cave.

Une chambre indépendante abritait, depuis cinq ans, une brave femme de ménage âgée de 70 ans.

Le ménage, qui possédait une certaine aisance, aurait pu être heureux.

 

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Les étrangleurs

Décidément, le treizième arrondissement détient le record des affaires dramatiques, plus particulièrement des affaires nocturnes.
Le garçon limonadier était arrivé à la hauteur de la place des Alpes, qui forme une sorte de rond-point sur la droite du boulevard, lorsque quatre individus se jetèrent sur lui.

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Dans la presse

Les derniers mohicans de Paris : Avec les Algériens du boulevard de la Gare

Sous la ligne aérienne du métro dont la longue perspective s'étend à l'infini, le boulevard de la Gare monte doucement vers la place d'Italie. À droite et à gauche, des maisons basses s'alignent, coupées par de petites rues pavées, à l'angle desquelles sont nichés de ridicules et ternes jardinets. Çà et là un immeuble neuf qui usurpe des allures de building, un magasin dont l'étalage déborde le trottoir, des bars, des hôtels, des restaurants, puis encore, sur la gauche, le cube uniforme et sans fantaisie de la raffinerie Say. (1928)

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 La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard. - 1868

Embellissement de Paris


La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.

Le Monde Illustré ― 26 septembre 1868

Entre l'église Saint-Médard et la place d'Italie, la vieille et étroite rue Mouffetard se transforme à vue d'œil en une belle avenue de 40 mètres de largeur.

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 Cité JA

La démolition de ce boyau s'impose


La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ?

Près de la place d'Italie, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, la cité Jeanne-d'Arc forme une sorte de boyau gluant, sombre, bordé de mornes bâtisses de cinq ou six étages aux murs zébrés de longues moisissures. Dès la tombée de la nuit, le coin n'est pas sûr....

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Faits divers

Le mystère du boulevard Masséna - nouveaux détails

Cette grave affaire à laquelle nos confrères attribuaient, il y a deux jours, un caractère fantaisiste, est entrée dans une phase nouvelle qui forcera, nous l'espérons, les plus incrédules à s'incliner et à avouer que le service des informations de la Presse justifie une fois de plus sa réputation d'être un des mieux et plus exactement renseignés.

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Dans la presse

La Ville de Paris est parvenue à faire expulser les locataires

Les locataires n'étaient pas plutôt dans la rue que des démolisseurs se mettaient à l'ouvrage pour le compte d'un garage Renault qui fait procéder à des agrandissements.
Ainsi les limousines des exploiteurs seront à l'abri et les locataires logeront où et comme ils pourront. (1927)

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