Bicycliste attaqué par un bœuf - 1894

Place d'Italie

Bicycliste attaqué par un bœuf

M. Matinon, restaurateur, demeurant 163, avenue d’Italie, passait en bicyclette, hier, vers trois heures et demie, place d'Italie, en compagnie d’un de ses amis, M. Bernard, propriétaire, habitant 59, rue Barrault, lorsque se trouvant à l’entrée du boulevard de l’Hôpital, ils rencontrèrent un troupeau de bœufs.

M. Bernard, qui était le premier, put passer sans encombre ; mais il n‘en fut pas de même pour M. Matinon. Un jeune bœuf, qui s’était écarté devant le premier cycliste, fondit tout à coup sur le second.

Le restaurateur fut précipité sur le sol et l’animal l’aurait piétiné, sans l’intervention des chiens et du conducteur, qui purent éloigner la bête furieuse. Elle prit alors sa course vers le boulevard de la Gare, où l’on a pu s’en rendre maître.

Pendant ce temps, on relevait le malheureux vélocipédiste, qui avait reçu un coup de corne dans le côté droit et s’était fracturé le bras gauche dans sa chute.

M. Matinon, après un pansement dans une pharmacie, a été reconduit à son domicile en voiture.

La Souveraineté nationale — 3 mars 1894

Dans la presse

La rue Damesme vue en 1932

D’importants changements projetés rue Damesme ont condamné plusieurs maisons de cette rue et de la rue des Peupliers : les numéros 30, 38. 40. 42, 44, 46, 48, 50. L’un de ces immeubles est particulièrement curieux... (1932)

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Faits divers

Au cabaret de la mère l’Hercule

Tout à l'extrémité du 13e arrondissement, rue du Pot-au-Lait, 44, est un cabaret fréquenté, par les ouvriers des manufactures environnantes. Tout s'y passe généralement en famille...

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Saviez-vous que ...

Dans la nuit du 5 avril 1579, la Bièvre provoqua de si graves dévastations que le peuple appela cette inondation le « déluge de saint Marcel ».

L'image du jour

Le boulevard de la Gare (Vincent Auriol) vers la rue Jenner


Une enquête du Commissaire Perruche

L'incendie de la rue des Cordelières


Dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 Un filou de quatorze ans - 1903

MAISON-BLANCHE

Un filou de quatorze ans.

Le Matin — 15 novembre 1903

Ce jeune gamin, Albert Doret, est plein d'imagination. Profitant hier d'un instant d'inattention de son père, qui tient une fruiterie, rue de la Fontaine-à-Mulard, l'enfant plongea sa main dans le tiroir-caisse et prit trois louis de 20 francs Puis, au même instant, il courut vers la porte en criant « Au voleur »

― C'est un homme coiffé d'une casquette noire à visière de crin, déclara-t-il à son père. Je l'ai vu ouvrir la caisse et s'enfuir. Allons le dire au commissaire.

Devant M. Pélatan, le petit Doret renouvela sa déclaration ; mais, habilement questionné par le commissaire de police, bientôt il se troubla et finit par se reconnaître l'auteur du larcin. Sur la demande du père, M. Pélatan se contenta d'admonester vertement le précoce malfaiteur.

En rentrant dans la boutique de fruiterie, Albert Doret, s'attendant à une correction paternelle, se jeta à terre et se roula en hurlant :

— Au secours !  On me frappe ! On va me tuer !

Un passant, M. Charles Vanier, plombier, entra et reprocha au père sa conduite.

— Vous êtes un lâche de frapper ainsi un enfant.

— Dites donc, vous, répondit M. Doret, mêlez-vous donc de vos affaires et laissez-moi régler les miennes comme bon me semble.

Le plombier s'irrita et asséna un formidable coup de poing sur la tête de son interlocuteur. L'autre, trouvant à portée de sa main un énorme coutelas, s'en empara et en porta un coup à Vernier, qui fut atteint au ventre. On juge, à l'hôpital Cochin, l'état du blessé très grave.

Bien que Doret soutienne qu'il se trouvait dans le cas de légitime défense, il a été consigné à la disposition de M. Pélatan.


LE SEVRAGE

Toutes les mères savent combien la crise du sevrage est difficile et dangereuse pour beaucoup d'enfants. Il y a cependant un moyen de préparer et de ménager ce moment de transition, de façon à le rendre inoffensif. Mettez l'enfant, quelque temps avant de le sevrer, à l'usage de l'Émulsion Scott. Ce merveilleux aliment complet, absorbé sans fatigue par les voies digestives, fortifiera l'estomac et le mettra en état de recevoir d'autres aliments que le lait de la nourrice. À lui seul, il suffit pour élever et maintenir la nutrition générale, grâce à ses corps gras et à ses divers sels organiques de fer, de phosphore, de chaux, etc., éléments constitutifs du sang, des muscles, des os et des nerfs. En même temps, l'Émulsion Scott, par ses nombreux ferments hépatiques, favorise la digestion des autres aliments et donne ainsi au suc gastrique le temps de se transformer pour s'accommoder au nouveau régime alimentaire. Grâce à cette précaution, on évite tous les accidents amaigrissement, faiblesse, diarrhée, convulsions, qui accompagnent trop souvent le sevrage. Dr REVEL.


 Uzelma la pickpocket - 1887

A LA FÊTE DES GOBELINS

Uzelma la pickpocket

Le Gaulois ― 26 août 1887

Au moment où la représentation allait commencer, hier soir, au cirque Fournier installé à la fête des Gobelins trois agents de la Sûreté se précipitèrent brusquement dans la baraque, à la suite d'une femme qui venait d'entrer.

Quatre athlètes, en maillot, se précipitèrent sur les agents. Une lutte s'engagea. Les forains furent les plus forts, ils expulsèrent leurs adversaires, après les avoir roués de coups.

Les agents n'étaient entrés dans le cirque que pour arrêter une femme, nommée Uzelma, qui leur avait été signalée comme pickpocket depuis l'ouverture de la foire. Très adroite, la voleuse avait dévalisé un grand nombre de personnes et les plaintes étaient arrivées par douzaines au bureau de M. Perruche, commissaire de police du quartier.

Le plus curieux de l'affaire, c'est que les quatre saltimbanques, après avoir mis les agents à la porte de leur baraque, sont allés déposer contre eux une plainte au commissariat pour violation de domicile.

Quant à Uzelma, la complice ou du moins l'amie, des quatre athlètes, on la recherche toujours.


Mme Lachapelle, maîtresse sage-femme, reçoit tous les jours, de 3 à 5 heures, rue du Mont-Thabor, 7, les Dames malades, stériles ou enceintes qui désirent la consulter.

Derniers faits divers

[+] Derniers faits divers

sans titre 1

Ça porte bonheur (1887)

Un curieux accident est arrivé la nuit dernière à une dame C..., demeurant rue du Pot-au-Lait, 48, dans le XIIIe arrondissement.

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Les chevaux furieux (1873)

Un vieillard de soixante-dix-sept ans, le sieur D..., rentier, demeurant rue de la Colonie, suivait hier, vers trois heures de l'après-midi, le bord de la petite rivière de Bièvre, près de la rue du Pot-au-Lait...

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Descende de police rue du Pot au-Lait (1894)

Pendant la nuit dernière, une descende de police a eu lieu dans les cabarets et garnis à la nuit du quartier de la rue du Pot au-Lait, dans le 13e arrondissement, où l’on supposait, d’après divers indices, que s'était réfugié un individu surnommé le Petit gouapeur...

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Au cabaret de la mère l’Hercule (1873)

Tout à l'extrémité du 13e arrondissement, rue du Pot-au-Lait, 44, est un cabaret fréquenté, par les ouvriers des manufactures environnantes. Tout s'y passe généralement en famille...

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Odieuse agression (1891)

Un commerçant de Gentilly, M. Jodeau, reconduisait hier soir, vers minuit, un de ses amis, nommé Ernest Gilet ; lorsqu'en arrivant au coin de la rue Damesme et de l'avenue d'Italie... (sic)

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Les aventures d'un perroquet (1896)

— Balthazar s'est sauvé, disait un de ces jours, à M. Perruche, commissaire de police, Mme B..., fruitière, 1, rue Dolomieu. Je vous en prie, aidez-moi à le rechercher...

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En plein jour des gangsters en auto dévalisent une bijouterie parisienne (1938)

Hier après-midi, à 15 heures, une automobile — immatriculée 5723 - RL — occupée par plusieurs individus, s'arrêta brusquement devant le numéro 35 de l'avenue des Gobelins, à l'angle de la rue de la Reine-Blanche. Tout le rez-de-chaussée de l'immeuble situé à cette adresse est occupé par les vitrines de la bijouterie « À la Reine Blanche »...

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Affreux accident sur la petite ceinture (1875)

Un affreux accident est venu jeter avant hier soir l'épouvante dans la rue Damesme.

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La fin d'un ivrogne (1889)

Le sieur Laurent Béchu, journalier, demeurant rue du Moulinet dans le quartier de la Maison-Blanche, était loin d'être un modèle de sobriété.

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Un drame à la Butte-aux-Cailles (1899)

Il y a une quinzaine de jours, venait habiter, 23, rue du Moulinet, une famille de miséreux, composée d'un homme, d'une femme et de quatre enfants, âgés de seize, quatorze, douze et neuf ans. L'homme, Jules Saujon, est chiffonnier, journalier quand il trouve de l'ouvrage. La femme, veuve depuis huit mois...

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Un drame rue Richemont (1904)

Dans une petite rue du quartier de la Gare, un drame s'est déroulé hier matin, à six heures. Un ouvrier a tenté de tuer une femme mariée, puis il a essayé, sans y réussir, de se faire justice.

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La Maison « hantée » de la rue de Patay (1920)

La guerre est finie, et il faut à l'imagination des foules de nouvelles pâtures. Après les communications télégraphiques avec les planètes voisines, le « plus fort tirage des journaux du monde entier », vient de trouver un chef-d'œuvre dans le genre en découvrant, rue de Patay, une maison hantée ! Le Matin a dû en verdir de rage.

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron
1894

La gare de la Maison-Blanche

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

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Le Trésor caché

par Charles Derennes
1907

La butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary
1908

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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[+] Les essentiels du jour

 Paris qui s'en va

Dans Le Monde Illustré du 28 mars 1865


Paris qui s’en va

par Abel Hermant

On entend répéter chaque jour que le vieux Paris s'en va. On pourrait ce nous semble ajouter, sans crainte de se tromper, qu'une bonne partie de la vieille capitale est déjà loin de nous et qu'il n'en reste trace que dans les plans exécutés avant l'an de grâce 1849.

Après la transformation des Halles, de la rue de Rivoli, des boulevards de Sébastopol, rive gauche et rive droite, du quartier Saint-Antoine, du Temple, etc., etc. on nous annonce celle des quartiers Mouffetard, des Gobelins et de la barrière Fontainebleau.

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 Projet d'ouverture de la rue du Transit

PARIS NOUVEAU


Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers.

Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte.

Entre cette rivière morte et la Bièvre proprement dite, s'étendent des prés de l'aspect le plus pastoral, où les blanchisseuses d'alentour étendent le linge sur des piquets, où des vaches paissent comme en pleine Normandie. C'est à se croire à cent lieues de chez Brébant.

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 Le drame de la rue du Moulinet

Quartier de la Maison-Blanche


Le drame de la rue du Moulinet

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

Les époux Pacotte habitaient depuis plusieurs années un petit pavillon dont ils étaient propriétaires 43-45, rue du Moulinet.

La maisonnette, solidement construite, comprend une cuisine et trois pièces surélevées au-dessus de la cave.

Une chambre indépendante abritait, depuis cinq ans, une brave femme de ménage âgée de 70 ans.

Le ménage, qui possédait une certaine aisance, aurait pu être heureux.

 

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

Sans Famille

par Hector Malot (1878)

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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Zigomar - La femme rousse

par Léon Sazie (1910)

La rue Jonas

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

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Contes des mille et un matins

par Gaston Chéreau (1909)

Bouscot

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

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Contes du Journal

par J. H. Rosny (1908)

Un crime passionnel

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

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Les mémoires de Rossignol

par Rossignol (1894)

La Cité Jeanne d'Arc

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

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Le drageoir aux épices

par Joris-Karl Huysmans (1874)

La rue du Pot-au-Lait

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

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Zizine

par Alexandre Arnoux (1938)

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay (1912)

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

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Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron (1894)

La gare de la Maison-Blanche

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

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La criminelle

par Jules Lermina (1881)

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina (1877)

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure (1889)

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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 Paris qui s'en va

Dans Le Monde Illustré du 28 mars 1865


Paris qui s’en va

par Abel Hermant

On entend répéter chaque jour que le vieux Paris s'en va. On pourrait ce nous semble ajouter, sans crainte de se tromper, qu'une bonne partie de la vieille capitale est déjà loin de nous et qu'il n'en reste trace que dans les plans exécutés avant l'an de grâce 1849.

Après la transformation des Halles, de la rue de Rivoli, des boulevards de Sébastopol, rive gauche et rive droite, du quartier Saint-Antoine, du Temple, etc., etc. on nous annonce celle des quartiers Mouffetard, des Gobelins et de la barrière Fontainebleau.

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 Projet d'ouverture de la rue du Transit

PARIS NOUVEAU


Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers.

Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte.

Entre cette rivière morte et la Bièvre proprement dite, s'étendent des prés de l'aspect le plus pastoral, où les blanchisseuses d'alentour étendent le linge sur des piquets, où des vaches paissent comme en pleine Normandie. C'est à se croire à cent lieues de chez Brébant.

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 Le drame de la rue du Moulinet

Quartier de la Maison-Blanche


Le drame de la rue du Moulinet

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

Les époux Pacotte habitaient depuis plusieurs années un petit pavillon dont ils étaient propriétaires 43-45, rue du Moulinet.

La maisonnette, solidement construite, comprend une cuisine et trois pièces surélevées au-dessus de la cave.

Une chambre indépendante abritait, depuis cinq ans, une brave femme de ménage âgée de 70 ans.

Le ménage, qui possédait une certaine aisance, aurait pu être heureux.

 

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Et aussi ...

Faits divers

Le drame de l'avenue de Choisy

Marius Lafontaine, un robuste ouvrier emballeur de trente-deux ans, et Juliette Berthier, vingt-quatre ans, teinturière, s'étaient épousés il y a six ans. Ils pensaient avoir trouvé le bonheur. Hélas ! la désillusion vint vite., Quinze jours à peine y suffirent.

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Dans la presse

Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude... (1872)

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