Rue de la Fontaine-à-Mulard- 1904

Rue de la Fontaine-à-Mulard.

Rue de la Fontaine-à-Mulard en 1905 par Henri Godefroy, Photographe
image sous licence CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet — paris-treizieme.fr

Rue, ruelle, rote, sente ? On ne pourrait dire. Serrée entre palissades, élargie, resserrée, elle serpente à travers la vallée de la Bièvre, montant, descendant, avec des imprévus et des pittoresques qu’on retrouve dans les vieilles cités ruinées qui s’effritent sous les lézardes du temps.

La fontaine existe encore. Envoûtée, elle est là comme un monument, rouillée, archaïque, stérile, laissant reposer son unique bras de fer sans un geste utile qui puisse expliquer sa présence. Et l’on imagine je ne sais quelle légende de château-fort en regardant autour de cette fontaine abandonnée, les ruines qui pleurent, les bicoques de hameau et les pierres qui tombent.

De l’autre côté, on aperçoit soudain un filet d'eau qui coule, et noir et brunâtre et jaune et violet, multicolore, la Bièvre, que des tanneries utilisent encore et qui, malgré tout, donne à ce paysage provincial un aspect de fraîcheur et de vie.

D'anciennes auberges. Puis des lumignons à l'huile : un ressouvenir, un coin de treizième siècle qui subsiste, tout un poème vieillot quel des mains sacrilèges détruiront vers par vers, maison par maison, pour construire à la place des églises d'architecture douteuse et laide, qui alourdiront ce paysage gothique de leur silhouette encombrante.

Et la Fontaine-à-Mulard disparaîtra et s’en ira où s'en sont allés les derniers vestiges des siècles disparus.

G. B.
La Petite République — 2 avril 1904
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Faits divers

L'affaire de l'avenue des Gobelins

Une bagarre a eu lieu, dans la soirée d'hier, au concert de l'Eden-d'Italie, avenue des Gobelins.

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Dans la presse

Pour la sécurité des enfants

Deux petites filles ont été écrasées l'autre jour par des tramways l'une boulevard de la Gare, l'autre sur un passage clouté de l'avenue de Choisy, à la sortie d'une école, et dans des conditions si lamentables que M. Gélis, conseiller municipal, a cru devoir adresser à ce sujet une question au préfet de police. Hier encore, deux jeunes enfants ont été blessés sur la chaussée et il ne se passe presque pas de jour, hélas, qu'on n'ait à déplorer des accidents de la circulation dont sont victimes de jeunes enfants. (1933)

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Saviez-vous que ...

Afin que cesse la confusion entre la rue Thiers dans le 16e arrondissement et la rue Tiers dans le Treizième, on donna à cette dernière, en 1929, le nom de Paulin-Méry (1860-1913), ancien député du 13e (1889-1902), docteur en médecine, partisan et admirateur indéfectible du Général Boulanger, et victime des rayons X.

Dans la presse...

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Pour la sécurité des enfants

Deux petites filles ont été écrasées l'autre jour par des tramways l'une boulevard de la Gare, l'autre sur un passage clouté de l'avenue de Choisy, à la sortie d'une école, et dans des conditions si lamentables que M. Gélis, conseiller municipal, a cru devoir adresser à ce sujet une question au préfet de police. Hier encore, deux jeunes enfants ont été blessés sur la chaussée et il ne se passe presque pas de jour, hélas, qu'on n'ait à déplorer des accidents de la circulation dont sont victimes de jeunes enfants. (1933)

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La future rue du Transit

Dans la portion du 13e arrondissement comprise entre la rue du Pot-au-Lait et celle de l'Espérance, un peu plus bas que la Butte-aux-Cailles, à deux pas du futur parc de Montsouris s'étend une région inhabitée, encaissée entre la Bièvre et un autre bras de ce cours d'eau qu'on appelle la Rivière morte. Ce sont des prés où les blanchisseuses font sécher leur linge sur des piquets, où les vaches, paissent, comme dans les herbages de Normandie. (1867)

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Travaux publics

Conformément à un arrêté de M. le préfet de la Seine concernant les travaux de voirie à exécuter dans le 13e arrondissement, on va bientôt procéder à l'exécution de travaux d'agrandissement et de régularisation de la place d'Italie et de ses abords. (1867)

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L'Hôpital de la Croix-Rouge
Inauguration solennelle

Hier, à deux heures et demie de l'après-midi, bien au-delà de la place d'Italie, dans le Paris inconnu de la vallée de la Bièvre, les rues étaient par hasard noires de monde. C'était grande fête pour les pauvres, les ouvriers du faubourg déshérité, qui faisaient joyeusement la haie, accueillant avec enthousiasme ceux qui venaient planter définitivement la croix rouge au milieu d'eux. (1908)

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Le nouveau pont de Tolbiac à Bercy

Il y a cinq ans, le conseil municipal de Paris décidait la réunion par un pont des deux quais de la Gare et de Bercy, afin de partager en deux l'espace de 1200 mètres environ qui sépare le pont National du pont de Bercy. Ce grand travail vient d’être commencé, et déjà le béton coulé dans des batardeaux est arrivé à la hauteur désignée pour recevoir les fondations de pierre. (1879)

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Les nouvelles prisons Saint-Lazare et Sainte-Pélagie.

La nouvelle prison Saint-Lazare sera élevée dans le 13e arrondissement, sur un emplacement presque double de celui qu’elle occupe actuellement et qui est délimité par la rue de Tolbiac (qu’on perce en ce moment), la rue Nationale, le chemin de fer de ceinture et une voie projetée aboutissant à l’avenue d’Ivry. (1877)

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L'Œuvre des pauvres malades dans les faubourgs

L'Œuvre des pauvres malades dans les faubourgs commençait, en décembre 1873, par la visite de douze malades à Belleville. Depuis lors, elle s'est graduellement étendue aux quartiers de la Butte-aux-Cailles, de la Tombe-Issoire, de la Glacière, de Montmartre, de Clignancourt et, en dernier lieu, de Plaisance.
Cette simple énumération qui donne les parties les plus déshéritées de Paris pour champ de bataille aux courageuses missionnaires de cette œuvre de dévouement, est d'une éloquence qui dispense de tout commentaire. (1874)

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Victor Hugo à Gentilly en 1822

Le chemin de fer de Ceinture, presque constamment en tranchée ou souterrains sur la rive gauche de la Seine, offre cependant une agréable éclaircie. C'est lorsqu'il franchit la vallée de la Bièvre. À gauche, du côté de Paris, s'aperçoivent au loin les principaux monuments de la région Sud : l'Observatoire, le Val-de-Grâce, le Panthéon, et plus près, le pittoresque fouillis de la Butte-aux-Cailles et sa jeune église Sainte-Anne ; de l'autre côté, sur la hauteur, la sombre architecture du château de Bicêtre dominant la vallée que l'on devine derrière les fortifications, au niveau desquelles apparaît seulement le coq d'un clocher, qui est le clocher de Gentilly. (1906)

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La ligne Trocadéro-gare d'Orléans

Les Parisiens ayant trouvé que le mot Métropolitain était beaucoup trop long pour désigner un moyen de locomotion des plus rapides, ils ont depuis longtemps supprimé trois syllabes.
Ce n'est pas là seulement une abréviation populaire ; elle est entrée dans le langage courant ; son usage est devenu général.
Donc, on ne dit plus que : le Métro ; et on s'intéresse très vivement à tout ce qui concerne le Métro. (1903)

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Le Puits de la Butte-aux-Cailles

Quelle humiliation pour cette pauvre Bièvre ! Une rivière aux eaux pures et claires vient de jaillir des profondeurs de l'écorce terrestre, dans le quartier même par lequel l'antique cours d'eau qui jadis arrêta les légions de Labiénus et qui n'est plus qu'un noir égout, pénètre dans Paris. (1898)

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Un planton qui se promène cinq heures inutilement

En 1913, un groupe de gardiens de la paix du commissariat de la rue Rubens protestait, par voie de presse contre l'organisation de leur service. (1913)

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Faits divers

 Incorrigibles Braconniers - 1901

Incorrigibles Braconniers

Le Petit-Parisien ― 2 septembre 1901

Au moment où le train d'Étampes s'arrêtait à la station d'Orléans-Ceinture, hier matin, l'inspecteur de la sûreté Lequeux, de la brigade des chasses, qu'accompagnaient deux de ses collègues, aborda trois voyageurs au respectable embonpoint, qui se hâtaient vers la sortie.

Déclinant leur qualité, les agents emmenèrent au commissariat de M. Yendt les trois personnages qui, fouillés, furent trouvés porteurs de plusieurs perdreaux dissimulés dans des corsets de toile cachés sous leurs vêtements, de piquets de fer et de filets dits pantières, dont les braconniers se servent pour la capture des oiseaux. Les délinquants ne purent nier le fait. Ils déclarèrent sn nommer Pierre Vincent, âgé de cinquante-six ans, cordonnier, demeurant 4, rue Bourgon, Jean Vincent, son frère, âgé de cinquante-huit ans, cordonnier également, rue du Tage, et Lucien Malaty, vernisseur, trente et un ans, domicilié 9, rue du Champ-de-l'Alouette.

Tous trois ont déjà été condamnés pour braconnage. Procès-verbal a été dressé contre eux, et leurs engins ont été saisis.

Les perdreaux ont été envoyés par M. Yendt, au bureau de bienfaisance du treizième arrondissement.


LES DERNIERS SOURDS

Annecy, 1er septembre. ― Notre département compte aussi, parmi ses habitants, des favorisés de l'Audiphone invisible Bernard, qui guérit la surdité. Un ingénieur des environs, M. Viltel, âgé de 53 ans, vient, à son tour, après une courte cure, suivie par correspondance à l'Institut de la Surdité, de recouvrer complètement l'ouïe qu'il avait perdue depuis longtemps.

La surprise et la joie sont ici à leur comble, et plusieurs sourds du département ont déjà écrit, en exposant leur cas, au directeur de l'Institut de la Surdité, des maladies de la gorge et du nez, 7, rue de Londres, à Paris, qui leur fera connaître gratuitement le moyen d'entendre naturellement, en leur adressant le journal La Médecine des Sens, qui expose clairement l'action guérissante de l'Audiphone invisible électro-magnétique.

C'est aussi 7, rue de Londres, à Paris, que le docteur-chef donne ses consultations, le matin, de 10h. à midi (gratuites les mardis et vendredis).


 Un lion dévore un cheval - 1887

PLACE D'ITALIE

Un lion dévore un cheval

Le Gaulois — 3 septembre 1887

Grand émoi hier matin la ménagerie Pezon qui est en ce moment installée place d'Italie, à la fête des Gobelins.

Brutus, le fameux lion qui a déjà fait parier de lui plusieurs reprises, trouvant sa cage mal fermée, s'était empressé d'en sortir et s'était dirigé vers les écuries, dont la porte était ouverte.

Soudain, les employés entendirent des hennissements de terreur poussés par les chevaux.

Brutus venait d'entrer dans une stalle et avait abattu un cheval qu'il dévorait, pendant que son compagnon épouvanté, faisait tous ses efforts pour s'enfuir.

Les gardiens parvinrent, non sans mal, faire rentrer le fauve dans sa cage ; mais, furieux d'être dérangé pendant ce repas inattendu, il a, avant de rentrer dans sa prison, témoigné son mécontentement en allongeant un coup de griffe l'un des gardiens.

Les blessures de ce dernier sont, heureusement, sans gravité.


Conservez ou donnez à votre poitrine la beauté plastique, en l'imprégnant de lait Mamilla. Parfumerie Ninon, rue du Quatre-Septembre, 31.


 Le drame de la rue Jeanne-d'Arc- 1899

Un bal tragique dans la quartier de la Gare

Le drame de la rue Jeanne-d'Arc

Le Radical — 9 mai 1899

On célébrait un mariage, avant-hier, dans le quartier de la Salpêtrière et, vers dix heures, toute la noce se rendait dans une maison inhabitée de la rue Jeanne-d'Arc, dans laquelle on organisait un bal. À une heure du matin, un des invités, M. Gervais, âgé de soixante-huit ans, ancien militaire retraité, demeurant à Rouen, s'inquiétait de l'absence de sa femme, âgée de trente-deux ans, et se mettait à sa recherche. Il la trouvait bientôt en tête-à-tête, dans une chambre du premier étage, avec un garçon coiffeur, M. Léon Mantire, âgé de vingt-sept ans, demeurant rue Etienne-Marcel.

M. Gervais qui, pour marcher, se sert d'une canne ferrée, se rua sur le couple et asséna un formidable coup de canne sur la tête du jeune homme qui s'affaissa ensanglanté.

Aux cris de la jeune femme, tout le monde accourut et on put, non sans peine, calmer le vieillard qui voulait détruire son épouse.

Pendant ce temps, le blessé était transporté à l'hôpital de la Pitié. Son état est grave.

M. Gervais a été mis à la disposition de M. Yendt, commissaire de police. Sa femme s'est retirée chez une de ses sœurs habitant Paris.


LES CAFÉS CARVALHO

Bien qu'il nous vienne de l'Orient, le café est la boisson la plus appropriée au caractère français : le dix-huitième siècle lui a dû son merveilleux esprit. Mais il est bon de savoir choisir une marque, les Cafés Carvalho nous tireront de toute indécision: pureté et arome, ils ont tout. On les trouve en boîtes cachetées, 85, rue Turbigo, et chez les bons épiciers.

Derniers faits divers

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L'affaire de l'avenue des Gobelins (1901)

Une bagarre a eu lieu, dans la soirée d'hier, au concert de l'Eden-d'Italie, avenue des Gobelins.

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Les « Espadrilles de la Butte » (1910)

Depuis quelque temps, plaintes sur plaintes affluaient au commissariat de M. Yendt. Il ne se passait pas de jour où quelque commerçant des environs de la place d'Italie ne vît ses étalages mis en coupe réglée par une bande de malandrins. Cette bande, connue sous le nom de bande des « Espadrilles de la Butte » et admirablement organisée, terrifiait littéralement le quartier.

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Incendie au dépôt des Petites-Voitures de la rue Dunois (1872)

Hier, 1er mai, vers cinq heures du soir, un incendie qui ne tarda pas à prendre des proportions considérables s'est déclaré au dépôt des Petites-Voitures de la Compagnie générale, rue Dunois, 8. Le feu, qui avait pris naissance dans l'aile gauche du bâtiment, s'est bientôt communiqué au grenier à fourrage, et les trente mille bottes de foin qu'il renfermait devinrent bientôt la proie des flammes.

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Un joli monde (1893)

Au n° 1 de la rue Tiers, à côté de la place d’Italie, existait un bouge des plus mal famés, connu sous le nom de la «Treille», et tenu par un individu du nom d'Hallaens, où se réunissaient tous les souteneurs et toutes les filles du quartier.

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À propos d'anarchie (1896)

La théorie anarchiste ne semble pas avoir de bien fervents adeptes en les habitants des rues Gérard et du Moulin-des-Prés, dans le treizième arrondissement. La preuve en est que quelques-uns d'entre eux, qui réunis discouraient sur l'explosion du boulevard Haussmann, ont fait passer un fort mauvais quart d'heure à un énergumène qui par conviction ou en manière de paradoxe, faisait une apologie ampoulée de la propagande par le fait.

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Le crime de la rue du Moulin-des-Prés (1878)

C'est à la limite du XIIIe arrondissement, sur les bords fangeux de la Bièvre, presque hors de Paris, qu'il faut aller chercher cette rue qui a été hier le théâtre d'un drame sanglant.

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Les Emmurés de la rue Auguste-Lançon (1899)

Le bruit se répandait hier, dans le quartier de la Maison-Blanche, que vingt-huit malheureux locataires avaient été emmurés dans leurs logements, 12, rue Auguste-Lançon, sur l'ordre d’un propriétaire aussi impitoyable qu'avare.

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La maison hantée (1902)

Auprès de la Bièvre, au numéro 153 du boulevard d'Italie, se dresse une maison de trois étages, étayée de toutes parts et inhabitée depuis longtemps...

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Deux odieux trafiquants travaillaient pour les bouges de Buenos-Ayres (1933)

À la suite de nombreuses plaintes déposées dans divers commissariats, et notamment au commissariat de la Maison-Blanche, le brigadier Fulminet et l'inspecteur Robaglia ont mis fin aux agissements de deux individus qui dirigeaient de malheureuses filles vers les bouges de l'Amérique du Sud.

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La rafle de la place des Alpes (1923)

Le bal où ce magnifique coup de filet a été donné est l'« Excelsior », place des Alpes. Et les reporters ajoutent : « Il est probable que l'on retrouvera parmi ces danseurs interlopes des voleurs internationaux que la police recherchait depuis pas mal de temps. »
Eh bien ! cela m'étonnerait.
Les voleurs internationaux ne doivent guère fréquenter les dancings dont les orchestres, riches en accordéons, réveillent les échos de la place des Alpes !

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Les surprises d’une rafle (1923)

Cette nuit, une opération policière d'une envergure inusitée a été effectuée. Elle dépasse le cadre ordinaire de ces sortes de coups de main. Ce ne fut pas la rafle que la chanson de Bruant a rendue célèbre, la rafle que la police jette à travers la rue comme un grand filet et qui ramène le fretin des filles et leurs souteneurs. Ce fut davantage.
Au cours de cette opération, deux cents arrestations ont été effectuées. La manœuvre était dirigée par le commissaire Guillaume, de la direction de la police judicaire, par l'inspecteur Leroy, les brigadiers Martineau et Bonhomme et cinquante inspecteurs y participèrent. Elle a eu lieu dans le 13° arrondissement, au bar Excelsior, place des Alpes.

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Encore l’assistance ! (1896)

Un de nos confrères du matin raconte qu'un nommé Henri Franck serait mort dans un chauffoir de la rue Rubens, après s'être vu refuser l'entrée de l'Hôtel-Dieu.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary
1908

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau
1868

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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Un gosse

par Auguste Brepson
1928

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau
1869

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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Promenade dans la zone - Condroyer - 1931

Petit voyage dans la zone

par Emile Condroyer (1931)

La zone présente deux genres d'aspects : le bourgeois et le sordide. Commençons par le bourgeois. On le trouve surtout dans la zone au sud de Paris et en remontant jusqu'à la latitude des Lilas. La région de la Bièvre en est le coin le plus agreste...

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Source image originale : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


Du même auteur

La capitale démantelée : les survivants (1930)

Printemps sur la zone (1933)

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Faits divers

Les « Espadrilles de la Butte »

Depuis quelque temps, plaintes sur plaintes affluaient au commissariat de M. Yendt. Il ne se passait pas de jour où quelque commerçant des environs de la place d'Italie ne vît ses étalages mis en coupe réglée par une bande de malandrins. Cette bande, connue sous le nom de bande des « Espadrilles de la Butte » et admirablement organisée, terrifiait littéralement le quartier.

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Dans la presse

La future rue du Transit

Dans la portion du 13e arrondissement comprise entre la rue du Pot-au-Lait et celle de l'Espérance, un peu plus bas que la Butte-aux-Cailles, à deux pas du futur parc de Montsouris s'étend une région inhabitée, encaissée entre la Bièvre et un autre bras de ce cours d'eau qu'on appelle la Rivière morte. Ce sont des prés où les blanchisseuses font sécher leur linge sur des piquets, où les vaches, paissent, comme dans les herbages de Normandie. (1867)

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 La fondation Singer Polignac - 1911

Quartier de la Maison-Blanche


La fondation Singer-Polignac, 72 rue de la Colonie

Les immeubles de la Fondation Singer-Polignac vus de la cour intérieure

La fondation Singer-Polignac est une maison ouvrière, construite en un an, sur un terrain vague, 72 rue de la Colonie. Il y a trois mois, une bande de calicot tendue sur la façade annonçait que soixante-quatre logements étaient à louer dans cet immeuble. Deux cent quatre-vingt-dix-sept postulants se présentèrent.

Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf, et tout prêts à devenir les clients du propriétaire avisé qui viendra construire d'autres maisons ouvrières, autour et sur le modèle de celle-ci.

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Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf, et tout prêts à devenir les clients du propriétaire avisé qui viendra construire d'autres maisons ouvrières, autour et sur le modèle de celle-ci.

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Le crime de la Buttes-aux-Cailles - 1930

Les inspecteurs de la brigade spéciale poursuivent avec activité, mais sans résultats réellement intéressants, leur enquête sur l'assassinat dont fut, lundi, la victime le mystérieux Yougoslave Joseph Werner.

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Dans la presse

La Butte-aux-Cailles

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Les deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles. (1877)

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