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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le dernier étang du quartier de la Glacière fut comblé en août 1881 et sur son emplacement, on construisit une gare de marchandise connue sous le nom de gare de Rungis.


En 1882, l'ouverture de la rue de Tolbiac entre le carrefour des avenues de Choisy et d'Ivry et le carrefour de la rue Domrémy était achevée.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1923

Des ossements humains découverts par des terrassiers

Une rumeur étonnante et capable d’alimenter toutes les conversations circulait, hier après-midi vers 5 heures, dans le quartier de la Maison-Blanche. Des terrassiers, en creusant pour faire une cour, avaient découvert des ossements...

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une singulière victime

Une singulière victime.

Le Matin ― 25 août 1885

Dans la soirée d'hier, des gardiens de la paix attirés par des cris, trouvèrent, l'angle du boulevard Arago et de la rue de la Glacière, un individu terrassé qu'ils relevèrent et qui déclara avoir été assailli et dévalisé par trois rôdeurs, dont un lui avait porté un coup de couteau dans l'aine gauche.

Les agents requirent une voiture et, après avoir mené cet homme au bureau de M. Perruche, commissaire de police, qui reçut sa déclaration, le transportèrent à la pharmacie Rives.

Puis, sur les conseils du pharmacien, qui trouva la blessure trop grave, ils le conduisirent en voiture à l'hôpital de la Charité, où l'interne de service l'admit d'urgence et lui fit un premier-pansement. Quelques heures plus tard, on s'apercevait que cet homme, qui avait déclaré se nommer Ernest Vigne, âgé de dix-neuf ans, s'était évadé de la salle où il avait été transféré,, et que, pour des raisons particulières il avait cru- devoir prendre la  clef des champs.


 A bon chat… - 1923

A bon chat…

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Mme veuve Pestre, 55 ans, 16, avenue des Gobelins s’est présentée au commissariat du quartier Croulebarbe et a déclaré qu’elle avait été griffée aux jambes et mordue à la main par un chat qui se trouvait devant une boulangerie, 26, avenue des Gobelins. On abattra sans doute le minet si on le retrouve.


 Le perroquet enlevé - 1896

Le perroquet enlevé.

Le Temps — 3 septembre 1896

Dans le quartier Croulebarbe vit un perroquet centenaire, nommé Jacquot, magnifique ara gris, à queue rouge-pourpre, comme la trame d'un cardinal. Ce vénérable personnage habite depuis plus de quatre-vingts ans au sein de la même famille. Avec l'âge, sa facilité d'élocution, sa mémoire, son talent d'imitation, déjà remarquables en sa jeunesse, se sont développés au-delà de toute expression. Il parle et chante en plusieurs langues (notamment en portugais) et n'hésite pas à soutenir une conversation dans son propre idiome avec tout animal que les hasards de la circulation parisienne amène à proximité de sa cage, hennissant avec les chevaux, brayant avec les ânes, tout prêt à hurler avec les loups, si les règlements de police ne leur interdisaient le pavé de la capitale.

On conçoit qu'ainsi doué il fit les délices de son heureuse propriétaire, une fruitière de la rue Dolomieu. Aussi l'existence du perroquet s'était-elle écoulée jusqu'à avant-hier dans le calme et le confort absolus. Par malheur, à cette date, vint à passer sous la fenêtre de l'ara un chiffonnier (ou se disant tel) nommé Guindot dit la Hache, qui, malgré sa jeunesse (vingt ans), compte déjà sept condamnations à son passif.

A ce moment, Jacquot égrenait les plus belles perles de son répertoire : la Sérénade du pavé, Ma belle inconnue, etc. La Hache se sentit violemment tenté de s'assurer la compagnie habituelle d'un tel virtuose. La fruitière, absorbée par les soins de son commerce, avait laissé seul l'oiseau précieux l'occasion était favorable. Le rôdeur escalada l'appui de la fenêtre, força la porte de la cage et enveloppant dans un foulard la tête de l'ara stupéfait, il l'emporta, à moitié suffoqué du procédé, sous son veston.

On juge de la désolation de la fruitière en voyant la cage vide. Elle s'empressa d'aller faire sa déclaration chez le commissaire de police du quartier, M. Perruche (ô destin voilà de tes coups !), dont le nom ne pouvait qu'aviver ses regrets. On crut d'abord que Jacquot, pris de velléités de courir le guilledou sur le tard, avait brisé lui-même, de son formidable bec, le fil de fer qui fermait la porte de sa cage et pris la poudre d'escampette.

« En tout cas, dit la fruitière, il ne saurait être allé bien loin. Ses habitudes sont trop régulières, son caractère trop familial, pour qu'il nous ait ainsi abandonnés sans esprit de retour. Donnez-moi un agent pour m'accompagner et en parcourant le quartier, je suis sûre de le retrouver. Sa voix est trop forte et douée d'un accent parisien trop particulier pour que je ne l'entende pas et ne la reconnaisse pas partout où il sera. »

En effet, après quelques recherches dans le quartier, en passant rue du Pot-de-Fer, devant le domicile de la Hache, la fruitière entendit une voix perçante qui chantait : J'ai perdu mon Eurydice, avec une puissance d'intonation qui ne laissait aucun doute sur l'identité de son propriétaire. Guidés par ce chant mélancolique, qu'entrecoupait de nombreux Portez armes ! Ranplanplan, etc., la digne femme et l'agent montèrent l'escalier de la maison et arrivèrent bientôt à la chambre occupée par la Hache. Derrière la porte, Jacquot, reconnaissant la voix de sa maîtresse, appelait au secours et chantait.

Dans une tour obscure,
Un roi puissant languit.

Il fut bientôt rendu à la liberté et aux caresses de sa famille. La scène de sa confrontation avec son infâme ravisseur, dans le cabinet de M. Cochefert, chef de la sûreté, fut particulièrement émouvante.

Tantôt il regardait tendrement sa maîtresse en disant à plusieurs reprises « Te voilà ! Te voilà ! Te voilà ! » Tantôt il ébouriffait ses plumes en menaçant Guindot du bec et en l'accablant d'insultes tirées de son riche vocabulaire en toutes les langues. Confondu par son témoignage, Guindot a tout avoué et est allé expier son crime au Dépôt, en attendant mieux.

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Il y a entre la place d'Italie et le parc de Montsouris, tout un quartier inconnu plus étranger aux Parisiens, que la Sibérie ou la Chine. Les rues y sont irrégulières, montueuses, peu ou mal pavées, absolument privées de gaz. À peine, la nuit, de distance en distance, la lueur fumeuse d'un antique réverbère, perce-t-elle le brouillard de la Bièvre, qui y roule sinueusement ses eaux puantes et noires.

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La cité Jeanne-d'Arc vient encore d'être le théâtre de scènes sanglantes.
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