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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La place de Rungis porta un temps le nom de place Barrault.


L'église Notre-Dame de la Gare, terminée en 1864 par M. Claude Naissant; est un monument assez élégant, construit dans le style de transition du douzième au treizième siècle, mais dont l'intérieur n'offrait, au moins en 1890, rien de curieux.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1910

La crue persiste

Au service hydrométrique, on escompte la cote de 5m. 20 à Paris-Austerlitz d'ici
à lundi matin et on espère qu'elle ne sera pas sensiblement dépassée.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Encore un accident en Seine. - Le Figaro – 27 mars 1897

Encore un accident en Seine.

Le Figaro – 27 mars 1897

Ils sont fréquents, depuis quelque temps.

Hier matin, vers sept heures, la péniche la Vénus, remorquée par le Pinson et chargée de pierres meulières, remontait le cours de la Seine. Par suite d'une fausse manœuvre, le bateau a si violemment heurté la patte d'oie posée en face du n° 29 du quai d'Austerlitz qu'elle l'a renversée.

Par suite de ce heurt, une voie d'eau s'est déclarée à bord, mais elle a été assez rapidement aveuglée par les pompiers de la rue Jeanne-d'Arc.


 Lugubre trouvaille - 1914

Lugubre trouvaille

Le Rappel ― 28 février 1914

Le premier janvier dernier, un rentier de la rue Clisson, recevait une grande botte de bonbons et en partageait la plus grande partie de son contenu avec des voisins et amis.

Quelle ne fut pas sa stupéfaction, hier, en voulant ouvrir la dite boite pour y prendre les derniers bonbons restants, lorsque en soulevant le couvercle, il aperçût, couché dans la boite, le petite cadavre d'un nouveau-né qui paraissait y avoir été placé depuis seulement quelques heures.

Se rappelant que la veille, leur bonne, Yvonne Porte, 19 ans, s'était plainte d'une indisposition, il la mit en présence de sa lugubre trouvaille et la jeune domestique avoua, avoir accouché clandestinement, de l'enfant que l'on venait de la boite.

Le docteur Paul a été commis à l'effet de savoir si le dit enfant était né viable.


 Le perroquet enlevé - 1896

Le perroquet enlevé.

Le Temps — 3 septembre 1896

Dans le quartier Croulebarbe vit un perroquet centenaire, nommé Jacquot, magnifique ara gris, à queue rouge-pourpre, comme la trame d'un cardinal. Ce vénérable personnage habite depuis plus de quatre-vingts ans au sein de la même famille. Avec l'âge, sa facilité d'élocution, sa mémoire, son talent d'imitation, déjà remarquables en sa jeunesse, se sont développés au-delà de toute expression. Il parle et chante en plusieurs langues (notamment en portugais) et n'hésite pas à soutenir une conversation dans son propre idiome avec tout animal que les hasards de la circulation parisienne amène à proximité de sa cage, hennissant avec les chevaux, brayant avec les ânes, tout prêt à hurler avec les loups, si les règlements de police ne leur interdisaient le pavé de la capitale.

On conçoit qu'ainsi doué il fit les délices de son heureuse propriétaire, une fruitière de la rue Dolomieu. Aussi l'existence du perroquet s'était-elle écoulée jusqu'à avant-hier dans le calme et le confort absolus. Par malheur, à cette date, vint à passer sous la fenêtre de l'ara un chiffonnier (ou se disant tel) nommé Guindot dit la Hache, qui, malgré sa jeunesse (vingt ans), compte déjà sept condamnations à son passif.

A ce moment, Jacquot égrenait les plus belles perles de son répertoire : la Sérénade du pavé, Ma belle inconnue, etc. La Hache se sentit violemment tenté de s'assurer la compagnie habituelle d'un tel virtuose. La fruitière, absorbée par les soins de son commerce, avait laissé seul l'oiseau précieux l'occasion était favorable. Le rôdeur escalada l'appui de la fenêtre, força la porte de la cage et enveloppant dans un foulard la tête de l'ara stupéfait, il l'emporta, à moitié suffoqué du procédé, sous son veston.

On juge de la désolation de la fruitière en voyant la cage vide. Elle s'empressa d'aller faire sa déclaration chez le commissaire de police du quartier, M. Perruche (ô destin voilà de tes coups !), dont le nom ne pouvait qu'aviver ses regrets. On crut d'abord que Jacquot, pris de velléités de courir le guilledou sur le tard, avait brisé lui-même, de son formidable bec, le fil de fer qui fermait la porte de sa cage et pris la poudre d'escampette.

« En tout cas, dit la fruitière, il ne saurait être allé bien loin. Ses habitudes sont trop régulières, son caractère trop familial, pour qu'il nous ait ainsi abandonnés sans esprit de retour. Donnez-moi un agent pour m'accompagner et en parcourant le quartier, je suis sûre de le retrouver. Sa voix est trop forte et douée d'un accent parisien trop particulier pour que je ne l'entende pas et ne la reconnaisse pas partout où il sera. »

En effet, après quelques recherches dans le quartier, en passant rue du Pot-de-Fer, devant le domicile de la Hache, la fruitière entendit une voix perçante qui chantait : J'ai perdu mon Eurydice, avec une puissance d'intonation qui ne laissait aucun doute sur l'identité de son propriétaire. Guidés par ce chant mélancolique, qu'entrecoupait de nombreux Portez armes ! Ranplanplan, etc., la digne femme et l'agent montèrent l'escalier de la maison et arrivèrent bientôt à la chambre occupée par la Hache. Derrière la porte, Jacquot, reconnaissant la voix de sa maîtresse, appelait au secours et chantait.

Dans une tour obscure,
Un roi puissant languit.

Il fut bientôt rendu à la liberté et aux caresses de sa famille. La scène de sa confrontation avec son infâme ravisseur, dans le cabinet de M. Cochefert, chef de la sûreté, fut particulièrement émouvante.

Tantôt il regardait tendrement sa maîtresse en disant à plusieurs reprises « Te voilà ! Te voilà ! Te voilà ! » Tantôt il ébouriffait ses plumes en menaçant Guindot du bec et en l'accablant d'insultes tirées de son riche vocabulaire en toutes les langues. Confondu par son témoignage, Guindot a tout avoué et est allé expier son crime au Dépôt, en attendant mieux.

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