Les travaux de Paris

Le Siècle — 14 septembre 1864

Dans le treizième arrondissement, qui confine au cinquième, quelques travaux de viabilité ont été faits depuis le commencement de la campagne et d'autres sont en cours d'exécution. On refait la chaussée de l'avenue de Choisy-le-Roi, et l'on vient de paver quelques rues de la Butte-aux-Cailles ; mais tout ceci est peu de chose, comparé à ce qui reste à faire, sur tout dans les quartiers de la Maison-Blanche et de la Gare.

Dans la rue Neuve, qui confine au quartier de la Gare, entre les avenues de Choisy-le-Roi et de Fontainebleau, on vient d'élever en retrait de l'alignement une maison dont la position oblique intrigue quelque peu les passants : cette obliquité indique la direction du futur boulevard du Transit, sur lequel celte maison se trouvera en bordure.

Extrait d'un plan de 1868 : le projet pour la partie ouest de la rue de Tolbiac sera infléchi et modifié (déplacement de l'église initialement prévue au bout de la rue Damesme) ce qui explique que les parties est et ouest ne seront finalement pas dans le même axe.

Cette voie, qui traversera tout le 13e arrondissement et une partie du 14e, partira d'abord du boulevard d'Ivry, au-dessus du sentier des Chamaillards ; mais, plus tard, il commencera au quai de la Gare.

Environ un demi-siècle plus tard, le carrefour Italie-Tolbiac et l'immeuble oblique abritant depuis toujours une pharmacie.

À l'ouest du boulevard d'Ivry, cette voie du Transit franchira le prolongement projeté de la rue Nationale, traversera la rue du Bac, l'avenue de Choisy, coupera obliquement la rue Neuve au point dont nous avons parlé tout à l'heure, et franchira l'avenue de Fontainebleau en renversant la petite église de Saint-Marcel. Au delà de ce point, le tracé descendra la Bièvre dont le vallon sera franchi en viaduc, traversera la rue de la Glacière à 10 mètres de la maison d'angle de la rue de la Santé, et fera son entrée dans le quatorzième arrondissement.

Ici, la voie filera le long du mur méridional de l'asile clinique des aliénés, en cours de construction ; elle passera sous la ligne d'Orsay, franchira la rue Tombe-Issoire à la hauteur de la rue Sarrazin et débouchera sur une place circulaire qui s'ouvrira au lieu-dit les Quatre-Chemins, sur la route d'Orléans.

Au point d'intersection du boulevard du Transit et de la rue Tombe-Issoire, se projettera une rue oblique qui ira aboutir au pont du chemin de ceinture, près de la station de Montrouge.

 



L'aménagement du XIIIe

Les annnées 1860 : projets pour les zones annexées et premiers travaux

Le cadre général

Les projets de voirie

Le chemin de fer de ceinture

Les années 1870-80

Quartier de la Salpêtrière

Quartier de la Maison-Blanche

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Vu dans la presse...

1861

Le viaduc de la Bièvre

On continue à s'occuper très sérieusement du tracé du chemin de fer de ceinture sur la rive gauche ; les études du pont à jeter sur la Seine et celles du viaduc dans la vallée de la Bièvre sont maintenant terminées. (1861)

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1925

Une nouvelle Cour des Miracles

Vous ne connaissez pas le passage Moret, cela n'est pas surprenant, car, sauf ses malheureux habitants, leur conseiller municipal qui se débat comme un diable pour les secourir, chacun à l'envi les oublie. Chaque fois que les représentants de l'administration se souviennent de ce restant de l'Ile des Singes, c'est pour lui causer un dommage nouveau. (1925)

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1925

Les habitants du passage Moret vont être « clos et couverts »

Les pauvres et déplorables locataires de la ville de Paris, dans son domaine de l'Ile des Singes, partie dénommée sur la nomenclature le Passage Moret, vont apprendre avec joie que l'inondation de leurs taudis, par en haut, va cesser à bref délai. (1925)

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1926

Un propriétaire avait vendu 100 francs son immeuble à ses locataires

Dans le populeux quartier des Gobelins, il est un groupe de gens à qui l'on a mis le bonheur — bonheur relatif, d'ailleurs — à portée de la main, et qui se disputent au lieu de le cueillir sagement. Ces gens demeurent sous le même toit, 9, passage Moret, voie vétuste qui semble être restée dans le même état qu'au temps des mousquetaires. (1926)

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1927

La Ville de Paris osera-t-elle jeter à la rue les locataires du passage Moret ?

La Ville de Paris, qui loue pour rien les luxueux pavillons du Bois de Boulogne aux jouisseurs et aux parasites, veut expulser de malheureux travailleurs de logements peu confortables certes, mais pour lesquels ils paient un lourd loyer. (1927)

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1927

La Ville de Paris est parvenue à faire expulser les locataires

Les locataires n'étaient pas plutôt dans la rue que des démolisseurs se mettaient à l'ouvrage pour le compte d'un garage Renault qui fait procéder à des agrandissements.
Ainsi les limousines des exploiteurs seront à l'abri et les locataires logeront où et comme ils pourront. (1927)

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1927

Dans le passage Moret où règne la misère

Que l'on démolisse les taudis, nids à tuberculose qui pullulent dans la « Ville-Lumière », nous n'y trouverons rien redire, au contraire ! Mais que sous prétexte d'assainissement, comme cela s'est produit passage Moret, on expulse, en 21 jours, au profit d'un garage, des malheureux que l’on a finalement « logés » dans des taudis sans nom, c'est un véritable scandale ! (1927)

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1937

Oasis faubourienne

Tout un coin de Paris est en train de se modifier singulièrement. Huysmans ne reconnaîtrait plus sa Bièvre. Non seulement le ruisseau nauséabond est maintenant couvert depuis bien des années, mais le sinistre passage Moret a presque complètement disparu de la topographie parisienne et, au milieu de cette année, les fameux jardins dont la jouissance était réservée aux tisseurs et dessinateurs de la Manufacture des Gobelins, vergers en friche qui, quelquefois, servaient de dépôt d'ordures aux gens du quartier, auront perdu leur aspect de Paradou abandonné. (1937)

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1938

Un jardin unique en son genre, celui des Gobelins, va être inauguré la semaine prochaine

Paris aura la semaine prochaine un nouveau jardin public, un très beau jardin. Il n’en possédera jamais trop !
Le fait est d’autant plus intéressant que ce nouveau jardin se trouve dans un arrondissement, au reste fort peuplé, le 13e, qui, il y a encore un an, ne possédait pas le moindre square. (1938)

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1938

Aux Gobelins: le nouveau jardin a été inauguré et ouvert au public

Hier matin, était inauguré, dans le quartier Croulebarbe, un nouveau jardin public. II s'étend sur 22.500 mètres carrés, derrière la Manufacture des Gobelins et le Garde-Meubles National.
C'est à Émile Deslandres que l'on doit cette initiative. Ayant représenté pendant plus de vingt-cinq années ce quartier, au nom du Socialisme, il s’était penché sur les misères et les besoins de la classe ouvrière dont il était lui-même. (1938)

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1877

Les travaux de construction de la rue de Tolbiac

Les transformations de la rue d'AIésia se font, avec une rapidité vertigineuse, dans le prolongement de cette voie, au-delà de rue de la Glacière.
Dans cette partie, la nouvelle rue prendra le nom de rue Tolbiac, et sera poussée jusqu'à l'avenue d'Italie. (1877)

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1885

Cuir de Russie

La Butte-aux-Cailles, ce n'est plus Paris; ce n'est pas, non plus, la banlieue, encore moins la province : c'est la Butte-aux-Cailles, et voilà tout. (1885)

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