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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 3 janvier 1920, la cote de la Seine avait atteint 6,36 m à deux heures de l'après midi au Pont d'Austerlitz. Le quartier de la Gare était innondé.


La statue de Pinel, bienfaiteur des aliénés, installée devant l'hôpital de la Salpétrière est due à Ludovic Durand.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1891

Une tournée apostolique à la Maison-Blanche

L'abbé Garnier a fait cette semaine une tournée apostolique à la Maison Blanche C'est un bon coin de Paris, plein d'honnêtes travailleurs, mais, hélas ! aussi, un pauvre nid à misère.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Deux oeufs cuisaient - 1915

Deux oeufs cuisaient.

Le Matin — 6 juin 1915

Deux œufs cuisaient dans la poêle, et le porteur aux Halles Adolphe Vialard, âgé de quarante ans, allait se mettre à table, hier matin, dans la modeste chambre qu'il occupe 166 bis, rue Nationale.

— Décidément, j'en ai assez ! déclarât-il soudain sa maitresse, Maria Monteiller, âgée de trente-quatre ans. Je sais que tu as remis à la maitresse de mon père une partie des outils qui me servent à « bricoler », et je t'en veux à mort !

La menace n'était pas vaine, car le coltineur — il est réparateur de parapluies, à l'occasion — s'empara d'un long poignard, et, à six reprises, le planta dans le flanc de sa compagne. Puis avec la même arme, toute ruisselante de sang, il se porta une douzaine de coups dans la poitrine. Prévenu aussitôt, M. Prodhon, commissaire de police du quartier de la Gare, fit transporter le couple à l'hôpital de la Pitié. L'état de Maria Monteiller n'inspire pas d'inquiétude. Par contre, on désespère de sauver le porteur aux Halles.


 Des misérables

Des misérables !

Le Journal des débats politiques et littéraires — 14 septembre 1898

M. Camille Pellerin suivait hier soir vers dix heures le boulevard d'Italie pour rentrer à son domicile, 11, rue Pinel, quand, à l’angle de la rue Vulpian, entendit des vagissements sortant de l'égout. M. Pellerin prévint aussitôt les pompiers de la caserne de Port-Royal et ceux-ci retirèrent de l'égout une fillette de deux mois, encore vivante dont le corps était enveloppé avec un lange.

M. Yendt, commissaire, a fait conduire la fillette à l'hôpital des Enfants assistés.

Des recherches sont faites pour découvrir les misérables qui ont jeté cette enfant vivante dans l'égout.


 Le drame de la rue Albert - 1907

Le drame de la rue Albert

Après avoir joué au Diabolo un forcené fait deux victimes

Le Petit-Parisien — 12 aout 1907

Pour un motif futile, une terrible bagarre s'engage, au cours de laquelle l'ouvrier bijoutier Abrioux blesse mortellement un homme et en tue un autre qui voulait le désarmer.

La rue Albert est une voie étroite qui serpente — bordée de vieilles masures et de hautes bâtisses industrielles — entre les rues de Tolbiac et Regnault, dans le quartier de la Maison-Blanche. Elle est habitée par des ménages d'ouvriers et des petits façonniers. Durant toute la journée, de nombreux enfants y prennent leurs ébats, jetant, dans ce décor, un peu de gaité.

Là s'est déroulé, hier soir, le terrible drame que nous allons raconter.

La rue Albert serpente (en ligne droite !) — bordée de vieilles masures et de hautes bâtisses industrielles — entre les rues de Tolbiac et Regnault. (Plan de 1907)

Les mauvais voisins

Au numéro 19 de la rue Albert habitent, depuis de nombreuses années, Mme veuve Abrioux, une honnête ménagère, et son amant, exerçant la profession de cambrurier.

Mme Abrioux a un fils unique, Gaston, qui demeure avec une jeune ouvrière, Mlle Marie Blonchet, dans un hôtel, 149, avenue de Choisy.

Gaston Abrioux, âgé de dix-huit ans, travaille chez un bijoutier et gagne de bonnes journées.

Hier, après-midi, comme chaque dimanche, il vint visiter sa mère vers trois heures. Il était accompagné de sa maîtresse.

Mme veuve Abrioux, qui occupe un logement au rez-de-chaussée sur la cour, installa une table et des chaises pour recevoir ses hôtes et leur offrir des rafraîchissements. La réception était des plus gaies, lorsque des cris, des appels désespérés s'élevèrent. Ils étaient poussés par le propriétaire de la maison, M. Sanda, qui se trouvait aux prises avec un de ses voisins, M. Jules Lamet, armurier, demeurant 6, rue Albert.

La rue Albert, vue en direction de la rue de Tolbiac

Depuis longtemps les deux hommes s'en voulaient et, pour un motif futile, l'armurier avait provoqué son voisin. Gaston Abrioux quitta sa mère et se rendit sur les lieux du combat.

M. Sanda avait été terrassé par son adversaire. Celui-ci le tenait à terre et sans pitié pour son grand âge, — le propriétaire a soixante ans, — il lui écrasait la poitrine à coups de talons.

N'écoutant que son bon cœur, le jeune homme intervint et sépara les combattants. M. Jules Lamet se retira en proférant des menaces.

Le « diabolo » fatal

M. Abrioux croyait cette affaire terminée. Il ne s'en souciait déjà plus, lorsqu'un nouvel incident se produisit.

Après avoir dîné avec les siens, il jouait au « diabolo »avec sa maîtresse et des amies de celle-ci, devant la porte de la maison de sa mère.

Peu habile dans ce jeu, il lançait son diabolo tant bien que mal et n'arrivait à le rattraper que rarement. Quelques voisins, amusés, assistaient à ces essais, parmi eux se trouvait M. Jules Lamet.

À un moment donné, le « diabolo » tomba sur le pied de l'armurier. Il s'avança aussitôt vers le joueur, le provoqua

— Tout à l'heure déjà, lui dit-il, vous vous êtes mêlé de mes affaires, maintenant vous vous moquez de moi. J'en ai assez.

Bagarre mortelle

Ce disant, M. Lamet gifla le jeune homme. Une bagarre se produisit. Abrioux ne fut pas le plus fort. Terrassé, il se releva et, exhibant un revolver, fit feu dans la direction de son adversaire.

L'armurier s'affaissa. Une balle l'avait atteint à l'abdomen.

Tandis qu'on s'empressait auprès du blessé, le meurtrier, littéralement fou, brandissait son revolver et en menaçait la foule.

À ce moment, intervint M. Marquet, un charpentier, âgé de trente-deux ans, demeurant rue des Terres-au-Curé, qui buvait avec son frère dans un débit voisin.

Ayant assisté à la scène que nous venons de raconter, il n'hésita pas. Tout le monde était terrifié, lui, alla droit au forcené.

— Rends-toi, lui dit-il. Ne fais pas d’autres victimes

Un nouveau coup de revolver fut la seule réponse qu'il obtint. M. Marquet s'effondra comme une masse; la balle lui avait traversé le cœur. La mort avait été instantanée.

Enfin, des agents arrivèrent. L'ouvrier bijoutier put être arrêté et conduit devant M. Pelatan, commissaire du quartier de la Maison-Blanche.

— Je ne savais plus ce que je faisais, a-t-il déclaré au magistrat j'étais fou…

Le meurtrier est au dépôt.

Quant à M. Lamet, qui est en traitement à l'hôpital Cochin, son état parait désespéré.

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Le drame de l'avenue de Choisy - 1911


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