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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 18 novembre 1929, un incendie détruisit le dépôt de chiffons situé à l'angle de la rue Croulebarbe et du boulevard Blanqui. Le feu se propagea aux terrains vagues situés entre la rue Croulebarbe et la rue des Cordelières et détruisit aussi des baraques en planches qui y étaient construites.


La rue Ernest-et-Henri-Rousselle, ouverte vers 1910 mesure 12 mètres de large sur 102 mètres de long. Le nom d'Henri fut adjoint à celui d'Ernest en 1930.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1904

A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Tandis que Paris se trouve condamné à boire de l'eau contaminée, on a accueilli, avec bonheur, la nouvelle de l'inauguration du fameux puits artésien de la Butte aux Cailles.
La chose vaut qu'on s'y arrête, car il ne s'agit pas de moins de dix mille mètres cubes, ou de dix millions de litres d'eau pure qui vont être donnés, chaque jour, aux Parisiens. Par ces temps de fièvre typhoïde, d'eau de Seine filtrée, voire non filtrée, ce n'est pas là quantité négligeable.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Arrestation d'un dangereux malfaiteur - 1930

Arrestation d'un dangereux malfaiteur

Le Petit Parisien — 15 mars 1930

Depuis quelques mois, les quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe étalent le théâtre de nombreux cambriolages. À la suite d'une enquête, les inspecteurs Sergent et Belmadi, de la brigade nord-africaine, ont arrêté le nommé Roland Morges, vingt-trois ans, imprimeur, sans domicile fixe, qui avait le 12mars commis un vol dans un hôtel meublé, 101, boulevard de l'Hôpital. On recherche un complice qui l'aida dans cette affaire. Morges avoua être l'auteur de multiples méfaits ; six fois condamné depuis 1924, il est Interdit de séjour.


 On ne peut pas tout prévoir - 1909

On ne peut pas tout prévoir

Le Journal — 29 juillet 1909

Un employé de commerce, M. Julien Pichet, âgé de 24 ans et demeurant 12, rue des Peupliers, qui regagnait son domicile, passait la nuit dernière vers onze heures rue de Tolbiac quand, à l'angle de l'avenue d'Ivry, il fut accosté par trois individus qui, sans plus de façon, lui réclamèrent son porte-monnaie. Le jeune homme mit bien la main à la poche, mais pour en retirer un revolver qu'il braqua sur les rôdeurs en les invitant à prendre le large

Comme l'un des apaches esquissait un geste menaçant, l'employé fit feu, et le malandrin roula sur la chaussée, atteint à la jambe gauche.

Des agents, accourus, relevèrent le blessé, dont les compagnons s'étaient prestement enfuis.

Celui-ci, un nommé Gaston Moreau, dix-huit ans, dit le « Frisé de la Glacière », a été transporté à l'hôpital Cochin, à la disposition de M. Delanglade, commissaire de police du quartier.


 Le drame de la rue Albert - 1907

Le drame de la rue Albert

Après avoir joué au Diabolo un forcené fait deux victimes

Le Petit-Parisien — 12 aout 1907

Pour un motif futile, une terrible bagarre s'engage, au cours de laquelle l'ouvrier bijoutier Abrioux blesse mortellement un homme et en tue un autre qui voulait le désarmer.

La rue Albert est une voie étroite qui serpente — bordée de vieilles masures et de hautes bâtisses industrielles — entre les rues de Tolbiac et Regnault, dans le quartier de la Maison-Blanche. Elle est habitée par des ménages d'ouvriers et des petits façonniers. Durant toute la journée, de nombreux enfants y prennent leurs ébats, jetant, dans ce décor, un peu de gaité.

Là s'est déroulé, hier soir, le terrible drame que nous allons raconter.

La rue Albert serpente (en ligne droite !) — bordée de vieilles masures et de hautes bâtisses industrielles — entre les rues de Tolbiac et Regnault. (Plan de 1907)

Les mauvais voisins

Au numéro 19 de la rue Albert habitent, depuis de nombreuses années, Mme veuve Abrioux, une honnête ménagère, et son amant, exerçant la profession de cambrurier.

Mme Abrioux a un fils unique, Gaston, qui demeure avec une jeune ouvrière, Mlle Marie Blonchet, dans un hôtel, 149, avenue de Choisy.

Gaston Abrioux, âgé de dix-huit ans, travaille chez un bijoutier et gagne de bonnes journées.

Hier, après-midi, comme chaque dimanche, il vint visiter sa mère vers trois heures. Il était accompagné de sa maîtresse.

Mme veuve Abrioux, qui occupe un logement au rez-de-chaussée sur la cour, installa une table et des chaises pour recevoir ses hôtes et leur offrir des rafraîchissements. La réception était des plus gaies, lorsque des cris, des appels désespérés s'élevèrent. Ils étaient poussés par le propriétaire de la maison, M. Sanda, qui se trouvait aux prises avec un de ses voisins, M. Jules Lamet, armurier, demeurant 6, rue Albert.

La rue Albert, vue en direction de la rue de Tolbiac

Depuis longtemps les deux hommes s'en voulaient et, pour un motif futile, l'armurier avait provoqué son voisin. Gaston Abrioux quitta sa mère et se rendit sur les lieux du combat.

M. Sanda avait été terrassé par son adversaire. Celui-ci le tenait à terre et sans pitié pour son grand âge, — le propriétaire a soixante ans, — il lui écrasait la poitrine à coups de talons.

N'écoutant que son bon cœur, le jeune homme intervint et sépara les combattants. M. Jules Lamet se retira en proférant des menaces.

Le « diabolo » fatal

M. Abrioux croyait cette affaire terminée. Il ne s'en souciait déjà plus, lorsqu'un nouvel incident se produisit.

Après avoir dîné avec les siens, il jouait au « diabolo »avec sa maîtresse et des amies de celle-ci, devant la porte de la maison de sa mère.

Peu habile dans ce jeu, il lançait son diabolo tant bien que mal et n'arrivait à le rattraper que rarement. Quelques voisins, amusés, assistaient à ces essais, parmi eux se trouvait M. Jules Lamet.

À un moment donné, le « diabolo » tomba sur le pied de l'armurier. Il s'avança aussitôt vers le joueur, le provoqua

— Tout à l'heure déjà, lui dit-il, vous vous êtes mêlé de mes affaires, maintenant vous vous moquez de moi. J'en ai assez.

Bagarre mortelle

Ce disant, M. Lamet gifla le jeune homme. Une bagarre se produisit. Abrioux ne fut pas le plus fort. Terrassé, il se releva et, exhibant un revolver, fit feu dans la direction de son adversaire.

L'armurier s'affaissa. Une balle l'avait atteint à l'abdomen.

Tandis qu'on s'empressait auprès du blessé, le meurtrier, littéralement fou, brandissait son revolver et en menaçait la foule.

À ce moment, intervint M. Marquet, un charpentier, âgé de trente-deux ans, demeurant rue des Terres-au-Curé, qui buvait avec son frère dans un débit voisin.

Ayant assisté à la scène que nous venons de raconter, il n'hésita pas. Tout le monde était terrifié, lui, alla droit au forcené.

— Rends-toi, lui dit-il. Ne fais pas d’autres victimes

Un nouveau coup de revolver fut la seule réponse qu'il obtint. M. Marquet s'effondra comme une masse; la balle lui avait traversé le cœur. La mort avait été instantanée.

Enfin, des agents arrivèrent. L'ouvrier bijoutier put être arrêté et conduit devant M. Pelatan, commissaire du quartier de la Maison-Blanche.

— Je ne savais plus ce que je faisais, a-t-il déclaré au magistrat j'étais fou…

Le meurtrier est au dépôt.

Quant à M. Lamet, qui est en traitement à l'hôpital Cochin, son état parait désespéré.

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