Les bords de la Bièvre en 1873

Les bords de la Bièvre en 1873

Les bords de la Bièvre — d'après nature par M. Yon.

La Bièvre prend sa source aux environs de Versailles entre Bouviers et Guyancourt, baigne les villages de Jouy, de Bièvre, dont elle tira son nom, et arrose de riantes prairies et de fraîches vallées avant d'entrer dans Paris sur le boulevard Saint-Jacques. Ses eaux claires sont encore ombragées par de beaux arbres, à cent mètres des fortifications ; au delà, l'industrie les épaissit, les trouble et les altère. Elie se jette dans la Seine un peu au-dessus du Jardin des Plantes; après avoir traversé, divisée en plusieurs branches, le faubourg Saint-Marcel, un des moins explorés de Paris.

Vers le milieu du douzième siècle, les religieux de Saint-Victor obtinrent de l'abbé de Sainte-Geneviève, seigneur de ce territoire, la permission de détourner la Bièvre, de la faire passer dans leur enclos et même de construire un moulin. Alors fut creusé le canal qui traversait l'enclos Saint-Victor, la rue actuelle de Bièvre, dans sa longueur, et aboutissait aux Grands-Degrés.

Les fossés et arrière-fossés creusés sous Charles V modifièrent la direction du canal, et il fut prolongé jusqu'à la rue des Fossés-Saint-Bernard. En 1511, Louis XII ordonna au prévôt des marchands de rétablir l'ancien canal de Bièvre. L'ordre ne fut exécuté qu'un siècle et demi plus tard, et le canal Saint-Victor; qui avait neuf pieds de large, dut définitivement comblé en 1674.

La Bièvre, en entrant dans Paris, conserve son nom mais elle est. plus connue, peut-être, sous le nom de Rivière des Gobelins. Rappelons, en passant, que Jean Gobelin était, de tous les teinturiers du quartier celui qui,  dès 1350, excellait dans la teinture écarlate.

La Bièvre débordait parfois; en été, elle était à sec. On a formé dans le bois de la Minière un étang-réservoir qui peut contenir 600,000 mètres cubes d'eau et régularise ainsi le cours de la petite rivière. V.-F. M.

Le Monde illustré - 3 mai 1873

A lire :

Une promenade sur les bords de la Bièvre dans le 13e de 1876

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Faits divers

Le mystère du boulevard Masséna

Celui-ci leur dit qu'en effet, la veille au soir, vers 9 heures 1/2, une dame, répondant au signalement donné, lui avait demandé son chemin pour aller boulevard Masséna, numéro 15, mais qu'il ne l'avait plus revue. Ces messieurs suivirent le boulevard Masséna, où ils cherchèrent en vain le numéro 15, qui n'existe pas.

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Dans la presse

Les trains de voyageurs de la Petite Ceinture cesseront de fonctionner dimanche prochain

Le train à voyageurs dont le terminus est la station Maison-Blanche, qu'il atteint un peu avant 23 heures, sera le dernier à rouler sur ces voies, dimanche soir. Saluons-le, nous ne le reverrons plus ! (1934)

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Saviez-vous que ...

En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

C'est arrivé dans le 13e...

 Uzelma la pickpocket - 1887

A LA FÊTE DES GOBELINS

Uzelma la pickpocket

Le Gaulois ― 26 août 1887

Au moment où la représentation allait commencer, hier soir, au cirque Fournier installé à la fête des Gobelins trois agents de la Sûreté se précipitèrent brusquement dans la baraque, à la suite d'une femme qui venait d'entrer.

Quatre athlètes, en maillot, se précipitèrent sur les agents. Une lutte s'engagea. Les forains furent les plus forts, ils expulsèrent leurs adversaires, après les avoir roués de coups.

Les agents n'étaient entrés dans le cirque que pour arrêter une femme, nommée Uzelma, qui leur avait été signalée comme pickpocket depuis l'ouverture de la foire. Très adroite, la voleuse avait dévalisé un grand nombre de personnes et les plaintes étaient arrivées par douzaines au bureau de M. Perruche, commissaire de police du quartier.

Le plus curieux de l'affaire, c'est que les quatre saltimbanques, après avoir mis les agents à la porte de leur baraque, sont allés déposer contre eux une plainte au commissariat pour violation de domicile.

Quant à Uzelma, la complice ou du moins l'amie, des quatre athlètes, on la recherche toujours.


Mme Lachapelle, maîtresse sage-femme, reçoit tous les jours, de 3 à 5 heures, rue du Mont-Thabor, 7, les Dames malades, stériles ou enceintes qui désirent la consulter.


 Un meurtre rue Vandrezanne - 1903

A la Maison-Blanche

Un meurtre rue Vandrezanne

Le Journal — 1er février 1903

Les deux amis de « Lolotte-la-Caille ». ― Une discussion professionnelle. ― Arrestation du coupable.

Deux souteneurs, Ludovic Journet et Paul Richoux, se prenaient de querelle, la nuit dernière, au sujet d'une femme galante, connue sous le nom de « Lolotte-la-Caille », dont ils se partagent les faveurs.

A minuit et demi, ils se rencontrèrent rue Vandrezanne, tout près de l'escalier de pierres conduisant à la rue de Tolbiac. Leur rencontre n'était point fortuite, aussi n'avaient-ils point oublié, en prévision d'une discussion orageuse, de se munir d' « eustaches ».

Journet reprocha à son adversaire de s'attribuer la meilleure part des bénéfices réalisés par «La Caille» ; puis, sur réplique de Richoux, les deux peu intéressants personnages en vinrent aux mains.

Un terrible corps à corps s'engagea. Tout à coup, Richoux, sentant qu'il allait succomber, sortit de sa poche un couteau à cran d'arrêt dont il porta quatre coups à son adversaire.

Celui-ci chancela et s'abattit sur la chaussée, grièvement atteint à la poitrine.

Alors le meurtrier se mit en devoir d'enlever la menue monnaie qu'avait en poche le blessé, puis s'enfuit dans la direction de la rue Bobillot.

Des agents, en service au poste de cette rue, intrigués par l'allure rapide du fugitif, se lancèrent à sa poursuite et purent le rattraper place d'Italie.

Ramené au poste, l'amant de « Lolotte-la-Caille » raconta ce qui venait de se passer rue Vandrezanne. Les gardiens de la paix y allèrent et firent transporter Journet à l'hôpital Cochin, où en raison de la gravité de son état, il fut admis d'urgence. Quant à Richoux, après que M. Pelatan, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, lui eût fait subir l'interrogatoire d'usage, il fut écroué au Dépôt.


Eugène Pirou, le photographe des célébrités contemporaines, 5, boulevard Saint-Germain, vient de créer une installation lui permettant d'opérer à la lumière artificielle par tous les temps, même la nuit. C'est le dernier mot de la Science et de l'Art. Ses ateliers sont situés au rez-de-chaussée.


 La catastrophe de la rue de Tolbiac


Dernières nouvelles


La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Temps — 22 octobre 1915

La préfecture de police n'a pas encore pu fournir exactement la liste des victimes mortes dans la catastrophe de la rue de Tolbiac.

Dans la matinée, MM. Laurent, préfet de police, Lescouvé, procureur de la République; Boucard, juge d'instruction ; les docteurs Socquet et Dervieux, médecins légistes, et M. Mouton, directeur de la police judiciaire, se sont rendus à la Morgue. Il y là 43 cadavres. Les deux blessés qui ont succombé à l'hôpital portent 45 le chiffre des morts. On recherche, en outre, le .cadavre du contremaître de l'usine Belland, que M. Delavenne, conseiller municipal, est venu réclamer. Le trouvera-t-on parmi les décombres de l'usine ou bien les restes de l'infortuné doivent-ils être compris parmi les débris humains qui ont été recueillis et non identifiés? On ne, peut se prononcer encore en ce qui le concerne.

D'autre part, on compte 57 personnes blessées grièvement.

C'est donc jusqu'ici 102 victimes que la catastrophe aurait faites, indépendamment de celles dont les blessures légères n'inspirent aucune inquiétude.

A la Morgue, les magistrats ont essayé d'identifier les cadavres, pendant que les médecins légistes se livraient à des constatations médicales et rédigeaient, leur rapport sur les blessures.

Cette identification .est rendue d'autant plus difficile que la plupart des corps sont horriblement carbonisées, et rendus, dès lors méconnaissables, et que beaucoup ont été retrouvés presque nus, leurs vêtements ayant brûlé et s'étant réduits en poussière au moment de la relève. Dans une salle spéciale où les corps ont été déposés et où trente-quatre cercueils seulement contiennent des corps entiers d'autres ne contiennent que des débris, les familles ont été admises à défiler ce matin. Six corps ont pu être reconnus déjà.

Avant de quitter la Morgue, M. Laurent préfet de police, a remis à M. Gayral, commissaire de police du quartier de l'Arsenal, une somme de 1,500 francs, pour être distribuée aux familles des victimes, sans préjudice des sommes qui seront ultérieurement votées par le Conseil municipal et qui seront réparties par les soins de l'Assistance publique. MM. Delanglade, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, et Postaire, son collègue du quartier Notre-Dame, ont été chargés également de distribuer des secours.

Dans le cours de l'après-midi, M. Reymond Poincaré, président de la République, est allé à l'hôpital de la Pitié, où il a rendu visite aux blesses de la rue de Tolbiac.

Le Petit-Parisien 21 octobre 1915

Les cadavres identifiés jusqu'à présent sont ceux de M. Louis Mipot, soldat au 21° colonial, reconnu par son père: Mme Gilles, née Joséphine Duclos, passage Tolbiac, 20, reconnue par son beau-frère et sa sœur; Mme Roy, rue d'Alembert, reconnue par une voisine Mme Lalande, rue de Clisson, 12, reconnue par des voisins et enfin une fillette de treize ans, Blanche Guérin, rue du Banquier, 40.

Le premier article paru dans l'édition du même jour

Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Jardin des Gobelins

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.


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Faits divers

Drame dans une ménagerie

La ménagerie de la Goulue et de son mari, le dompteur José, installée en ce moment avenue d'Italie, en face la gare de la Maison-Blanche, a été le théâtre d'une scène tragique samedi soir.

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Dans la presse

De Paris à Paris par le chemin de fer de ceinture

La ligne de fer se relève aux environs de la MAISON BLANCHE, nom charmant qui s'applique à une contrée peu connue et d'un aspect étrange. C'est assurément le coin de Paris le moins fréquenté Ces solitudes attendent un historien et un géographe, et nous espérons les explorer un jour avec nos lecteurs (1873)

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 Paris qui s'en va

Dans Le Monde Illustré du 28 mars 1865


Paris qui s’en va

par Abel Hermant

On entend répéter chaque jour que le vieux Paris s'en va. On pourrait ce nous semble ajouter, sans crainte de se tromper, qu'une bonne partie de la vieille capitale est déjà loin de nous et qu'il n'en reste trace que dans les plans exécutés avant l'an de grâce 1849.

Après la transformation des Halles, de la rue de Rivoli, des boulevards de Sébastopol, rive gauche et rive droite, du quartier Saint-Antoine, du Temple, etc., etc. on nous annonce celle des quartiers Mouffetard, des Gobelins et de la barrière Fontainebleau.

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 Une cartomancienne assassine son ami - 1921 -FDL103

Le crime de la Cité Jeanne-d'Arc


Une cartomancienne assassine son ami

Marthe LucyEn cette pittoresque cité Jeanne-d'Arc, 166 bis rue Nationale, où gitent tant de laborieux chiffonniers, était, il y a quelque temps, venu se fixer un couple, assez mal assorti du reste, sur l'existence duquel on manque, pour l'instant, de renseignements.

Lui, Paul Lefèvre, homme de trente-neuf  ans, employé aux docks, quai de la Gare. Elle, Marthe Lucy, son aînée de dix ans exerçait la profession de cartomancienne dans un établissement de l'avenue de La-Motte-Picquet.

Leur logement se composait, en tout et pour tout, d’une unique et modeste chambre où gitaient, avec eux, une chouette, trots chats et deux chiens.

 

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Faits divers

Le drame de la rue Brillat-Savarin - 1900

Rue Brillat-Savarin, dans un modeste logement du troisième étage, habitait depuis quelque temps un journalier, Jean Simon, âgé de quarante ans, et sa fille, laquelle fréquentait un employé de commerce, Lucien Grandet, qui venait la voir quotidiennement.

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Dans la presse

L'achèvement de la rue Jeanne d’Arc

Le Bulletin Municipal a enregistré l'expropriation, pour cause d'utilité publique, d'un certain nombre de maisons du 13° arrondissement, situées rue Jenner, boulevard de l'Hôpital, rue Esquirol, passage Crouin, place Pinel, cité Doré, avenue Constance, avenue Constant-Philippe et boulevard de la Gare. (1914)

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