Une promenade dans le treizième de 1933 - 1933

Une promenade dans le treizième de 1933

Maisons à démolir, maisons neuves, souvenirs à respecter

par Jean Botrot

Le treizième est du point de vue social, du point de vue humain, un des arrondissements les plus « intéressants » de Paris. Je donne ici au terme « intéressant » le sens qu'on lui assigne quand on dit : une personne, une œuvre intéressantes. On travaille dur, dans le treizième, mais pas toujours dans le cadre qu'il faudrait. On y a pas mal démoli, pas mal reconstruit, et cependant il a encore grand besoin de la pioche et du maçon.

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Dans la presse

Le monument d'Ernest Rousselle

L'inauguration du monument élevé à la mémoire de M. Ernest Rousselle, qui fut président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, a eu lieu hier dans le jardin du dispensaire de la Maison-Blanche. (1901)

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Saviez-vous que ...

Eugène Oudiné, sculpteur et graveur en médailles, membre; de l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, né le 1er janvier 1810, est décédé en avril 1887. Son nom était populaire car on pouvait lire sa signature sur toutes les pièces de monnaie frappées depuis 1870. Prix de Rome en 1851, il avait été élève de Gallé, de Petitot et d'lngres. Vers 1844, il fut attaché au Timbre et à la Monnaie. Ce qu'on connaît le plus de lui, ce sont les effigies des pièces de cent sous. Oudiné a pourtant exécuté bon nombre de statues.
La ville de Paris l'honora en 1934 en donnant son nom à la rue Watt prolongée.

L'image du jour

Les écoles de la rue Daviel


Saviez-vous aussi que ...

Pierre et Marie Curie, au moment où ils reçurent le prix Nobel de physique « en reconnaissance de leurs services rendus, par leur recherche commune sur le phénomène des radiations découvert par le professeur Henri Becquerel », habitaient au 108 du boulevard Kellermann, alors bordé par les fortifications crêtées de gazon vert, une petite maison dont la façade de brique rouge s’abritait derrière un minuscule jardinet, nid de verdure dont le silence était propice aux méditations scientifiques.


Une enquête du Commissaire Perruche

Singuliers dévaliseurs d'Église


Dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 Voleur de cris d'oiseaux - 1891

A la fête des Gobelins

Voleur de cris d'oiseaux

Le XIXe siècle — 25 novembre 1891

Un jeune industriel, M. Aucourt, avait réussie après de persévérantes études, à imiter un très grand nombre de cris d'oiseaux, au moyen d'un appareil excessivement simple, composé d'une lame de baudruche et d'une mince garniture de métal.

Les résultats obtenus par M. Aucourt, à l'aide de ce procédé, étaient remarquables: il imitait jusqu'à cinq cents cris d'oiseaux, et s'était installé dans l'avenue des Gobelins où se tient en ce moment une fête foraine.

Sur une petite table, M. Aucourt tenait à la disposition du public un stock de pratiques, enfermé dans une boite où se trouvaient également tous ses papiers d'identité.

Hier, il s'absentait quelques minutes à peine, le temps d'offrir un apéritif à un ami, lorsque, en revenant à sa place, il s'aperçut que sa boîte lui avait été enlevée. Plus de cris de sansonnet, de fauvette, de rougegorge, de rossignol, à la fête des Gobelins !

Le pauvre artiste forain en a été réduit à déposer une plainte chez M. Perruche, commissaire de police, qui fait activement rechercher le voleur de cris d'oiseaux.


Le Théâtre-Réaliste nous promet pour son second spectacle, qui aura lieu le 15 décembre, deux pièces nouvelles : l'Avortement et le Gueux, dans lesquelles M. de Chirac, auteur et directeur, compte mettre en pratique sa nouvelle doctrine réaliste du langage parlé accentué par le langage mimé.


 Aumône pour député. - 1898

Maison-Blanche

Aumône pour député.

Le Journal — 22 mai 1898

Le docteur Paulin-Méry, député de la deuxième circonscription du treizième arrondissement, faisait hier matin ses visites médicales quotidiennes, quand, vers dix heures, avenue d'Italie, un individu ayant toutes les allures d'un détraqué, s'approcha de la voiture du député et, après avoir prononcé quelques paroles inintelligibles, lui laissa entre les mains un rouleau contenant dix billets de cent francs.

M. Paulin-Méry, très étonné, fit suivre le fou et finit par savoir son nom et son adresse.

C'est un nommé Comte, habitant 11, rue Michal, atteint depuis quelque temps d'aliénation mentale,

Le député a fait sa déclaration au commissariat du quartier de la Maison-Blanche.


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Rendre visite aux Grands Magasins du Pont-Neuf, où on trouvera un choix considé- rable de tous les articles concourant à la toi- lette des dames, messieurs et enfants.

Derniers faits divers

[+] Derniers faits divers

sans titre 1

Une chiffonnière meurt dans des circonstances mystérieuses (1932)

Entre le boulevard Kellermann et la rue Blanqui, sur la zone annexée du 13e arrondissement, s’étend, un de ces étranges camps de miséreux où, dans un inextricable écheveau de sentiers et de ruelles, cabanes et roulottes sont entassées pêle-mêle.

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Un crime mystérieux à la Maison-Blanche (1909)

L’émotion est des plus vives dans le quartier de la Maison-Blanche, où vient d’être découvert un mystérieux paquet contenant la moitié du corps d’une fillette âgée de sept à huit mois.

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Double accident (1898)

Un grave accident, dû à l’imprudence des victimes, est arrivé avant-hier soir à deux jeunes cyclistes, sur le boulevard Kellermann.

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Sur les « fortifs (1894)

Un ouvrier charpentier, demeurant rue de Tolbiac, Gustave Fultot, se prenait, hier soir, à la fête du boulevard Kellermann, à l'attirance des charmes d'une sirène du trottoir.

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Le mystère de la rue de Patay (1901)

M. et Mme Schaeblé, marchands de beurre, habitent 101, rue de Patay, un petit pavillon isolé. Devant est un minuscule jardinet, sur les côtés un hangar, et, dans le fond, une remise et des écuries avec un mur de clôture séparant la propriété d’un terrain vague ayant vue sur la rue Albert et sur lequel on élève une maison, encore en construction.

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La soupière homicide (1899)

Jean Gibert est un terrassier d'une quarantaine d'années, fort comme un Turc et même comme deux. Aussi, dans les parages de son domicile, passage Prévost, passe-t-il pour un monsieur à qui il ne faut pas marcher sur le pied.

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Accident dans une usine (1907)

Dans l’ancienne vallée de la Bièvre, comblée par les tombereaux de gravats que la Ville de Paris y a fait déverser, se trouve tout un lot de rues nouvelles, empalissadées de planches vermoulues, au milieu desquellesbs'élève, de temps à autre, un immeuble industriel.

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Ça porte bonheur (1887)

Un curieux accident est arrivé la nuit dernière à une dame C..., demeurant rue du Pot-au-Lait, 48, dans le XIIIe arrondissement.

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Les chevaux furieux (1873)

Un vieillard de soixante-dix-sept ans, le sieur D..., rentier, demeurant rue de la Colonie, suivait hier, vers trois heures de l'après-midi, le bord de la petite rivière de Bièvre, près de la rue du Pot-au-Lait...

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Descende de police rue du Pot au-Lait (1894)

Pendant la nuit dernière, une descende de police a eu lieu dans les cabarets et garnis à la nuit du quartier de la rue du Pot au-Lait, dans le 13e arrondissement, où l’on supposait, d’après divers indices, que s'était réfugié un individu surnommé le Petit gouapeur...

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Au cabaret de la mère l’Hercule (1873)

Tout à l'extrémité du 13e arrondissement, rue du Pot-au-Lait, 44, est un cabaret fréquenté, par les ouvriers des manufactures environnantes. Tout s'y passe généralement en famille...

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Odieuse agression (1891)

Un commerçant de Gentilly, M. Jodeau, reconduisait hier soir, vers minuit, un de ses amis, nommé Ernest Gilet ; lorsqu'en arrivant au coin de la rue Damesme et de l'avenue d'Italie... (sic)

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Les Monstres de Paris

par Paul Mahalin
1879

Ruelle des Reculettes

Le noctambule par goût ou par nécessité — comme Paris en a tant compté depuis Gérard de Nerval jusqu'à Privat d'Anglemont — qui se serait aventuré, par une nuit boréale de novembre dernier, à l'une des embouchures du passage des Reculettes, y aurait éprouvé l'impression d'un rêve persistant à travers la veille, et s'y serait cru transporté dans ce monde de la chimère et du fantôme...

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Robespierre

par Henri-Jacques Proumen
1932

Quartier Croulebarbe

Il pouvait avoir cinq ans, ce petit Riquet de la rue Croulebarbe. On lui en eût donné quatre tout au plus, tant il était fluet Son pauvre petit corps se dandinait sur deux longues pattes de faucheux qui prenaient assise dans deux godasses démesurées...

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Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron
1894

L'octroi de la porte d'Italie

Grâce à l'or du faux baron de Roncières, Paul apporta l'abondance dans la maison de la rue du Moulinet.
On y fit une noce qui dura huit jours.
Perrine avait déserté son atelier de blanchisseuse. Elle tenait tête aux deux hommes, le verre en main.

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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La criminelle

par Jules Lermina
1881

Rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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Madame Sept-Quatre

par William Cobb
(Jules Lermina)
1873

Butte-aux-Cailles

En tournant le dos à la Seine, à la hauteur du pont des Arts, et en s'engageant en ligne droite sur la rive gauche, on laisse à droite le cimetière Montparnasse et on parvient aux anciens boulevards extérieurs. Là se trouve le boulevard d’Italie et l’ex barrière du même nom.
À deux pas, un peu sur la droite, s’étend l’un des quartiers les plus curieux et les moins connus de Paris.
C’est la butte aux Cailles.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

Rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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[+] Les essentiels du jour

 Effervescence Cité Jeanne d'Arc - 1934

1er mai 1934


Effervescence Cité Jeanne d'Arc

Quelques centaines d'individus ont élevé une barricade rue Nationale et se sont réfugiés dans les maisons d'où ils ont ouvert le feu sur la police

L'assaut leur a été donné à 2H30 du matin

La journée traditionnelle du 1er mai, que l'on pouvait, en raison des événements récents, craindre tumultueuse, s'est déroulée à Paris — tout au moins jusqu'à la nuit tombée — sans qu'aucun incident particulièrement grave ne soit venu en modifier  l'atmosphère générale d'apaisement.

Il faut noter avant tout l'échec  très net des agitateurs révolutionnaires. Le chômage, à peu près nul à Paris, a marqué dans la périphérie un recul significatif sur les années précédentes. Les Parisiens eurent même, pour la première fois un 1er mai, la surprise de trouver les taxis s'alignant en longue file à leurs postes de stationnement.

La matinée ne vit aucune agitation, et c'est à peine si, dans l'après-midi, on signala çà et là quelque effervescence. Par contre, dans la soirée, des échauffourées, d'ailleurs locales, éclatèrent.

A l'issus de la manifestation communiste du bois de Vincennes, une bagarre se produisit à la porte Dorée. En banlieue, il y eut dans certaines localités des collisions entre la police et les manifestants, notamment à Alfortville.

Enfin, dans le treizième arrondissement, rue Nationale, la nuit fut marquée par des événements plus graves : une centaine d'individus accueillirent par des salves de coups de feu la police, qui voulait les empêcher de lapider les chauffeurs de taxis réfractaires à la grève.

Le Journal ― 2 mai 1934
 M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss - 1941

L'école modèle de la rue Küss


M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich, est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris.

Le Petit-Parisien — 28 février 1941
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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

Un gosse

par Auguste Brepson (1928)

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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Le trésor caché

par Charles Derennes (1907)

Butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau (1869)

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Sans Famille

par Hector Malot (1878)

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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Zigomar - La femme rousse

par Léon Sazie (1910)

La rue Jonas

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

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Bouscot

par Gaston Chéreau (1909)

Butte-aux-Cailles

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

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Un crime passionnel

par J. H. Rosny (1908)

Quartier de la Gare

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

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Les mémoires de Rossignol

par Rossignol (1894)

La Cité Jeanne d'Arc

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

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Le drageoir aux épices

par Joris-Karl Huysmans (1874)

La rue du Pot-au-Lait

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

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Zizine

par Alexandre Arnoux (1938)

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay (1912)

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

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 Effervescence Cité Jeanne d'Arc - 1934

1er mai 1934


Effervescence Cité Jeanne d'Arc

Quelques centaines d'individus ont élevé une barricade rue Nationale et se sont réfugiés dans les maisons d'où ils ont ouvert le feu sur la police

L'assaut leur a été donné à 2H30 du matin

La journée traditionnelle du 1er mai, que l'on pouvait, en raison des événements récents, craindre tumultueuse, s'est déroulée à Paris — tout au moins jusqu'à la nuit tombée — sans qu'aucun incident particulièrement grave ne soit venu en modifier  l'atmosphère générale d'apaisement.

Il faut noter avant tout l'échec  très net des agitateurs révolutionnaires. Le chômage, à peu près nul à Paris, a marqué dans la périphérie un recul significatif sur les années précédentes. Les Parisiens eurent même, pour la première fois un 1er mai, la surprise de trouver les taxis s'alignant en longue file à leurs postes de stationnement.

La matinée ne vit aucune agitation, et c'est à peine si, dans l'après-midi, on signala çà et là quelque effervescence. Par contre, dans la soirée, des échauffourées, d'ailleurs locales, éclatèrent.

A l'issus de la manifestation communiste du bois de Vincennes, une bagarre se produisit à la porte Dorée. En banlieue, il y eut dans certaines localités des collisions entre la police et les manifestants, notamment à Alfortville.

Enfin, dans le treizième arrondissement, rue Nationale, la nuit fut marquée par des événements plus graves : une centaine d'individus accueillirent par des salves de coups de feu la police, qui voulait les empêcher de lapider les chauffeurs de taxis réfractaires à la grève.

Le Journal ― 2 mai 1934
 M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss - 1941

L'école modèle de la rue Küss


M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich, est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris.

Le Petit-Parisien — 28 février 1941
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Et aussi ...

Faits divers

Un drame à la Butte-aux-Cailles

Il y a une quinzaine de jours, venait habiter, 23, rue du Moulinet, une famille de miséreux, composée d'un homme, d'une femme et de quatre enfants, âgés de seize, quatorze, douze et neuf ans. L'homme, Jules Saujon, est chiffonnier, journalier quand il trouve de l'ouvrage. La femme, veuve depuis huit mois...

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Dans la presse

L'élargissement de la rue Mouffetard et l'aménagement de la place d'Italie

L'administration vient de faire déposer à la mairie du 13e arrondissement le plan parcellaire des propriétés dont la cession est nécessaire en tout ou en partie pour exécuter l'élargissement de la rue Mouffetard et la transformation de la place d'Italie. (1867)

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