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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La place de Rungis porta un temps le nom de place Barrault.


Le 26 avril 1939 une distribution de sacs de sables était organisée dans le quartier Croulebarbe par la préfecture de la Seine.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1907

La passerelle de la Maison-Blanche

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Retour du théâtre - 1897

Retour du théâtre.

Le Journal — 27 mars 1897

Vers minuit et demi, M. Monteil, brocanteur, demeurant, 130, rue Nationale, rentrait, sortant du théâtre. Sa porte était fermée ; il l'ouvrit et pénétra dans son magasin. Sa surprise fut grande en le voyant éclairé par une lampe, et en constatant qu'un désordre très grand avait remplacé la symétrie de ses étalages.

Des malfaiteurs s'étaient introduits chez lui en escaladant une fenêtre du 1er étage. Sauf le coffre-fort qu'ils ont descellé, mais qu'ils n'ont pu forcer, ni emporter, les cambrioleurs ont fait main-basse sur toutes les valeurs qu'ils ont trouvées : environ 7,500 francs.

M. Roches, commissaire de police, a ouvert une enquête.


 L'eau est faite pour se laver. - 1913

L'eau est faite pour se laver.

Le Matin — 18 juin 1913

Algérien et musulman, Mohamed Haar a une prédilection marquée pour les bains froids. Il se promenait, hier, paisiblement rue de Tolbiac rêvant sans doute quelque houri du paradis de Mahomet, quand, soudain, il se trouva en face d'une fontaine municipale.

La chaleur était accablante, La tentation fut trop forte pour ce fils du Soleil. Prenant une brusque résolution, il se dépouilla de son burnous, enleva ses chausses et léger de vêture, il s'ablutionna.

Conduit au poste de police, Mohamed déclara être âgé de vingt-huit ans et se trouver actuellement sans domicile. Il manifesta, en outre, beaucoup d'étonnement de se voir l'objet d'une arrestation pour un acte qui, à idée, est banal et naturel. Il ajouta :

— Les roumis sont bien méchants d'empêcher le fidèle croyant de se laver !

Malgré ses protestations, M, Lacroix,  commissaire de police du quartier de la Gare, a envoyé Haar au Dépôt.


 Un journaliste yougoslave assassiné à la Balte-aux-Cailles - 1930

UN DRAME MYSTÉRIEUX

Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Paris-Soir — 4 mars 1930

Accrochée au boulevard Blanqui, la rue des Cinq-Diamants escalade la Butte-aux-Cailles. Rue morne et sans fantaisie, elle aligne, le long de maigres trottoirs, une vulgarité perspective de maisons lisses, crises, mornes, trouée, çà et là, par les contrevents vert pomme d'un bar ou par la façade blanchie à la chaux d'un meublé pauvre.

C'est dans l'un de ces hôtels, celui qui étale, au numéro 21, l'enseigne du « Papillon d'Or », que le 1er février dernier, un Yougoslave, Joseph Werner, étudiant, à l'école de journalisme de son pays, élisait domicile. Sa venue ne manqua point de surprendre la patronne, habituée à héberger en majeure partie des couples ouvriers. Jean Werner, un garçon de 25 ans, au visage intelligent, barre d'une petite moustache noire, et porteur de grosses lunettes d'écaille, avait l'air d'un gentleman. Cependant, comme il demandait une pente chambre pas chère, la patronne crut comprends qu'il s’agissait d’un garçon momentanément gêné et lui donna, dans le bâtiment de derrière, une petite pièce sommairement meublée que le Yougoslave jugea très suffisante. Il acquitta le loyer d'une semaine et commença de mener une existence régulière. Il sortait tard de chez lui et rentrait de bonne heure. Il n'adressait jamais la parole à personne. Il ne recevait ni visite, ni lettre. Bientôt on se désintéressa de ce singulier locataire.

Tout ce qu'on savait, c'est qu'il avait, logé auparavant dans un hôtel situé au 50 de la rue du Commerce, à Grenelle.

*
*           *

Ce matin, à 6 h. 10, six détonations retentirent dans la chambre de l'inconnu. Les voisins se précipitèrent et trouvant la porte ouverte, pénétrèrent dans la pièce. Jean Werner gisait sur le parquet raide mort. Il était tout habillé. Quant à son ou à ses agresseurs, ils avaient disparu.

Alertée, la patronne déclara qu'on avait ouvert la porte à 5h.30, comme de coutume, la maison comptant de nombreux locataires ouvriers qui gagnent tôt leur travail. Sans doute, l'inconnu avait pénétré sans bruit, s'était dirigé directement vers la chambre du Yougoslave. Un voisin se souvint avoir entendu frapper. Tout de suite Werner ouvrait, l'autre tirait et, son crime accompli, prenait la fuite.

On juge de l'émotion qui s'empara du quartier. Un agent, alerté, prévint le commissariat de la Maison-Blanche, qui dépêcha sur les lieux l'inspecteur chef Ballerat, lequel s'empressa de procéder aux premières constatations.

Tout d'abord il fut établi que l'infortuné Werner avait été touché de balles de différents calibres, les unes de 9 m/m, les autres de 6 m/m 35. La mort avait été foudroyante. L'assassin avait tiré avec sauvagerie, même lorsque sa victime était déjà tombée. On retrouva en effet une balle qui, ayant traversé le plafond, s'était perdue dans la chambre du dessous.

Différents papiers furent découverts dans la chambre, la plupart au nom de Joseph Werner, mais aussi une carte d'identité établie à Zagreb, au titre d'un certain Smaïl Alikoffie.

Aucun tiroir, aucun meuble n'avait été fouillé et, et dans la poche du veston du cadavre, on retrouva une petite somme d'argent qui devait représenter tout son avoir. Il ne s'agit donc point d'un vol à main armée, mais plutôt d'une vengeance et peut-être d'un crime politique. Il est probable que l'enquête policière nous éclairera.

La Butte aux Cailles

La tâche des inspecteurs n'en demeure pas moins singulièrement difficile. Un seul point pourrait les éclairer.

À 6 heures du matin Werner était habillé de pied en cap et prêt à sortir. Il pouvait donc attendre une visite.

D'autre part, le fait d'avoir élu domicile dans cet hôtel perdu et nullement en rapport avec sa situation prouverait que le malheureux avait certaines raisons de se cacher.

Enfin, nous nous sommes rendu rue du Commerce, au numéro 50, où le Yougoslave avait assuré avoir habité. Or, dans cette rue le numéro 50 n'existe pas et dans les maisons voisines, nul ne connaît le nom même de Werner.


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L'article du 5 mars 1930

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