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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Selon Le Petit Parisien du 24 juin 1923, qui rappelait qu'entre le pont National et le pont de Bercy, deux voies seulement sont ouvertes : la rue Watt et la rue de Tolbiac; il était question de réaliser un projet qui supprimerait la rue Watt. La mesure a soulevé dans le quartier une assez vive émotion : un comité de défense s'est constitué dont le président a fait une démarche auprès du préfet de la Seine.


Le 2 décembre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait qu'avenue des Gobelins, en face du 51, des agents avaient surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1911

La Fondation Singer-Polignac

La fondation Singer-Polignac est une maison ouvrière. La maison a été construite en un an. Il y a trois mois, une bande de calicot tendue sur la façade annonçait que soixante-quatre logements étaient à louer dans cet immeuble. Deux cent quatre-vingt-dix-sept postulants se présentèrent. Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un roulottier arrêté - 1888

Un roulottier arrêté

Le Petit-Parisien ― 15 juin 1888

Un nommé Ferdinand Régnier laissait une voiture chargée de légumes, de sacs, etc., en station en face le numéro 60 de l'avenue des Gobelins.

Un nommé Georges S… l'accosta et lut raconta qu'il était sans travail et sana ressources depuis longtemps.

Pris de pitié, M. Régnier conduisit l'inconnu chez un marchand de vins du voisinage et lui fit servir, ainsi qu'à lui-même, un bon dîner.

Comme il était las d’une course qu'il avait faite dans la journée, il s'endormit à table.

Quand il se réveilla, il ne retrouva plus son compagnon ni… sa voiture.

Georges S... la lui avait dérobée.

Régnier apprit que sa voiture avait été vendue par le voleur à une dame G... passage Crouin.

Cette dame s’empressa de la remettre à sa disposition.

Le roulottier ayant été rencontré hier rue du Château-des-Rentiers par le plaignant, a été mis en état d'arrestation.

Il a été envoyé au Dépôt.


 Dans un bal - 1900

Dans un bal

Le Journal ― 21 mars 1900

Une bagarre s'étant produite la nuit dernière dans l'intérieur du bal de l'Alcazar, avenue de Choisy, les gardes républicains de service à cet endroit furent appelés pour expulser les perturbateurs.

Un de ces derniers, Jean Rollanger, âgé de dix-huit ans, né à Metz, mégissier, demeurant rue Jonas prolongée, s'arma d'un couteau et vint menacer le garde républicain Taron, de la caserne Mouffetard.

Ce garde, croyant qu'il allait être frappé, tira, dans sa précipitation à se défendre, un coup de revolver sur son agresseur.

Rollanger, atteint au ventre par la balle, s'affaissa, après avoir fait quelques pas et il a été transporté mourant à l'hôpital Cochin. M. Rocher, commissaire de police, a ouvert une enquête sur cette affaire.


 Le drame de la rue Corvisart - 1905

Le drame de la rue Corvisart

Le Petit Parisien — 20 juillet 1905

Une mère qui se tue avec son enfant. — Le martyre d'une femme. — Par la fenêtre.

Un drame particulièrement navrant s'est déroulé hier, rue Corvisart, 4, dans le quartier Croulebarbe.

Une dame Elisa Lassoutaine, âgée de quarante ans, a tenté de s'asphyxier avec sa fille Suzanne, une enfant de cinq ans et de l'enfant succomba bientôt et la mère, voulant en finir quand même, se précipita dans la cour, par la fenêtre du palier.

La malheureuse femme est morte, quelques instants après, à l'hôpital Broca où elle avait été transportée.

Une Idylle qui finit mal

Domestique au service de commerçants du treizième arrondissement, Mme Elisa Lassoutaine avait fait, il y a une dizaine d'années, la connaissance d'un ouvrier, qui lui fit bientôt une cour assidue.

L'idylle fut charmante, mais le jeune homme ayant déclaré que sa famille formulait des objections, le mariage dont il était alors question fut ajourné sine die.

Quelques années plus tard, la naissance de la petite Suzanne aurait modifié la situation si, par malheur, le père de l'enfant, atteint de tuberculose, n'avait dû entrer à l'hôpital, où il succombait. C'est devant ce lit de mort seulement que Mme Lassoutaine apprit quelle était la cause véritable de l'opposition à l'union promise le père de la petite Suzanne l'avait indignement trompée jusqu'alors il était déjà marié.

La déception de la pauvre femme fut vive. Et pourtant son martyre ne faisait que commencer. L'enfant avait hérité des tares paternelles, et sa santé était fort compromise si des soins coûteux ne lui étaient prodigués.

La petite Suzanne fut admise à l'hôpital des Enfants-Malades et envoyée à Berck-sur-Mer. Elle en revint pour subir un nouveau traitement et de nouvelles opérations chirurgicales dans les différents hôpitaux parisiens, où elle passa successivement- La pauvre fillette, pour comble de malchance, resta sourde et muette à la suite d'une de ces opérations, mais, en raison de son état incurable, l'enfant fut rendue à sa mère, à la fin du mois de juin dernier.

Mme Lassoutaine dut abandonner sa place pour se consacrer à la petite Suzanne qui devenait une charge trop lourde et dont le placement dans un asile spécial s'imposait, en raison de ses infirmités.

La pauvre mère, qui habitait, depuis plusieurs années, rue Corvisart, 4, une modeste chambre au sixième étage, tenta courageusement de tenir tête à la misère qui, peu à peu, s'implantait dans le pauvre logis.

La Misère est mauvaise Conseillère

Dans les premiers jours de juillet, deux termes étaient dus au propriétaire qui, connaissant la situation, ne se montrait pas trop exigeant. Mme Lassoutaine ayant alors reçu quelque argent, voulut acquitter sa dette.

La mère était à cette époque déjà trop découragée pour tenter de réagir. La vie lui devenait impossible et elle voulait soustraire son enfant à la maladie, à la misère, aux privations qui la guettaient.

Avant-hier soir, elle fit les préparatifs funèbres. L'enfant couchée, la mère alluma deux réchauds au milieu de la petite chambre et vint s'étendre sur le lit en attendant la mort.

La nuit s'écoula sans que personne, parmi les voisins, ne soupçonnât le drame qui se déroulait. Au petit jour, Mme Lassoutaine, revenant à elle, aperçut le cadavre déjà froid de son enfant. Ne voulant point survivre à sa petite Suzanne qu'elle adorait, la mère après avoir donné un dernier baiser à la fil- lette, sortit de son logement, ouvrit toute grande la fenêtre du palier, se hissa péniblement sur le rebord et se laissa choir dans le vide.

Le corps vint s'abattre sur le pavé de la cour. Des voisins, aidés par des gardiens de la paix, transportèrent à l'hôpital Broca la malheureuse femme qui, affreusement mutilée, râlait déjà et succombait bientôt sans avoir pu prononcer une seule parole. On ignorait alors le drame qui s'était déroulé dans le logement, et c'est plus tard, lorsque M. Pélatan, commissaire de police chargé de l'intérim du quartier, vint procéder une enquête que l'on en connut tous détails.

Le corps de la petite Suzanne, veillé par les locataires de la maison, est resté sur le lit où il avait été trouvé.

Rien n'est encore fixé pour les obsèques, car on ne sait si Mme Lassoutaine n'avait pas encore de la famille, la malheureuse n'ayant laissé sous enveloppe que deux photographies, celle de sa fillette et la sienne, sans aucune explication.

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