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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue du Petit Banquier que Balzac et Victor Hugo rendirent célèbre, perdit son nom au profit du peintre Watteau par décret impérial du 27 février 1867.


Gustave Geffroy fut directeur de la Manufactures des Gobelins. Il n'est donc pas anormal que la rue qui porte son nom soit situtée tout près de celle-ci.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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Noté dans la presse...

1868

Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel

Les travaux qui s'exécutent dans le quartier Saint-Marcel ont amené des découvertes fort importantes au point de vue archéologique.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Réunion tumultueuse - 1905

Réunion tumultueuse.

Le Matin — 10 mai 1905

Une réunion privée, organisée par le comité catholique du treizième arrondissement, avait lieu, hier soir, I'Alcazar d'Italie [190] avenue de Choisy.

Des membres des groupes socialistes et libertaires, ayant réussi à se procurer des cartes, sont entrés dans la salle, et une bagarre violente eut lieu, au cours de laquelle plusieurs personnes ont été contusionnées.

À la sortie, grâce à un imposant service d'ordre, aucun incident ne s'est produit.


 Une antipatriote - 1917

Une antipatriote

Le Figaro — 26 janvier 1917

Boulevard de la Gare, mercredi matin, une femme, s'adressant aux ouvrières qui se rendaient aux usines de guerre, essayait de les détourner de leur travail, menaçant et frappant même celles qui ne voulaient pas l'écouter.

Signalée à la police, cette femme a été arrêtée hier matin, au moment où elle s'apprêtait à recommencer. C'est une nommée Renaudat, demeurant rue des Malmaisons.

Elle a été envoyée au Dépôt.


 De chute en chute - 1895

De chute en chute

Le Gaulois ― 9 décembre 1895

Des agents de service avenue d'Italie arrêtaient, hier soir, à la tombée de la nuit, au moment où ils dérobaient des haricots à la porte d'un épicier, un homme et une femme.

L'homme paraissait âgé de cinquante ans. Son costume était tout un poème de loques pittoresques. Quelque chose qui avait été un habit noir couvrait son torse, maigre et voûté des espadrilles percées chaussaient ses pieds ;  un « sombrero » informe couvrait sa figure hirsute.

La femme, jeune encore, était horriblement grêlée par la petite vérole et borgne de l'œil gauche. Un véritable Callot.

Au commissariat, ils déclarèrent se nommer Raymond Soubréant, ancien professeur de philosophie et de littérature, révoqué, et Anna Champois, ancienne chanteuse de café-concert.

Soubréant déclara qu'il avait connu sa compagne, il y a quinze ans, à Alger. S'en étant épris, il avait contracté des dettes à cause d'elle, dettes qui avaient amené sa révocation.

Une longue série d'aventures les avait plongés dans la misère. La jeune femme avait, à la suite de la variole, perdu un œil, sa voix et sa beauté.

Le couple avait gagné Paris à pied il y a un mois. Soubréant avait creusé dans un terrain vague, au bord de la Bièvre, un souterrain à ciel ouvert, qu'il avait couvert de planches volées dans un entrepôt voisin, et c'est dans ce réduit que tous deux vivaient du produit de leurs rapines.

Les deux anciens amoureux, Robinsons d'un nouveau genre, ont été écroués au Dépôt.

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