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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1890, la raffinerie de sucre Say, installée boulevard de la Gare, produisait 20.000 pains de sucre par jour soit 240.000 kilogrammes.


Le 21 août 1881, M. Cantagrel fut élu député du 13ème arrondissement au Corps législatif.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1906

On reconstruit l'Hôpital de la Pitié

M. Justin Rochet, l'architecte chargé des travaux, nous explique dans quelles conditions sera construit le nouvel établissement...

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C'est arrivé dans le 13ème

 Cris séditieux - 1894

Cris séditieux.

Le Matin — 24 novembre 1894

Un individu qui criait hier soir : Vive l'anarchie ! » dans la rue Nationale a été arrêté par les agents.

Conduit aussitôt devant M. Bolot, commissaire de police du quartier de la Gare, cet homme a dit se nommer Alphonse Chauvel, cordonnier. Il a ajouté qu'il avait proféré ce cri pour ennuyer... sa femme,

Cette excuse n'a pas paru suffisante au magistrat, qui a envoyé Chauvel au Dépôt.


 Drame de la jalousie - 1895

Drame de la jalousie

Le Gaulois — 22 octobre 1895

Jeanne Jennart, une jeune couturière demeurant rue Rubens, entretenait des relations avec un jeune sculpteur qui la délaissait ces jours-ci pour une nommée Henriette Ritter, demeurant rue des Chamaillards.

La jeune fille conçut un grand chagrin de cet abandon et jura de se venger de sa rivale. Sachant qu'elle la rencontrerait dans un bal de l'avenue de Choisy elle s'y rendait hier soir et, après avoir vidé un saladier de vin chaud pour se donner du cœur, elle plantait un couteau entre les épaules d'Henriette Ritter Celle-ci, grièvement blessée, a été transportée à la Pitié. La meurtrière a été arrêtée.


 Fiançailles d'Apaches - 1904

Fiançailles d'Apaches.

Le Matin — 1er octobre 1904

En trinquant sur le zinc, dans le débit qui porte pour enseigne, place d'Italie « Au Cygne de la Croix » (*), Louis Robevielle, vingt et un ans, dit « Saute au Clou », et Henri Goudinot, dix-huit ans, surnommé « La Tringle », virent passer sur le trottoir Marie Bouteiller, connue dans le monde des Apaches sous le sobriquet de« Gueule d'Or », et l'invitèrent à venir prendre une consommation. Marie Bouteiller ne se fit pas trop prier et, tout en absorbant un vin chaud agrémenté de sucre et de cannelle, elle fit ses confidences :

«— Depuis plusieurs mois, dit-elle, je vis avec mon ami Totor. Mais j'en ai assez et je suis prête à me donner à qui voudra m'épouser.

« —Tope là dit « La Tringle» ; je suis ton homme. On va se marier.

« — Pas sans avertir Totor riposta « Gueule d'Or » prise de scrupules. Il faut que je le mette au courant de ma nouvelle situation.

« — Ne crains rien, répartit l'amoureux si Totor proteste, je le «refroidirai ».

Sur ce le trio se rendit à Villejuif à la recherche de Totor. Celui-ci, apercevant sa maîtresse au bras d'un inconnu, s'élança soudain sur elle et la roua de coups. « Saute au Clou » intervint alors, armé d'un long couteau. Il allait en frapper Totor, lorsqu'un passant, Louis Michel, terrassier, voulut s'interposer. Hélas le proverbe dit « Il ne faut point mettre le doigt entre l'arbre et l'écorce. » En un clin d'œil, le brave homme reçut trois coups de couteau qui l'atteignirent au flanc et à la poitrine. Comme il s'affaissait, toute la bande prit la fuite.

Le blessé fut relevé par des agents et transporté dans un état presque désespéré à l'hôpital Cochin.

M. Yendt, commissaire de police, avisé de ces faits, a procédé à l'arrestation de « Saute au Clou » et de « La Tringle ». Le service de la Sûreté recherche Totor et Marie Bouteiller.


* Le Cygne de la Croix était situé au Place et 2 avenue d'Italie. En 1895, Le Radical se croyait obligé de préciser qque le bar du Cygne de la Croix était fréquenté uniquement par les travailleurs deu quartier après avoir malencontreusement relaté une rafle dans l'ensemble des bars de la place d'Italie. De nombreuses réunions politqiues ou syndicales s'y tenaient. (NdE)

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— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

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Un mari qui tue sa femme - 1897

Un brave égoutier, M. Pierre S... demeurant 27, rue Harvey, dans le quartier de la Gare, donnait, ces jours derniers, asile à sa nièce, une gamine, de seize ans et demi, Pauline Ohlmann, qui avait épousé, quelques mois auparavant, un charretier nommé Patural et l'avait quitté pour se soustraire à ses brutalités.

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