Faits divers

 DRAME DE LA JALOUSIE - 1905

Drame de la jalousie

Le Petit Parisien — 16 août 1905

Avenue des Gobelins. — Un Stratagème qui réussit souvent. — A Coups de Revolver.

Un drame provoqué par la jalousie a mis en émoi, hier soir, vers cinq heures, les habitants de l'avenue des Gobelins et plus particulièrement ceux de l'immeuble portant le numéro 45 de la rue Auguste-Blanqui.

Le lieu du drame : l'angle de l'avenue des Gobelins et de la rue Philippe de Champaigne.

A cette adresse habitaient, depuis plusieurs années, M. Albert Béralle, âgé de trente ans, ciseleur, et sa femme, Lucienne, une charmante blonde de vingt-six ans. Le ménage vivait parfaitement heureux, quand, il y a quelques semaines, Béralle apprit que sa femme entretenait d'intimes relations avec un employé aux Halles, Pierre Ponsin, âgé de quarante-trois ans, domicilié avenue d'Italie.

A l'annonce de cette nouvelle, le ciseleur résolut de se venger.

A cet effet, lundi matin, au moment de se rendre à son travail, il expliqua à sa femme qu'une commande pressée le retiendrait une partie de la nuit à son atelier et qu'il ne rentrerait que fort tard.

Heureuse de cette circonstance, qui servait admirablement ses desseins intimes, Mme Lucienne Béralle s'empressa de prévenir son amant, qui ne tarda pas à accourir.

Mais, au moment où Pierre Ponsin franchissait le seuil de la maison, Albert Béralle se dressa soudain devant lui et tira dans sa direction un coup de revolver qui ne l'atteignit point.

Affolé, l'employé aux Halles s'enfuir de toute la vitesse de ses jambes mais il fut bientôt rejoint, avenue des Gobelins, par le mari outragé qui, cette fois, presque à bout portant, fît feu sur lui à cinq reprises. Atteint par deux projectiles, au cou et à l'avant-bras droit, Pierre Ponsin s'affaissa pendant que les passants s'emparaient du meurtrier, qu'ils conduisirent au commissariat du quartier de la Maison-Blanche, d'où M. Pélatan le fit diriger sur le dépôt.

Quant à Pierre Ponsin, dont l'état est grave, on a dû le transporter à l'hôpital de la Pitié.


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Saviez-vous que... ?

Le 2 décembre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait qu'avenue des Gobelins, en face du 51, des agents avaient surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.

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En 1877, il fut décidé que le nouveau marché aux chevaux reprendrait la place de l'ancien (auparavant transféré sur le boulevard d’Enfer), ce fut M. Magne, architecte, qui fut chargé de la direction des travaux.
Il a fallu faire d'immenses travaux de consolidation et de soutènement pour profiter de l'îlot escarpé et montueux compris entre le boulevard Saint-Marcel et celui de l'Hôpital.
La porte principale du marché, flanquée de deux forts jolis pavillons, s’élevait boulevard de l’Hôpital, tandis qu’un mur défendu par des grilles en fer s’étendait sur le boulevard Saint-Marcel.

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Le 2 décembre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait qu'avenue des Gobelins, en face du 51, des agents avaient surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.

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Le 9 juin 1977, une jeune fille, tout en larmes, déclarait, à huit heures du soir, qu'un enfant venait de tomber dans un puits à découvert, sur un terrain entouré de planches, appartenant à la Ville, et situé rue de Patay et de Tolbiac.
Immédiatement, on prévint les sapeurs-pompiers du poste de la rue du Château-des-Rentiers. Sans perdre un instant, ceux-ci se rendirent au puits fatal. Le caporal y descendit, et en revient avec deux chiens vivants.

L'image du jour

Bastion 91 boulevard Masséna

Situé entre les portes d'Ivry et de Vitry, le site du bastion 91 est aujourd'hui occupé par la caserne de pompiers Masséna.