Faits divers

 La traite des blanches - 1923

La traite des blanches

Le Petit Parisien — 23 septembre 1923

La 11e chambre a jugé hier une victime de la traite des blanches devenue traitante à son tour, bien que n'ayant encore que dix-huit ans. Mais les voyages ont si bien réussi à Thérèse Champré qu'elle a pu déjà s'établir.

C'est dans l'Alaska qu'après avoir successivement visité le Brésil et le Transvaal, Thérèse Champré a fixé ses pénates, à l'abri d'un débit de whisky d'autant plus toléré que Thérèse Champré a pour associé le chef même de la police de l'endroit.

Devenue patronne, Thérèse Champré s'avisa d'une remplaçante et s'en vint récemment à Paris, où, d'ailleurs, par la même occasion, elle se faisait une joie d'embrasser sa vieille mère. Elle n'eut pas longtemps à chercher.

Une raffineuse de l'usine Say, rencontrée par elle, avenue des Gobelins, l'avait accueillie comme une providence, en avant assez, déclara-t-elle, de travailler pour trente sous par jour. D'autant que Thérèse Champré avait aussitôt acheté à la jeune fille six chemises de nuit, six de jour, douze paires de bas et douze mouchoirs, cinq jupons de soie, trois camisoles, dix cache-corsets, deux jupons blancs, et pas moins de cinq paires de chaussures, dont deux de satin blanc.

Mais la sœur de la jeune ouvrière prévint la police, qui arrêta Thérèse Champré au moment où elle allait monter en wagon pour le Havre, accompagnée de sa recrue.

Thérèse Champré a été condamnée à six mois de prison, malgré les déclarations de la jeune raffineuse, assurant qu'elle n'eût pas mieux demandé que de faire le voyage.

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1875

Rue du Moulin-des-Prés, non loin de la Bièvre, à l'angle du chemin qui conduit à la Glacière, habitait depuis longtemps un ménage qui était devenu la terreur des environs.

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Rue des Cordelières

Le drame des Gobelins

1904

Il y a trois ans, les époux Vey louaient un appartement d'un loyer annuel de 185 francs, au rez-de-chaussée d'un immeuble sis 28, rue des Cordelières, dans le quartier des Gobelins.

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Le mystère du boulevard Masséna

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Celui-ci leur dit qu'en effet, la veille au soir, vers 9 heures 1/2, une dame, répondant au signalement donné, lui avait demandé son chemin pour aller boulevard Masséna, numéro 15, mais qu'il ne l'avait plus revue. Ces messieurs suivirent le boulevard Masséna, où ils cherchèrent en vain le numéro 15, qui n'existe pas.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie

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Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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Saviez-vous que... ?

En 1860, Il y avait un commissariat pour deux quartiers dans chaque arrondissement de Paris. Pour le 13e, ces commissariats étaient installés 36 route d'Italie pour Croulebarbe et la Maison-Blanche et 62 boulevard de l'Hôpital pour les quartiers de la Salpêtrière et de la Gare.

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En 1877, il fut décidé que le nouveau marché aux chevaux reprendrait la place de l'ancien (auparavant transféré sur le boulevard d’Enfer), ce fut M. Magne,architecte, qui fut chargé de la direction des travaux.
Il a fallu faire d'immenses travaux de consolidation et de soutènement pour profiter de l'îlot escarpé et montueux compris entre le boulevard Saint-Marcel et celui de l'Hôpital.
La porte principale du marché, flanquée de deux forts jolis pavillons, s’élevait boulevard de l’Hôpital, tandis qu’un mur défendu par des grilles en fer s’étendait sur le boulevard Saint-Marcel.

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C'est le 17 septembre 1901 que fut inauguré le puits artésien de la Butte aux Cailles. L'histoire ne dit pas si ce fut en grande pompe.

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C'est le 22 octobre 1944 que le jardin des Gobelins, encore appelé square des Gobelins depuis son inauguration en mai 1938, prit le nom de Square René Le Gall.

L'image du jour

La Zone à la porte de Bicêtre