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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le premier coup de sonde du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été donné le 28 août 1866.


C'est par un décret impérial du 27 février 1867 que la rue de la Barrière des Gobelins prit le nom de rue Fagon et que la rue des Deux-Moulins prit celui de rue Jenner.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1923

Nouvelle ligne d'autobus

A dater du 28 octobre 1923, la S. T. C. R. P. mettra en service une nouvelle ligne d’autobus dénommée AI bis, « Place d’Italie-Gare Saint-Lazare »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le coup de l'anévrisme..- 26 février 1897

Le coup de l'anévrisme.

Le Matin — 26 février 1897

On avait annoncé qu'une dame Caroline Foussier, demeurant quai de la Gare, dans le quartier des Gobelins, était morte victime d'un empoisonnement criminel. On avait même échafaudé sur la fin de cette femme tout un roman auquel les affirmations des voisins paraissaient donner un semblant de vérité.

M. le docteur Vibert a pratiqué, hier, à la Morgue, l'autopsie du cadavre de Mme Foussier et il a reconnu que cette personne avait tout simplement succombé à la rupture d'un anévrisme.

Néanmoins, les viscères ont été envoyées au laboratoire de toxicologie M. le docteur Ogier en fera l'analyse.


 Le gaz - 1927

Le gaz

Paris- Soir — 24 janvier 1927

Les locataires de l'hôtel Alary, 62, rue du Gaz, entendant des  gémissements qui provenaient d'une des chambres, avertirent la propriétaire. Celle-ci informa aussitôt M. Fauvel, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche.

La porte de la pièce enfoncée, le magistrat aperçut, râlant sur le parquet, les deux occupants : Mme Sarah Doline, âgée de 37 ans, sujette russe, exerçant la profession de sage-femme, et son fils, Théodore, âgé de 9 ans.

Les malades furent aussitôt transportés à l'hôpital de la Pitié.

S'agit-il d'une intoxication par absorption d'aliments avariés ou par toute autre cause ? On l'ignore pour l'instant : l'enquête de M. Fauvel fera sans, doute la lumière sur ce point.


 Entends-tu ma voix qui t'invite ? - Guibollard - 1905

« Entends-tu ma voix qui t'invite ? »

Le Matin — 19 aout 1905

Jean Rousseau, dit « Guibollard », dix-neuf ans, et Lucien Fraisier, dit le « Petit-Rat », seize ans, avaient résolu d'offrir à leurs amis de la poterne des Peupliers un repas à l'instar de ceux que s'offrent les bourgeois. Les hors-d'œuvre, bottes de sardines, radis et saucissons furent rapidement achetés à la foire d'empoigne aux devantures de certains commerçants de l'avenue d'Italie. Les rôtis, côtelettes de veau et de mouton, furent achetés de la même façon au marché volant de Bicêtre. Il n'y eut que le pain qui fut payé en billon, billon obtenu par « Guibollard » et le « Petit Rat » à la porte de Notre-Dame de la Maison-Blanche, où ils l'avaient mendié.

Il ne restait plus que le vin à se procurer. « Guibollard » avait bien pensé à aller piquer les fûts sur le quai Saint-Bernard, mais le « Petit-Rat » l'en dissuada, affirmant qu'il ne trouverait là que de la piquette. Il fut plutôt d'avis d'aller visiter la cave d'une concierge de la rue Barrault. Et « Guibollard » accepta tout aussitôt.

Les deux complices, quelques instants après, pénétraient dans la susdite cave et se mettaient en devoir avant d'emporter le vin, d'en apprécier les différents crus. Une demi-heure se passa, au bout de quoi la concierge entendit un chant étouffé :

Entends-tu ma voix qui t'invite
Il me reste encore six sous.

Prise de frayeur, la concierge s'en fut prévenir des agents. Ceux-ci furent d'avis qu'il fallait descendre dans la cave. Et ainsi firent-ils.

Quand ils furent arrivés au bas des marches, la voix ne se faisait plus entendre, mais à la lueur d'une chandelle les gardiens aperçurent « Guibollard » et le « Petit-Rat » étendus ivres-morts sur le sol. Ils durent les transporter sur une voiture à bras au poste de police de la rue de la Butte-aux-Cailles. Sur les indications fournies par les deux malfaiteurs, M. Pélatan a pu arrêter, au moment où ils se mettaient à table, en « attendant le vin », une demi-douzaine de convives, tous repris de justice et souteneurs, qui ont été envoyés au Dépôt avec Jean Rousseau et Lucien Fraisier.


A lire également

Le récit assez différent de ce même fait-divers paru dans le Petit-Parisien sous le titre "Les amis de Guibollard"

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