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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom est l'oeuvre de l'architecte Jean Camille Formigé (1845-1926).


Ernest Rousselle (1836-1896), conseiller municipal du 13e arrondissement était un adversaire résolu de tout projet de métropolitain;


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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Noté dans la presse...

1883

Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste !

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une éthylomane

Une éthylomane

Le Figaro — 24 septembre 1897

Une femme, Marie Romanowska, d'origine polonaise, âgée de quarante-cinq ans, habitant 20, rue Vandrezanne, avait contracté la singulière habitude de s'enivrer régulièrement avec de l'acide éthylique, vulgairement appelé esprit de bois.

Cette femme, qui ne trouvait plus aucun goût aux alcools communs, tels que absinthe, amer, vermout, etc., était arrivée à absorber un litre d'esprit de bois par jour.

Hier soir, à huit heures, on l'a trouvée morte chez elle.


 La « Crème des Gobelins » - 1899

La « Crème des Gobelins »

Le Radical — 10 février 1899

Toto, dit « la Crème des Gobelins », avait pour maitresse une fille qu'on appelait « la Belle » sans plus, comme si, malgré son nez camus, elle représentait l'idéal suprême de la beauté. Un jour, à la fête des Gobelins, il vit « la Belle » payer les chevaux de bois à « Bibi-la-Ripette ». Cela le rendit furieux, et il administra à la fille une correction qui la mit en marmelade.

Le fait a valu, hier, « la Crème des Gobelins », de la part de la dixième chambre correctionnelle, une condamnation à treize mois de prison. C'est la cinquième qui le frappe.


 Scène surprenante avenue des Gobelins - 1874

Scène surprenante avenue des Gobelins

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 8 aout 1874

Avant-hier à deux heures de l'après-midi, une voiture d'une forme spéciale était arrêtée avenue des Gobelins, à l'angle du boulevard Saint-Marcel. Il en sortait des clameurs, des chants enroués, des vociférations, des glapissements, des imitations de cris d'animaux formant une épouvantable cacophonie. Bientôt les portières, hermétiquement closes, s'ouvrent brusquement et livrent passage à des têtes échevelées, à des faces hébétées ou grimaçantes, agitées de tics nerveux, de rictus, de tiraillements des muscles de la face, reproduisant tous les types de l'agitation inconsciente et de la démence réunis dans le célèbre tableau de Kaulbach.

Wilhelm von Kaulbach (1805-1874) - La maison des fous (vue partielle)

Bientôt se montrèrent des bras qui, à leur tour, mus d'une façon étrange, faisaient des gestes désordonnés.

C'était la voiture des aliénées qui venait de quitter l'asile Sainte-Anne pour se rendre à celui de Ville-Evrard.

Au milieu de la nuit de leur intelligence, ces malheureuses femmes avaient eu un éclair de lucidité qui leur avait suffi pour s'entendre entre elles, et elles s'étaient révoltées contre les Sœurs chargées de les conduire.

Après avoir employé vainement tous les moyens de persuasion et de fermeté, les religieuses avaient reconnu leur impuissance à réprimer l'insurrection et avalent dû arrêter le véhicule pour réclamer du secours au poste de la rue Esquirol.

Des gardiens sont montés dans la voiture. Leur uniforme a produit sur les folles une certaine impression que leur attitude calme et sévère a encore augmentée. Elles se sont graduellement apaisées et on a pu les conduire jusqu’à la gare de Lyon, où elles sont montées sans difficulté dans le train qui les attendait.

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Faits divers

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Le drame de l'avenue de Choisy - 1911


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