Faits divers

 Bataille rangée - 1896

Bataille rangée

La France — 16 septembre 1896

Dernièrement, une demi-douzaine d’individus sans aveu, habitués de la barrière d’Italie, s’étaient rendus en état d’ivresse dans un débit de la place Maubert, et là ils avaient cherché querelle à des souteneurs du quartier qui, n’étant pas en nombre suffisant, durent battre en retraite.

Hier, ils se rendirent dans le treizième arrondissement au nombre de vingt environ, puis tandis que cinq des plus déterminés allaient provoquer leurs ennemis au bal de l’Alcazar d’Italie, avenue de Choisy, le reste de la troupe attendait boulevard de l’Hôpital, en se dissimulant derrière l’angle de la rue Campo-Formio.

Au moment où leurs adversaires apparurent, les souteneurs de la place Maubert surgirent tout à coup en s’écriant : « À bas le treizième ! Vive la place Maub ! » Ils exécutaient en même temps sur leurs ennemis un feu de peloton avec les revolvers dont tous étaient armés. Les individus attaqués, revenus de leur première stupeur, firent de même, et, durant près de dix minutes, ce fut de part et d’autre une mousquetterie ininterrompue.

Les passants effrayés, s'enfuyaient tandis que les commerçants fermaient promptement leurs boutiques. Plusieurs combattants étaient blessés, lorsque l’agent Noble accourut, suivi à peu de distance par plusieurs de ses collègues. À leur vue, les combattants prirent la fuite dans diverses directions, mais deux d’entre eux purent être arrêtés.

Ce sont les nommés Aristide Vauquot, dit le « Chasseur », âgé de vingt-quatre ans, demeurant rue Mouffetard, et Joseph Emann, âgé de vingt-deux ans, domicilié rue Gérard. Le premier avait reçu une balle dans la joue droite, le second était blessé à la cuisse gauche.

Une vieille femme qui passait, Mme Héloïse Merchaix, âgée de soixante-trois ans, a été également blessée à la hanche gauche.

On évalue à une soixantaine les coups de feu tirés par les belligérants. Des projectiles ont été retrouvés dans la boutique de M. T..., épicier, d’autres dans la loge du concierge du numéro 117 et dans l’atelier d’un carrossier.

Les coupables sont activement recherchés.


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Saviez-vous que... ?

L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.

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4.054 maisons étaient recensées dans le XIIIème arrondissement par le service des contributions indirectes au début des années 1880. Paris, selon ce service, comptait, au total, 82.352 maisons.

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La voie qui prit le nom d'avenue Edison en 1932, devait, initialement relier la place Nationale et la place d'Italie.

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La municipalité parisienne inaugurait, le 26 juin 1936, le passage souterrain qui, sous le boulevard militaire, reliait le boulevard Masséna et le boulevard Kellermann, sous la porte d'Italie, de manière que les courants de circulation en sens opposé ne se contrarient pas.
M. Romazzotti, secrétaire du Conseil municipal, entouré de MM. Villey, préfet de la Seine ; Louis Gélis, député, conseiller municipal ; Gïraud, directeur général des travaux, coupa le ruban symbolique et franchit avec eux la nouvelle voie souterraine.

L'image du jour

rue Nationale - Quartier de la Gare