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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853.


Les deux molosses en pierre ornant le portail du mobilier national à #Paris13 sont l'œuvre du statuaire André Joseph Géraud Abbal, 1876-1953.
Abbal doit sa renommée à ses sculptures en pierre en taille directe. Il était fils et petit-fils de tailleurs de pierre de Montech (82).


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1869

Le point sur les travaux de la place d'Italie

On entreprend en ce moment à la place d'Italie des travaux de voirie analogues à ceux de la place de l'Arc-de-l'Etoile et de la place du Trône. On établit un plateau circulaire avec huit boulevards, squares, maisons monumentales, si l'industrie toutefois veut se risquer à les édifier.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le drame de la rue Gandon - 1894

Le drame de la rue Gandon

Le Radical — 3 décembre 1894

Des cris partant d'une maison composée seulement d'un rez-de-chaussée, habité par les époux Jouy, âgés, le mari de cinquante-neuf ans et la femme de cinquante-six, mettaient en émoi ; hier, vers huit heures du soir, les habitants de la rue Gandon.

Quelques-uns se précipitèrent dans le logement et aperçurent M. Jouy, qui est estropié, étendu sans connaissance sur le plancher, portant au crâne une profonde blessure, et Mme Jouy, que son fils Joseph, âgé de dix-huit ans, maintenait sur le sol, la frappant avec rage.

Le misérable qui était ivre, avait eu une discussion avec son père qui lui reprochait de ne jamais travailler. Furieux, il lui avait porté en pleine poitrine un coup de pied qui l'avait fait choir à la renverse, la tête sur l'angle d'une commode.

À ce moment, Mme Jouy étant intervenue, le forcené s'était rué sur elle.

Cet ignoble personnage est au Dépôt.

M. Joux, qui a, en outre, plusieurs côtes brisées, a été transporté, à l'hôpital de la Pitié. Son État est désespéré.


 Le coup de l'anévrisme..- 26 février 1897

Le coup de l'anévrisme.

Le Matin — 26 février 1897

On avait annoncé qu'une dame Caroline Foussier, demeurant quai de la Gare, dans le quartier des Gobelins, était morte victime d'un empoisonnement criminel. On avait même échafaudé sur la fin de cette femme tout un roman auquel les affirmations des voisins paraissaient donner un semblant de vérité.

M. le docteur Vibert a pratiqué, hier, à la Morgue, l'autopsie du cadavre de Mme Foussier et il a reconnu que cette personne avait tout simplement succombé à la rupture d'un anévrisme.

Néanmoins, les viscères ont été envoyées au laboratoire de toxicologie M. le docteur Ogier en fera l'analyse.


 Un meurtre rue Baudricourt - 1904

Un meurtre

Rue Baudricourt — Un mari jaloux — Un rival de cinquante ans — Deux coups de couteau  — Mort de la victime.

Le Matin — 30 aout 1904

La rue Baudricourt a été hier soir le théâtre d'un drame passionnel. Un nommé Armand Féler, journalier, âgé de trente-quatre ans, a tué de deux coups de couteau un ouvrier serrurier, Napoléon Stevenotte, âgé de cinquante ans.

Armand Fêler s'était marié, il y a quelques années, avec Marguerite Lenfant, de cinq ans plus jeune que lui. Très uni, le ménage occupait, au 71 de la rue Baudricourt, un logement d'un loyer annuel de 250 francs. Le mari travaillait dans une usine du quartier et rapportait régulièrement sa paye à sa jeune femme. Celle-ci était employée dans une usine du boulevard de la Gare. C'eût été le bonheur si Fêler ne se fût montré d'un caractère violent et jaloux.

Le mari, depuis quelque temps, avait pris ombrage des visites que M. Stevenotte, un vieil ami de la famille, faisait à sa femme. Il lui avait même consigné sa porte. Très gaie et très enjouée, Mme Fêler ne faisait que rire des soupçons de son mari.

« — On n'est pas jaloux d'un homme de cinquante ans » lui disait-elle en riant.

Au moment où, hier soir, vers sept heures, il regagnait son domicile, le journalier aperçut, à quelques pas de sa maison, Stevenotte et sa femme en conversation animée.

Il s'avança, la menace à la bouche :

« — Veux-tu te dépêcher de rentrer ? » dit-il à sa femme en la saisissant par le bras.

Napoléon Stevenotte voulut intervenir.

« — Ah c'est comme cela ! T'u prends sa défense, maintenant ? Je vais t'apprendre à t'occuper de ce qui te regarde ! »

Et avant que le vieux serrurier eût pu se mettre sur la défensive, il recevait en pleine poitrine deux terribles coups de couteau. Il tomba à la renverse sans pousser un cri, frappé à mort, et expira peu d'instants après.

Les témoins de cette scène tragique s'emparèrent du meurtrier qu'ils conduisirent au bureau de M. Yendt, commissaire de police.

Le corps de M. Stevenotte a été transporté à la Morgue, aux fins d'autopsie.

L'arme qui a servi à commettre le crime, n'a pu être retrouvée.

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Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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