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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 26 octobre 1923, l'automobile de M. Naudin, conseiller d'Etat, ancien préfet de police, entrait en collision avec un taxi à l'angle de l'avenue des Gobelins et du boulevard Saint-Marcel. Dégats matériels uniquement.


La rue Küss honore le dernier maire français de la capitale alsacienne en 1871, année de sa mort, le jour même où les députés de l'Assemblée nationale décidèrent de céder l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne. Émile Küss était un savant physiologiste de la faculté de Strasbourg.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1893

Les travaux à réaliser dans le XIIIè

La revue "Les Annales industrielles" a dressé la liste des travaux de voirie à réaliser dans le XIIIè arrondissement

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C'est arrivé dans le 13ème

 Macabre découverte - 1880

Macabre découverte

Le Gaulois— 6 juin 1880

M. Moller, commissaire de police du quartier Croulebarbe, vient d'ouvrir une enquête au sujet d'une mort qui semble mystérieuse. On a retiré du puits de la maison sise avenue de Choisy, numéro 92, le cadavre d'une locataire, la dame C. âgée de trente-cinq ans.

La mort remontait à environ huit jours. L'enquête s'attache à rechercher quels peuvent avoir été les motifs qui auraient poussé cette malheureuse au suicide; or, jusqu'à présent,il semble établi que la dame C… vivait heureuse, et n'avait nulle raison d'attenter à ses jours.

L'instruction se poursuit.

MONSIEUR LECOQ.

 Est-ce un empoisonnement - 1894

Est-ce un empoisonnement ?

Le Petit-Parisien — 28 décembre 1894

Hier, à trois heures de l'après-midi, M. Ferdinand Wendertieffoff, âgé de cinquante-cinq ans, journalier, et Mme veuve Henriette Masillier, âgée de cinquante-deux ans, demeurant avenue d'Ivry, 67, se présentaient chez M. Cornet, pharmacien, rue Coypel, et lui disaient qu'ils souffraient de douleurs d'estomac et de nausées dont ils ne pouvaient s'expliquer la cause. Envoyés à l'hôpital de la Pitié par M. Perruche, commissaire de police, Mme Masillier déclara, après avoir reçu quelques soins, qu'en sortant d'un restaurant où ils avaient déjeuné, son compagnon et elle s'étaient trouvés subitement malades.

Une enquête est ouverte à l'effet de savoir si le restaurateur désigné n'a pas commis l'imprudence de faire cuire des aliments dans une casserole en cuivre mal étamée.


Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche - 1923

LES MYSTÈRES DE PARIS

Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche

L'Humanité — 10 aout 1923

Mardi, vers trois heures du soir, au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon, le terrassier Fleurât qui, avec ses camarades, creusait la terre, pour l'aménagement d'un fournil, découvrait à moins d'un mètre du sol et quinze métrés environ de la rue, une caisse en bois tout à fait vermoulu, de 1 mètre 50 de large et 2 mètres de long. Cette caisse ayant vaguement la forme d'un cercueil conterait cinq crânes et, de nombreux ossements humains.

Les squelettes retrouvés - Photo L'Humanité
L'équipe de terrassiers sur les lieux de la découverte (Photographie : L'Humanité)

Le terrain sur lequel vient d'être faite cette découverte est en ce moment employé à la construction de pavillons. Pendant longtemps, des chiffonniers qui y avaient construit des baraques, y vécurent. C'était en somme un coin de la zone, ou se réfugiaient les « bricoleurs » et les pauvres bougres.

Puis vint l'expulsion et ce terrain devint un coin de déchargement où les enfants jouaient pendant que les tombereaux de scories comblaient petit à petit la grande mare de 100 mètres de diamètre qui reposait au bas du coteau.

Après la découverte

Dans un entrebâillement des pavillons en construction, étendus sur une botte des paille, trois crânes et différents ossements sont rassemblés. Un agent veille et- s'ennuie. Il fait si chaud aussi !

— Trois crânes ? mais on en a découvert cinq ?

— Vous ignorez qu'un habitant du quartier s'en est approprié un. Il paraît que ça porte bonheur. L'autre a été égaré par des enfants qui. s'amusaient avec. Tout simplement...

Il est difficile, étant donné l'état de ces ossements, de déterminer la daté, de leur enfouissement. Mais les légendes circulent.

On raconte que…

…ce sont des ossements de femmes, et cela parce que l'emplacement sur lequel ils ont été découverts se trouve exactement situé au-dessous de la baraque d'un garagiste, mort depuis deux, ans, qui, avait la réputation d'un satyre, avait été condamné pour viol et avait, quoique sexagénaire, enlevé une fillette de quinze ans.

Ce serait une nouvelle affaire Landru !

Quel dommage vraiment que nous ne soyons pas tout à fait en état de guerre.

La grande, presse et le gouvernement auraient là de quoi bourrer convenablement le crâne au populo et cela pendant des semaines.

Rien, d’ailleurs, ne permet d'affirmer, comme on a déjà tenté de le faire, que ces ossements sont des restes de femmes. Les dimensions varient et l'histoire du garagiste satyre, du nouveau Landru ou du « Soleilland impuni »(*) nous paraît bien pauvre.

Vieux souvenirs

Mais, M. Petit, vieillard de 82 ans, que nous interrogeons parce que l'un des plus anciens habitants du quartier, nous fait part de ses vieux souvenirs et nous raconte une partie des glorieux combats que la Commune a livrés sur ce point de Paris.

« Du haut du Parc Montsouris, nous dit-il, les Versaillais tiraient sur la vallée de la Bièvre et la Maison-Blanche. Il y eut de nombreux morts du côté du peuple. Le père d'un communard, décédé depuis peu de temps, y fut tué ainsi que sa sœur. Les ossements qu'on vient, de trouver appartiennent peut-être aux morts de 1871.

Et, en effet, n'est-ce pas là les restes glorieux de vaillants de la Commune, assassinés par les Versaillais et pieusement enterrés, côte à côte, par des amis obscurs et reconnaissants.

L'hypothèse se soutient. L. G.


(*)Albert Louis Jules Soleilland est un ébéniste français reconnu coupable du viol et du meurtre d'une fillette de onze ans, Marthe Erbelding, le 31 janvier 1907.
L'affaire, qui donne lieu à un véritable feuilleton journalistique occupant les unes au début du mois de février 1907, suscite un vif émoi populaire.


Sur le même événement :

Des ossements humains découverts par des terrassiers

L'épilogue de cette affaire

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