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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1882, l'ouverture de la rue de Tolbiac entre le carrefour des avenues de Choisy et d'Ivry et le carrefour de la rue Domrémy était achevée.


En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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Noté dans la presse...

1933

Les jardins des Gobelins menacés ?

Les jardins des Gobelins forment dans un quartier populeux une oasis de fraîcheur et de verdure. Ils couvrent près de trois hectares et constituaient naguère une île entre deux bras de la Bièvre.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un roulottier arrêté - 1888

Un roulottier arrêté

Le Petit-Parisien ― 15 juin 1888

Un nommé Ferdinand Régnier laissait une voiture chargée de légumes, de sacs, etc., en station en face le numéro 60 de l'avenue des Gobelins.

Un nommé Georges S… l'accosta et lut raconta qu'il était sans travail et sana ressources depuis longtemps.

Pris de pitié, M. Régnier conduisit l'inconnu chez un marchand de vins du voisinage et lui fit servir, ainsi qu'à lui-même, un bon dîner.

Comme il était las d’une course qu'il avait faite dans la journée, il s'endormit à table.

Quand il se réveilla, il ne retrouva plus son compagnon ni… sa voiture.

Georges S... la lui avait dérobée.

Régnier apprit que sa voiture avait été vendue par le voleur à une dame G... passage Crouin.

Cette dame s’empressa de la remettre à sa disposition.

Le roulottier ayant été rencontré hier rue du Château-des-Rentiers par le plaignant, a été mis en état d'arrestation.

Il a été envoyé au Dépôt.


 Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc - 1905

Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc

Le Figaro — 3 septembre 1905

Un ouvrier cordonnier, Charles Trubert, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 73, rue Jeanne-d'Arc, feignait hier soir, à onze heures, de chercher querelle à un militaire retraité, M. Paul Cezille, qui descendait l'escalier de sa maison et qui venait de dîner chez des amis. Tout à coup, après quelques mots échangés, il sortait un couteau de sa poche et en frappait le vieillard dans la région du cœur.

M. Paul Cezille tomba. Il avait été tué, sur le coup. Charles Trubert a été arrêté par M. Yendt, commissaire de police, qui a établi que M. Paul Cezille avait touché 295 francs dans la journée, et que quand on releva son cadavre, il n'avait plus que 20 francs sur lui.

Le vol serait donc le mobile du crime. Trubert a été envoyé au Dépôt ainsi que sa femme et un nommé Mouzol, qu'on suppose complices.


 Le drame de la rue Michal - 1904

Le drame de la rue Michal

Le Petit-Parisien —1er février 1904

La Mort de l'Enfant. — Étouffée entre son Père et sa Mère. — La Disparition des Parents.

Un événement des plus étranges et des plus poignants en même temps vient de survenir au numéro 2 de la rue Michal, dans le treizième arrondissement.

Au cinquième étage, dans une modeste chambre, habitait la famille Meyer, composée du père, André Meyer, ouvrier teinturier, de la mère et de trois enfants âgés respectivement de trois, six et huit ans. Ces pauvres gens vivaient très péniblement avec l'unique et très modique salaire du chef de la famille.

Or, il y un mois environ, Mme Meyer mettait au monde un quatrième enfant, une petite fille qu'on appela Jeanne et dont la venue augmenta encore les charges du ménage.

Comme il n'y avait plus de place dans les deux berceaux qu'occupaient les autres enfants, Mme Meyer fit coucher le bébé dans son lit, entre son mari et elle. De la sorte, malgré qu'elle ne fût pas encore complètement rétablie, elle pouvait, sans être dans l'obligation de se relever la nuit, donner à la fillette tous les soins désirables.

Or, la nuit dernière, vers une heure du matin, alors que tout le monde reposait dans la pauvre chambrette, Mme Meyer se réveilla soudain et voulut s'assurer que la petite Jeanne n'était pas découverte.

Elle étendit la main dans sa direction, mais horreur! la chair qu'elle venait de toucher était froide et les membres de l'enfant se crispaient dans une rigidité cadavérique.

Affolée, la pauvre mère prit la fillette dans ses bras et, retenant sa respiration, elle colla son oreille sur la poitrine du petit être.

Hélas ! le cœur avait cessé de battre; nul souffle, même léger, ne passait entre les lèvres glacées la mort impitoyable avait accompli son œuvre.

Alors la malheureuse comprit tout sa fille, sa Jeanne tendrement chérie, si délicate et si frète, avait été étouffée entre les deux dormeurs, entre sa mère et son père !

Elle eut un cri terrible qui clamait son désespoir, toute l'horreur de l'acte affreux qu'inconsciemment elle ou son mari, peut-être tous les deux, venaient de commettre.

Brusquement réveillé par cette plainte déchirante, le père, dressé sur son séant, contemplait cette scène d'un œil hébété à la clarté vacillante d'une bougie qu'il venait d'allumer, tandis que Les trois enfants, effrayés, pleuraient doucement dans leurs berceaux.

Enfin, surmontant sa douleur et retrouvant quelque énergie, Meyer alla prévenir plusieurs voisins et, lorsque le jour fut venu, après leur avoir laissé la garde du petit cadavre, partit avec sa femme afin d'aller informer M. Yendt, commissaire de police, de l'affreux malheur qui venait de survenir.

Puis, lorsque cette dernière formalité fut accomplie, ils sortirent en chancelant, ayant hâte, disaient-ils, d'aller veiller le corps de leur fillette.

Depuis, M. et Mme Meyer n'ont plus reparu à leur domicile, et l'opinion des personnes qui savaient combien ils chérissaient la petite Jeanne est que ces pauvres gens ont dû se donner la mort.

M. Yendt a ouvert une enquête afin de savoir si véritablement les malheureux ont exécuté les funèbres projets que leur prêtent les habitants du quartier.

Quant aux autres enfants, momentanément orphelins, ils ont été confiés à leur grand-père, qui se chargera d'eux jusqu'au moment où, espérons-le, leurs parents leur seront rendus.


Les époux Meyer réapparurent à leur domicile et furent inculpés d'homicide involontaire. L'autopsie du bébé n'ayant pas révélé de signe de violence. il est probable que les époux Meyer bénéficiairent d'un non-lieu. (NdE)

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