entete


UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue du Dessous des Berges est située à 20 mètres au dessus des berges.


Le 26 octobre 1923, l'automobile de M. Naudin, conseiller d'Etat, ancien préfet de police, entrait en collision avec un taxi à l'angle de l'avenue des Gobelins et du boulevard Saint-Marcel. Dégats matériels uniquement.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1900

Une visite à la Manufacture des Gobelins

Nous avons visité les Gobelins à onze heures. C'est le moment le plus propice pour recueillir une impression personnelle. À cette heure matinale, en effet, la foule des touristes n'a pas accès dans la manufacture ; le travail bat son plein dans la cité, et le chantier et l'atelier présentent leur physionomie réelle que n'a pas encore altérée la fatigue d'une demi-journée de labeur.

Lire la suite...

sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Folle de misère - 1909

Folle de misère

Le Journal — 18 janvier 1909

Une jeune femme vêtue de haillons qui, depuis quelques instants, se livrait, hier matin, place d'Italie, à d'inquiétantes excentricités, s'arrêta soudain lorsqu'il y eut autour d'elle un cercle de badauds assez compact et rejetant ses guenilles apparut bientôt sans voile. Un agent intervint, pour mettre fin au scandale. Ce ne fut pas chose facile. L'inconnue se démena en effet et à coups de dents, à coups de pied, tenta de se dégager. Elle fut enfin maîtrisée, enveloppée dans une couverture et transportée au commissariat du passage Sicault.

C'était une jeune femme, Octavie Liégard, âgée de vingt-trois ans, sans domicile connu, que la misère avait rendue folle.

Elle a été envoyée à l'infirmerie spéciale du Dépôt par M. Simard, commissaire de police du quartier.


 Une bande de voleurs - 1912

Une bande de voleurs

Le Journal — 20 septembre 1912

M. Niclausse, sous-chef de la Sûreté, vient d'arrêter trois individus qui avaient commis, notamment dans le treizième arrondissement, une quantité de vols de bicyclettes, de motocyclettes et d'accessoires d'automobiles.

Le chef de la bande est un nommé Louis-Léon Labbaye, dit Martin, né à Paris en 1874, exerçant parfois la profession de photographe, et qui habitait en garni 46 rue du Moulin-de-la-Pointe,

Ses complices sont Joseph Maniardi, né à Bottola (Italie), en 1870, cordonnier, habitant 51, avenue de Choisy, et Emile-Joseph Nedrecor, né à Paris en 1873, cordonnier, domicilié à Ivry, 51, rue de Choisy.

M. Niclausse a perquisitionné chez les trois voleurs; il a retrouvé quantité d'objets et notamment, chez Nedrecor, une motocyclette qui fut volée en juillet dernier chez M. Chaulange, 19, rue Fagon. Labbaye, qui a déjà subi dix condamnations, a opposé une résistance désespérée lorsqu'on l'a capturé et a tenté de poignarder l'inspecteur Lallemand. Ce bandit, lors d'une de ses arrestations précédentes, en 1911, avait gravement blessé deux agents.


 Un des suspects est arrêté - Le Journal — 1er octobre 1922

L'assassinat de la petite Barbala

Un des suspects est arrêté

Le Journal — 1er octobre 1922

Les inspecteurs de la police judiciaire qui, sous la direction de M. Guillaume et du brigadier Rousselet, s'efforcent de percer le mystère qui entoure la mort de la petite Suzanne Barbala, se sont employés, hier, méthodiquement, à éliminer les diverses pistes qu'une première enquête a fait naître.

L'avenue d'Italie, là où passa peut-être la petite Barbala

Dans une affaire aussi délicate il faut du temps : il faut compter, en effet, avec les innombrables témoins, animés d'ailleurs de la plus louable bonne volonté, qui ayant cru voir ou entendre quelque chose d'intéressant, s'empressent d'en informer la police.

Parmi tant de déclarations il peut s'en trouver de précieuses qui aiguillent les recherches sur Ia bonne voie. Aucune d'elles ne doit être négligée. Nous avons hier signalé les plus intéressants de ces témoignages et nous ayons laissé entendre que deux d'entre eux au moins, celui concernant Viguier, le « détective américain », puis celui — le plus important — touchant l'employé aux abattoirs, avaient donné lieu à de sérieuses investigations.

Les soupçons, qui, un moment, avaient pesé sur le garçon boucher, ont été rapidement dissipés. L'après-midi du crime, en effet, ce garçon se trouvait chez son patron où il travailla jusqu'au soir.

Une personne de très bonne foi avait, disait-on, affirmé que le signalement de cet employé correspondait à celui d'un inconnu qui avait été aperçu avec la petite Suzanne sur un banc de l'avenue d'Italie.

Vérification faite, ce n'était là qu'un racontar.

Du côté de Viguier, qui quelques jours après la disparition de l'enfant se présenta chez les parents et se fit remettre de l'argent, rien non plus à espérer.

Viguier a été arrêté, hier, à Vincennes, et il paraît établi qu'on ne saurait lui amputer le meurtre : le 1er septembre l’escroc se trouvait dans le Midi et n'est revenu à Paris que plusieurs jours après.

Voici comment il s'est fait prendre : depuis quelque temps — certains disent le lendemain de la découverte du crime — des habitants de Vincennes s'étonnaient des allées et venues d'un individu qui se disant détective et spécialisé dans les recherches des personnes disparues, parcourait la ville.

Dans la journée on le voyait souvent dans un café situé au coin de la rue de Montreuil ; le soir on le rencontrait toujours dans un cinéma voisin.

Parlant aisément, présentant bien, Augustin Viguier se liait volontiers avec les gens, mettant en valeur à tout propos sa profession de détective.

Il reconnaissait une partie des faits que donnaient les journaux sur le meurtre de Suzanne Barbala et déclarant qu'il recherchait toujours non plus seulement l'enfant, mais encore son assassin, il montrait à l'appui de ses dires la photographie de la petite victime.

Il fit la connaissance d'un jeune garçon qu'il invita un soir à aller au cinéma, mais la mère de l'enfant pria son fils de n'en rien faire.

Lorsque les journaux relatèrent la dernière escroquerie de Viguier, tous ceux qui le connaissaient le dénoncèrent.

M. Badin, commissaire de police de Vincennes, assisté de M. Paluel son secrétaire, et de l'inspecteur Pierrot, se rendit à l'hôtel qu'habitait Viguier, avenue de Paris.

Mais celui qu'ils venaient chercher n'y était plus. Il était parti la veille en emportant ses hardes. Pour son malheur, il eut la fâcheuse inspiration d'aller se promener dans les environs. Reconnu par M. Badin, il-était arrêté quelques instants après.

Né à Saint-Raphaël (Dordogne), en 1892, Viguier est un vieux cheval de retour coutumier de l'escroquerie, puisqu'il a déjà été condamné sept fois pour des faits du même genre. Il a été conduit devant M. Guillaume qui l'a minutieusement interrogé sur son emploi du temps le 1er septembre. II a été envoyé au Dépôt pour escroquerie.

Les recherches des inspecteurs se sont plutôt dirigées du côté du personnel ancien et actuel du cinéma.

Un moment on avait soupçonné un ex-opérateur parti le 26 juillet dernier, mais cet opérateur, qui a été retrouvé en province, a pu prouver que lui-même et son patron, le jour du crime et le lendemain, travaillèrent à la projection de nouveaux films. Le seul fait intéressant qui ait été relevé est la présence, sur la grille qui clôt le cinéma, d'un dispositif — qu'il faut connaître — et qui consiste en une sorte de verrou qui se ferme automatiquement lorsqu'on rapproche les grilles l'une de l'autre.

Le problème reste entier

Celui qui a pénétré dans le cinéma, même avec une clef, devait connaître ce détail. Est-ce quelqu'un d'étranger au personnel ? Ce n'est pas impossible. A l'occasion de réparations, des ouvriers ont pu entrer dans la salle ; ceux qui jadis ont appartenu à l'établissement ont pu également y introduire des camarades. Tout cela est à vérifier et il se pourrait que l'enquête y trouvât des éléments intéressants.

Il serait vain, cependant, de cacher que le problème reste entier. Où Suzanne Barbala a-t-elle connu son meurtrier ? Certains disent que, dans un restaurant situé dans le voisinage de la maison du boulevard du Port-Royal, venait souvent un homme de mise correcte, assez grand, entièrement rasé, qui, à la longue, rencontra l'enfant et lui parla. Quel était cet inconnu ? Personne n'en sait rien. On ajoute cependant que l'homme fut rencontré plusieurs fois avec l'enfant. Est-ce l'assassin ?


A lire également

L'article du Petit-Parisien en date du 1er octobre 1922

Teaser 4 articles

Ailleurs sur Paris-Treizieme

La suppression de la Bièvre

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains... (1907)

Lire

La villa des chiffonniers

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu\'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre. (1897)

Lire

Nouvelle ligne d'autobus

A dater du 28 octobre 1923, la S. T. C. R. P. mettra en service une nouvelle ligne d’autobus dénommée AI bis, « Place d’Italie-Gare Saint-Lazare » (1923)

Lire

Nécrologie : Eugène Bonneton

Une triste nouvelle nous arrive du front. Eugène Bonneton, le peintre
délicat du vieux Paris, de la Bièvre et des hivers parisiens, vient de s'éteindre dans une ambulance de l'Argonne. (1915)

Lire

Menu faits divers

Faits divers

La chasse aux indésirables - 1938

Des inspecteurs de la police judiciaires ont arrêté trois Polonais ayant été déjà condamnés.

Lire


Champion de boxe - 1916

M. Léopold Carlot, réfugié belge, âgé de trente-sept ans, rentrait avant-hier soir chez lui, rue Vandrezanne.

Lire


Un nouveau crime dans le 13ème? - 1879

Hier matin, un jardinier de la rue de la Colonie se trouvait dans un de ses champs que traverse la Bièvre...

Lire


Les maraudeurs du 13ème - 1870

Dimanche dernier, il s'est passé sur le bord de la Bièvre, dans l'enceinte de Paris, un fait qu'on ne saurait trop hautement signaler à l'opinion publique et aux autorités.

Lire


On arrête une bande de voleurs - 1911

M. Jouin, sous-chef de la Sûreté, était avisé, il y a une quinzaine de jours, par des commerçants du quartier des Gobelins, qu'un ouvrier, occupé dans une usine voisine, vendait à vil prix des liqueurs et notamment de l'absinthe.

Lire


Encore un crime dans le 13ème - 1896

M. Combes, ancien conseiller municipal, dirige une institution de jeunes gens, rue Croulebarbe.

Lire


Mystérieuse affaire - 1887

Lire


La veillée tragique - 1915


Le mystère de l'avenue d'Italie - 1899


Cette jeune femme s'est-elle donné la mort ? - 1925


Agression contre un encaisseur - 1912


Sur les bords de la Bièvre - 1874


L'amoureux a la « guigne » - 1911


Les «Étrangleurs de Croulebarbe» - 1902


Thomas père perd patience - 1913


Une arrestation mouvementée - 1911


Une rafle fructueuse - 1895


Les étrangleurs des Gobelins - 1894


Singuliers dévaliseurs d'Église - 1895


Les étrangleurs des Gobelins - Trois arrestations - 25 & 26 janvier 1895


Les étrangleurs des Gobelins - Le Matin - 29 décembre 1894


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte