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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1890, la raffinerie de sucre Say, installée boulevard de la Gare, produisait 20.000 pains de sucre par jour soit 240.000 kilogrammes.


A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1932

La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une bombe avenue Sœur Rosalie - 1912

Une bombe avenue Sœur Rosalie

Le Figaro — 23 décembre 1912

Un cantonnier de la Ville a trouvé hier matin, à cinq heures, au pied d’un arbre de l’avenue Sœur-Rosalie, près de la place d’Italie, un engin cylindrique de vingt centimètres de hauteur et de dix centimètres de diamètre, d’où émergeait un cordon Bickford allumé.

Après avoir éteint la mèche, il a porté l’engin au poste central du treizième arrondissement où le laboratoire municipal l’a fait prendre.


 Une journée sanglante - 1895

Une journée sanglante.

Le Matin 25 mars 1895

C’est ainsi qu’on pourrait nommer la journée d’hier, au cours de laquelle il n’a été question que de coups de revolver et de coups de couteau.

Un sujet belge, Mime, se trouvant en état d’ivresse, cherche noise, rue de la Butte-aux-Cailles, à un sieur Beaucheron. Les agents Rostan et Carpentier interviennent. Mime décharge un- revolver sur le groupe et blesse Beaucheron au-bras gauche.

Le meurtrier qui s’enfuyait a pu être arrêté.


 Un rôti de chien enragé - 1873

Un rôti de chien enragé

Le Figaro ― 14 mai 1873

On sait peut-être que la cité Doré, près de l’ancienne barrière des Deux-Moulins, est un quartier composé de cahutes singulières, habitées par des chiffonniers. Quartier modèle s'il en fut... Sa population tient à ce que tout s'y passe pour le mieux, à ce que rien ne vienne entacher la réputation d'esprit pacifique comme de probité de la corporation. À cet effet, les habitants y font eux-mêmes la police, y exercent parfois la justice, et, autant que possible, y exécutent les sentences prononcées. Ils n'aimeraient pas que le commissaire parût chez eux et celui-ci, qui sait jusqu'à quel point ils poussent la surveillance mutuelle, ne contrarie guère leur manie. Aussi, les habitants de la cité Doré viennent-ils d'accomplir eux-mêmes un acte de la plus grande sévérité, à l'occasion et de la manière que voici.

L'un deux avait un chien qu'il avait nommé Canari. Hier, ce chien mord un enfant, du nom de Dufumier, fils d'un des chiffonniers de la petite colonie. Tout de suite, on suppose le chien enragé. Bientôt on s'en croit sûr et l'on s'indigne contre le peu de vigilance du propriétaire de la bête. L'émoi est grand, et un double châtiment ne se fait pas attendre. On se rend en foule à la porte du maître du chien. Un affreux charivari lui est administré, qui dure à peu près un quart d'heure. Un orateur lui reproche en trois mots son incurie coupable. Puis on jette dans sa maison la peau de Canari que l'on vient d'immoler et de couper en quatre morceaux. Les quartiers sanglants sont fixés au bout de bâtons, et l'on annonce au charivarisé qu'ils vont être mangés.

Or, ils l'ont été bel et bien. Et c'est ainsi qu'à la cité Doré on tue les malfaiteurs et qu'on en dîne ensuite, afin qu'il n'en reste plus trace ici-bas.

Le chien était-il enragé ? C'est certainement ce que personne n'avait pu établir. S'il l'était, nous souhaitons à ceux qui l'ont dépouillé, puis mis en pièces, de n'avoir eu aux mains ni coupures ni plaies. Pour ceux qui s'en sont régalés, nous doutons que leur santé y gagne.

Quant au fait, il est de la véracité la plus grande.

On en voit bien d'autres, après tout, dans la cité Doré !


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Faits divers

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Le drame de la rue Jenner n°6 - 1893

Des cris déchirants, partant d'un logement du deuxième étage, mettaient eu émoi, hier, vers deux heures de, l'après-midi, les locataires de la maison portant le numéro 6 de la rue Jenner.

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Cet après-midi, à 13 h. 30, dans un petit logement, 4, rue des Tanneries, s'est déroulé un rapide drame de l'amour.

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Le drame des Gobelins - 1904

Il y a trois ans, les époux Vey louaient un appartement d'un loyer annuel de 185 francs, au rez-de-chaussée d'un immeuble sis 28, rue des Cordelières, dans le quartier des Gobelins.

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La subite passion de «Gueule d'Or» pour «La Tringle» fait une victime collatérale en la personne d'un terrassier dont l'état est presque désespéré.

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Le drame de l'avenue de Choisy - 1888


Le drame de l'avenue de Choisy - 1911


Bataille rangée entre consommateurs à la porte d'un café - 1939


Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver - 1914


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Sous la protection de la police, des ouvriers ont entrepris la démolition de la trop fameuse cité Jeanne-d'Arc - 1935


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