Faits divers

 L'oie à lunettes - 1915

L'oie à lunettes.

Le Matin — 1er juin 1915

Le chant des coqs et le gloussement des poules, parqués dans un terrain vague de la rue Brillat-Savarin, avaient attiré l'attention du chiffonnier Jean Pitallier, âgé de cinquante-sept ans, et de la chiffonnière Emma Truffier, un peu plus jeune.

Comme la clôture en planches qu'ils longeaient tous les jours, à l'aube, les empêchait de juger de l’importance de la basse-cour, ils décidèrent d'y pénétrer la nuit dernière. Pitallier, quelque peu myope, ajusta son lorgnon et sa compagne assujettit ses jupons. Puis, l'un aidant l'autre, ils pratiquèrent l'escalade.

Le couple avait déjà fait main basse sur trois poules et un lapin quand le propriétaire du terrain, M Grimaud, survint, accompagné de son fils. À ce moment précis, une oie, effarouchée, sauta à la figure du chiffonnier et d'un violent coup d'aile fit tomber son binocle.

— Ah ! flûte, s'écria l'homme, nous sommes fichues. Emma, défendons-nous !

Ils s'emparèrent alors de nombreuses pierres mises en tas et, un peu au hasard, ils les lancèrent sur ceux qui venaient les surprendre. M. Grimaud, blessé à l'œil, poussa des cris, pendant que son fils, atteint dans le dos, demandait du secours. Des agents cyclistes survinrent fort à propos et les chapardeurs nocturnes furent conduits devant M. Dalanglade, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche. De là ils prirent le chemin du Dépôt sous l'inculpation de vol à l'aide d'escalade et de coups et blessures.


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1897

Une rivalité existait, depuis plusieurs mois, entre deux individus peu recommandables, François Palisse, âgé de dix-neuf ans, et Louis Champaumier, de deux années plus jeune.

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Haustrate aux Assise

1907

Le 7 avril dernier, dans l'après-midi, le sous-brigadier Mariton, de service rue Nationale, voyait venir à lui un individu en proie à une violente émotion et qui lui déclara :
— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

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Un Drame du terme

1902

Entre la rue Nationale et la rue Jeanne-d'Arc, dans le quartier de la Gare, serpente un passage qui coupe la cité Jeanne-d'Arc. De chaque côté sont de hautes maisons, aux étages bas, aux fenêtres étroites, où grouille une population de chiffonniers, de mendiants, de gens sans aveu.

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rue Nationale

L'Éboulement de la rue Nationale

1879

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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Saviez-vous que... ?

Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.

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En février 1893, le conseil municipal de Paris, sous la conduite de M. Ernest Rousselle, décidait ce qui suit pour le 13ème arrondissement : Ouverture de la rue Bobillot, entre la place d'Italie et la rue du Moulin-des-Prés ; ouverture de la rue Caillaux ; mise en état de viabilité de la rue Croulebarbe ; ouverture d'une voie nouvelle, de la rue de Tolbiac à la gare d'Orléans-Ceinture ; prolongement de la rue Jeanne-d'Arc ; achèvement de la rue Pascal ; ouverture de la rue des Messageries ; mise à l'alignement de la ruelle des Gobelins.

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35.892 électeurs étaient inscrits sur les listes du 13ème pour le premier tour des élections municipales du 3 mai 1925. 30.289 votèrent. Seul, M. Colly, du quartier de la Gare, fut élu à ce premier tour.

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Eugène Oudiné, sculpteur et graveur en médailles, membre; de l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, né le 1er janvier 1810, est décédé en avril 1887. Son nom était populaire car on pouvait lire sa signature sur toutes les pièces de monnaie frappées depuis 1870. Prix de Rome en 1851, il avait été élève de Gallé, de Petitot et d'lngres. Vers 1844, il fut attaché au Timbre et à la Monnaie. Ce qu'on connaît le plus de lui, ce sont les effigies des pièces de cent sous. Oudiné a pourtant exécuté bon nombre de statues.
La ville de Paris l'honora en 1934 en donnant son nom à la rue Watt prolongée.

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