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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le pont National a été construit en 1852. Il portait initialement le nom de pont Napoléon.


Le 1er juillet 1914, à la suite d'une erreur d'aiguillage, les tramways Choisy-Chatelet et Vitry Chatelet entraient en collision avenue des Gobelins. Trois voyageurs étaient légèrement blessés.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1896

Le 14 juillet des miséreux

Nous nous sommes rendu à l'asile Nicolas-Flamel, 71, rue du Château-des-Rentiers, un asile modèle, d'une extraordinaire propreté, disons le mot d'une belle coquetterie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un Cheval dans une boutique - 1897

Un Cheval dans une boutique

Le Petit-Parisien ― 27 mars 1897

Le fiacre numéro 7119 descendait hier matin, vers dix heures et demie, l'avenue de Choisy, lorsque le cheval s'emballant tout à coup partit à fond de train, malgré les efforts que faisait le cocher pour le contenir.

Tout à coup la bête affolée obliqua à droite, puis alla donner tête baissée dans la porte vitrée d'une boutique de porcelaine, située au numéro 196.

Le marchand, M. Braul, était heureusement dans le fond du magasin, car l'élan du cheval fut si violent qu'il entra entièrement dans la boutique, brisant glaces, comptoir, vaisselle, potiches, etc.

Il a fallu pénétrer à l'intérieur de la porcelainerie par une porte ouvrant sur le corridor pour dételer l'animal.

La pauvre bête s'est fait des blessures telles qu’il faudra sans doute l'abattre. Le fiacre est également fort endommagé.

Quant aux dégâts causés dans la boutique, ils sont considérables.


 La « Crème des Gobelins » - 1899

La « Crème des Gobelins »

Le Radical — 10 février 1899

Toto, dit « la Crème des Gobelins », avait pour maitresse une fille qu'on appelait « la Belle » sans plus, comme si, malgré son nez camus, elle représentait l'idéal suprême de la beauté. Un jour, à la fête des Gobelins, il vit « la Belle » payer les chevaux de bois à « Bibi-la-Ripette ». Cela le rendit furieux, et il administra à la fille une correction qui la mit en marmelade.

Le fait a valu, hier, « la Crème des Gobelins », de la part de la dixième chambre correctionnelle, une condamnation à treize mois de prison. C'est la cinquième qui le frappe.


 Un héros de Gaboriau - Le Figaro 1901

Un héros de Gaboriau

Le Figaro — 21 septembre 1901

La police a enfin réussi à mettre la main, hier, sur l'insaisissable Goirand, ce malfaiteur-protée dont nous racontions récemment les extraordinaires aventures, et dont Gaboriau eût fait certainement le héros d'un de ses romans, s'il avait vécu de son temps. Goirand, on le sait, a été condamné dix fois, presque toujours par défaut. Le 15 novembre 1899, il s'évada du Palais de Justice au moment de comparaître devant ses juges, et c'est encore par défaut qu'il fut frappé de la peine de vingt ans de travaux, forcés.

Depuis lors, il avait réussi à échapper à toutes, les recherches. Un jour, comme il passait sur le pont d'Austerlitz, un inspecteur de la Sûreté crut le reconnaître. Goirand paya d'audace, se dirigea vers lui et demanda du feu. Croyant alors s'être trompé, l'inspecteur le laissa s'éloigner et il put continuer à dresser des bonnes à voler des titres et des valeurs à leurs maîtres.

Il y a deux mois, il faillit être pris. Un agent du service des garnis, nommé Aubert, en relevant les indications du livre d'un hôtel situé, 13, rue des Fossés-Saint-Marcel, obtint sur un locataire inscrit sous le nom de Dupont et parti quelques jours plus tôt, des; renseignements signalétiques qui lui firent soupçonner que Dupont et Goirand n'étaient qu'un seul et même personnage. On fouilla le quartier. Ce fut en vain. De nouveau Goirand avait disparu.

Avant-hier, la Préfecture était avisée que Goirand était revenu dans les mêmes parages et avait loué, 130, boulevard de l'Hôpital, au troisième étage, une modeste chambre du prix annuel de 150 francs, sous le nom de Georges Dumont, âgé de trente-cinq ans, ingénieur.

Il vivait là avec une jeune femme, qu'il dressait, très probablement au vol, comme il avait dressé Berthe Dagueneau. Il n'y'avait donc plus qu'à le prendre.

Hier matin, le brigadier Dénivelle, du service des garnis, accompagné de, deux agents du même service, monta à la chambre de Goirand et voulant s'assurer de sa présence, frappa à la porte, mais discrètement, pour ne pas éveiller sa méfiance.

— Qui va là ? demanda de l'intérieur une voix rude. Les trois hommes ne répondirent pas ; la porte resta close.

— Courez vite chez M. Yendt, commissaire de police, et priez-le de venir nous assister, commanda le brigadier à l'un de ses hommes. Nous veillerons au grain, en attendant.

Quelques instants plus tard, M. Yendt arrivait, suivi de plusieurs gardiens de la paix.

— Ouvrez, au nom de la loi! ordonna le magistrat d'un ton bref, ou je fais enfoncer la porte.

Goirand refusant d'ouvrir, il fallait faire sauter le pêne.

Le magistrat venait de s'arrêter à ce parti, quand la concierge lui apporta une double clef de la chambre. M. Yendt l'introduisit dans la serrure aussi doucement que possible, fit jouer le mécanisme puis, poussant brusquement la porte, sauta d'un bond dans la pièce.

— Je vous arrête s'écria le commissaire en mettant la main sur l'épaule de Goirand qui, debout, les bras croisés, considérait d'un œil très calme ceux qui venaient de faire chez lui une si brusque irruption.

— Eh bien ! ma foi, dit-il à M. Yendt, vous rendez un véritable service, à quelqu'un qui devait m'apporter 10,000 francs pour une affaire. Quelques heures plus tard, j'étais en possession de la somme et je quittais Paris pour toujours.

Goirand a été conduit au service de la Sûreté et amené, dans l'après-midi, chez M. Baffrey, juge d'instruction.

— Je prends sur moi, a-t-il dit au juge, toute la responsabilité des vols commis par Berthe Dagueneau dont j'avais fait ma complice. Vous pouvez, dés maintenant, m'interroger à fond, si tel est votre plaisir. Je n'ai pas l'intention de prendre d'avocat. Je me défendrai moi-même.

Il a été écroué au Dépôt.

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