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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En février 1893, le conseil municipal de Paris, sous la conduite de M. Ernest Rousselle, décidait ce qui suit pour le 13ème arrondissement : Ouverture de la rue Bobillot, entre la place d'Italie et la rue du Moulin-des-Prés ; ouverture de la rue Caillaux ; mise en état de viabilité de la rue Croulebarbe ; ouverture d'une voie nouvelle, de la rue de Tolbiac à la gare d'Orléans-Ceinture ; prolongement de la rue Jeanne-d'Arc ; achèvement de la rue Pascal ; ouverture de la rue des Messageries ; mise à l'alignement de la ruelle des Gobelins.


A son inauguration, le pont de Tolbiac présentait une longueur totale de 295 mètres.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1868

Les chasseurs de cabots

Un jour, j'entre au marché... aux chiens, situé sur le boulevard de l'Hôpital. Il y avait environ cent-cinquante ou deux cents de ces intéressants animaux les uns aboyaient, les autres jappaient, quelques-uns mêmes gémissaient.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Excédé de l'inconduite de sa femme un gazier la blesse d'un coup de revolver - 1929

Excédé de l'inconduite de sa femme un gazier la blesse d'un coup de revolver

Le Petit-Parisien  ― 10 janvier 1929

Au cour» d'une querelle de ménage, survenue, hier soir, vers 21 heures, au sixième étage, 137, boulevard de l'Hôpital, Henri Noirot, vingt-huit ans, gazier, a tiré deux coups de revolver sur sa femme, Alice, vingt-neuf ans. Celle-ci  a été atteinte d'une balle dans le dos.

Prévenus par des voisins, des gardiens de la paix ont transporté la blessée à la Pitié où son état n'a pas été jugé grave. Arrêté, le mari meurtrier a déclaré que depuis trois années, ses trois enfants et lui menaient une existence lamentable, sa femme se livrant à la boisson et à la débauche.

Hier soir, comme d'habitude, Noirot, en rentrant de son travail, n'avait pas trouvé le diner  prêt ; ses enfants n'étaient pas encore débarbouillés. Il adressa  à sa femme des reproches, auxquels elle répondit par des injures et des menaces. D'où le drame. Les témoignages des voisins sont favorables au gazier.


 Arrestation d'un dangereux malfaiteur - 1930

Arrestation d'un dangereux malfaiteur

Le Petit Parisien — 15 mars 1930

Depuis quelques mois, les quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe étalent le théâtre de nombreux cambriolages. À la suite d'une enquête, les inspecteurs Sergent et Belmadi, de la brigade nord-africaine, ont arrêté le nommé Roland Morges, vingt-trois ans, imprimeur, sans domicile fixe, qui avait le 12mars commis un vol dans un hôtel meublé, 101, boulevard de l'Hôpital. On recherche un complice qui l'aida dans cette affaire. Morges avoua être l'auteur de multiples méfaits ; six fois condamné depuis 1924, il est Interdit de séjour.


 Une femme étranglée - 1898

Une femme étranglée

Le Figaro ― 6 mai 1898

Les locataires et le concierge d'une maison située, 12, rue Buot (treizième arrondissement) étaient réveillés, l'avant-dernière nuit, par le bruit d'une querelle violente qui s'était élevée entre deux locataires, Auguste Pincemaille, âgé de trente-deux ans, cordonnier, et sa maîtresse, Joséphine-Victorine Dubuisson, femme Demilly, couturière. Comme les disputes étaient fréquentes dans ce faux ménage, on n'y apporta pas grande attention.

Hier matin, le concierge ne voyant pas descendre la femme Demilly à son heure habituelle, entra dans la chambre. Il aperçut la femme étendue à terre, en chemise, couverte de sang. Dans le lit, Pincemaille ronflait à poings fermés.

Le concierge ferma la porte en dehors, en emportant la clef, et courut chercher les gardiens de la paix.

Pincemaille fut réveillé et on lui annonça qu'on l'arrêtait. Il ne fit aucune résistance :

― Qu'est-ce que j'ai fait ? dit-il d'un air ahuri.

Et, comme on lui montrait la femme gisant :

―Tiens, reprit-il, qu'est-ce qu'elle a eu?

Il prétendait, en effet, ne se souvenir de rien et c'est en vain que M. Remongin,- commissaire de police, essaya de tirer de lui quelques détails. C'est seulement à l'arrivée de MM. Atthalin, procureur de la République; Guyot, juge d'instruction, et Hamard, sous-chef de la Sûreté, que le cordonnier, enfin dégrisé, put fournir des renseignements.

Il était rentré la veille au soir, avec sa maitresse. A peine couchés, une discussion s'était élevée entre eux. Il était sorti du lit et, avec le manche d'une alène avait frappé la femme Demilly au visage. Comme elle se débattait, il l'avait saisie à la gorge et jetée hors du lit. Il ne voulait pas, dit-il, l'étrangler. S'il l'a fait, c'est accidentellement.

Pincemaille a été envoyé au Dépôt. Le cadavre de la femme Demilly a été porté à la Morgue où l'autopsie démontrera s'il y a eu crime réel ou si la congestion à laquelle a succombé la victime n'a pas eu pour cause dominante l'ivresse.


(Communiqué)

Les personnes disposant de vieilles fausses dents peuvent les envoyer par la poste à l'adresse de R. D. et J. B. Fraser, Rayon F., rue Jehan-Véron, 5, à Dieppe. MM. Fraser enverront un chèque pour le prix le plus élevé qu'ils pourront les payer, ou indiqueront par lettre leur valeur, et, si leur estimation ne satisfait pas, ils retourneront les dents.

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Menu faits divers

Faits divers

Un mari qui tue sa femme - 1897

Un brave égoutier, M. Pierre S... demeurant 27, rue Harvey, dans le quartier de la Gare, donnait, ces jours derniers, asile à sa nièce, une gamine, de seize ans et demi, Pauline Ohlmann, qui avait épousé, quelques mois auparavant, un charretier nommé Patural et l'avait quitté pour se soustraire à ses brutalités.

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On sait peut-être que la cité Doré, près de l’ancienne barrière des Deux-Moulins, est un quartier composé de cahutes singulières, habitées par des chiffonniers. Quartier modèle s'il en fut... Sa population tient à ce que tout s'y passe pour le mieux, à ce que rien ne vienne entacher la réputation d'esprit pacifique...

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Une femme aux fers - 1873

Avant-hier, vers sept heures au matin, un gardien de la paix de service rue Lahire (13e arrondissement), entendit des cris d'angoisse et la voix d'une jeune femme l'appelant de la fenêtre du premier étage d'une maison située dans l'impasse de la Cerisaie.

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Amours séniles - 1904

Subissant l'influence de l'été de la Saint-Martin, Paul Perrotel le « père Paul » comme on l'appelle dans le quartier des Gobelins bien qu'âgé de cinquante-huit ans, déclara sa flamme à une marchande de pommes de terre frites de la rue de Tolbiac, Louise Fléchel, qui compte, elle, cinquante-cinq ans.

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La Jalousie d'un Vieillard - 1904

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps.

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Non loin de l'emplacement où s'ouvrira bientôt le nouvel hôpital de la Pitié, dans le treizième arrondissement de Paris, se trouve une petite cité ouvrière, le passage Doré, qui forme le prolongement de la rue Louis-Français et qui vient aboutir rue Jenner.

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Entre la rue Nationale et la rue Jeanne-d'Arc, dans le quartier de la Gare, serpente un passage qui coupe la cité Jeanne-d'Arc. De chaque côté sont de hautes maisons, aux étages bas, aux fenêtres étroites, où grouille une population de chiffonniers, de mendiants, de gens sans aveu.

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