Faits divers

 Scène sanglante dans un Bal Avenue de Choisy - 1910

Scène sanglante dans un bal Avenue de Choisy

Le Journal — 4 novembre 1910

Une scène, tragique et sanglante s'est déroulée, hier soir, 190, avenue de Choisy, au bal de l'Alcazar d'Italie.

En compagnie de deux femmes, un habitué de l'établissement, Gaston Lallemand, âgé de vingt ans, mouleur, demeurant 28, rue Damesme, se livrait gaiement aux douceurs de la valse ; quand arrivèrent trois jeunes gens, qui, apercevant la danseur et ses compagnes, s'avancèrent vers eux. Une violente discussion éclata tout aussitôt au sujet d'une des amies du mouleur; des injures furent échangées, puis les adversaires décidèrent d'aller régler leur différend dans une petite cour contiguë à la salle de bal.

A peine Lallemand s'y trouva-t-il que ses ennemis se précipitèrent sur lui et le frappèrent à coup d'os de mouton. Perdant son sang en abondance par cinq graves blessures à la tête le mouleur craignit pour sa vie. Il sortit son revolver, un browning de 6 millimètres, et; pat deux fois, fit feu sur ses agresseurs. Une seule balle atteignit l'un des combattants, Lucien Leroux, vingt-sept ans, employé à la Compagnie du gaz. Mortellement frappé, le blessé s'écroula sur le sol. Un de ses cousins désarma le meurtrier, qui s'enfuit à toutes jambes ; mais, à la sortie du bal, Lallemand, qui avait la figure couverte de sang, fut appréhendé par les agents de service et conduit dans une pharmacie.

Pendant ce temps, les compagnons de Leroux mettaient leur ami dans un fiacre et le conduisaient à l'hôpital Cochin. Là, on constata que la balle avait lésé le cœur. Elle avait pénétré au-dessous de la septième côte et s était logée à la pointe de l'omoplate gauche. L'interne de garde jugea désespéré l’état de Leroux mais il tenta cependant l’extraction du projectile.


Quatre jours plus tard ...

La Rixe de l'avenue de Choisy

Le Journal ― 8 novembre 1910

On se souvient de la sanglante rixe qui éclata ces jours derniers, au bal de l'Alcazar d'Italie avenue de Choisy. Un mouleur, Gaston Lallemand qui se trouvait dans l'établissement en compagnie d'une jeune personne connue dans le quartier sous le sobriquet de « la Mascotte » fut provoqué par l'ancien amant de la donzelle Lucien Leroux, dit « Lulu ». Une bataille s'engagea. Frappé à coups de casse-tête, Lallemand riposta par des coups de revolver. Mortellement atteint, Leroux fut transporté à l'hôpital Cochin où il ne tarda pas à succomber.

Le docteur Socquet, médecin légiste, a procédé, hier, à l'autopsie du cadavre. Le praticien a reconnu que Leroux avait reçu plusieurs projectiles qui ont pénétré dans la poitrine, perforant les poumons et provoquant ainsi une hémorragie mortelle.

M. Pradet-Ballade, juge d'instruction, a délivré le permis d'inhumer.

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Saviez-vous que... ?

En 1930, la piscine de la Butte-aux-Cailles, l'une des rares piscines municipales de l'époque, exigeait de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon.

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Le dernier étang du quartier de la Glacière fut comblé en août 1881 et sur son emplacement, on construisit une gare de marchandises connue sous le nom de gare de Rungis.

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La ruelle des Reculettes reliait le 49 de la rue Croulebarbe au 28 de la rue Abel-Hovelacque, ancienne rue de Gentilly. Sa largeur variait de 2 à 7 mètres. Elle était éclairée par des quinquets. Sa suppression fut décidée en 1910 mais celle-ci ne fut totalement effective que dans les années trente...

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Le point culminant du sol naturel du 13e arrondissement dépasse légèrement les 63 mètres. Il est situé au milieu de la rue Vandrezanne. Le point le plus bas est sur les quais de Seine à proximité du pont National. Si l'on prend en compte les espaces situés au delà du périphérique, le point culminant serait situé avenue de la porte de Gentilly en lisièse de cette commune. Les prés submersibles de la Glacière étaient à une côte moyenne de 35,80 mètres.

L'image du jour

Le regretté bassin et son jet d'eau du square de la place d'Italie