Aujourd'hui...

 Dans la Bièvre - 1876

Dans la Bièvre

Dubreuil : La Bièvre en contrebas de la rue du Moulins des Prés vue dans la direction de l'avenue d'Italie en 1862.
CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet

Les Parisiens connaissent mal, certainement, les bords de la Bièvre, bords peu enchanteurs et-beaucoup trop parfumés par les nombreuses tanneries du voisinage. Rien de sinistre, le soir, comme ces sentiers déserts, peu éclairés, et où l'on pourrait être assassine cent fois sans être secouru.

Aussi, hier soir, un tourneur en cuivre de la rue du Pot-au-Lait fut-il fort effrayé en entendant des cris désespérés partir de dessous un pont, jeté sur les canaux de cette Venise du cuir. Il ne se hasarda pas à se porter au secours de la victime et courut avertir les gardiens de la paix.

Quand ils arrivèrent à l'endroit désigné, ils trouvèrent un homme debout dans l'eau. Il en avait jusqu'aux aisselles.

— J'avais bu un coup de vin, leur dit cet homme, j'ai manqué le pont et je suis dans l'eau:.. dont j'ai horreur... Quelle punition, bon Dieu, quelle punition !

Après s'être un peu séché au poste, cet homme, qui est un nommé Milse, chaussonnier, âgé de cinquante-huit ans, a été reconduit chez lui, 2, rue de la Fontaine-à-Mulard.

Il était dégrisé, mais ses vêtements avaient l'air d'avoir été trempés dans du chocolat... J'ajoute que l'odeur qui' s'en exhalait faisait bientôt cesser cette illusion.

Le Figaro — 24 janvier 1876

Dans la presse

Le carrosse intempestif

Un incident insignifiant vient de mettre sens dessus dessous le haut personnel de la Préfecture de police.
C'était le mardi gras. Les gardiens de la paix avaient reçu l'ordre de ne laisser stationner aucune voiture dans les grandes voies, où il y avait en effet un encombrement dont on se souvient... (1890)

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Faits divers

Boulevard Kellermann

Sur les « fortifs

Un ouvrier charpentier, demeurant rue de Tolbiac, Gustave Fultot, se prenait, hier soir, à la fête du boulevard Kellermann, à l'attirance des charmes d'une sirène du trottoir.

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Saviez-vous que ...

Le premier coup de sonde du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été donné le 28 août 1866.



Littérature

Le Cadavre de la Maison-Blanche

d'Ernest Faligan (1890)

 

"La rue Barrault conduit du boulevard d’Italie à la rue de Tolbiac. C’est une voie neuve, qui traverse sur un remblai des terrains presque entièrement inhabités, il y a vingt ans."

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L'image du jour

Construction de la rue de Tolbiac : franchissement de la Bièvre à la Glacière

La photographie est de Charles Marville et a été prise vers 1876. La rue d'Alésia est déjà achevée. La construction de la rue de Tolbiac subit beaucoup de retard compte tenu de l'ampleur des travaux.

Et enfin...

Des nouvelle du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Nous avons déjà entretenu nos lecteurs des travaux du puits artésien qu'on est en train de creuser sur la butte aux Cailles dans le XIIIe arrondissement.
Ce puits étant arrivé à la première nappe d’eau, on vient d’y descendre une puissante cuve en fer du poids de 6 000 kilogrammes, destinée à maintenir cette nappe dans sa position souterraine... (1864)

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Saviez-vous aussi que ...

Ferdinand Buisson (1841-1932) fut un des fondateurs de la « Ligue des droits de l'Homme » dont il sera le président, après la mort de F. de Pressensé.
Il fut aussi député du 13e arrondissement.
Ainsi, aux élections générales législatives des 27 avril et 11 mai 1902, il se présenta comme candidat radical-socialiste dans la 2e circonscription du 13e arrondissement de Paris, et fut élu au deuxième tour de scrutin, par 8.468 voix contre 7.747 à M. Paulin-Méry, député sortant, nationaliste.
Il retrouva son siège aux élections générales des 6 et 20 mai 1906, au deuxième tour de scrutin, par 8.887 voix contre 7.764 à son ancien adversaire Paulin-Méry.
À celles des 24 avril et 8 mai 1910, il l'emporta encore sur Paulin-Méry, au deuxième tour, par 8.204 voix contre 7.378.
Mais il subit un échec à celles des 26 avril et 10 mai 1914, où il arriva au premier tour en seconde position après le docteur Auguste Navarre, en faveur duquel il s’est désisté et qui, ainsi, lui succéda.


Une enquête du Commissaire Perruche

L'enfant de la folie


Le 13e dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 Un passant reçoit douze balles de mitraillette - 1938

BOULEVARD AUGUSTE-BLANQUI

Un passant reçoit douze balles de mitraillette

« J'ai été pris pour un autre », prétend-il.

Paris-Soir — 15 janvier 1938

Un homme d'une trentaine d'années se présentait vers 5 heures du matin à l'hôpital Cochin.

— J'ai été attaqué, dit-il, par des gens que je ne connais pas, et qui ont fait feu sur moi à plusieurs reprises.

La direction de l'hôpital prévint immédiatement le commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche qui, avec son secrétaire, M. Legall, se transporta au chevet du blessé. Celui-ci déclina son identité : Jean-Félix Dupuit, né le 26 janvier 1906 à Fours-à-Chaux, département de l'Eure. Il précisa :

— Je passais vers 4 heures du matin boulevard Auguste-Blanqui, à la hauteur du métro Glacière, lorsque quatre individus se cachant sous les arches du métro tirèrent. J'ai eu l'impression d'un feu de salve et je ressentis aussitôt plusieurs douleurs à l'épaule. Je suppose qu'il y eu méprise. Ces balles ne m'étaient certainement pas destinées.

L'examen du blessé a révélé la trace de douze balles groupées à la hauteur de l'omoplate gauche. L'arme est sans doute une mitraillette.

Dans ses poches on a trouvé deux clefs de chambre d'hôtel, un couteau à cran d'arrêt, une glace. Le blessé n'a pas voulu donner son adresse, déclarant qu'il logeait au hasard de ses courses dans une chambre d'hôtel.


Dispensaire Social
de Sympathicothérapie

3, Avenue Gourgaud (place Pereire)

Le Dispensaire Social consulte gratuitement tous les malades qui désirent savoir si l'affection dont ils sont atteints, peut être traitée par la Sympathicothérapie (méthode du docteur Vidal).

Les indigents et les familles nécessiteuses reçoivent des soins gratuits.

Les assurés sociaux, les retraités, les fonctionnaires ainsi que leur famille sont, sur présentation de leur titre ou de leur carte, traités à des prix spéciaux et modérés.

Consultations tous les jours
de 3 h. après-midi à 8 h. 30 du soir.
Tél. : Étoile 19-68.


 La bande « à Charlot » - 1897

La bande « à Charlot »

Le Figaro — 6 septembre 1897

Hier à trois heures de l'après-midi, un commerçant se présentait au commissariat du quartier de la Gare et déclarait- qu'on était en train d'assassiner un homme dans un terrain vague appelé Champ de la Loupe. On courut à l'endroit désigné et on aperçut effectivement un individu couvert de sang, se débattant à terre, au milieu d'une vingtaine de chenapans qui, à la vue des agents, prirent la fuite.

Quatre d'entre eux furent capturés Louis Champonnier, âgé de seize ans, Pierre Maquet, vingt et un an, Paul Huchet, dix-huit ans, et Augustin Brisset, dix-sept ans, tous repris de justice, faisant, partie de la bande « à Charlot », recherchée par la police depuis longtemps.

Quant au blessé, qui s'était évanoui, il a été reconnu pour un nommé Xavier Scheffer, dit « Gueule Sale », âgé de vingt et un ans, manchot du bras droit, déjà douze fois condamné pour vols et tentatives de meurtre. Quand « Gueule Sale » revint à lui, invité à faire sa déclaration, il affirma à la grande stupéfaction de tous, qu'il n'avait été l'objet d'aucune attaque de la part de ses chers camarades, mais qu'au contraire il les avait conviés à venir au Champ de la Loupe, « siffler » deux litres de rhum qu'il avait volés la veille, et que, brusquement, une crise d'épilepsie l'avait empoigné.

M. Rocher, commissaire de police, a envoyé les cinq gredins au Dépôt et recherche activement le restant de la bande.

Derniers faits divers

[+] Derniers faits divers

Quartier de la Gare

La bagarre de la rue Albert (1907)

Interrogé, hier, à l'hôpital Cochin, par M. Roty, juge d'instruction, l'armurier Lamet, dont l'état est toujours très grave, a fourni une nouvelle version du drame.
Un meurtrier désespéré.

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Quartier de la Salpêtrière

Sauvés des ténèbres (1863)

Mardi dernier, vers huit heures et demie du matin, le nommé Dumoutier, cocher des omnibus du chemin de fer d'Orléans, se rendait à son service, lorsque, arrivé sur le boulevard de l'Hôpital, près du marché aux chevaux, il aperçut à ses pieds un objet brillant.

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Le 13e avant le 13e

À la Butte-aux-Cailles (1851)

M. Veau, employé à l'octroi de Montrouge, regagnait avant hier, vers onze heures du soir, son domicile situé près du lieu-dit la Butte aux Cailles, commune de Gentilly.

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Quartier de la Gare

La guerre de Troie (1897)

La belle Hélène a allumé la guerre de Troie : Émilie Charvoit, vingt-cinq ans, dite « Petit Rata », a été la cause initiale d'une véritable bataille rangée qui a eu lieu hier à minuit, passage Débille, entre la rue Nationale et la rue du Château-des-Rentiers.

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quai de la Gare

Une voiture dans la Seine (1901)

Un singulier accident s'est produit, hier matin, vers nuit heures, quai de la Gare, au coin de la rue Watt.

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Quartier de la Gare

Joli monde (1891)

Vers le n° 20 de la rue de la Pointe-d'Ivry, tout près du mur d'enceinte, une de ces tribus de saltimbanques qui parcourent la province en été et viennent hiverner à Paris s'est établie dans un terrain vague où elle campe depuis quatre mois.

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rue des Chamaillards

La pipe homicide (1895)

Un ouvrier charron, M Firmin Riche, âgé de quarante-deux ans, demeurant rue de la Maison Blanche, passait hier matin rue des Chamaillards.

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Avenue de Choisy

L'Huitre et les Plaideurs (1896)

Un différend des plus cocasses a éclaté hier entre la patronne d’un débit-restaurant de l'avenue de Choisy, Mme veuve Anaïs T. et un ouvrier tapissier, M. Alexis J., âgé de trente-deux ans, demeurant rue de la Maison-Blanche, au sujet d'une huître.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le meurtre de l'Avenue d'Italie (1903)

Hier, nous racontions qu'un ouvrier tôlier, nommé Rollet, avait été tué avenue d'Italie, à six heures et demie après midi, d'un coup de couteau dont l'avait soudain frappé un jeune rôdeur passant près de lui.

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Porte d'Italie

Une fuite d'eau (1885)

Grand émoi avant hier à la barrière d'Italie, parmi les personnes qui stationnaient dans le bureau de tramways faisant le service de Cluny à Bicêtre.

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Quartier Croulebarbe

Deux sauveteurs de treize ans (1895)

Hier, vers quatre heures de l'après-midi, une trentaine d'enfants s'amusaient à glisser sur la Bièvre, dans le bas de la rue des Gobelins. À cet endroit, la petite rivière, qui se trouve encaissée entre de hautes maçonneries, n'a pas moins de deux mètres de profondeur.

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Quartier Croulebarbe

Le Drame de la ruelle des Gobelins (1905)

Le teinturier Joseph O..., âgé de trente ans, qui a comparu, hier, devant M. le juge d'instruction Larcher, est accusé d'avoir jeté, le 17 décembre dernier, sa femme dans la Bièvre.
« Si ma femme, a-t-il dit, a pris un bain dans la Bièvre, c'est tout à fait volontairement de sa part. «

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

La criminelle

par Jules Lermina
1881

Rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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Madame Sept-Quatre

par William Cobb
(Jules Lermina)
1873

Butte-aux-Cailles

En tournant le dos à la Seine, à la hauteur du pont des Arts, et en s'engageant en ligne droite sur la rive gauche, on laisse à droite le cimetière Montparnasse et on parvient aux anciens boulevards extérieurs. Là se trouve le boulevard d’Italie et l’ex barrière du même nom.
À deux pas, un peu sur la droite, s’étend l’un des quartiers les plus curieux et les moins connus de Paris.
C’est la butte aux Cailles.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

Rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary
1908

Rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau
1868

Quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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Un gosse

par Auguste Brepson
1928

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau
1869

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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[+] Les essentiels du jour

 La misère à Paris

Paris qui souffre : la misère à Paris


Treizième arrondissement

13ème arrondissement - 1894

Le XIIIe est un arrondissement perdu, au bout de la ville. Il est enfermé entre le fleuve, la montagne Sainte-Geneviève et la vallée de la Bièvre. La Seine aurait pu servir de voie de transport vers le centre, si les dépendances du chemin de fer ne formaient pas, devant le fleuve, comme une barrière qui en défend l'accès. Il n'y a pas de voie directe pour en sortir, parce que l'ensemble du Ve arrondissement se dresse comme un obstacle qu'il faut tourner.

On comprend que cet endroit de Paris se trouve désigné pour recevoir la décharge publique, et avec elle les malheureux qui peuvent y découvrir des moyens d'existence, pour se loger et se nourrir.

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 Paris qui s'en va

Dans Le Monde Illustré du 28 mars 1865


Paris qui s’en va

par Abel Hermant

On entend répéter chaque jour que le vieux Paris s'en va. On pourrait ce nous semble ajouter, sans crainte de se tromper, qu'une bonne partie de la vieille capitale est déjà loin de nous et qu'il n'en reste trace que dans les plans exécutés avant l'an de grâce 1849.

Après la transformation des Halles, de la rue de Rivoli, des boulevards de Sébastopol, rive gauche et rive droite, du quartier Saint-Antoine, du Temple, etc., etc. on nous annonce celle des quartiers Mouffetard, des Gobelins et de la barrière Fontainebleau.

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 Projet d'ouverture de la rue du Transit

PARIS NOUVEAU


Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers.

Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte.

Entre cette rivière morte et la Bièvre proprement dite, s'étendent des prés de l'aspect le plus pastoral, où les blanchisseuses d'alentour étendent le linge sur des piquets, où des vaches paissent comme en pleine Normandie. C'est à se croire à cent lieues de chez Brébant.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

La dame de pique

par Jules de Gastyne (1906)

Rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary (1908)

Rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier (1907)

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau (1868)

Quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau (1869)

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Un gosse

par Auguste Brepson (1928)

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Le trésor caché

par Charles Derennes (1907)

Butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Un crime passionnel

par J. H. Rosny (1908)

Quartier de la Gare

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

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Sans Famille

par Hector Malot (1878)

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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Bouscot

par Gaston Chéreau (1909)

Butte-aux-Cailles

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

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 La misère à Paris

Paris qui souffre : la misère à Paris


Treizième arrondissement

13ème arrondissement - 1894

Le XIIIe est un arrondissement perdu, au bout de la ville. Il est enfermé entre le fleuve, la montagne Sainte-Geneviève et la vallée de la Bièvre. La Seine aurait pu servir de voie de transport vers le centre, si les dépendances du chemin de fer ne formaient pas, devant le fleuve, comme une barrière qui en défend l'accès. Il n'y a pas de voie directe pour en sortir, parce que l'ensemble du Ve arrondissement se dresse comme un obstacle qu'il faut tourner.

On comprend que cet endroit de Paris se trouve désigné pour recevoir la décharge publique, et avec elle les malheureux qui peuvent y découvrir des moyens d'existence, pour se loger et se nourrir.

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 Paris qui s'en va

Dans Le Monde Illustré du 28 mars 1865


Paris qui s’en va

par Abel Hermant

On entend répéter chaque jour que le vieux Paris s'en va. On pourrait ce nous semble ajouter, sans crainte de se tromper, qu'une bonne partie de la vieille capitale est déjà loin de nous et qu'il n'en reste trace que dans les plans exécutés avant l'an de grâce 1849.

Après la transformation des Halles, de la rue de Rivoli, des boulevards de Sébastopol, rive gauche et rive droite, du quartier Saint-Antoine, du Temple, etc., etc. on nous annonce celle des quartiers Mouffetard, des Gobelins et de la barrière Fontainebleau.

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 Projet d'ouverture de la rue du Transit

PARIS NOUVEAU


Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers.

Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte.

Entre cette rivière morte et la Bièvre proprement dite, s'étendent des prés de l'aspect le plus pastoral, où les blanchisseuses d'alentour étendent le linge sur des piquets, où des vaches paissent comme en pleine Normandie. C'est à se croire à cent lieues de chez Brébant.

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Et aussi ...

Faits divers

Arrestation d'un voleur

En entendant des cris : Au voleur ! qui semblaient partir de la rue du Moulin-de-la-Pointe, la nuit dernière vers une heure du matin, des sergents de ville se sont mis en quête et ont aperçu dans la rue du Bel-Air un individu qui fuyait à toutes jambes dans la direction de la porte de Bicêtre.

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Dans la presse

Le point sur les travaux dans le 13e arrondissement

La transformation des anciens boulevards extérieurs, commencée l'année dernière sur la rive gauche, entre le quai de la gare et la place de l'ex-barrière d'Enfer, a été entreprise par les deux extrémités en même temps ; ces travaux sont terminés d'un côté jusqu'à proximité de la place d'Italie, et de l’autre jusqu'au boulevard d'Ivry, qu'on va transformer à son tour. (1864)

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