Les nouvelles barrières de Paris - 1859

Les nouvelles barrières de Paris

L'extension des limites de Paris jusqu'aux fortifications est sur le point de passer à l'état de fait accompli. Les nouveaux bureaux d'octroi, construits dans le terre-plein même du glacis des fortifications, sont terminés à toutes les issues. On est en train de poser les grilles des nouvelles barrières ; et, dans quelques semaines, sur un commandement parti de l'hôtel de ville, l'armée défensive des douaniers n'aura qu'un mouvement à faire en avant, sur toute la ligne circulaire, pour se trouver dans ses nouveaux retranchements, prête à protéger les finances de la riche cité parisienne contre l'invasion des fraudeurs. Puisse la capitale n'avoir jamais besoin d'autre armée sur ces formidables remparts !

Le génie militaire s'est chargé de la construction de ces nouveaux postes, car il ne permet jamais aux profanes de s'immiscer dans ses attributions, et il a raison. À notre avis, ces postes sont fort convenablement disposés pour leur destination. D'une grande simplicité de forme, ils s'effacent sous le rempart même, et tiennent essentiellement à dissimuler tout caractère monumental. Ils se composent presque tous d'une salle à rez-de-chaussée, sur un sous-sol en caveau, non voûté en maçonnerie, mais airé sur un plancher en solives de fer et de fonte ; une petite cour de dégagement est ménagée en retour sur la rue ou boulevard militaire intérieur.

La couverture se compose de solides dalles de roche ou de liais, superposées en retraite en forme de pyramide aplatie jusqu'au faîte, mais ne dépassant pas le glacis même ; cette couverture doit être à l'épreuve de la bombe.

Les anciens bâtiments de l'octroi seront successivement démolis. Ce ne sera pas une grande perte au point de vue de l'art ; cependant quelques-uns, malgré la lourdeur de leur construction, ne manquent pas d'une certaine originalité dans le galbe : ils attestent dans leur auteur, l'architecte Ledoux, une recherche et une diversité dans la forme qui n'est certes pas sans talent, et ne seraient pas indignes d'être conservés, sauf à être transportés ailleurs.

A. DUMARCHAIS.
Texte et illustration — 1859

Dans la presse

Ligne de ceinture rive gauche

Nous avons, il y a quelques mois, annoncé que la ligne de ceinture devait être complétée par son prolongement sur la rive gauche ; depuis lors, les études topographiques en ont été faites et plusieurs projets en ont été soumis ; mais en voici enfin l'exposé définitif... (1861)

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Faits divers

La peur du diable

Depuis quinze jours environ, un négociant du quartier de la Gare, M. H..., donnait des signes évidents d'aliénation mentale.

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Saviez-vous que ...

Le 15 février 1883 des gardiens de la paix attrapaient une cigogne dans le jardin situé au milieu de la place d’Italie et remirent l’animal à M. Perruche, commissaire de police du quartier Croulebarbe qui l’envoya à la fourrière où elle mourut quelques jours après faute de nourriture adaptée.
A la déception de ceux qui croyaient que cette cigogne annonçait le printemps, il s’avéra qu’elle appartenait à un nommé Blochet, chimiste à Ivry, qui l’a fit empailler.

L'image du jour

Hôpital de la Croix-Rouge, place des Peupliers (abbé Georges Hénnoque)


Une enquête du Commissaire Perruche

Le drame de la rue Coypel


Dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 Voleur de cris d'oiseaux - 1891

A la fête des Gobelins

Voleur de cris d'oiseaux

Le XIXe siècle — 25 novembre 1891

Un jeune industriel, M. Aucourt, avait réussie après de persévérantes études, à imiter un très grand nombre de cris d'oiseaux, au moyen d'un appareil excessivement simple, composé d'une lame de baudruche et d'une mince garniture de métal.

Les résultats obtenus par M. Aucourt, à l'aide de ce procédé, étaient remarquables: il imitait jusqu'à cinq cents cris d'oiseaux, et s'était installé dans l'avenue des Gobelins où se tient en ce moment une fête foraine.

Sur une petite table, M. Aucourt tenait à la disposition du public un stock de pratiques, enfermé dans une boite où se trouvaient également tous ses papiers d'identité.

Hier, il s'absentait quelques minutes à peine, le temps d'offrir un apéritif à un ami, lorsque, en revenant à sa place, il s'aperçut que sa boîte lui avait été enlevée. Plus de cris de sansonnet, de fauvette, de rougegorge, de rossignol, à la fête des Gobelins !

Le pauvre artiste forain en a été réduit à déposer une plainte chez M. Perruche, commissaire de police, qui fait activement rechercher le voleur de cris d'oiseaux.


Le Théâtre-Réaliste nous promet pour son second spectacle, qui aura lieu le 15 décembre, deux pièces nouvelles : l'Avortement et le Gueux, dans lesquelles M. de Chirac, auteur et directeur, compte mettre en pratique sa nouvelle doctrine réaliste du langage parlé accentué par le langage mimé.


 Aumône pour député. - 1898

Maison-Blanche

Aumône pour député.

Le Journal — 22 mai 1898

Le docteur Paulin-Méry, député de la deuxième circonscription du treizième arrondissement, faisait hier matin ses visites médicales quotidiennes, quand, vers dix heures, avenue d'Italie, un individu ayant toutes les allures d'un détraqué, s'approcha de la voiture du député et, après avoir prononcé quelques paroles inintelligibles, lui laissa entre les mains un rouleau contenant dix billets de cent francs.

M. Paulin-Méry, très étonné, fit suivre le fou et finit par savoir son nom et son adresse.

C'est un nommé Comte, habitant 11, rue Michal, atteint depuis quelque temps d'aliénation mentale,

Le député a fait sa déclaration au commissariat du quartier de la Maison-Blanche.


Le Stéréocycle, appareil photographique, léger, perfectionné, et le mieux construit, obtient un réel succès auprès des amateurs. Leroy, constructeur, 47, rue du Rocher, Paris. Tél. 524-20.


Rendre visite aux Grands Magasins du Pont-Neuf, où on trouvera un choix considé- rable de tous les articles concourant à la toi- lette des dames, messieurs et enfants.

Derniers faits divers

sans titre 1

Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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Encore le téléphone (1904)

Comment M. B..., fabricant de peinture, rue Campo-Formio, s'est retrouvé devant le juge d'instruction...

Lire


L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

Lire


L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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L’ouvrier enseveli dans un puits (1879)

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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M. Perruche et le perroquet (1896)

La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

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Le drame de la rue Nationale (1879)

Un événement des plus dramatiques s'est produit hier matin au numéro 7 de la rue Nationale, près du boulevard de la Gare.

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Boutique mise à sac (1896)

M. Chevallier, horloger-bijoutier, établi 40, avenue des Gobelins, à côté du poste de police, fait actuellement ses treize jours à Chartres.

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Le meurtre de la rue Duméril (1895)

Un nommé Émile Bitlebel, âgé de dix-neuf ans, demeurant rue du Château-des-Rentiers, avait séduit une jeune fille, Mlle Amélie R..., âgée de dix-huit ans, journalière, domiciliée rue de la Reine-Blanche.

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[+] Derniers faits divers

sans titre 1

Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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Encore le téléphone (1904)

Comment M. B..., fabricant de peinture, rue Campo-Formio, s'est retrouvé devant le juge d'instruction...

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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L’ouvrier enseveli dans un puits (1879)

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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M. Perruche et le perroquet (1896)

La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

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Le drame de la rue Nationale (1879)

Un événement des plus dramatiques s'est produit hier matin au numéro 7 de la rue Nationale, près du boulevard de la Gare.

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Boutique mise à sac (1896)

M. Chevallier, horloger-bijoutier, établi 40, avenue des Gobelins, à côté du poste de police, fait actuellement ses treize jours à Chartres.

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Le meurtre de la rue Duméril (1895)

Un nommé Émile Bitlebel, âgé de dix-neuf ans, demeurant rue du Château-des-Rentiers, avait séduit une jeune fille, Mlle Amélie R..., âgée de dix-huit ans, journalière, domiciliée rue de la Reine-Blanche.

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Les mémoires de Rossignol

par Rossignol
1894

La Cité Jeanne d'Arc

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

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Zizine

par Alexandre Arnoux
1938

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

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Le drageoir aux épices

par Joris-Karl Huysmans
1874

La rue du Pot-au-Lait

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

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Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron
1894

La gare de la Maison-Blanche

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

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Le Trésor caché

par Charles Derennes
1907

La butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

Lire


Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

Lire


Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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[+] Les essentiels du jour

 Effervescence Cité Jeanne d'Arc - 1934

1er mai 1934


Effervescence Cité Jeanne d'Arc

Quelques centaines d'individus ont élevé une barricade rue Nationale et se sont réfugiés dans les maisons d'où ils ont ouvert le feu sur la police

L'assaut leur a été donné à 2H30 du matin

La journée traditionnelle du 1er mai, que l'on pouvait, en raison des événements récents, craindre tumultueuse, s'est déroulée à Paris — tout au moins jusqu'à la nuit tombée — sans qu'aucun incident particulièrement grave ne soit venu en modifier  l'atmosphère générale d'apaisement.

Il faut noter avant tout l'échec  très net des agitateurs révolutionnaires. Le chômage, à peu près nul à Paris, a marqué dans la périphérie un recul significatif sur les années précédentes. Les Parisiens eurent même, pour la première fois un 1er mai, la surprise de trouver les taxis s'alignant en longue file à leurs postes de stationnement.

La matinée ne vit aucune agitation, et c'est à peine si, dans l'après-midi, on signala çà et là quelque effervescence. Par contre, dans la soirée, des échauffourées, d'ailleurs locales, éclatèrent.

A l'issus de la manifestation communiste du bois de Vincennes, une bagarre se produisit à la porte Dorée. En banlieue, il y eut dans certaines localités des collisions entre la police et les manifestants, notamment à Alfortville.

Enfin, dans le treizième arrondissement, rue Nationale, la nuit fut marquée par des événements plus graves : une centaine d'individus accueillirent par des salves de coups de feu la police, qui voulait les empêcher de lapider les chauffeurs de taxis réfractaires à la grève.

Le Journal ― 2 mai 1934
 La Tournée

Une promenande dans le Paris de 1930


La Tournée, un récit d'Elie Richard

Entre le 15 mars et le 2 mai 1930, le quotidien Paris-Soir publia en feuilleton (48 publications) un long texte signé Elie Richard intitulé "La Tournée". Ce texte était illustré, notamment, de croquis de Germain Delatousche, le peintre de la rue Croulebarbe.

Cette "Tournée" n'est pas exactement celle des grands-ducs. C'est celle des bas-fonds de Paris. Le Treizieme arrondissement était, une fois de plus, tout désigné pour faire partie des lieux visités.

Selon Elie Richard, " pour qui vit dans ce microcosme de 26.755 hectares qu'est Paris il y a une variété extraordinaire d'espèces humaines, groupées par des lois, des conventions, voire des fictions.

Avec des yeux éduqués, et je ne sais quelle sympathie, un artiste recueille des impressions d'une richesse inouïe. Un philanthrope en revient terrifié ; il est désespéré, s'il méconnaît la force inextinguible de la vie et ces vertus inépuisables des hommes : l'indifférence et l'oubli. "

Deux chapitres de ce texte portent directement sur le XIIIe : " Autour de la Butte-aux Cailles" et " Le Faubourg Souffrant".

Ces deux chapitres vous permettront de faire un plongeon dans le 13ème de 1930.

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 Le marché des Gobelins - 1867

Les embellissements de Paris


Le Marché des Gobelins

A droite, le marché des Gobelins -(Gravure "Le Monde Illustré 1868)

Le Figaro — 8 aout 1867

Nous avons fait hier un voyage d'exploration dans les régions lointaines et inhospitalières du 13e arrondissement. Nous y avons découvert un nouveau marché, construit en briques et sur caves, d'après le système si heureusement adopté aujourd'hui.

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A lire également

Les Bijoutiers du marché des Gobelins(1872)

Quadruple empoisonnement (1893)

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

Les mémoires de Rossignol

par Rossignol (1894)

La Cité Jeanne d'Arc

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

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Le drageoir aux épices

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Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

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Zizine

par Alexandre Arnoux (1938)

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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La Folie Neubourg

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Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
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La criminelle

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La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina (1877)

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure (1889)

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier (1907)

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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La dame de pique

par Jules de Gastyne (1906)

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure (1889)

La ruelle des Reculettes

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— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay (1912)

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

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 Effervescence Cité Jeanne d'Arc - 1934

1er mai 1934


Effervescence Cité Jeanne d'Arc

Quelques centaines d'individus ont élevé une barricade rue Nationale et se sont réfugiés dans les maisons d'où ils ont ouvert le feu sur la police

L'assaut leur a été donné à 2H30 du matin

La journée traditionnelle du 1er mai, que l'on pouvait, en raison des événements récents, craindre tumultueuse, s'est déroulée à Paris — tout au moins jusqu'à la nuit tombée — sans qu'aucun incident particulièrement grave ne soit venu en modifier  l'atmosphère générale d'apaisement.

Il faut noter avant tout l'échec  très net des agitateurs révolutionnaires. Le chômage, à peu près nul à Paris, a marqué dans la périphérie un recul significatif sur les années précédentes. Les Parisiens eurent même, pour la première fois un 1er mai, la surprise de trouver les taxis s'alignant en longue file à leurs postes de stationnement.

La matinée ne vit aucune agitation, et c'est à peine si, dans l'après-midi, on signala çà et là quelque effervescence. Par contre, dans la soirée, des échauffourées, d'ailleurs locales, éclatèrent.

A l'issus de la manifestation communiste du bois de Vincennes, une bagarre se produisit à la porte Dorée. En banlieue, il y eut dans certaines localités des collisions entre la police et les manifestants, notamment à Alfortville.

Enfin, dans le treizième arrondissement, rue Nationale, la nuit fut marquée par des événements plus graves : une centaine d'individus accueillirent par des salves de coups de feu la police, qui voulait les empêcher de lapider les chauffeurs de taxis réfractaires à la grève.

Le Journal ― 2 mai 1934
 La Tournée

Une promenande dans le Paris de 1930


La Tournée, un récit d'Elie Richard

Entre le 15 mars et le 2 mai 1930, le quotidien Paris-Soir publia en feuilleton (48 publications) un long texte signé Elie Richard intitulé "La Tournée". Ce texte était illustré, notamment, de croquis de Germain Delatousche, le peintre de la rue Croulebarbe.

Cette "Tournée" n'est pas exactement celle des grands-ducs. C'est celle des bas-fonds de Paris. Le Treizieme arrondissement était, une fois de plus, tout désigné pour faire partie des lieux visités.

Selon Elie Richard, " pour qui vit dans ce microcosme de 26.755 hectares qu'est Paris il y a une variété extraordinaire d'espèces humaines, groupées par des lois, des conventions, voire des fictions.

Avec des yeux éduqués, et je ne sais quelle sympathie, un artiste recueille des impressions d'une richesse inouïe. Un philanthrope en revient terrifié ; il est désespéré, s'il méconnaît la force inextinguible de la vie et ces vertus inépuisables des hommes : l'indifférence et l'oubli. "

Deux chapitres de ce texte portent directement sur le XIIIe : " Autour de la Butte-aux Cailles" et " Le Faubourg Souffrant".

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 Le marché des Gobelins - 1867

Les embellissements de Paris


Le Marché des Gobelins

A droite, le marché des Gobelins -(Gravure "Le Monde Illustré 1868)

Le Figaro — 8 aout 1867

Nous avons fait hier un voyage d'exploration dans les régions lointaines et inhospitalières du 13e arrondissement. Nous y avons découvert un nouveau marché, construit en briques et sur caves, d'après le système si heureusement adopté aujourd'hui.

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Quadruple empoisonnement (1893)

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Un enfant mangé par un cheval

Un épouvantable accident a eu lieu hier dans le quartier de la Butte-aux-Cailles.
Au numéro 14 de la rue de l'Espérance, habitent les époux Hugon ; ils ont trois enfants, deux petites filles de cinq et sept ans, et un garçon de quatorze ans, le petit Jean. Les époux Hugon vont acheter dans les environs de Paris des légumes qu'ils revendent à la Halle.

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Dans la presse

L'état des projets pour le XIIIe arrondissement

Les travaux commencés l'année dernière pour le raccordement des boulevards d'Italie et des Gobelins sont sur le point d'être terminés. On achève le macadam et les trottoirs de la dernière fraction du parcours. (1864)

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