Tonneaux !... Tonneaux !... - 1923

Tonneaux !... Tonneaux !...

Les « rouleurs de futailles » ont ressuscité» cet après-midi, une vieille coutume de leur corporation

Cet après-midi, à 15 heures, boulevard de la Gare, s'est disputée une originale compétition : la course des « rouleurs de futailles ».

Une cinquantaine de concurrents attendaient, un tonneau devant eux, le signal, du départ. Aussitôt celui-ci donné, ces « coureurs » peu banals s'efforcèrent à qui mieux mieux, de guider, jusqu'à la place Pinel, la marche zigzagante et titubante de leurs pesants cylindres de bois bardés de fer.

Rien de joyeux, comme cette course aux multiples péripéties !

La conduite rapide d'un tonneau à travers les difficultés du terrain, les cabots da toutes sortes, les pavés inégaux qui le font dévier, s'arrêter, se retourner, malgré les autres tonneaux qui le choquent sans arrêt, nécessite un patient entraînement et une incontestable habileté.

— C'est une des très vieilles coutumes de notre corporation que nous avons remise en honneur, nous a déclaré M. Lefèvre, président de la Chambre syndicale des marchanda de futailles.

Je fus, moi-même, champion international des routeurs de tonneaux en 1885 car, à cette époque, tous les pays, comme en font foi les emblèmes multicolores que voici, venaient se mesurer avec nos nationaux.

J'estime qu'il est temps de reprendre, en France, les joyeuses traditions léguées par nos pères : toujours, chez nous, l'on sut courir derrière un fût.

La corporation des marchands de tonneaux s'honore d'être l'une des plus anciennes du pays.

Par privilège du roi Louis XIV, un des ancêtres de M. Lefèvre, reçut, avec une redevance, annuelle, le droit de porter le tablier de cuir, emblème des maîtres tonneliers, ce dont, l'actuel président du -Syndicat s'enorgueillit tout particulièrement.

Diogène, qui chercha le calme et le repos au fond d'un tonneau, eut-il jamais l'idée de pousser devait lui sa maison roulante ?

Les historiographes du sage sont muets sur ce point, ce qui n'empêche pas les « rouleurs de futailles » de 1923 de se réclamer de lui et le gagnant du match d'aujourd'hui a reçu entre autres prix, un tonneau d'honneur dans lequel repose un minuscule Diogène.

Robert Boucard.
La Presse — 23 juillet 1923

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 Incorrigibles Braconniers - 1901

Incorrigibles Braconniers

Le Petit-Parisien ― 2 septembre 1901

Au moment où le train d'Étampes s'arrêtait à la station d'Orléans-Ceinture, hier matin, l'inspecteur de la sûreté Lequeux, de la brigade des chasses, qu'accompagnaient deux de ses collègues, aborda trois voyageurs au respectable embonpoint, qui se hâtaient vers la sortie.

Déclinant leur qualité, les agents emmenèrent au commissariat de M. Yendt les trois personnages qui, fouillés, furent trouvés porteurs de plusieurs perdreaux dissimulés dans des corsets de toile cachés sous leurs vêtements, de piquets de fer et de filets dits pantières, dont les braconniers se servent pour la capture des oiseaux. Les délinquants ne purent nier le fait. Ils déclarèrent sn nommer Pierre Vincent, âgé de cinquante-six ans, cordonnier, demeurant 4, rue Bourgon, Jean Vincent, son frère, âgé de cinquante-huit ans, cordonnier également, rue du Tage, et Lucien Malaty, vernisseur, trente et un ans, domicilié 9, rue du Champ-de-l'Alouette.

Tous trois ont déjà été condamnés pour braconnage. Procès-verbal a été dressé contre eux, et leurs engins ont été saisis.

Les perdreaux ont été envoyés par M. Yendt, au bureau de bienfaisance du treizième arrondissement.


LES DERNIERS SOURDS

Annecy, 1er septembre. ― Notre département compte aussi, parmi ses habitants, des favorisés de l'Audiphone invisible Bernard, qui guérit la surdité. Un ingénieur des environs, M. Viltel, âgé de 53 ans, vient, à son tour, après une courte cure, suivie par correspondance à l'Institut de la Surdité, de recouvrer complètement l'ouïe qu'il avait perdue depuis longtemps.

La surprise et la joie sont ici à leur comble, et plusieurs sourds du département ont déjà écrit, en exposant leur cas, au directeur de l'Institut de la Surdité, des maladies de la gorge et du nez, 7, rue de Londres, à Paris, qui leur fera connaître gratuitement le moyen d'entendre naturellement, en leur adressant le journal La Médecine des Sens, qui expose clairement l'action guérissante de l'Audiphone invisible électro-magnétique.

C'est aussi 7, rue de Londres, à Paris, que le docteur-chef donne ses consultations, le matin, de 10h. à midi (gratuites les mardis et vendredis).


 Un Truc de Faux Maquignon - 1897

Tromperie aux Marché aux chevaux

Un Truc de Faux Maquignon

Le Petit-Parisien — 13 septembre 1897

M. Louis Roumel, habitant la banlieue de Paris, ayant hérité d'une couple de 1000 francs, résolut de s'établir marchand ambulant.

Il acheta dans ce but une petite voiture, puis il vint à Paris avant-hier pour faire l'acquisition d'une bête de trait au marché aux chevaux.

Comme il faisait le tour du parcage, un individu vint lui proposer un cheval brun, pas trop grand, ayant assez belle apparence. Le marché ne tarda pas à être conclu pour la somme de 350 francs.

M. Roumel, enchanté de son emplette, bien qu'il ne se connût pas en chevaux, alla remiser celui qu'il avait acheté, chez un nourrisseur de la rue Nationale; ayant diverses courses à faire, il comptait venir le chercher vers le soir.

Pendant son absence, le garçon d'écurie s'étant mis à bouchonner le cheval, quelle ne fut pas sa surprise en constatant qu'à chaque coup de brosse de larges plaques dénudées apparaissaient sous le ventre de l'animal. Un examen attentif lui démontra que le cheval était atteint d'eczéma. Le vendeur, pour cacher cette maladie, avait habilement collé du poil sur les parties chauves.

On juge de la colère de l'acheteur, quand il apprit la supercherie dont il avait été victime.

Il alla porter plainte aussitôt au bureau de M. Yendt, commissaire de police.

Hier après-midi, le magistrat a découvert, dans un bouge du quartier, le vendeur. C'est un nommé Léopold Schummer, âgé de trente-quatre ans, sujet suisse. Mis en état d'arrestation, il avoua avoir volé le cheval, le mois dernier, chez un vétérinaire où la bête était en traitement.


QUOIQUE SOUMISES aux plus dures expériences, telle que la traversée d'une rivière, les bicyclettes Gladiator employées aux grandes manœuvres de l'Est roulent toujours merveilleusement et les Dunlop dont elles sont munies font merveille.


 Arrestation courageuse rue Clisson - 1880

Quartier de la Gare

Arrestation courageuse rue Clisson

Le Rappel ―  9 avril 1880

Un jeune garçon, rentrait hier chez ses parents, quand il aperçut rue Clisson deux hommes aux prises avec un troisième, qui les menaçait d'un large couteau qu'il tenait ouvert à la main.

L'enfant alla prévenir des gardiens de la paix. Ceux-ci accoururent, s'emparèrent du malfaiteur et aidés des deux hommes qui l'avaient arrêté, les nommés Eugène C., forgeron, et B., employé de commerce, ils le conduisirent au poste de la rue du Château-des-Rentiers.

Voici les faits qui avaient motivé l'arrestation de cet homme, Louis D., âgé de vingt-trois ans.

Cet individu suivait, depuis quelque temps un nommé Olivier, qui portait en bandoulière une sacoche assez bien garnie.

Profitant du moment où ce dernier était attentivement occupé à regarder des objets placés dans la vitrine d'un magasin de la rue Clisson, il avait coupé la courroie de la sacoche, puis s'était empressé de traverser la rue.

Il avait été vu par C... et B..., qui, au moment où le voleur arrivait près d'eux, le saisirent chacun par un bras. D..., d'un brusque mouvement, était parvenu à dégager le bras droit, et saisissant le couteau qu'il tenait caché tout ouvert sous sa blouse, avait voulu en frapper C... et B...

Sans se laisser intimider, ils s'étaient jetés sur le malfaiteur qu'ils étaient parvenus à maintenir jusqu'à l'arrivée des gardiens de la paix.

D..., a été transféré au dépôt de la Préfecture.


Ferdinand Janssoulé, professeur de diction, se recommande aux chefs d'institutions (dans les deux sexes) pour donner à des prix modérés des leçons dans leurs établissements. — Ferdinand Janssoulé, 18, rue Pierre-Levée.

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La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

 Paris qui s'en va

Dans Le Monde Illustré du 28 mars 1865


Paris qui s’en va

par Abel Hermant

On entend répéter chaque jour que le vieux Paris s'en va. On pourrait ce nous semble ajouter, sans crainte de se tromper, qu'une bonne partie de la vieille capitale est déjà loin de nous et qu'il n'en reste trace que dans les plans exécutés avant l'an de grâce 1849.

Après la transformation des Halles, de la rue de Rivoli, des boulevards de Sébastopol, rive gauche et rive droite, du quartier Saint-Antoine, du Temple, etc., etc. on nous annonce celle des quartiers Mouffetard, des Gobelins et de la barrière Fontainebleau.

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La viande meurtrière

Entre les numéros 26 et 28 de la rue Damesme s'ouvrent, parmi des terrains vagues, plusieurs voies symétriquement alignées où s'élèvent, pittoresques et vétustés, des baraques en planches et des cahutes en torchis. C'est là que vit, grouille et travaille une populeuse colonie de chiffonniers.

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Éclairez S.V.P.

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 La fête nationale du 30 juin 1878

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Dans le Treizième arrondissement

Fête magnifique et presque sans rivale.

Nous ne parlerons que pour mémoire des concerts en plein air, des promenades en musique escortées par des milliers de personnes, de la fête foraine de l'avenue des Gobelins, des jeux divers, du mât de cocagne, etc., etc.

A midi et demi, on a inauguré le splendide jet d'eau de la place de la mairie.

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Depuis quelque temps, une bande de redoutables gredins qui se dénommaient eux-mêmes les « Terreurs d’Italie » et dont le quartier général était situé boulevard de la Gare, étaient en fort en fort mauvaises relations avec une bande de leurs semblables désignés sous le nom pittoresque des « Casse-cœurs » et résidant le plus souvent boulevard de l'Hôpital.

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Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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