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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Près de l'avenue d'Italie

Un drame rue de la Maison-Blanche

1897

Plusieurs individus étaient attablés, avant- hier soir, dans un débit de vin, tenu, rue de la Maison-Blanche, par un nommé Louis P. Une querelle s'éleva entre les consommateurs.

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Horrible accident

1903

Il y avait foule hier soir sur les quais de la station de la Maison-Blanche. Trois cent cinquante voyageurs environ attendaient le train arrivant de la gare d'Orléans-Ceinture et se dirigeant vers Auteuil. Quand ce train parut, tout le monde se précipita pour le prendre d'assaut.

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Quartier de la Maison-Blanche

Les incendies se multiplient sur la zone

1930

Une baraque brûlait, l'autre jour, à la porte d'Italie et l'on dut pour éteindre le feu aller chercher de l’eau jusque dans la Bièvre.

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rue de Tolbiac

Le môme « L’Affreux »

1903

« Nini des Deux-Moulins aime le môme « l’Affreux » pour la vie. »
C’est écrit en caractère gigantesques sur un mur de la rue de Tolbiac. N’était l'étrange sobriquet de l'heureux mortel qui a su allumer une telle passion dans le cœur de « Nini des Deux Moulins », on passerait bien indiffèrent, blasé sur l'éloquence des inscriptions murales.

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La justice suit deux pistes

1922

Comme nous le laissions supposer hier, la petite victime du sadique de l'avenue d'Italie a bien été odieusement, violentée.

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Le drame du quartier de la Gare - 1896

Le drame du quartier de la Gare

Le Petit-Parisien — 13 mars 1896

Les habitants de la rue du Dessous-des-Berges, dans le quartier de la Gare, ont été fortement impressionnés hier soir par un drame présentant un côté mystérieux, qui s'est déroulé dans l'immeuble situé au numéro 78. Une mère, Marie Pouquet, âgée de trente-deux ans, est venue s'abattre vers minuit sur le pavé de la cour, elle portait, attaché autour du corps, son enfant âgé de vingt mois.

Bien qu'il semble que l'hypothèse d'un crime doive être écartée et qu'on se trouve en présence d'un suicide, on ne peut encore se prononcer. L'enquête seule à laquelle procède M. Perruche, commissaire de police, établira incessamment la vérité.

Voici, d'ailleurs, les péripéties à la suite desquelles s'est déroulé le drame.

Un Faux Ménage

Marie Pouquet, qui exerçait la profession de journalière, avait connu, il y a un an environ, dans le douzième arrondissement, un ouvrier tonnelier, nommé Alexandre Leroy, âgé de quarante-neuf ans.

La journalière qui était déjà mère, venait de voir mourir le père de son enfant et se trouvait de ce fait dans une situation très précaire. Le tonnelier était un excellent ouvrier gagnant largement sa vie ; quand il rechercha la femme Pouquet, il lui fit entrevoir l'avantage qu'il y aurait pour elle et pour son enfant à consentir à cohabiter avec lui. Elle se laissa séduire par ces considérations et alla s’installer chez le tonnelier qui demeurait rue de Charenton.

Le faux ménage vécut assez heureux, bien que Leroy s'enivrât assez fréquemment. Cependant il paraissait sérieusement attaché à sa maîtresse, puisqu'il lui proposa de légitimer leur union. L'affichage eut lieu à la mairie du douzième arrondissement, les bans furent publiés et le mariage allait se faire, lorsqu'une erreur dans les pièces de l'état civil de la journalière vint retarder la cérémonie.

Dès ce moment, le caractère du tonnelier changea complètement. Il s'adonna complètement à la boisson et fit subir à sa compagne les plus mauvais traitements.

De mariage, il n'en fut plus question et quand les pièces corrigées furent délivrées à Marie Pouquet, Leroy les froissa, puis les jeta dans le fond d'un tiroir. Les scènes qu'il fit à la pauvre femme devinrent si bruyantes et si fréquentes, que leur propriétaire les expulsa.

Il y a trois mois, ils vinrent habiter au numéro 78 de la rue du Dessous-des-Berges un petit logement situé au quatrième étage, composé d'une cuisine donnant sur une cour en forme de puits et d'une chambre à coucher prenant jour sur la rue.

La vie d'enfer qu'ils menaient rue de Charenton continua de plus belle, et à diverses reprises les autres locataires durent intervenir pour empêcher Leroy de rouer de coups sa compagne.

Chez le Commissaire

Hier après-midi, le tonnelier, qui n'était pas allé travailler, rentra vers quatre heures, très surexcité.

Il accabla d'injures la pauvre femme; les voisins l'entendirent lui déclarer qu'il ne voulait plus d'elle ni de son bâtard, que sa résolution était bien prise, et qu'il lui ordonnait de partir sur-le-champ avec l'enfant.

La mère lui fit observer qu'on ne jetait pas ainsi, de propos délibéré, une femme ayant un bébé sur le pavé sans lui donner au moins quelques subsides. Mais le tonnelier ne voulait rien entendre.

La journalière lui proposa alors d'aller soumettre le cas à M. Rocher, commissaire de police du quartier. Il s'y refusa d'abord énergiquement, puis, vers neuf heures, il consentit à se rendre au bureau du magistrat, rue du Château-des-Rentiers.

M. Rocher, après avoir entendu le faux ménage, répondit à la mère, qu'il ne pouvait pas obliger son amant à la garder avec lui mais il intervint, néanmoins, officieusement, auprès de Leroy qui voulait se séparer à l'instant même. Il lui fit promettre de donner asile à la mère jusqu'au lendemain et de ne la renvoyer qu'après lui avoir donné quelque argent pour lui permettre au moins de se loger.

Le Drame

Après la rentrée au logis, la dispute du faux ménage recommença. Les voisins entendirent Leroy jusqu'à onze heures trois quarts accabler d'injures sa compagne, qui répondait de son mieux.

Enfin le tapage se calma et l'on croyait dans la maison que tout était fini, lorsque tout à coup un cri retentit, suivi du bruit d'un corps tombant sur le pavé.

Chacun sorti de chez soi, on se précipita dans la cour pour s'enquérir de ce qui venait d'arriver.

Marie Pouquet gisait sur le sol au milieu l'une mare de sang; elle avait contre la poitrine son bébé attaché avec un long et large ruban noir.

M. Perruche, commissaire de police de service, informé aussitôt, vint accompagné de l'inspecteur Basset, du garçon de bureau Durand et du docteur Ollier, qui constata que la mère avait cessé de vivre.

Le bébé, qui respirait encore, fut transporté sur-le-champ à l'hôpital Trousseau. Son état parait désespéré.

L'Enquête

Le magistrat monta ensuite chez Leroy, qui ne donna aucune réponse, bien qu'on ébranlât la porte du logement à coups redoublés. L'inspecteur et le garçon de bureau durent l'enfoncer pour pénétrer chez le tonnelier.

Celui-ci était au lit ; il feignit de se réveiller au moment où la magistrat pénétra dans la chambre à coucher.

Interrogé, il prétendit ne rien savoir de ce qui s'était passé.

Dans la cuisine, on ne releva pas de traces de lutte apparente.

Lorsque Leroy descendit avec le commissaire, les voisins, ameutés devant la porte, s'écrièrent. « C’est lui qui l'a tuée, mort l'assassin ! » Il fallut toute l’autorité du magistrat pour empêcher qu'il ne fût lynché.

Au commissariat, le tonnelier n'a cessé de répéter qu'il ne savait rien, qu'il dormait profondément.

Est-il coupable, ou a-t-il simplement assisté impassible à l'acte de désespoir de Marie Pouquet ? C'est ce que l'enquête, qui continue, établira.

Le cadavre de la pauvre femme a été transporté à la Morgue aux fins d'autopsie.

À lire également...

Quartier Croulebarbe

Sombre histoire de charbon

1937

Il n'est question dans le quartier Croulebarbe (XIII* arrondissement), que d'une histoire de détournement de charbon, dont ce qu'on en a pu savoir, suffit à faire le mystère dont on l'entoure volontairement.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre

1895

Une double tentative de meurtre a mis en émoi, hier soir, les habitants de la rue de Tolbiac, dans le quartier de la Maison-Blanche.

...


Quartier de la Gare

Une femme aux fers

1873

Avant-hier, vers sept heures au matin, un gardien de la paix de service rue Lahire (13e arrondissement), entendit des cris d'angoisse et la voix d'une jeune femme l'appelant de la fenêtre du premier étage d'une maison située dans l'impasse de la Cerisaie.

...


rue Primatice

Un fou sur les toits

1896

Un petit rentier, M. P... cinquante-quatre ans, originaire des pays annexés, demeurant 10, rue Primatice, donnait depuis quelque temps des signes non équivoques de dérangement cérébral.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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En 1882, un poste-vigie dit encore poste avertisseur, c'est à dire un local où un pompier serait toujours présent afin d'y recevoir la déclaration des personnes venant faire connaître un incendie, était installé au numéro 26 de la rue des Cinq-Diamants.
Chaque poste avertisseur était en communication avec la caserne des pompiers la plus voisine à l'aide d'un télégraphe à cadran.

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Selon le Figaro du 9 septembre 1899, sur les 266 vieilles lanternes à huile destinées à l'éclairage public que comptait encore Paris, 139 étaient allumées tous les soirs autour de la Butte-aux- Cailles.

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Le 26 janvier 1881, le sieur Mérenne, 37 ans, demeurant rue Harvey, 17, travaillait à charger de la glace à l’étang de la Glacière, près de la rue un Pot-au—Lait. N’ayant pu se garer à temps, il a été serré entre deux tombereaux, dont l'un était en marche, et a été blessé assez grièvement ; il vomissait du sang en abondance. Après avoir reçu des soins chez un marchand de vin du voisinage, le sieur Merenne fut transporté à l’hôpital Cochin. (Le XIXe siècle, 27 janvier 1881)

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
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  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
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  • Le marché aux chevaux
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  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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